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Forty Hadith Qudsi

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عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: لَمَّا قَضَى اللَّهُ الْخَلْقَ، كَتَبَ فِي كِتَابِهِ عَلَى نَفْسِهِ، فَهُوَ مَوْضُوعٌ عِنْدَهُ: إِنَّ رَحْمَتِي تَغْلِبُ غَضَبِي رواه مسلم (وكذلك البخاري والنسائي وابن ماجه)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Lorsque Allah a décrété la création, Il s’est engagé auprès de Lui-même en écrivant dans un livre qui est auprès de Lui : « Ma miséricorde l’emporte sur Ma colère. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari, an-Nassaï et Ibn Majah)

N° 1

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: قَالَ اللَّهُ تَعَالَى: كَذَّبَنِي ابْنُ آدَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، وَشَتَمَنِي وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، فَأَمَّا تَكْذِيبُهُ إِيَّايَ فَقَوْلُهُ: لَنْ يُعِيدَنِي كَمَا بَدَأَنِي، وَلَيْسَ أَوَّلُ الْخَلْقِ بِأَهْوَنَ عَلَيَّ مِنْ إِعَادَتِهِ، وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّايَ فَقَوْلُهُ: اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا، وَأَنَا الْأَحَدُ الصَّمَدُ، لَمْ أَلِدْ وَلَمْ أُولَدْ، وَلَمْ يَكُنْ لِي كُفُوًا أَحَدٌ رواه البخاري (وكذلك النسائي)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah le Très-Haut a dit : « Le fils d’Adam M’a traité de menteur alors qu’il n’en avait pas le droit, et il M’a insulté alors qu’il n’en avait pas le droit. Quant à son démenti envers Moi, c’est lorsqu’il dit : “Il ne me refera pas comme Il m’a créé la première fois” – alors que la première création n’est pas plus facile pour Moi que de le refaire. Quant à son insulte envers Moi, c’est quand il dit : “Allah S’est attribué un fils”, alors que Je suis l’Unique, le Refuge Éternel : Je n’ai pas engendré, Je n’ai pas été engendré, et nul n’est égal à Moi. » Rapporté par Boukhari (aussi par an-Nassaï)

N° 2

عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: "صَلَّى لَنَا رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَاةَ الصُّبْحِ بِالْحُدَيْبِيَةِ، عَلَى إِثْرِ سَمَاءٍ (1) كَانَتْ مِنْ اللَّيْلَةِ، فَلَمَّا انْصَرَفَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ أَقْبَلَ عَلَى النَّاسِ، فَقَالَ لَهُمْ: "هَلْ تَدْرُونَ مَاذَا قَالَ رَبُّكُمْ؟ قَالُوا: اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَعْلَمُ، قَالَ: أَصْبَحَ مِنْ عِبَادِي مُؤْمِنٌ بِي وَكَافِرٌ، فَأَمَّا مَنْ قَالَ: مُطِرْنَا بِفَضْلِ اللَّهِ وَرَحْمَتِهِ، فَذَلِكَ مُؤْمِنٌ بِي، كَافِرٌ بِالْكَوْكَبِ، وَأَمَّا مَنْ قَالَ: مُطِرْنَا بِنَوْءِ(1) كَذَا وَكَذَا، فَذَلِكَ كَافِرٌ بِي، مُؤْمِنٌ بِالْكَوْكَبِ"<br>رواه البخاري (وكذلك مالك والنسائي)

D’après Zayd ibn Khalid al-Jouhani (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) dirigea pour nous la prière du matin à al-Houdaybiya après une nuit pluvieuse. Quand il termina, il se tourna vers les gens et leur dit : « Savez-vous ce que votre Seigneur a dit ? » Ils dirent : « Allah et Son Messager savent mieux. » Il dit : « Ce matin, l’un de Mes serviteurs a cru en Moi et l’autre M’a renié. Celui qui a dit : “Nous avons reçu la pluie par la grâce d’Allah et Sa miséricorde”, celui-là croit en Moi et nie les étoiles. Quant à celui qui a dit : “Nous avons reçu la pluie grâce à telle ou telle étoile”, celui-là Me renie et croit aux étoiles. » (Les Arabes préislamiques pensaient que la pluie venait du mouvement des étoiles. Ce hadith rappelle que c’est Allah qui gère toute chose.) Rapporté par Boukhari (aussi par Malik et an-Nassaï)

N° 3

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: قَالَ اللَّهُ: يَسُبُّ بَنُو آدَمَ الدَّهْرَ، وَأَنَا الدَّهْرُ، بِيَدِي اللَّيْلُ وَالنَّهَارُ رواه البخاري (وكذلك مسلم)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah a dit : « Les fils d’Adam critiquent le temps, or c’est Moi le Temps : en Ma main est la nuit et le jour. » (C’est-à-dire : se plaindre du “temps” ou du “destin” revient à se plaindre d’Allah qui décrète tout.) Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim)

N° 4

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: قَالَ اللَّهُ تَبَارَكَ وَتَعَالَى: أَنَا أَغْنَى الشُّرَكَاءِ عَنْ الشِّرْكِ؛ مَنْ عَمِلَ عَمَلًا أَشْرَكَ مَعِي غَيْرِي(1)، تَرَكْتُهُ وَشِرْكَهُ .<br>رواه مسلم (وكذلك ابن ماجه)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Allah (glorifié et exalté soit-Il) a dit : « Je suis tellement suffisant que Je n’ai besoin d’aucun associé. Ainsi, celui qui fait une action pour Moi et pour un autre que Moi, Je renonce à cette action au profit de celui qu’il a associé à Moi. » Rapporté par Mouslim (aussi par Ibn Majah)

N° 5

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: إِنَّ أَوَّلَ النَّاسِ يُقْضَى يَوْمَ الْقِيَامَةِ عَلَيْهِ رَجُلٌ اسْتُشْهِدَ، فَأُتِيَ بِهِ فَعَرَّفَهُ نِعَمَهُ فَعَرَفَهَا، قَالَ: فَمَا عَمِلْتَ فِيهَا؟ قَالَ قَاتَلْتُ فِيكَ حَتَّى اسْتُشْهِدْتُ، قَالَ: كَذَبْتَ، وَلَكِنَّكَ قَاتَلْتَ لِأَنْ يُقَالَ: جَرِيءٌ، فَقَدْ قِيلَ، ثُمَّ أُمِرَ بِهِ فَسُحِبَ عَلَى وَجْهِهِ حَتَّى أُلْقِيَ فِي النَّارِ. وَرَجُلٌ تَعَلَّمَ الْعِلْمَ وَعَلَّمَهُ وَقَرَأَ الْقُرْآنَ، فَأُتِيَ بِهِ، فَعَرَّفَهُ نِعَمَهُ فَعَرَفَهَا، قَالَ: فَمَا عَمِلْتَ فِيهَا؟ قَالَ: تَعَلَّمْتُ الْعِلْمَ وَعَلَّمْتُهُ، وَقَرَأْتُ فِيكَ الْقُرْآنَ، قَالَ: كَذَبْتَ، وَلَكِنَّكَ تَعَلَّمْتَ الْعِلْمَ لِيُقَالَ: عَالِمٌ، وَقَرَأْتَ الْقُرْآنَ لِيُقَالَ: هُوَ قَارِئٌ، فَقَدْ قِيلَ، ثُمَّ أُمِرَ بِهِ، فَسُحِبَ عَلَى وَجْهِهِ حَتَّى أُلْقِيَ فِي النَّارِ. وَرَجُلٌ وَسَّعَ اللَّهُ عَلَيْهِ، وَأَعْطَاهُ مِنْ أَصْنَافِ الْمَالِ كُلِّهِ، فَأُتِيَ بِهِ، فَعَرَّفَهُ نِعَمَهُ فَعَرَفَهَا، قَالَ: فَمَا عَمِلْتَ فِيهَا؟ قَالَ: مَا تَرَكْتُ مِنْ سَبِيلٍ تُحِبُّ أَنْ يُنْفَقَ فِيهَا إِلَّا أَنْفَقْتُ فِيهَا لَكَ، قَالَ: كَذَبْتَ، وَلَكِنَّكَ فَعَلْتَ لِيُقَالَ: هُوَ جَوَادٌ، فَقَدْ قِيلَ، ثُمَّ أُمِرَ بِهِ فَسُحِبَ عَلَى وَجْهِهِ، ثُمَّ أُلْقِيَ فِي النَّارِ .<br>رواه مسلم (وكذلك الترمذي والنسائي)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : Les premiers à être jugés au Jour de la Résurrection seront un homme mort en martyr. On l’amènera et Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Allah dira : « Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? » Il dira : « J’ai combattu pour Toi jusqu’à mourir en martyr. » Allah dira : « Tu mens ! Tu as combattu pour qu’on dise : “Quel courageux !” Et on l’a dit. » Puis il sera traîné sur le visage jusqu’à être jeté en Enfer. Un autre sera un homme qui aura appris la science, l’a enseignée, et récitait le Coran. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Allah dira : « Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? » Il dira : « J’ai étudié la science, je l’ai enseignée, et j’ai récité le Coran pour Toi. » Allah dira : « Tu mens ! Tu as étudié pour qu’on dise : “Quel savant !”, et tu as récité pour qu’on dise : “Quel récitant !” Et on l’a dit. » Puis il sera traîné sur le visage jusqu’à être jeté en Enfer. Un autre sera un homme qu’Allah a comblé de richesses de toutes sortes. On l’amènera, Allah lui rappellera Ses bienfaits, et il les reconnaîtra. Allah dira : « Qu’as-tu fait de ces bienfaits ? » Il dira : « Je n’ai laissé aucun domaine où Tu aimes qu’on dépense sans y dépenser pour Toi. » Allah dira : « Tu mens ! Tu as fait cela pour qu’on dise : “Quel généreux !” Et on l’a dit. » Puis il sera traîné sur le visage jusqu’à être jeté en Enfer. Rapporté par Mouslim (aussi par at-Tirmidhi et an-Nassaï)

N° 6

عَنْ عُقْبَةَ بْنِ عَامِرٍ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: يَعْجَبُ رَبُّكَ مِنْ رَاعِي غَنَمٍ، فِي رَأْسِ شَظِيَّةِ الْجَبَلِ(1)، يُؤَذِّنُ بِالصَّلَاةِ وَيُصَلِّي، فَيَقُولُ اللَّهُ، عَزَّ وَجَلَّ: انْظُرُوا إِلَى عَبْدِي هَذَا، يُؤَذِّنُ وَيُقِيمُ الصَّلَاةَ، يَخَافُ مِنِّي، قَدْ غَفَرْتُ لِعَبْدِي، وَأَدْخَلْتُهُ الْجَنَّةَ .<br>رواه النسائي بسند صحيح

D’après Uqba ibn Amir (qu’Allah l’agrée), j’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Votre Seigneur se réjouit d’un berger qui, au sommet d’une montagne, lance l’appel à la prière et accomplit la prière. » Alors Allah (glorifié et exalté soit-Il) dit : « Regardez Mon serviteur, il fait l’appel et accomplit la prière, il Me craint. Je lui ai pardonné \[ses péchés] et Je l’ai fait entrer au Paradis. » Rapporté par an-Nassaï avec une bonne chaîne

N° 7

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: مَنْ صَلَّى صَلَاةً لَمْ يَقْرَأْ فِيهَا بِأُمِّ الْقُرْآنِ، فَهِيَ خِدَاجٌ(1) ثَلَاثًا، غَيْرَ تَمَامٍ، فَقِيلَ لِأَبِي هُرَيْرَةَ: إِنَّا نَكُونُ وَرَاءَ الْإِمَامِ، فَقَالَ: اقْرَأْ بِهَا فِي نَفْسِكَ، فَإِنِّي سَمِعْتُ النبي صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: قَسَمْتُ الصَّلَاةَ بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي نِصْفَيْنِ، وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، فَإِذَا قَالَ الْعَبْدُ:{ الْحَمْدُ لِلَّهِ رَبِّ الْعَالَمِينَ } قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: حَمِدَنِي عَبْدِي، وَإِذَا قَالَ:{ الرَّحْمَنِ الرَّحِيمِ } قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: أَثْنَى عَلَيَّ عَبْدِي، وَإِذَا قَالَ:{ مَالِكِ يَوْمِ الدِّينِ } قَالَ اللَّهُ: مَجَّدَنِي عَبْدِي - وَقَالَ مَرَّةً: فَوَّضَ إِلَيَّ عَبْدِي، فَإِذَا قَالَ:{ إِيَّاكَ نَعْبُدُ وَإِيَّاكَ نَسْتَعِينُ } قَالَ: هَذَا بَيْنِي وَبَيْنَ عَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ، فَإِذَا قَالَ:{ اهْدِنَا الصِّرَاطَ الْمُسْتَقِيمَ صِرَاطَ الَّذِينَ أَنْعَمْتَ عَلَيْهِمْ غَيْرِ الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ وَلَا الضَّالِّينَ } قَالَ: هَذَا لِعَبْدِي وَلِعَبْدِي مَا سَأَلَ .<br>رواه مسلم (وكذلك مالك والترمذي وأبو داود والنسائي وابن ماجه)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : « La prière de celui qui n’a pas récité l’essence du Coran (sourate al-Fatiha) est incomplète. » (Il le répéta trois fois.) Quelqu’un demanda à Abou Hourayra : « Même derrière l’imam ? » Il répondit : « Récite-la en toi-même, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : “Allah a dit : J’ai partagé la prière entre Moi et Mon serviteur en deux parties, et Mon serviteur aura ce qu’il demande. Quand le serviteur dit : ‘Al-hamdu lillahi rabbil ‘alamin’ (Louange à Allah, Seigneur des mondes), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a loué.’ Quand il dit : ‘Ar-Rahmani r-Rahim’ (Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a exalté.’ Quand il dit : ‘Maliki yawmi d-din’ (Maître du Jour du Jugement), Allah dit : ‘Mon serviteur M’a glorifié’ — et une fois : ‘Mon serviteur s’est soumis à Mon pouvoir.’ Quand il dit : ‘Iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in’ (C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons l’aide), Allah dit : ‘Ceci est entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il demande.’ Quand il dit : ‘Ihdina-s-sirata-l-mustaqim, siratal-ladhina an’amta ‘alayhim ghayril-maghdoûbi ‘alayhim wa la d-dallin’ (Guide-nous vers le droit chemin, le chemin de ceux que Tu as comblés de Tes bienfaits, non de ceux qui ont encouru Ta colère ni des égarés), Allah dit : ‘Ceci est pour Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé.’ » Rapporté par Mouslim (aussi par Malik, at-Tirmidhi, Abou Daoud, an-Nassaï et Ibn Majah)

N° 8

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللهُ عَنْهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: إِنَّ أَوَّلَ مَا يُحَاسَبُ بِهِ الْعَبْدُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مِنْ عَمَلِهِ صَلَاتُهُ. فَإِنْ صَلُحَتْ فَقَدْ أَفْلَحَ وَأَنْجَحَ، وَإِنْ فَسَدَتْ فَقَدْ خَابَ وَخَسِرَ، فَإِنْ انْتَقَصَ مِنْ فَرِيضَتِهِ شَيْءٌ، قَالَ الرَّبُّ عَزَّ وَجَلَّ: انْظُرُوا هَلْ لِعَبْدِي مِنْ تَطَوُّعٍ فَيُكَمَّلَ بِهَا مَا انْتَقَصَ مِنْ الْفَرِيضَةِ، ثُمَّ يَكُونُ سَائِرُ عَمَلِهِ عَلَى ذَلِكَ .<br>رواه الترمذي(1) وكذلك أبو داود والنسائي وابن ماجه وأحمد

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (le Puissant et Sublime) dit : « Le premier acte pour lequel le serviteur sera jugé au Jour de la Résurrection sera la prière. Si elle est en ordre, il aura réussi et sera sauvé ; sinon, il aura échoué et perdu. Si les prières obligatoires comportent des manquements, le Seigneur dira : ‘Regardez s’il a des prières surérogatoires pour compléter ce qui manque à ses prières obligatoires.’ Ensuite, ses autres œuvres seront jugées de la même manière. » Rapporté par at-Tirmidhi (aussi par Abou Daoud, an-Nassaï, Ibn Majah et Ahmad)

N° 9

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: يَقُولُ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ: الصَّوْمُ لِي، وَأَنَا أَجْزِي بِهِ، يَدَعُ شَهْوَتَهُ وَأَكْلَهُ وَشُرْبَهُ مِنْ أَجْلِي، وَالصَّوْمُ جُنَّةٌ(1)، وَلِلصَّائِمِ فَرْحَتَانِ: فَرْحَةٌ حِينَ يُفْطِرُ، وَفَرْحَةٌ حِينَ يَلْقَى رَبَّهُ، وَلَخُلُوفُ(2) فَمِ الصَّائِمِ أَطْيَبُ عِنْدَ اللَّهِ مِنْ رِيحِ الْمِسْكِ .<br>رواه البخاري (وكذلك مسلم ومالك والترمذي النسائي وابن ماجه)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (le Puissant et Sublime) dit : « Le jeûne est à Moi, et c’est Moi qui en donne la récompense. \[Le jeûneur] s’abstient de ses désirs, de sa nourriture et de sa boisson pour Moi. Le jeûne est un bouclier. Le jeûneur connaît deux joies : la joie lorsqu’il rompt son jeûne, et la joie quand il rencontrera son Seigneur. Le changement d’haleine du jeûneur est meilleur auprès d’Allah que l’odeur du musc. » Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim, Malik, at-Tirmidhi, an-Nassaï et Ibn Majah)

N° 10

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: قَالَ اللَّهُ: أَنْفِقْ يَا ابْنَ آدَمَ، أُنْفِقْ عَلَيْكَ

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (le Puissant et Sublime) a dit : « Dépense (en aumône), ô fils d’Adam, et Je dépenserai pour toi. » Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim)

N° 11

عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الْأَنْصَارِيِّ، رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: حُوسِبَ رَجُلٌ مِمَّنْ كَانَ قَبْلَكُمْ، فَلَمْ يُوجَدْ لَهُ مِنْ الْخَيْرِ شَيْءٌ، إِلَّا أَنَّهُ كَانَ يُخَالِطُ(1) النَّاسَ، وَكَانَ مُوسِرًا، فَكَانَ يَأْمُرُ غِلْمَانَهُ أَنْ يَتَجَاوَزُوا عَنْ الْمُعْسِرِ، قَالَ (2) قَالَ اللَّهُ : نَحْنُ أَحَقُّ بِذَلِكَ مِنْكَ، تَجَاوَزُوا عَنْهُ رواه مسلم (وكذلك البخاري والنسائي)

D’après Abou Mas’oud al-Ansari (qu’Allah l’agrée), le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Un homme des générations passées a été appelé à rendre des comptes. On ne trouva chez lui aucun bien, si ce n’est qu’il avait des relations avec les gens et, étant aisé, il ordonnait à ses employés d’accorder des délais à ceux qui étaient en difficulté. (Le Prophète (ﷺ) a dit qu’Allah a dit :) « Nous sommes plus dignes de cela que toi. Laissez-le. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari et an-Nassaï)

N° 12

عَنْ عَدِيَّ بْنَ حَاتِمٍ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ يَقُولُ: كُنْتُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ، صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ، فَجَاءَهُ رَجُلَانِ: أَحَدُهُمَا يَشْكُو الْعَيْلَةَ(1)، وَالْآخَرُ يَشْكُو قَطْعَ السَّبِيلِ(2)، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: أَمَّا قَطْعُ السَّبِيلِ فَإِنَّهُ لَا يَأْتِي عَلَيْكَ إِلَّا قَلِيلٌ، حَتَّى تَخْرُجَ الْعِيرُ إِلَى مَكَّةَ بِغَيْرِ خَفِيرٍ. وَأَمَّا الْعَيْلَةُ، فَإِنَّ السَّاعَةَ لَا تَقُومُ حَتَّى يَطُوفَ أَحَدُكُمْ بِصَدَقَتِهِ، لَا يَجِدُ مَنْ يَقْبَلُهَا مِنْهُ، ثُمَّ لَيَقِفَنَّ أَحَدُكُمْ بَيْنَ يَدَيْ اللَّهِ، لَيْسَ بَيْنَهُ وَبَيْنَهُ حِجَابٌ وَلَا تَرْجُمَانٌ يُتَرْجِمُ لَهُ، ثُمَّ لَيَقُولَنَّ لَهُ: أَلَمْ أُوتِكَ مَالًا؟ فَلَيَقُولَنَّ: بَلَى، ثُمَّ لَيَقُولَنَّ: أَلَمْ أُرْسِلْ إِلَيْكَ رَسُولًا؟ فَلَيَقُولَنَّ: بَلَى، فَيَنْظُرُ عَنْ يَمِينِهِ، فَلَا يَرَى إِلَّا النَّارَ، ثُمَّ يَنْظُرُ عَنْ شِمَالِهِ، فَلَا يَرَى إِلَّا النَّارَ، فَلْيَتَّقِيَنَّ أَحَدُكُمْ النَّارَ وَلَوْ بِشِقِّ تَمْرَةٍ، فَإِنْ لَمْ يَجِدْ فَبِكَلِمَةٍ طَيِّبَةٍ .<br>رواه البخاري

D’après Adiyy ibn Hatim (qu’Allah l’agrée), il dit : J’étais avec le Messager d’Allah (ﷺ) quand deux hommes vinrent à lui : l’un se plaignait de pauvreté, l’autre de banditisme. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Quant au banditisme, il ne faudra pas longtemps avant qu’une caravane sorte de la Mecque sans gardien. Quant à la pauvreté, l’Heure n’arrivera pas avant que l’un d’entre vous ne fasse le tour avec son aumône sans trouver personne pour l’accepter. Puis l’un d’entre vous se tiendra devant Allah sans écran ni traducteur entre lui et Allah. Allah dira : “Ne t’ai-Je pas donné de la richesse ?” Il dira : “Oui.” Il dira : “Ne t’ai-Je pas envoyé un messager ?” Il dira : “Oui.” Il regardera à sa droite : il ne verra que l’Enfer. Il regardera à sa gauche : il ne verra que l’Enfer. Protégez-vous donc du Feu, ne serait-ce qu’avec une demi-datte, et si vous ne la trouvez pas, alors par une bonne parole. » Rapporté par Boukhari

N° 13

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ، عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: إِنَّ لِلَّهِ تَبَارَكَ وَتَعَالَى مَلَائِكَةً سَيَّارَةً فُضُلًا(1)، يَتَتَبَّعُونَ مَجَالِسَ الذِّكْرِ، فَإِذَا وَجَدُوا مَجْلِسًا فِيهِ ذِكْرٌ، قَعَدُوا مَعَهُمْ، وَحَفَّ بَعْضُهُمْ بَعْضًا بِأَجْنِحَتِهِمْ، حَتَّى يَمْلَأُوا مَا بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ السَّمَاءِ الدُّنْيَا، فَإِذَااْنْصَرَفُوا عَرَجُوا وَصَعِدُوا إِلَى السَّمَاءِ، قَالَ (2) : فَيَسْأَلُهُمْ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ وَهُوَ أَعْلَمُ بِهِمْ: مِنْ أَيْنَ جِئْتُمْ؟ فَيَقُولُونَ: جِئْنَا مِنْ عِنْدِ عِبَادٍ لَكَ فِي الْأَرْضِ، يُسَبِّحُونَكَ وَيُكَبِّرُونَكَ وَيُهَلِّلُونَكَ وَيَحْمَدُونَكَ وَيَسْأَلُونَكَ، قَالَ: وَمَا يَسْأَلُونِي؟ قَالُوا يَسْأَلُونَكَ جَنَّتَكَ، قَالَ: وَهَلْ رَأَوْا جَنَّتِي؟ قَالُوا: لَا أَيْ رَبِّ، قَالَ: فَكَيْفَ لَوْ رَأَوْا جَنَّتِي! قَالُوا: وَيَسْتَجِيرُونَكَ، قَالَ: وَمِمَّ يَسْتَجِيرُونَي؟ قَالُوا: مِنْ نَارِكَ يَا رَبِّ، قَالَ: وَهَلْ رَأَوْا نَارِي؟ قَالُوا: لَا، قَالَ: فَكَيْفَ لَوْ رَأَوْا نَارِي! قَالُوا: وَيَسْتَغْفِرُونَكَ، قَالَ (1) فَيَقُولُ: قَدْ غَفَرْتُ لَهُمْ، وأَعْطَيْتُهُمْ مَا سَأَلُوا، وَأَجَرْتُهُمْ مِمَّا اسْتَجَارُوا، قَالَ(1) يَقُولُونَ: رَبِّ فِيهِمْ فُلَانٌ، عَبْدٌ خَطَّاءٌ إِنَّمَا مَرَّ فَجَلَسَ مَعَهُمْ، قَالَ(1): فَيَقُولُ: وَلَهُ غَفَرْتُ؛ هُمْ الْقَوْمُ، لَا يَشْقَى بِهِمْ جَلِيسُهُمْ رواه مسلم وكذلك البخاري والترمذي والنسائي

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), du Prophète (ﷺ), qui a dit : Allah (glorifié et exalté soit-Il) a des anges qui parcourent la terre à la recherche de réunions où l’on mentionne Allah. Ils s’assoient avec eux, les entourant de leurs ailes, jusqu’à remplir l’espace entre eux et le ciel le plus bas. Quand les gens se dispersent, les anges montent au ciel. Alors Allah (qui sait tout) leur demande : « D’où venez-vous ? » Ils disent : « Nous venons de Tes serviteurs sur terre : ils Te glorifiaient, T’exaltaient, attestaient qu’il n’y a de dieu que Toi, Te louaient et Te demandaient. » Il dit : « Que demandent-ils ? » Ils disent : « Ils demandent Ton Paradis. » Il dit : « L’ont-ils vu ? » Ils disent : « Non, Seigneur. » Il dit : « Et qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ! » Ils disent : « Ils demandent Ta protection. » Il dit : « De quoi demandent-ils protection ? » Ils disent : « De Ton Enfer, Seigneur. » Il dit : « L’ont-ils vu ? » Ils disent : « Non. » Il dit : « Et qu’en serait-il s’ils l’avaient vu ! » Ils disent : « Ils demandent pardon. » Il dit : « Je les ai pardonnés, Je leur ai accordé ce qu’ils ont demandé et Je les ai protégés de ce qu’ils ont redouté. » Ils disent : « Mais parmi eux, il y a untel, un grand pécheur, qui n’a fait que passer et s’asseoir avec eux. » Il dit : « À lui aussi J’ai pardonné. Celui qui s’assied avec eux ne sera pas malheureux. » Rapporté par Mouslim (aussi par Boukhari, at-Tirmidhi et an-Nassaï)

N° 14

عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ : يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى: أَنَا عِنْدَ ظَنِّ عَبْدِي بِي، وَأَنَا مَعَهُ إِذَا ذَكَرَنِي، فَإِنْ ذَكَرَنِي فِي نَفْسِهِ، ذَكَرْتُهُ فِي نَفْسِي، وَإِنْ ذَكَرَنِي فِي مَلَإٍ، ذَكَرْتُهُ فِي مَلَإٍ خَيْرٍ مِنْهُمْ، وَإِنْ تَقَرَّبَ إِلَيَّ بِشِبْرٍ، تَقَرَّبْتُ إِلَيْهِ ذِرَاعًا، وَإِنْ تَقَرَّبَ إِلَيَّ ذِرَاعًا، تَقَرَّبْتُ إِلَيْهِ بَاعًا(1) وَإِنْ أَتَانِي يَمْشِي، أَتَيْتُهُ هَرْوَلَةً رواه البخاري (وكذلك مسلم والترمذي وابن ماجه)

D’après Abou Hourayra (qu’Allah l’agrée), le Prophète (ﷺ) a dit : Allah le Très-Haut a dit : « Je suis tel que Mon serviteur pense de Moi. Je suis avec lui quand il se souvient de Moi. S’il se souvient de Moi en lui-même, Je Me souviens de lui en Moi-même ; s’il se souvient de Moi en groupe, Je Me souviens de lui dans un groupe bien meilleur. S’il s’approche de Moi d’une main, Je m’approche de lui d’un bras ; s’il s’approche de Moi d’un bras, Je m’approche de lui d’une brasse ; s’il vient vers Moi en marchant, Je viens vers lui en courant. » (C’est-à-dire : Allah traite Son serviteur selon la confiance que celui-ci place en Lui, tant que sa croyance est sincère.) Rapporté par Boukhari (aussi par Mouslim, at-Tirmidhi et Ibn Majah)

N° 15