Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا مُعَاذُ بْنُ فَضَالَةَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ، قَالَ انْطَلَقَ أَبِي عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ فَأَحْرَمَ أَصْحَابُهُ، وَلَمْ يُحْرِمْ، وَحُدِّثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ عَدُوًّا يَغْزُوهُ، فَانْطَلَقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، فَبَيْنَمَا أَنَا مَعَ أَصْحَابِهِ يَضْحَكُ بَعْضُهُمْ إِلَى بَعْضٍ، فَنَظَرْتُ فَإِذَا أَنَا بِحِمَارِ وَحْشٍ، فَحَمَلْتُ عَلَيْهِ، فَطَعَنْتُهُ، فَأَثْبَتُّهُ، وَاسْتَعَنْتُ بِهِمْ، فَأَبَوْا أَنْ يُعِينُونِي، فَأَكَلْنَا مِنْ لَحْمِهِ، وَخَشِينَا أَنْ نُقْتَطَعَ، فَطَلَبْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَرْفَعُ فَرَسِي شَأْوًا، وَأَسِيرُ شَأْوًا، فَلَقِيتُ رَجُلاً مِنْ بَنِي غِفَارٍ فِي جَوْفِ اللَّيْلِ قُلْتُ أَيْنَ تَرَكْتَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ تَرَكْتُهُ بِتَعْهِنَ، وَهُوَ قَائِلٌ السُّقْيَا. فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَهْلَكَ يَقْرَءُونَ عَلَيْكَ السَّلاَمَ وَرَحْمَةَ اللَّهِ، إِنَّهُمْ قَدْ خَشُوا أَنْ يُقْتَطَعُوا دُونَكَ، فَانْتَظِرْهُمْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَصَبْتُ حِمَارَ وَحْشٍ، وَعِنْدِي مِنْهُ فَاضِلَةٌ. فَقَالَ لِلْقَوْمِ " كُلُوا " وَهُمْ مُحْرِمُونَ.
Rapporté par ‘Abdullah ibn Abu Qatada : Mon père partit (pour La Mecque) l’année d’Al-Houdaybiya, et ses compagnons prirent l’Ihram, mais lui non. À ce moment-là, on informa le Prophète (ﷺ) qu’un ennemi voulait l’attaquer, alors il continua sa route. Pendant que mon père était avec ses compagnons, certains d’entre eux riaient ensemble. (Mon père dit) : « J’ai levé les yeux et j’ai vu un âne sauvage. Je l’ai attaqué, poignardé et attrapé. J’ai ensuite demandé de l’aide à mes compagnons, mais ils ont refusé de m’aider. (Plus tard) nous avons tous mangé sa viande. Nous avions peur d’être séparés du Prophète (ﷺ), alors je suis parti à sa recherche, faisant galoper mon cheval parfois et le laissant aller lentement à d’autres moments, jusqu’à ce que je rencontre un homme de la tribu des Bani Ghifar à minuit. Je lui ai demandé : “Où as-tu laissé le Prophète (ﷺ) ?” Il répondit : “Je l’ai laissé à Ta’hun et il avait l’intention de se reposer à As-Suqya à midi.” J’ai suivi la piste et rejoint le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tes compagnons t’envoient leurs salutations et demandent la bénédiction d’Allah sur toi. Ils ont peur d’être laissés derrière, alors attends-les, s’il te plaît.” J’ai ajouté : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai chassé un âne sauvage et j’ai un peu de sa viande avec moi.” Le Prophète (ﷺ) a dit aux gens d’en manger, bien qu’ils étaient tous en état d’Ihram
N° 1821
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ، أَنَّ أَبَاهُ، حَدَّثَهُ قَالَ انْطَلَقْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْحُدَيْبِيَةِ فَأَحْرَمَ أَصْحَابُهُ، وَلَمْ أُحْرِمْ، فَأُنْبِئْنَا بِعَدُوٍّ بِغَيْقَةَ فَتَوَجَّهْنَا نَحْوَهُمْ، فَبَصُرَ أَصْحَابِي بِحِمَارِ وَحْشٍ، فَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَضْحَكُ إِلَى بَعْضٍ، فَنَظَرْتُ فَرَأَيْتُهُ فَحَمَلْتُ عَلَيْهِ الْفَرَسَ، فَطَعَنْتُهُ، فَأَثْبَتُّهُ، فَاسْتَعَنْتُهُمْ، فَأَبَوْا أَنْ يُعِينُونِي، فَأَكَلْنَا مِنْهُ، ثُمَّ لَحِقْتُ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَخَشِينَا أَنْ نُقْتَطَعَ، أَرْفَعُ فَرَسِي شَأْوًا، وَأَسِيرُ عَلَيْهِ شَأْوًا، فَلَقِيتُ رَجُلاً مِنْ بَنِي غِفَارٍ فِي جَوْفِ اللَّيْلِ فَقُلْتُ أَيْنَ تَرَكْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ تَرَكْتُهُ بِتَعْهِنَ وَهُوَ قَائِلٌ السُّقْيَا. فَلَحِقْتُ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى أَتَيْتُهُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ أَصْحَابَكَ أَرْسَلُوا يَقْرَءُونَ عَلَيْكَ السَّلاَمَ وَرَحْمَةَ اللَّهِ وَبَرَكَاتِهِ، وَإِنَّهُمْ قَدْ خَشُوا أَنْ يَقْتَطِعَهُمُ الْعُدُوُّ دُونَكَ، فَانْظُرْهُمْ، فَفَعَلَ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّا اصَّدْنَا حِمَارَ وَحْشٍ، وَإِنَّ عِنْدَنَا فَاضِلَةً. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لأَصْحَابِهِ " كُلُوا ". وَهُمْ مُحْرِمُونَ.
Rapporté par ‘Abdullah ibn Abu Qatada : Son père a dit : « Nous avons voyagé avec le Prophète (ﷺ) l’année d’Al-Houdaybiya et ses compagnons ont pris l’Ihram mais pas moi. On nous a informés que des ennemis étaient à Ghaiqa, alors nous sommes allés vers eux. Mes compagnons ont vu un âne sauvage et certains se sont mis à rire ensemble. Je l’ai vu, je l’ai poursuivi à cheval, je l’ai poignardé et attrapé. J’ai voulu de l’aide de mes compagnons mais ils ont refusé. (Je l’ai abattu tout seul). Nous en avons tous mangé (c’est-à-dire sa viande). Ensuite, j’ai suivi le Messager d’Allah (ﷺ) de peur d’être laissé derrière. Parfois, je faisais galoper mon cheval, parfois il allait doucement. En chemin, j’ai rencontré un homme de la tribu des Bani Ghifar à minuit. Je lui ai demandé où il avait laissé le Messager d’Allah (ﷺ). Il répondit qu’il l’avait laissé à un endroit appelé Ta’hun et qu’il comptait se reposer à As-Suqya à midi. J’ai donc suivi le Messager d’Allah (ﷺ) jusqu’à ce que je le rejoigne et je lui ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mes compagnons m’ont envoyé vers toi pour te transmettre leurs salutations et demander la miséricorde et la bénédiction d’Allah sur toi. Ils avaient peur que l’ennemi ne s’interpose entre toi et eux, alors attends-les, s’il te plaît.” Il l’a fait. Puis j’ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous avons chassé un âne sauvage et il nous en reste (de la viande).” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons de manger la viande bien qu’ils étaient tous en état d’Ihram
N° 1822
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا صَالِحُ بْنُ كَيْسَانَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، نَافِعٍ مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ سَمِعَ أَبَا قَتَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِالْقَاحَةِ مِنَ الْمَدِينَةِ عَلَى ثَلاَثٍ ح. وَحَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ حَدَّثَنَا صَالِحُ بْنُ كَيْسَانَ عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِالْقَاحَةِ، وَمِنَّا الْمُحْرِمُ، وَمِنَّا غَيْرُ الْمُحْرِمِ، فَرَأَيْتُ أَصْحَابِي يَتَرَاءَوْنَ شَيْئًا فَنَظَرْتُ، فَإِذَا حِمَارُ وَحْشٍ ـ يَعْنِي وَقَعَ سَوْطُهُ ـ فَقَالُوا لاَ نُعِينُكَ عَلَيْهِ بِشَىْءٍ، إِنَّا مُحْرِمُونَ. فَتَنَاوَلْتُهُ فَأَخَذْتُهُ، ثُمَّ أَتَيْتُ الْحِمَارَ مِنْ وَرَاءِ أَكَمَةٍ، فَعَقَرْتُهُ، فَأَتَيْتُ بِهِ أَصْحَابِي، فَقَالَ بَعْضُهُمْ كُلُوا. وَقَالَ بَعْضُهُمْ لاَ تَأْكُلُوا. فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ أَمَامَنَا، فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ " كُلُوهُ حَلاَلٌ ". قَالَ لَنَا عَمْرٌو اذْهَبُوا إِلَى صَالِحٍ فَسَلُوهُ عَنْ هَذَا وَغَيْرِهِ، وَقَدِمَ عَلَيْنَا هَا هُنَا.
Rapporté par Abu Qatada : Nous étions en compagnie du Prophète (ﷺ) à un endroit appelé Al-Qaha (à trois étapes de Médine). Abu Qatada a raconté par un autre groupe de rapporteurs : Nous étions en compagnie du Prophète (ﷺ) à un endroit appelé Al-Qaha et certains d’entre nous avaient pris l’Ihram, d’autres non. J’ai remarqué que certains de mes compagnons observaient quelque chose, alors j’ai levé les yeux et vu un âne sauvage. (Je suis monté à cheval, j’ai pris la lance et le fouet) mais mon fouet est tombé (et j’ai demandé qu’on me le ramasse) mais ils ont dit : « Nous ne t’aiderons pas du tout car nous sommes en état d’Ihram. » J’ai donc ramassé le fouet moi-même, j’ai attaqué l’âne sauvage derrière une butte, je l’ai abattu et je l’ai apporté à mes compagnons. Certains ont dit : « Mangez-le. » D’autres ont dit : « N’en mangez pas. » Je suis donc allé voir le Prophète (ﷺ) qui était devant nous et je lui ai demandé à ce sujet. Il répondit : « Mangez-le car il est halal (c’est-à-dire permis à la consommation). »
N° 1823
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ ـ هُوَ ابْنُ مَوْهَبٍ ـ قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي قَتَادَةَ، أَنَّ أَبَاهُ، أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ حَاجًّا، فَخَرَجُوا مَعَهُ فَصَرَفَ طَائِفَةً مِنْهُمْ، فِيهِمْ أَبُو قَتَادَةَ فَقَالَ خُذُوا سَاحِلَ الْبَحْرِ حَتَّى نَلْتَقِيَ. فَأَخَذُوا سَاحِلَ الْبَحْرِ، فَلَمَّا انْصَرَفُوا أَحْرَمُوا كُلُّهُمْ إِلاَّ أَبُو قَتَادَةَ لَمْ يُحْرِمْ، فَبَيْنَمَا هُمْ يَسِيرُونَ إِذْ رَأَوْا حُمُرَ وَحْشٍ، فَحَمَلَ أَبُو قَتَادَةَ عَلَى الْحُمُرِ، فَعَقَرَ مِنْهَا أَتَانًا، فَنَزَلُوا فَأَكَلُوا مِنْ لَحْمِهَا، وَقَالُوا أَنَأْكُلُ لَحْمَ صَيْدٍ وَنَحْنُ مُحْرِمُونَ فَحَمَلْنَا مَا بَقِيَ مِنْ لَحْمِ الأَتَانِ، فَلَمَّا أَتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّا كُنَّا أَحْرَمْنَا وَقَدْ كَانَ أَبُو قَتَادَةَ لَمْ يُحْرِمْ، فَرَأَيْنَا حُمُرَ وَحْشٍ فَحَمَلَ عَلَيْهَا أَبُو قَتَادَةَ، فَعَقَرَ مِنْهَا أَتَانًا، فَنَزَلْنَا فَأَكَلْنَا مِنْ لَحْمِهَا ثُمَّ قُلْنَا أَنَأْكُلُ لَحْمَ صَيْدٍ وَنَحْنُ مُحْرِمُونَ فَحَمَلْنَا مَا بَقِيَ مِنْ لَحْمِهَا. قَالَ " مِنْكُمْ أَحَدٌ أَمَرَهُ أَنْ يَحْمِلَ عَلَيْهَا، أَوْ أَشَارَ إِلَيْهَا ". قَالُوا لاَ. قَالَ " فَكُلُوا مَا بَقِيَ مِنْ لَحْمِهَا ".
Rapporté par ‘Abdullah ibn Abu Qatada : Son père lui a raconté que le Messager d’Allah (ﷺ) est parti pour le Hajj ainsi que ses compagnons. Il a envoyé un groupe de ses compagnons par un autre chemin et Abu Qatada était avec eux. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Suivez la route du bord de mer jusqu’à ce que nous nous retrouvions tous. » Ils ont donc pris la route du bord de mer, et quand ils sont partis, tous ont pris l’Ihram sauf Abu Qatada. En chemin, ses compagnons ont vu un groupe d’ânes sauvages. Abu Qatada a poursuivi les ânes sauvages, en a blessé une femelle. Ils sont descendus et ont mangé de sa viande et se sont dit : « Comment pouvons-nous manger la viande du gibier alors que nous sommes en état d’Ihram ? » Alors, ils ont emporté le reste de la viande de la femelle âne sauvage, et quand ils ont rejoint le Messager d’Allah (ﷺ), ils lui ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous avons pris l’Ihram sauf Abu Qatada et nous avons vu (un groupe) d’ânes sauvages. Abu Qatada les a chassés et a blessé une femelle. Nous sommes descendus et avons mangé de sa viande. Ensuite, nous nous sommes dit : “Comment pouvons-nous manger la viande du gibier alors que nous sommes en état d’Ihram ?” Nous avons donc emporté le reste de sa viande. » Le Prophète demanda : « L’un de vous a-t-il ordonné à Abu Qatada de la chasser ou lui a-t-il indiqué ? » Ils répondirent non. Il dit : « Alors mangez ce qu’il en reste. »
N° 1824
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ الصَّعْبِ بْنِ جَثَّامَةَ اللَّيْثِيِّ، أَنَّهُ أَهْدَى لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِمَارًا وَحْشِيًّا، وَهْوَ بِالأَبْوَاءِ أَوْ بِوَدَّانَ فَرَدَّهُ عَلَيْهِ، فَلَمَّا رَأَى مَا فِي وَجْهِهِ قَالَ " إِنَّا لَمْ نَرُدَّهُ عَلَيْكَ إِلاَّ أَنَّا حُرُمٌ ".
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abbas : Selon As-Sa‘b ibn Jath-thama Al-Laithi, ce dernier a offert un âne sauvage au Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était à Al-Abwa’ ou à Waddan, et il l’a refusé. En voyant des signes de déception sur le visage d’As-Sa‘b, le Prophète (ﷺ) lui dit : « Je ne l’ai refusé que parce que je suis en état d’Ihram. »
N° 1825
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " خَمْسٌ مِنَ الدَّوَابِّ لَيْسَ عَلَى الْمُحْرِمِ فِي قَتْلِهِنَّ جُنَاحٌ ". وَعَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ.
Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas interdit à un Muhrim de tuer cinq sortes d’animaux. »
N° 1826
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ زَيْدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ حَدَّثَتْنِي إِحْدَى، نِسْوَةِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم " يَقْتُلُ الْمُحْرِمُ ".
Rapporté par l’une des épouses du Prophète (ﷺ) : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Un Muhrim peut tuer (cinq sortes d’animaux). »
N° 1827
حَدَّثَنَا أَصْبَغُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمٍ، قَالَ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَتْ حَفْصَةُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " خَمْسٌ مِنَ الدَّوَابِّ لاَ حَرَجَ عَلَى مَنْ قَتَلَهُنَّ الْغُرَابُ وَالْحِدَأَةُ وَالْفَأْرَةُ وَالْعَقْرَبُ وَالْكَلْبُ الْعَقُورُ ".
Rapporté par Hafsa : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas interdit (à un Muhrim) de tuer cinq sortes d’animaux : le corbeau, la buse, la souris, le scorpion et le chien enragé. »
N° 1828
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " خَمْسٌ مِنَ الدَّوَابِّ كُلُّهُنَّ فَاسِقٌ، يَقْتُلُهُنَّ فِي الْحَرَمِ الْغُرَابُ وَالْحِدَأَةُ وَالْعَقْرَبُ وَالْفَأْرَةُ وَالْكَلْبُ الْعَقُورُ ".
Rapporté par Aïcha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Cinq sortes d’animaux sont nuisibles et peuvent être tués dans le Haram (Sanctuaire). Ce sont : le corbeau, la buse, le scorpion, la souris et le chien enragé. »
N° 1829
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ، عَنِ الأَسْوَدِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي غَارٍ بِمِنًى، إِذْ نَزَلَ عَلَيْهِ {وَالْمُرْسَلاَتِ} وَإِنَّهُ لَيَتْلُوهَا، وَإِنِّي لأَتَلَقَّاهَا مِنْ فِيهِ، وَإِنَّ فَاهُ لَرَطْبٌ بِهَا، إِذْ وَثَبَتْ عَلَيْنَا حَيَّةٌ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اقْتُلُوهَا ". فَابْتَدَرْنَاهَا، فَذَهَبَتْ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وُقِيَتْ شَرَّكُمْ كَمَا وُقِيتُمْ شَرَّهَا ".
Rapporté par ‘Abdullah : Nous étions avec le Prophète (ﷺ) dans une grotte à Mina, lorsque la sourate Al-Mursalat a été révélée et il l’a récitée, et je l’ai entendue (directement) de sa bouche dès qu’il l’a récitée. Soudain, un serpent a bondi vers nous et le Prophète (ﷺ) a dit (nous a ordonné) : « Tuez-le. » Nous avons couru pour le tuer mais il s’est échappé rapidement. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il a échappé à votre mal et vous aussi, vous avez échappé au sien. »
N° 1830
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِلْوَزَغِ " فُوَيْسِقٌ ". وَلَمْ أَسْمَعْهُ أَمَرَ بِقَتْلِهِ.
Rapporté par Aïcha, l’épouse du Prophète : Le Messager d’Allah (ﷺ) a qualifié le lézard (salamandre) de mauvais animal, mais je ne l’ai pas entendu ordonner de le tuer
N° 1831
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ الْعَدَوِيِّ، أَنَّهُ قَالَ لِعَمْرِو بْنِ سَعِيدٍ، وَهُوَ يَبْعَثُ الْبُعُوثَ إِلَى مَكَّةَ ائْذَنْ لِي أَيُّهَا الأَمِيرُ أُحَدِّثْكَ قَوْلاً قَامَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلْغَدِ مِنْ يَوْمِ الْفَتْحِ، فَسَمِعَتْهُ أُذُنَاىَ، وَوَعَاهُ قَلْبِي، وَأَبْصَرَتْهُ عَيْنَاىَ حِينَ تَكَلَّمَ بِهِ، إِنَّهُ حَمِدَ اللَّهَ، وَأَثْنَى عَلَيْهِ، ثُمَّ قَالَ " إِنَّ مَكَّةَ حَرَّمَهَا اللَّهُ وَلَمْ يُحَرِّمْهَا النَّاسُ، فَلاَ يَحِلُّ لاِمْرِئٍ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ يَسْفِكَ بِهَا دَمًا وَلاَ يَعْضُدَ بِهَا شَجَرَةً، فَإِنْ أَحَدٌ تَرَخَّصَ لِقِتَالِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُولُوا لَهُ إِنَّ اللَّهَ أَذِنَ لِرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم وَلَمْ يَأْذَنْ لَكُمْ، وَإِنَّمَا أَذِنَ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، وَقَدْ عَادَتْ حُرْمَتُهَا الْيَوْمَ كَحُرْمَتِهَا بِالأَمْسِ، وَلْيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ الْغَائِبَ ". فَقِيلَ لأَبِي شُرَيْحٍ مَا قَالَ لَكَ عَمْرٌو قَالَ أَنَا أَعْلَمُ بِذَلِكَ مِنْكَ يَا أَبَا شُرَيْحٍ، إِنَّ الْحَرَمَ لاَ يُعِيذُ عَاصِيًا، وَلاَ فَارًّا بِدَمٍ، وَلاَ فَارًّا بِخَرْبَةٍ. خَرْبَةٌ بَلِيَّةٌ.
Rapporté par Sa‘id ibn Abu Sa‘id Al-Maqburi : Abu Shuraih Al-‘Adawi a dit qu’il avait dit à ‘Amr ibn Sa‘id, alors qu’il envoyait des troupes à La Mecque (pour combattre ‘Abdullah ibn Az-Zubair) : « Ô chef ! Permets-moi de te raconter ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit le lendemain de la conquête de La Mecque. Mes oreilles l’ont entendu, mon cœur l’a bien compris et j’ai vu de mes propres yeux le Prophète (ﷺ) quand, après avoir glorifié et loué Allah, il a commencé à dire : “Allah, pas les gens, a fait de La Mecque un sanctuaire. Donc, quiconque croit en Allah et au Jour dernier ne doit ni y verser de sang, ni y couper d’arbres. Si quelqu’un dit (ou argumente) que le combat y est permis parce que le Messager d’Allah (ﷺ) a combattu à La Mecque, dis-lui : ‘Allah a permis à Son Messager, mais pas à vous.’ Allah ne m’a permis que pour quelques heures ce jour-là (de la conquête) et aujourd’hui, sa sainteté est valable comme elle l’était avant. Que ceux qui sont présents informent ceux qui sont absents (de ce fait).” On demanda à Abu Shuraih : “Qu’a répondu ‘Amr ?” Il dit : (‘Amr a dit) “Ô Abu Shuraih ! Je sais mieux que toi à ce sujet. La Mecque ne protège pas un pécheur, un meurtrier ou un voleur.” »
N° 1832
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ مَكَّةَ، فَلَمْ تَحِلَّ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ بَعْدِي، وَإِنَّمَا أُحِلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، لاَ يُخْتَلَى خَلاَهَا، وَلاَ يُعْضَدُ شَجَرُهَا، وَلاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهَا، وَلاَ تُلْتَقَطُ لُقَطَتُهَا إِلاَّ لِمُعَرِّفٍ ". وَقَالَ الْعَبَّاسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِلاَّ الإِذْخِرَ لِصَاغَتِنَا وَقُبُورِنَا. فَقَالَ " إِلاَّ الإِذْخِرَ ". وَعَنْ خَالِدٍ عَنْ عِكْرِمَةَ قَالَ هَلْ تَدْرِي مَا لاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهَا هُوَ أَنْ يُنَحِّيَهُ مِنَ الظِّلِّ، يَنْزِلُ مَكَانَهُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a fait de La Mecque un lieu sacré, donc elle était sacrée avant moi et elle restera sacrée après moi. Il m’a été permis d’y combattre seulement pendant quelques heures d’un jour. Il n’est pas permis d’arracher ses buissons, de couper ses arbres, de chasser ou déranger ses animaux, ou de ramasser ce qui y est tombé, sauf si c’est pour l’annoncer publiquement. » Al-`Abbas a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf l’Al-Idhkhir (une sorte d’herbe) car nos orfèvres et pour nos tombes en ont besoin. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. » `Ikrima a dit : « Savez-vous ce que signifie chasser ou déranger le gibier ? Cela veut dire le faire sortir de l’ombre pour prendre sa place. »
N° 1833
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ افْتَتَحَ مَكَّةَ " لاَ هِجْرَةَ وَلَكِنْ جِهَادٌ وَنِيَّةٌ، وَإِذَا اسْتُنْفِرْتُمْ فَانْفِرُوا، فَإِنَّ هَذَا بَلَدٌ حَرَّمَ اللَّهُ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ، وَهُوَ حَرَامٌ بِحُرْمَةِ اللَّهِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، وَإِنَّهُ لَمْ يَحِلَّ الْقِتَالُ فِيهِ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلَمْ يَحِلَّ لِي إِلاَّ سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، فَهُوَ حَرَامٌ بِحُرْمَةِ اللَّهِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، لاَ يُعْضَدُ شَوْكُهُ، وَلاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهُ، وَلاَ يَلْتَقِطُ لُقَطَتَهُ إِلاَّ مَنْ عَرَّفَهَا، وَلاَ يُخْتَلَى خَلاَهَا ". قَالَ الْعَبَّاسُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. إِلاَّ الإِذْخِرَ، فَإِنَّهُ لِقَيْنِهِمْ وَلِبُيُوتِهِمْ. قَالَ قَالَ " إِلاَّ الإِذْخِرَ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Le jour de la conquête de La Mecque, le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a plus d’émigration (depuis La Mecque), mais il reste le Jihad et les intentions. Et chaque fois que vous êtes appelés pour le Jihad, partez immédiatement. Sans aucun doute, Allah a fait de cet endroit (La Mecque) un lieu sacré depuis la création des cieux et de la terre, et il restera sacré jusqu’au Jour de la Résurrection, comme Allah l’a décidé. Il n’a jamais été permis d’y combattre avant moi, et même pour moi, cela n’a été autorisé que pour une partie d’un jour. Donc, c’est un lieu sacré auprès d’Allah jusqu’au Jour de la Résurrection. On ne doit pas arracher ses épines, ni chasser ses animaux, ni ramasser ce qui y est tombé sauf pour l’annoncer publiquement, et on ne doit pas couper sa végétation (herbe, etc.). » Al-`Abbas a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf l’Al-Idhkhir, car nos forgerons et pour nos besoins domestiques en ont besoin. » Le Prophète (ﷺ) a donc dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. »
N° 1834
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ قَالَ عَمْرٌو أَوَّلُ شَىْءٍ سَمِعْتُ عَطَاءً، يَقُولُ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ احْتَجَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهُوَ مُحْرِمٌ. ثُمَّ سَمِعْتُهُ يَقُولُ حَدَّثَنِي طَاوُسٌ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ فَقُلْتُ لَعَلَّهُ سَمِعَهُ مِنْهُمَا.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est fait faire une saignée alors qu’il était en état d’Ihram
N° 1835