Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ، عَنْ أَبِي شُرَيْحٍ، أَنَّهُ قَالَ لِعَمْرِو بْنِ سَعِيدٍ وَهْوَ يَبْعَثُ الْبُعُوثَ إِلَى مَكَّةَ ائْذَنْ لِي أَيُّهَا الأَمِيرُ أُحَدِّثْكَ قَوْلاً قَامَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْغَدَ مِنْ يَوْمِ الْفَتْحِ، سَمِعَتْهُ أُذُنَاىَ وَوَعَاهُ قَلْبِي، وَأَبْصَرَتْهُ عَيْنَاىَ، حِينَ تَكَلَّمَ بِهِ، حَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " إِنَّ مَكَّةَ حَرَّمَهَا اللَّهُ، وَلَمْ يُحَرِّمْهَا النَّاسُ، فَلاَ يَحِلُّ لاِمْرِئٍ يُؤْمِنُ بِاللَّهِ وَالْيَوْمِ الآخِرِ أَنْ يَسْفِكَ بِهَا دَمًا، وَلاَ يَعْضِدَ بِهَا شَجَرَةً، فَإِنْ أَحَدٌ تَرَخَّصَ لِقِتَالِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيهَا فَقُولُوا إِنَّ اللَّهَ قَدْ أَذِنَ لِرَسُولِهِ، وَلَمْ يَأْذَنْ لَكُمْ. وَإِنَّمَا أَذِنَ لِي فِيهَا سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، ثُمَّ عَادَتْ حُرْمَتُهَا الْيَوْمَ كَحُرْمَتِهَا بِالأَمْسِ، وَلْيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ الْغَائِبَ ". فَقِيلَ لأَبِي شُرَيْحٍ مَا قَالَ عَمْرٌو قَالَ أَنَا أَعْلَمُ مِنْكَ يَا أَبَا شُرَيْحٍ، لاَ يُعِيذُ عَاصِيًا، وَلاَ فَارًّا بِدَمٍ، وَلاَ فَارًّا بِخَرْبَةٍ.
Rapporté par Sa`id : Abu Shuraih a dit : « Quand `Amr bin Sa`id envoyait des troupes à La Mecque (pour combattre `Abdullah bin Az-Zubair), je lui ai dit : ‘Ô chef ! Permets-moi de te rapporter ce que le Prophète (ﷺ) a dit le lendemain de la conquête de La Mecque. Mes oreilles l’ont entendu, mon cœur l’a compris, et je l’ai vu de mes propres yeux quand il l’a dit. Il a glorifié et loué Allah, puis il a dit : “Allah, et non les gens, a fait de La Mecque un sanctuaire. Donc, quiconque croit en Allah et au Jour Dernier (c’est-à-dire un musulman) ne doit ni y verser de sang ni y couper les arbres. Si quelqu’un prétend que le combat est permis à La Mecque parce que le Messager d’Allah (ﷺ) y a combattu, dis-lui qu’Allah a donné la permission à Son Prophète, mais pas à toi. Le Prophète (ﷺ) a ajouté : Allah ne m’a permis cela que pour quelques heures ce jour-là (de la conquête), et aujourd’hui (maintenant) sa sainteté est la même qu’avant. Il incombe donc à ceux qui sont présents de transmettre cette information à ceux qui sont absents.”’ On a demandé à Abu Shuraih : “Qu’a répondu `Amr ?” Il a dit que `Amr a répondu : “Ô Abu Shuraih ! Je sais mieux que toi à ce sujet. La Mecque ne protège pas celui qui désobéit (à Allah) ou qui cherche à commettre un meurtre ou un vol et se réfugie à La Mecque.” »
N° 104
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الْوَهَّابِ، قَالَ حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ مُحَمَّدٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِي بَكْرَةَ، ذُكِرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فَإِنَّ دِمَاءَكُمْ وَأَمْوَالَكُمْ ـ قَالَ مُحَمَّدٌ وَأَحْسِبُهُ قَالَ وَأَعْرَاضَكُمْ ـ عَلَيْكُمْ حَرَامٌ كَحُرْمَةِ يَوْمِكُمْ هَذَا فِي شَهْرِكُمْ هَذَا، أَلاَ لِيُبَلِّغِ الشَّاهِدُ مِنْكُمُ الْغَائِبَ ". وَكَانَ مُحَمَّدٌ يَقُولُ صَدَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ ذَلِكَ " أَلاَ هَلْ بَلَّغْتُ " مَرَّتَيْنِ.
Rapporté par Abu Bakra : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sans aucun doute, votre sang, vos biens, — le sous-narrateur Muhammad pense qu’Abu Bakra a aussi mentionné — et votre honneur (chasteté), sont sacrés les uns pour les autres, tout comme la sainteté de ce jour dans ce mois-ci. Il incombe à ceux qui sont présents d’informer ceux qui sont absents. » (Muhammad, le sous-narrateur, disait : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit la vérité. ») Le Prophète (ﷺ) a répété deux fois : « Sans aucun doute ! N’ai-je pas transmis le message d’Allah ? »
N° 105
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْجَعْدِ، قَالَ أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَنْصُورٌ، قَالَ سَمِعْتُ رِبْعِيَّ بْنَ حِرَاشٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَلِيًّا، يَقُولُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ تَكْذِبُوا عَلَىَّ، فَإِنَّهُ مَنْ كَذَبَ عَلَىَّ فَلْيَلِجِ النَّارَ ".
Rapporté par `Ali : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne dites pas de mensonge à mon sujet, car celui qui ment intentionnellement sur moi entrera sûrement dans le feu de l’Enfer. »
N° 106
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ جَامِعِ بْنِ شَدَّادٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ قُلْتُ لِلزُّبَيْرِ إِنِّي لاَ أَسْمَعُكَ تُحَدِّثُ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَمَا يُحَدِّثُ فُلاَنٌ وَفُلاَنٌ. قَالَ أَمَا إِنِّي لَمْ أُفَارِقْهُ وَلَكِنْ سَمِعْتُهُ يَقُولُ " مَنْ كَذَبَ عَلَىَّ فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par `Abdullah bin Az-Zubair : J’ai dit à mon père : « Je n’entends pas de ta part de récits (hadiths) du Messager d’Allah comme j’en entends de la part d’autres personnes. » Az-Zubair a répondu : « J’étais toujours avec lui (le Prophète) et je l’ai entendu dire : “Celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer.” »
N° 107
حَدَّثَنَا أَبُو مَعْمَرٍ، قَالَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، قَالَ أَنَسٌ إِنَّهُ لَيَمْنَعُنِي أَنْ أُحَدِّثَكُمْ حَدِيثًا كَثِيرًا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ تَعَمَّدَ عَلَىَّ كَذِبًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par Anas : Ce qui m’empêche de vous rapporter beaucoup de hadiths, c’est que le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer. »
N° 108
حَدَّثَنَا مَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنْ يَقُلْ عَلَىَّ مَا لَمْ أَقُلْ فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par Salama : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui me prête intentionnellement des paroles que je n’ai pas dites, qu’il prenne sa place en Enfer. »
N° 109
حَدَّثَنَا مُوسَى، قَالَ حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " تَسَمَّوْا بِاسْمِي وَلاَ تَكْتَنُوا بِكُنْيَتِي، وَمَنْ رَآنِي فِي الْمَنَامِ فَقَدْ رَآنِي، فَإِنَّ الشَّيْطَانَ لاَ يَتَمَثَّلُ فِي صُورَتِي، وَمَنْ كَذَبَ عَلَىَّ مُتَعَمِّدًا فَلْيَتَبَوَّأْ مَقْعَدَهُ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Donnez-vous mon nom (appelez-vous par mon nom), mais ne prenez pas mon surnom (Kunya), c’est-à-dire Abul Qasim. Et celui qui me voit en rêve m’a vraiment vu, car Satan ne peut pas prendre mon apparence. Et celui qui ment intentionnellement à mon sujet, qu’il prenne sa place en Enfer. »
N° 110
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، قَالَ أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مُطَرِّفٍ، عَنِ الشَّعْبِيِّ، عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ، قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ هَلْ عِنْدَكُمْ كِتَابٌ قَالَ لاَ، إِلاَّ كِتَابُ اللَّهِ، أَوْ فَهْمٌ أُعْطِيَهُ رَجُلٌ مُسْلِمٌ، أَوْ مَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ. قَالَ قُلْتُ فَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ، وَفَكَاكُ الأَسِيرِ، وَلاَ يُقْتَلُ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ.
Rapporté par Ash-Shu`bi : Abu Juhaifa a dit : « J’ai demandé à `Ali : ‘As-tu un livre révélé au Prophète (ﷺ) en dehors du Coran ?’ `Ali a répondu : ‘Non, à part le Livre d’Allah, ou la compréhension qu’Allah accorde à un musulman, ou ce qui est écrit sur ce feuillet que j’ai.’ Abu Juhaifa a demandé : ‘Qu’est-ce qui est écrit sur ce feuillet ?’ `Ali a répondu : Il s’agit de la Diyya (compensation versée par le tueur à la famille de la victime), de la rançon pour libérer les captifs des mains des ennemis, et de la règle selon laquelle aucun musulman ne doit être tué en représailles pour avoir tué un non-musulman. »
N° 111
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ الْفَضْلُ بْنُ دُكَيْنٍ، قَالَ حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ خُزَاعَةَ، قَتَلُوا رَجُلاً مِنْ بَنِي لَيْثٍ عَامَ فَتْحِ مَكَّةَ بِقَتِيلٍ مِنْهُمْ قَتَلُوهُ، فَأُخْبِرَ بِذَلِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَرَكِبَ رَاحِلَتَهُ، فَخَطَبَ فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ حَبَسَ عَنْ مَكَّةَ الْقَتْلَ ـ أَوِ الْفِيلَ شَكَّ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ ـ وَسَلَّطَ عَلَيْهِمْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْمُؤْمِنِينَ، أَلاَ وَإِنَّهَا لَمْ تَحِلَّ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ بَعْدِي أَلاَ وَإِنَّهَا حَلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، أَلاَ وَإِنَّهَا سَاعَتِي هَذِهِ حَرَامٌ، لاَ يُخْتَلَى شَوْكُهَا، وَلاَ يُعْضَدُ شَجَرُهَا، وَلاَ تُلْتَقَطُ سَاقِطَتُهَا إِلاَّ لِمُنْشِدٍ، فَمَنْ قُتِلَ فَهُوَ بِخَيْرِ النَّظَرَيْنِ إِمَّا أَنْ يُعْقَلَ، وَإِمَّا أَنْ يُقَادَ أَهْلُ الْقَتِيلِ ". فَجَاءَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ فَقَالَ اكْتُبْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ " اكْتُبُوا لأَبِي فُلاَنٍ ". فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ إِلاَّ الإِذْخِرَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَإِنَّا نَجْعَلُهُ فِي بُيُوتِنَا وَقُبُورِنَا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِلاَّ الإِذْخِرَ، إِلاَّ الإِذْخِرَ ". قَالَ أَبُو عَبْدِ اللَّهِ يُقَالُ يُقَادُ بِالْقَافِ. فَقِيلَ لأَبِي عَبْدِ اللَّهِ أَىُّ شَىْءٍ كَتَبَ لَهُ قَالَ كَتَبَ لَهُ هَذِهِ الْخُطْبَةَ.
Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bani Laith pour venger un des leurs. Ils ont informé le Prophète (ﷺ) de cela. Il est alors monté sur sa chamelle et a dit aux gens : « Allah a empêché le meurtre à La Mecque. » (Le sous-narrateur hésite si le Prophète (ﷺ) a dit “éléphant” ou “meurtre”, car les mots arabes se ressemblent beaucoup), mais Il (Allah) a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les infidèles de La Mecque. Attention ! (La Mecque est un sanctuaire.) En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ne le sera à personne après moi. Cela (la guerre) m’a été autorisé seulement quelques heures ce jour-là. Sachez qu’en ce moment, c’est un sanctuaire : il n’est pas permis d’arracher ses buissons épineux, ni ses arbres, ni de ramasser ses objets perdus sauf si c’est pour rechercher le propriétaire (en l’annonçant publiquement). Et si quelqu’un est tué, alors son plus proche parent a le droit de choisir entre le prix du sang (Diyya) ou la vengeance (faire tuer le meurtrier). Pendant ce temps, un homme du Yémen est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Fais écrire cela pour moi. » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de l’écrire pour lui. Puis un homme de Quraish a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir (une herbe odorante), ô Messager d’Allah (ﷺ), car nous l’utilisons dans nos maisons et nos tombes. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir, c’est-à-dire que l’Al-Idhkhir est permis d’être cueilli. »
N° 112
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ حَدَّثَنَا عَمْرٌو، قَالَ أَخْبَرَنِي وَهْبُ بْنُ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَخِيهِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ مَا مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَحَدٌ أَكْثَرَ حَدِيثًا عَنْهُ مِنِّي، إِلاَّ مَا كَانَ مِنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو فَإِنَّهُ كَانَ يَكْتُبُ وَلاَ أَكْتُبُ. تَابَعَهُ مَعْمَرٌ عَنْ هَمَّامٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ.
Rapporté par Abu Huraira : Aucun compagnon du Prophète (ﷺ) n’a rapporté plus de hadiths que moi, sauf `Abdullah bin `Amr (bin Al-`As) qui les écrivait, alors que moi je ne le faisais pas
N° 113
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ لَمَّا اشْتَدَّ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ قَالَ " ائْتُونِي بِكِتَابٍ أَكْتُبُ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ ". قَالَ عُمَرُ إِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم غَلَبَهُ الْوَجَعُ وَعِنْدَنَا كِتَابُ اللَّهِ حَسْبُنَا فَاخْتَلَفُوا وَكَثُرَ اللَّغَطُ. قَالَ " قُومُوا عَنِّي، وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدِي التَّنَازُعُ ". فَخَرَجَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَقُولُ إِنَّ الرَّزِيَّةَ كُلَّ الرَّزِيَّةِ مَا حَالَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ كِتَابِهِ.
Rapporté par 'Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : « Quand la maladie du Prophète (ﷺ) s’est aggravée, il a dit : “Apportez-moi de quoi écrire et je vous écrirai une déclaration après laquelle vous ne vous égarerez pas.” Mais `Umar a dit : “Le Prophète est très malade, et nous avons le Livre d’Allah avec nous, cela nous suffit.” Les compagnons du Prophète (ﷺ) se sont alors disputés et il y a eu du tumulte. Le Prophète (ﷺ) leur a dit : “Allez-vous-en (laissez-moi). Il n’est pas convenable de se disputer devant moi.” Ibn `Abbas est sorti en disant : “C’est vraiment malheureux (une grande perte) que le Messager d’Allah (ﷺ) ait été empêché d’écrire cette déclaration à cause de leur désaccord et de leur bruit.” »
N° 114
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ هِنْدٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، وَعَمْرٍو، وَيَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ هِنْدٍ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قَالَتِ اسْتَيْقَظَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ذَاتَ لَيْلَةٍ فَقَالَ " سُبْحَانَ اللَّهِ مَاذَا أُنْزِلَ اللَّيْلَةَ مِنَ الْفِتَنِ وَمَاذَا فُتِحَ مِنَ الْخَزَائِنِ أَيْقِظُوا صَوَاحِبَاتِ الْحُجَرِ، فَرُبَّ كَاسِيَةٍ فِي الدُّنْيَا عَارِيَةٍ فِي الآخِرَةِ ".
Rapporté par Um Salama : Une nuit, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a dit : « Gloire à Allah ! Que de malheurs sont descendus cette nuit et combien de trésors ont été révélés ! Allez réveiller les femmes qui dorment dans ces maisons (ses épouses) pour la prière. Une âme bien habillée dans ce monde pourrait être nue dans l’au-delà. »
N° 115
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ خَالِدٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمٍ، وَأَبِي، بَكْرِ بْنِ سُلَيْمَانَ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، قَالَ صَلَّى بِنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْعِشَاءَ فِي آخِرِ حَيَاتِهِ، فَلَمَّا سَلَّمَ قَامَ فَقَالَ " أَرَأَيْتَكُمْ لَيْلَتَكُمْ هَذِهِ، فَإِنَّ رَأْسَ مِائَةِ سَنَةٍ مِنْهَا لاَ يَبْقَى مِمَّنْ هُوَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَحَدٌ ".
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Un jour, le Prophète (ﷺ) nous a dirigés dans la prière du `Isha’ pendant les derniers jours de sa vie. Après avoir terminé la prière (par le Taslim), il a dit : « Savez-vous quelle est l’importance de cette nuit ? Personne présent sur la surface de la terre ce soir ne sera encore vivant dans cent ans à partir de cette nuit. »
N° 116
حَدَّثَنَا آدَمُ، قَالَ حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ حَدَّثَنَا الْحَكَمُ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ بِتُّ فِي بَيْتِ خَالَتِي مَيْمُونَةَ بِنْتِ الْحَارِثِ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَهَا فِي لَيْلَتِهَا، فَصَلَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْعِشَاءَ، ثُمَّ جَاءَ إِلَى مَنْزِلِهِ، فَصَلَّى أَرْبَعَ رَكَعَاتٍ، ثُمَّ نَامَ، ثُمَّ قَامَ، ثُمَّ قَالَ " نَامَ الْغُلَيِّمُ ". أَوْ كَلِمَةً تُشْبِهُهَا، ثُمَّ قَامَ فَقُمْتُ عَنْ يَسَارِهِ، فَجَعَلَنِي عَنْ يَمِينِهِ، فَصَلَّى خَمْسَ رَكَعَاتٍ ثُمَّ صَلَّى رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ نَامَ حَتَّى سَمِعْتُ غَطِيطَهُ ـ أَوْ خَطِيطَهُ ـ ثُمَّ خَرَجَ إِلَى الصَّلاَةِ.
Rapporté par Ibn `Abbas : J’ai passé la nuit chez ma tante Maimuna bint Al-Harith (l’épouse du Prophète (ﷺ)) alors que le Prophète (ﷺ) était avec elle lors de sa nuit de garde. Le Prophète (ﷺ) a fait la prière du `Isha’ (à la mosquée), puis il est rentré chez lui, a prié quatre rak`at, puis s’est endormi. Plus tard, il s’est levé dans la nuit et a demandé si le garçon (ou un mot similaire) avait dormi. Ensuite, il s’est levé pour prier et je me suis mis à sa gauche, mais il m’a placé à sa droite et a prié cinq rak`at, puis deux autres. Ensuite, il s’est endormi et je l’ai entendu ronfler, puis il est parti pour la prière du Fajr
N° 117
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ إِنَّ النَّاسَ يَقُولُونَ أَكْثَرَ أَبُو هُرَيْرَةَ، وَلَوْلاَ آيَتَانِ فِي كِتَابِ اللَّهِ مَا حَدَّثْتُ حَدِيثًا، ثُمَّ يَتْلُو {إِنَّ الَّذِينَ يَكْتُمُونَ مَا أَنْزَلْنَا مِنَ الْبَيِّنَاتِ} إِلَى قَوْلِهِ {الرَّحِيمُ} إِنَّ إِخْوَانَنَا مِنَ الْمُهَاجِرِينَ كَانَ يَشْغَلُهُمُ الصَّفْقُ بِالأَسْوَاقِ، وِإِنَّ إِخْوَانَنَا مِنَ الأَنْصَارِ كَانَ يَشْغَلُهُمُ الْعَمَلُ فِي أَمْوَالِهِمْ، وَإِنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ كَانَ يَلْزَمُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِشِبَعِ بَطْنِهِ وَيَحْضُرُ مَا لاَ يَحْضُرُونَ، وَيَحْفَظُ مَا لاَ يَحْفَظُونَ.
Rapporté par Abu Huraira : Les gens disent que j’ai rapporté beaucoup de hadiths (du Prophète). Si ce n’était pour deux versets du Coran, je n’aurais rien rapporté du tout, et ces versets sont : « En vérité, ceux qui cachent les signes clairs et la guidance que Nous avons révélés… (jusqu’à) Le plus Miséricordieux. » (2:159-160). Nos frères Mouhajirines étaient occupés au marché avec leurs affaires, et nos frères Ansar avec leurs terres (agriculture). Mais moi (Abu Huraira), je restais avec le Messager d’Allah (ﷺ), me contentant de quoi remplir mon estomac, j’assistais à ce à quoi ils n’assistaient pas et je retenais ce qu’ils ne retenaient pas
N° 118