Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، ح قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ وَقَالَ ابْنُ وَهْبٍ أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي ثَوْرٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنْ عُمَرَ، قَالَ كُنْتُ أَنَا وَجَارٌ، لِي مِنَ الأَنْصَارِ فِي بَنِي أُمَيَّةَ بْنِ زَيْدٍ، وَهْىَ مِنْ عَوَالِي الْمَدِينَةِ، وَكُنَّا نَتَنَاوَبُ النُّزُولَ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَنْزِلُ يَوْمًا وَأَنْزِلُ يَوْمًا، فَإِذَا نَزَلْتُ جِئْتُهُ بِخَبَرِ ذَلِكَ الْيَوْمِ مِنَ الْوَحْىِ وَغَيْرِهِ، وَإِذَا نَزَلَ فَعَلَ مِثْلَ ذَلِكَ، فَنَزَلَ صَاحِبِي الأَنْصَارِيُّ يَوْمَ نَوْبَتِهِ، فَضَرَبَ بَابِي ضَرْبًا شَدِيدًا. فَقَالَ أَثَمَّ هُوَ فَفَزِعْتُ فَخَرَجْتُ إِلَيْهِ فَقَالَ قَدْ حَدَثَ أَمْرٌ عَظِيمٌ. قَالَ فَدَخَلْتُ عَلَى حَفْصَةَ فَإِذَا هِيَ تَبْكِي فَقُلْتُ طَلَّقَكُنَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لاَ أَدْرِي. ثُمَّ دَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ وَأَنَا قَائِمٌ أَطَلَّقْتَ نِسَاءَكَ قَالَ " لاَ ". فَقُلْتُ اللَّهُ أَكْبَرُ.
Rapporté par `Umar : Mon voisin ansarite de Bani Umaiya bin Zaid, qui habitait à `Awali Al-Medina, allait voir le Prophète (ﷺ) à tour de rôle avec moi. Il y allait un jour et moi le lendemain. Quand j’y allais, je rapportais les nouvelles du jour concernant la Révélation et d’autres choses, et quand il y allait, il faisait de même pour moi. Un jour, mon ami ansarite, à son retour du Prophète, a frappé violemment à ma porte et m’a demandé si j’étais là. J’ai eu peur et je suis sorti vers lui. Il m’a dit : « Aujourd’hui, il s’est passé quelque chose de grave. » Je suis alors allé voir Hafsa et je l’ai trouvée en train de pleurer. Je lui ai demandé : « Le Messager d’Allah (ﷺ) vous a-t-il toutes divorcées ? » Elle a répondu : « Je ne sais pas. » Puis, je suis entré chez le Prophète (ﷺ) et j’ai dit en restant debout : « As-tu divorcé tes femmes ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu non. J’ai alors dit : « Allahu-Akbar (Allah est le plus Grand). »
N° 89
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، قَالَ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ ابْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ قَالَ رَجُلٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ، لاَ أَكَادُ أُدْرِكُ الصَّلاَةَ مِمَّا يُطَوِّلُ بِنَا فُلاَنٌ، فَمَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي مَوْعِظَةٍ أَشَدَّ غَضَبًا مِنْ يَوْمِئِذٍ فَقَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ، إِنَّكُمْ مُنَفِّرُونَ، فَمَنْ صَلَّى بِالنَّاسِ فَلْيُخَفِّفْ، فَإِنَّ فِيهِمُ الْمَرِيضَ وَالضَّعِيفَ وَذَا الْحَاجَةِ ".
Rapporté par Abu Mas`ud Al-Ansari : Un jour, un homme a dit au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne peux pas toujours assister à la prière (obligatoire en groupe) parce qu’untel (l’imam) la rend trop longue quand il la dirige. » Le narrateur ajoute : « Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) aussi en colère en donnant un conseil que ce jour-là. » Le Prophète a dit : « Ô gens ! Certains d’entre vous font fuir les autres des bonnes actions (comme la prière). Celui qui dirige la prière doit la raccourcir, car parmi les fidèles il y a des malades, des faibles et des personnes qui ont des besoins à accomplir. »
N° 90
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ الْمَدِينِيُّ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ يَزِيدَ، مَوْلَى الْمُنْبَعِثِ عَنْ زَيْدِ بْنِ خَالِدٍ الْجُهَنِيِّ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم سَأَلَهُ رَجُلٌ عَنِ اللُّقَطَةِ فَقَالَ " اعْرِفْ وِكَاءَهَا ـ أَوْ قَالَ وِعَاءَهَا ـ وَعِفَاصَهَا، ثُمَّ عَرِّفْهَا سَنَةً، ثُمَّ اسْتَمْتِعْ بِهَا، فَإِنْ جَاءَ رَبُّهَا فَأَدِّهَا إِلَيْهِ ". قَالَ فَضَالَّةُ الإِبِلِ فَغَضِبَ حَتَّى احْمَرَّتْ وَجْنَتَاهُ ـ أَوْ قَالَ احْمَرَّ وَجْهُهُ ـ فَقَالَ " وَمَا لَكَ وَلَهَا مَعَهَا سِقَاؤُهَا وَحِذَاؤُهَا، تَرِدُ الْمَاءَ، وَتَرْعَى الشَّجَرَ، فَذَرْهَا حَتَّى يَلْقَاهَا رَبُّهَا ". قَالَ فَضَالَّةُ الْغَنَمِ قَالَ " لَكَ أَوْ لأَخِيكَ أَوْ لِلذِّئْبِ ".
Rapporté par Zaid bin Khalid Al-Juhani : Un homme a interrogé le Prophète (ﷺ) au sujet de la découverte d’un objet perdu (“Luqata”). Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Reconnais et retiens bien le lien et le récipient de l’objet, puis annonce-le publiquement pendant un an. Ensuite, tu peux l’utiliser, mais rends-le à son propriétaire s’il se présente. » L’homme a ensuite demandé à propos d’un chameau perdu. À ce moment-là, le Prophète (ﷺ) s’est fâché, son visage ou ses joues sont devenus rouges, et il a dit : « Tu n’as pas à t’en occuper, car il a sa gourde et ses pattes, il trouvera de l’eau et mangera les feuilles des arbres jusqu’à ce que son propriétaire le retrouve. » L’homme a ensuite demandé à propos d’une brebis perdue. Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Elle est soit pour toi, soit pour ton frère (quelqu’un d’autre), soit pour le loup. »
N° 91
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَشْيَاءَ كَرِهَهَا، فَلَمَّا أُكْثِرَ عَلَيْهِ غَضِبَ، ثُمَّ قَالَ لِلنَّاسِ " سَلُونِي عَمَّا شِئْتُمْ ". قَالَ رَجُلٌ مَنْ أَبِي قَالَ " أَبُوكَ حُذَافَةُ ". فَقَامَ آخَرُ فَقَالَ مَنْ أَبِي يَا رَسُولَ اللَّهِ فَقَالَ " أَبُوكَ سَالِمٌ مَوْلَى شَيْبَةَ ". فَلَمَّا رَأَى عُمَرُ مَا فِي وَجْهِهِ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّا نَتُوبُ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ.
Rapporté par Abu Musa : On a posé au Prophète (ﷺ) des questions sur des sujets qu’il n’aimait pas, mais comme les gens insistaient, il s’est mis en colère. Il a alors dit aux gens : « Demandez-moi ce que vous voulez. » Un homme a demandé : « Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhafa. » Un autre homme s’est levé et a dit : « Qui est mon père, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Il a répondu : « Ton père est Salim, l’affranchi de Shaiba. » Quand `Umar a vu la colère sur le visage du Prophète (ﷺ), il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous demandons pardon à Allah pour t’avoir offensé. »
N° 92
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ، فَقَامَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُذَافَةَ فَقَالَ مَنْ أَبِي فَقَالَ " أَبُوكَ حُذَافَةُ ". ثُمَّ أَكْثَرَ أَنْ يَقُولَ " سَلُونِي ". فَبَرَكَ عُمَرُ عَلَى رُكْبَتَيْهِ فَقَالَ رَضِينَا بِاللَّهِ رَبًّا، وَبِالإِسْلاَمِ دِينًا، وَبِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم نَبِيًّا، فَسَكَتَ.
Rapporté par Anas bin Malik : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti devant les gens et `Abdullah bin Hudhafa s’est levé et lui a demandé : « Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhafa. » Le Prophète (ﷺ), en colère, leur a dit plusieurs fois de lui poser toutes les questions qu’ils voulaient. `Umar s’est agenouillé devant le Prophète (ﷺ) et a répété trois fois : « Nous acceptons Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme notre Prophète. » Après cela, le Prophète (ﷺ) est resté silencieux
N° 93
حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنَا ثُمَامَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ كَانَ إِذَا سَلَّمَ سَلَّمَ ثَلاَثًا، وَإِذَا تَكَلَّمَ بِكَلِمَةٍ أَعَادَهَا ثَلاَثًا.
Rapporté par Anas : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) demandait la permission d’entrer, il frappait trois fois à la porte en saluant, et chaque fois qu’il disait une phrase, il la répétait trois fois. (Voir Hadith n°261, vol)
N° 94
حَدَّثَنَا عَبْدَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنَا ثُمَامَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ كَانَ إِذَا تَكَلَّمَ بِكَلِمَةٍ أَعَادَهَا ثَلاَثًا حَتَّى تُفْهَمَ عَنْهُ، وَإِذَا أَتَى عَلَى قَوْمٍ فَسَلَّمَ عَلَيْهِمْ سَلَّمَ عَلَيْهِمْ ثَلاَثًا.
Rapporté par Anas : Chaque fois que le Prophète (ﷺ) disait une phrase, il la répétait trois fois pour que les gens puissent bien la comprendre. Et chaque fois qu’il demandait la permission d’entrer, il frappait trois fois à la porte en saluant
N° 95
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ يُوسُفَ بْنِ مَاهَكَ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، قَالَ تَخَلَّفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ سَافَرْنَاهُ فَأَدْرَكَنَا وَقَدْ أَرْهَقْنَا الصَّلاَةَ صَلاَةَ الْعَصْرِ وَنَحْنُ نَتَوَضَّأُ، فَجَعَلْنَا نَمْسَحُ عَلَى أَرْجُلِنَا، فَنَادَى بِأَعْلَى صَوْتِهِ " وَيْلٌ لِلأَعْقَابِ مِنَ النَّارِ ". مَرَّتَيْنِ أَوْ ثَلاَثًا.
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) était en retard lors d’un voyage. Il nous a rejoints alors que nous faisions nos ablutions pour la prière de l’Asr, qui était déjà en retard. Nous passions simplement nos mains mouillées sur nos pieds sans bien les laver. Alors le Prophète (ﷺ) nous a interpellés à voix haute et a répété deux ou trois fois : « Protégez vos talons du feu ! »
N° 96
أَخْبَرَنَا مُحَمَّدٌ ـ هُوَ ابْنُ سَلاَمٍ ـ حَدَّثَنَا الْمُحَارِبِيُّ، قَالَ حَدَّثَنَا صَالِحُ بْنُ حَيَّانَ، قَالَ قَالَ عَامِرٌ الشَّعْبِيُّ حَدَّثَنِي أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " ثَلاَثَةٌ لَهُمْ أَجْرَانِ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ آمَنَ بِنَبِيِّهِ، وَآمَنَ بِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم وَالْعَبْدُ الْمَمْلُوكُ إِذَا أَدَّى حَقَّ اللَّهِ وَحَقَّ مَوَالِيهِ، وَرَجُلٌ كَانَتْ عِنْدَهُ أَمَةٌ {يَطَؤُهَا} فَأَدَّبَهَا، فَأَحْسَنَ تَأْدِيبَهَا، وَعَلَّمَهَا فَأَحْسَنَ تَعْلِيمَهَا، ثُمَّ أَعْتَقَهَا فَتَزَوَّجَهَا، فَلَهُ أَجْرَانِ ". ثُمَّ قَالَ عَامِرٌ أَعْطَيْنَاكَهَا بِغَيْرِ شَىْءٍ، قَدْ كَانَ يُرْكَبُ فِيمَا دُونَهَا إِلَى الْمَدِينَةِ.
Rapporté par le père d’Abu Burda : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Trois personnes auront une double récompense : 1. Une personne parmi les gens du Livre qui a cru en son prophète (Jésus ou Moïse), puis a cru au Prophète Muhammad (ﷺ) (c’est-à-dire qu’il a embrassé l’Islam). 2. Un esclave qui accomplit ses devoirs envers Allah et envers son maître. 3. Un maître d’une esclave qui lui enseigne de bonnes manières, l’éduque de la meilleure façon (dans la religion), l’affranchit, puis l’épouse. »
N° 97
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَيُّوبَ، قَالَ سَمِعْتُ عَطَاءً، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، قَالَ أَشْهَدُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ـ أَوْ قَالَ عَطَاءٌ أَشْهَدُ عَلَى ابْنِ عَبَّاسٍ ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ وَمَعَهُ بِلاَلٌ، فَظَنَّ أَنَّهُ لَمْ يُسْمِعِ النِّسَاءَ فَوَعَظَهُنَّ، وَأَمَرَهُنَّ بِالصَّدَقَةِ، فَجَعَلَتِ الْمَرْأَةُ تُلْقِي الْقُرْطَ وَالْخَاتَمَ، وَبِلاَلٌ يَأْخُذُ فِي طَرَفِ ثَوْبِهِ. وَقَالَ إِسْمَاعِيلُ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ عَطَاءٍ وَقَالَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَشْهَدُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Ibn 'Abbas : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti accompagné de Bilal. Il s’est dirigé vers les femmes, pensant qu’elles ne l’avaient pas entendu (lui ou son sermon). Il leur a donc prêché et leur a demandé de donner l’aumône. À ce moment-là, les femmes ont commencé à donner l’aumône : certaines ont donné leurs boucles d’oreilles, d’autres leurs bagues, et Bilal les recueillait dans un coin de son vêtement
N° 98
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي سُلَيْمَانُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ أَبِي عَمْرٍو، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ قَالَ قِيلَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَنْ أَسْعَدُ النَّاسِ بِشَفَاعَتِكَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَقَدْ ظَنَنْتُ يَا أَبَا هُرَيْرَةَ أَنْ لاَ يَسْأَلَنِي عَنْ هَذَا الْحَدِيثِ أَحَدٌ أَوَّلُ مِنْكَ، لِمَا رَأَيْتُ مِنْ حِرْصِكَ عَلَى الْحَدِيثِ، أَسْعَدُ النَّاسِ بِشَفَاعَتِي يَوْمَ الْقِيَامَةِ مَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، خَالِصًا مِنْ قَلْبِهِ أَوْ نَفْسِهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui sera la personne la plus chanceuse à bénéficier de ton intercession le Jour de la Résurrection ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Ô Abu Huraira ! « Je pensais que personne ne me poserait cette question avant toi, car je connais ton désir d’apprendre les hadiths. La personne la plus chanceuse à bénéficier de mon intercession le Jour de la Résurrection sera celle qui aura dit sincèrement du fond du cœur : “Nul n’a le droit d’être adoré sauf Allah.” »
N° 99
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْعَاصِ، قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ اللَّهَ لاَ يَقْبِضُ الْعِلْمَ انْتِزَاعًا، يَنْتَزِعُهُ مِنَ الْعِبَادِ، وَلَكِنْ يَقْبِضُ الْعِلْمَ بِقَبْضِ الْعُلَمَاءِ، حَتَّى إِذَا لَمْ يُبْقِ عَالِمًا، اتَّخَذَ النَّاسُ رُءُوسًا جُهَّالاً فَسُئِلُوا، فَأَفْتَوْا بِغَيْرِ عِلْمٍ، فَضَلُّوا وَأَضَلُّوا ". قَالَ الْفِرَبْرِيُّ حَدَّثَنَا عَبَّاسٌ قَالَ حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ حَدَّثَنَا جَرِيرٌ عَنْ هِشَامٍ نَحْوَهُ.
Rapporté par `Abdullah bin `Amr bin Al-`As : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Allah ne retire pas la science en l’enlevant des cœurs des gens, mais Il la retire en faisant mourir les savants religieux. Quand il n’en restera plus, les gens prendront pour chefs des ignorants qui, consultés, donneront des avis sans connaissance. Ils s’égareront et égareront les autres. »
N° 100
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ الأَصْبَهَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا صَالِحٍ، ذَكْوَانَ يُحَدِّثُ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ،. قَالَتِ النِّسَاءُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَلَبَنَا عَلَيْكَ الرِّجَالُ، فَاجْعَلْ لَنَا يَوْمًا مِنْ نَفْسِكَ. فَوَعَدَهُنَّ يَوْمًا لَقِيَهُنَّ فِيهِ، فَوَعَظَهُنَّ وَأَمَرَهُنَّ، فَكَانَ فِيمَا قَالَ لَهُنَّ " مَا مِنْكُنَّ امْرَأَةٌ تُقَدِّمُ ثَلاَثَةً مِنْ وَلَدِهَا إِلاَّ كَانَ لَهَا حِجَابًا مِنَ النَّارِ ". فَقَالَتِ امْرَأَةٌ وَاثْنَيْنِ فَقَالَ " وَاثْنَيْنِ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Des femmes ont demandé au Prophète (ﷺ) de fixer un jour pour elles, car les hommes prenaient tout son temps. Il leur a donc promis un jour pour des leçons et des recommandations religieuses. Lors d’une de ces séances, le Prophète a dit : « Une femme dont trois enfants meurent sera protégée par eux du feu de l’Enfer. » Une femme a demandé : « Et si seulement deux meurent ? » Il a répondu : « Même deux la protégeront du feu de l’Enfer. »
N° 101
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، قَالَ حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَصْبَهَانِيِّ، عَنْ ذَكْوَانَ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِهَذَا. وَعَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الأَصْبَهَانِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ " ثَلاَثَةً لَمْ يَبْلُغُوا الْحِنْثَ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Comme ci-dessus (les sous-narrateurs sont différents). Abu Huraira a précisé que les trois enfants mentionnés dans le hadith précédent n’avaient pas atteint l’âge de commettre des péchés (c’est-à-dire la puberté)
N° 102
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، قَالَ أَخْبَرَنَا نَافِعُ بْنُ عُمَرَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم كَانَتْ لاَ تَسْمَعُ شَيْئًا لاَ تَعْرِفُهُ إِلاَّ رَاجَعَتْ فِيهِ حَتَّى تَعْرِفَهُ، وَأَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حُوسِبَ عُذِّبَ ". قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ أَوَ لَيْسَ يَقُولُ اللَّهُ تَعَالَى {فَسَوْفَ يُحَاسَبُ حِسَابًا يَسِيرًا} قَالَتْ فَقَالَ " إِنَّمَا ذَلِكَ الْعَرْضُ، وَلَكِنْ مَنْ نُوقِشَ الْحِسَابَ يَهْلِكْ ".
Rapporté par Ibn Abu Mulaika : Chaque fois que `Aisha (l’épouse du Prophète) entendait quelque chose qu’elle ne comprenait pas, elle posait des questions jusqu’à ce qu’elle comprenne parfaitement. `Aisha a dit : « Un jour, le Prophète (ﷺ) a dit : “Quiconque sera interrogé sur ses actes le Jour de la Résurrection sera sûrement puni.” J’ai dit : “Allah ne dit-Il pas : ‘Il recevra un compte facile’ (84:8) ?” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Cela signifie seulement la présentation des comptes, mais celui dont les comptes seront discutés sera certainement perdu.” »
N° 103