Sahih Muslim
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، أَخْبَرَنَا هُشَيْمٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ، كَثِيرِ بْنِ أَفْلَحَ عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ الأَنْصَارِيِّ، وَكَانَ، جَلِيسًا لأَبِي قَتَادَةَ قَالَ قَالَ أَبُو قَتَادَةَ . وَاقْتَصَّ الْحَدِيثَ .
Rapporté par Abu Muhammad al-Ansari, qui était un proche compagnon d’Abu Qatada رضي الله عنه : Il a rapporté le hadith qui suit
N° 4566
وَحَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ، قَالَ . وَسَاقَ الْحَدِيثَ .
Rapporté par Abu Muhammad, l’affranchi d’Abu Qatada رضي الله عنه, d’après Abu Qatada : Il a rapporté le hadith
N° 4567
وَحَدَّثَنَا أَبُو الطَّاهِرِ، وَحَرْمَلَةُ، - وَاللَّفْظُ لَهُ - أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، قَالَ سَمِعْتُ مَالِكَ بْنَ أَنَسٍ، يَقُولُ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرِ بْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ حُنَيْنٍ فَلَمَّا الْتَقَيْنَا كَانَتْ لِلْمُسْلِمِينَ جَوْلَةٌ . قَالَ فَرَأَيْتُ رَجُلاً مِنَ الْمُشْرِكِينَ قَدْ عَلاَ رَجُلاً مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَاسْتَدَرْتُ إِلَيْهِ حَتَّى أَتَيْتُهُ مِنْ وَرَائِهِ فَضَرَبْتُهُ عَلَى حَبْلِ عَاتِقِهِ وَأَقْبَلَ عَلَىَّ فَضَمَّنِي ضَمَّةً وَجَدْتُ مِنْهَا رِيحَ الْمَوْتِ ثُمَّ أَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَأَرْسَلَنِي فَلَحِقْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ فَقَالَ مَا لِلنَّاسِ فَقُلْتُ أَمْرُ اللَّهِ . ثُمَّ إِنَّ النَّاسَ رَجَعُوا وَجَلَسَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَقَالَ " مَنْ قَتَلَ قَتِيلاً لَهُ عَلَيْهِ بَيِّنَةٌ فَلَهُ سَلَبُهُ " . قَالَ فَقُمْتُ فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ ثُمَّ قَالَ مِثْلَ ذَلِكَ فَقَالَ فَقُمْتُ فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ ثُمَّ قَالَ ذَلِكَ الثَّالِثَةَ فَقُمْتُ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا لَكَ يَا أَبَا قَتَادَةَ " . فَقَصَصْتُ عَلَيْهِ الْقِصَّةَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ صَدَقَ يَا رَسُولَ اللَّهِ سَلَبُ ذَلِكَ الْقَتِيلِ عِنْدِي فَأَرْضِهِ مِنْ حَقِّهِ . وَقَالَ أَبُو بَكْرٍ الصِّدِّيقُ لاَهَا اللَّهِ إِذًا لاَ يَعْمِدُ إِلَى أَسَدٍ مِنْ أُسُدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَعَنْ رَسُولِهِ فَيُعْطِيكَ سَلَبَهُ . فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ فَأَعْطِهِ إِيَّاهُ " . فَأَعْطَانِي قَالَ فَبِعْتُ الدِّرْعَ فَابْتَعْتُ بِهِ مَخْرَفًا فِي بَنِي سَلِمَةَ فَإِنَّهُ لأَوَّلُ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ فِي الإِسْلاَمِ . وَفِي حَدِيثِ اللَّيْثِ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَلاَّ لاَ يُعْطِيهِ أُضَيْبِعَ مِنْ قُرَيْشٍ وَيَدَعُ أَسَدًا مِنْ أُسُدِ اللَّهِ . وَفِي حَدِيثِ اللَّيْثِ لأَوَّلُ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ .
Rapporté par Abu Qatada رضي الله عنه : Nous avons accompagné le Messager d’Allah ﷺ lors d’une expédition l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons rencontré l’ennemi, certains musulmans ont pris la fuite par peur. J’ai vu un polythéiste qui dominait un musulman. Je me suis retourné et je l’ai attaqué par derrière, le frappant entre le cou et l’épaule. Il s’est retourné vers moi et s’est battu avec moi si violemment que j’ai cru voir la mort de près. Puis il est mort et m’a laissé en vie. J’ai rejoint Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه qui disait : « Qu’arrive-t-il aux gens, pourquoi reculent-ils ? » J’ai répondu : « C’est le décret d’Allah. » Ensuite, les gens sont revenus. (La bataille s’est terminée par la victoire des musulmans.) Le Messager d’Allah ﷺ s’est alors assis pour distribuer le butin. Il a dit : « Celui qui a tué un ennemi et peut le prouver recevra ses biens. » Je me suis levé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » Puis je me suis assis. Le Prophète ﷺ a répété la même chose. Je me suis relevé et j’ai dit : « Qui témoignera pour moi ? » Il a répété la même chose une troisième fois, et je me suis encore levé. Le Messager d’Allah ﷺ a alors dit : « Qu’as-tu, ô Abu Qatada ? » J’ai alors raconté toute l’histoire. À ce moment, quelqu’un a dit : « Il a dit la vérité, Messager d’Allah ! Les biens de l’ennemi qu’il a tué sont avec moi. Demande-lui de me céder son droit. » Abu Bakr رضي الله عنه a protesté : « Par Allah, cela n’arrivera pas ! Le Messager d’Allah ﷺ ne voudra pas priver un des lions d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager de sa part du butin. » Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Il a dit la vérité, donne-lui donc les biens. » On me les a donc donnés. J’ai vendu l’armure (qui faisait partie de ma part du butin) et j’ai acheté avec le produit de la vente un jardin dans le quartier de Banu Salama. Ce fut le premier bien que j’ai acquis après avoir embrassé l’islam. Dans une version rapportée par Laith, Abu Bakr a dit : « Non, jamais ! Il ne les donnera pas à un renard des Quraysh en laissant de côté un lion parmi les lions d’Allah... » Et le hadith se termine par : « Le premier bien que j’ai acquis. »
N° 4568
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى التَّمِيمِيُّ، أَخْبَرَنَا يُوسُفُ بْنُ الْمَاجِشُونِ، عَنْ صَالِحِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ قَالَ بَيْنَا أَنَا وَاقِفٌ، فِي الصَّفِّ يَوْمَ بَدْرٍ نَظَرْتُ عَنْ يَمِينِي، وَشِمَالِي، فَإِذَا أَنَا بَيْنَ، غُلاَمَيْنِ مِنَ الأَنْصَارِ حَدِيثَةٍ أَسْنَانُهُمَا تَمَنَّيْتُ لَوْ كُنْتُ بَيْنَ أَضْلَعَ مِنْهُمَا فَغَمَزَنِي أَحَدُهُمَا . فَقَالَ يَا عَمِّ هَلْ تَعْرِفُ أَبَا جَهْلٍ قَالَ قُلْتُ نَعَمْ وَمَا حَاجَتُكَ إِلَيْهِ يَا ابْنَ أَخِي قَالَ أُخْبِرْتُ أَنَّهُ يَسُبُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَئِنْ رَأَيْتُهُ لاَ يُفَارِقُ سَوَادِي سَوَادَهُ حَتَّى يَمُوتَ الأَعْجَلُ مِنَّا . قَالَ فَتَعَجَّبْتُ لِذَلِكَ فَغَمَزَنِي الآخَرُ فَقَالَ مِثْلَهَا - قَالَ - فَلَمْ أَنْشَبْ أَنْ نَظَرْتُ إِلَى أَبِي جَهْلٍ يَزُولُ فِي النَّاسِ فَقُلْتُ أَلاَ تَرَيَانِ هَذَا صَاحِبُكُمَا الَّذِي تَسْأَلاَنِ عَنْهُ قَالَ فَابْتَدَرَاهُ فَضَرَبَاهُ بِسَيْفَيْهِمَا حَتَّى قَتَلاَهُ ثُمَّ انْصَرَفَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرَاهُ . فَقَالَ " أَيُّكُمَا قَتَلَهُ " . فَقَالَ كُلُّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا أَنَا قَتَلْتُ . فَقَالَ " هَلْ مَسَحْتُمَا سَيْفَيْكُمَا " . قَالاَ لاَ . فَنَظَرَ فِي السَّيْفَيْنِ فَقَالَ " كِلاَكُمَا قَتَلَهُ " . وَقَضَى بِسَلَبِهِ لِمُعَاذِ بْنِ عَمْرِو بْنِ الْجَمُوحِ وَالرَّجُلاَنِ مُعَاذُ بْنُ عَمْرِو بْنِ الْجَمُوحِ وَمُعَاذُ ابْنُ عَفْرَاءَ .
Rapporté par Abd al-Rahman ibn Awf رضي الله عنه : Alors que je me tenais en rang lors de la bataille de Badr, j’ai regardé à ma droite et à ma gauche, et je me suis retrouvé entre deux jeunes garçons des Ansar. J’aurais préféré être entre des hommes plus forts. L’un d’eux m’a fait signe et m’a dit : « Mon oncle, connais-tu Abu Jahl ? » J’ai répondu : « Oui. Que veux-tu faire de lui, mon neveu ? » Il a dit : « On m’a dit qu’il insulte le Messager d’Allah ﷺ. Par Allah, si je le vois, je l’affronterai et je ne le lâcherai pas avant que l’un de nous deux ne meure. » J’ai été étonné. Puis l’autre garçon m’a dit la même chose. Peu après, j’ai vu Abu Jahl qui se déplaçait parmi les hommes. J’ai dit aux deux garçons : « Le voilà, c’est l’homme que vous cherchez. » Dès qu’ils l’ont vu, ils se sont précipités sur lui et l’ont frappé de leurs épées jusqu’à ce qu’il soit tué. Ensuite, ils sont revenus voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Il a demandé : « Lequel de vous l’a tué ? » Chacun a répondu : « C’est moi qui l’ai tué. » Il a demandé : « Avez-vous essuyé vos épées ? » Ils ont répondu : « Non. » Il a examiné leurs épées et a dit : « Vous l’avez tous les deux tué. » Puis il a remis les biens d’Abu Jahl à Mu’adh ibn Amr ibn al-Jamuh. Les deux garçons étaient Mu’adh ibn Amr ibn Jawth et Mu’adh ibn Afra
N° 4569
وَحَدَّثَنِي أَبُو الطَّاهِرِ، أَحْمَدُ بْنُ عَمْرِو بْنِ سَرْحٍ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي مُعَاوِيَةُ بْنُ صَالِحٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ قَتَلَ رَجُلٌ مِنْ حِمْيَرَ رَجُلاً مِنَ الْعَدُوِّ فَأَرَادَ سَلَبَهُ فَمَنَعَهُ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ وَكَانَ وَالِيًا عَلَيْهِمْ فَأَتَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَوْفُ بْنُ مَالِكٍ فَأَخْبَرَهُ فَقَالَ لِخَالِدٍ " مَا مَنَعَكَ أَنْ تُعْطِيَهُ سَلَبَهُ " . قَالَ اسْتَكْثَرْتُهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ . قَالَ " ادْفَعْهُ إِلَيْهِ " . فَمَرَّ خَالِدٌ بِعَوْفٍ فَجَرَّ بِرِدَائِهِ ثُمَّ قَالَ هَلْ أَنْجَزْتُ لَكَ مَا ذَكَرْتُ لَكَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَمِعَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاسْتُغْضِبَ فَقَالَ " لاَ تُعْطِهِ يَا خَالِدُ لاَ تُعْطِهِ يَا خَالِدُ هَلْ أَنْتُمْ تَارِكُونَ لِي أُمَرَائِي إِنَّمَا مَثَلُكُمْ وَمَثَلُهُمْ كَمَثَلِ رَجُلٍ اسْتُرْعِيَ إِبِلاً أَوْ غَنَمًا فَرَعَاهَا ثُمَّ تَحَيَّنَ سَقْيَهَا فَأَوْرَدَهَا حَوْضًا فَشَرَعَتْ فِيهِ فَشَرِبَتْ صَفْوَهُ وَتَرَكَتْ كَدَرَهُ فَصَفْوُهُ لَكُمْ وَكَدَرُهُ عَلَيْهِمْ " .
Rapporté par Auf ibn Malik رضي الله عنه : Un homme de la tribu Himyar a tué un ennemi et voulait prendre le butin. Khalid ibn Walid, qui était leur chef, l’en a empêché. Auf ibn Malik (le rapporteur) est allé voir le Messager d’Allah ﷺ pour l’en informer. Celui-ci a demandé à Khalid : « Pourquoi ne lui as-tu pas donné le butin ? » Khalid a répondu : « J’ai trouvé que c’était trop. » Le Prophète ﷺ a dit : « Remets-lui le butin. » Quand Khalid a voulu le faire, Auf l’a tiré par son manteau et lui a dit (en plaisantant) : « N’est-ce pas ce que je t’avais rapporté du Messager d’Allah ﷺ ? » Quand le Messager d’Allah ﷺ a entendu cela, il s’est fâché et a dit : « Khalid, ne lui donne pas, Khalid, ne lui donne pas. Allez-vous abandonner les chefs que j’ai nommés ? Votre situation et la leur ressemble à celle d’un homme qui emmène des chameaux et des moutons paître. Il les fait paître et, quand vient l’heure de boire, il les conduit à un bassin. Ils boivent l’eau claire et laissent l’eau trouble au fond. Ainsi, l’eau claire (c’est-à-dire la meilleure récompense) est pour vous, et l’eau trouble (c’est-à-dire le blâme) est pour eux. »
N° 4570
وَحَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا الْوَلِيدُ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا صَفْوَانُ بْنُ عَمْرٍو، عَنْ عَبْدِ، الرَّحْمَنِ بْنِ جُبَيْرِ بْنِ نُفَيْرٍ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَوْفِ بْنِ مَالِكٍ الأَشْجَعِيِّ، قَالَ خَرَجْتُ مَعَ مَنْ خَرَجَ مَعَ زَيْدِ بْنِ حَارِثَةَ فِي غَزْوَةِ مُؤْتَةَ وَرَافَقَنِي مَدَدِيٌّ مِنَ الْيَمَنِ . وَسَاقَ الْحَدِيثَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم . بِنَحْوِهِ غَيْرَ أَنَّهُ قَالَ فِي الْحَدِيثِ قَالَ عَوْفٌ فَقُلْتُ يَا خَالِدُ أَمَا عَلِمْتَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَضَى بِالسَّلَبِ لِلْقَاتِلِ قَالَ بَلَى وَلَكِنِّي اسْتَكْثَرْتُهُ .
Rapporté par Auf ibn Malik al-Ashja’i رضي الله عنه : J’ai participé à l’expédition dirigée par Zayd ibn Haritha vers Muta, et j’ai reçu du renfort du Yémen. (Après cette introduction), le rapporteur a raconté la tradition précédente, sauf qu’ici Auf a dit à Khalid : « Khalid, ne savais-tu pas que le Messager d’Allah ﷺ avait décidé de donner le butin à celui qui avait tué l’ennemi ? » Khalid a répondu : « Oui, mais j’ai trouvé que c’était trop. »
N° 4571
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ يُونُسَ الْحَنَفِيُّ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنِي أَبِي سَلَمَةُ بْنُ الأَكْوَعِ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَوَازِنَ فَبَيْنَا نَحْنُ نَتَضَحَّى مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَ رَجُلٌ عَلَى جَمَلٍ أَحْمَرَ فَأَنَاخَهُ ثُمَّ انْتَزَعَ طَلَقًا مِنْ حَقَبِهِ فَقَيَّدَ بِهِ الْجَمَلَ ثُمَّ تَقَدَّمَ يَتَغَدَّى مَعَ الْقَوْمِ وَجَعَلَ يَنْظُرُ وَفِينَا ضَعْفَةٌ وَرِقَّةٌ فِي الظَّهْرِ وَبَعْضُنَا مُشَاةٌ إِذْ خَرَجَ يَشْتَدُّ فَأَتَى جَمَلَهُ فَأَطْلَقَ قَيْدَهُ ثُمَّ أَنَاخَهُ وَقَعَدَ عَلَيْهِ فَأَثَارَهُ فَاشْتَدَّ بِهِ الْجَمَلُ فَاتَّبَعَهُ رَجُلٌ عَلَى نَاقَةٍ وَرْقَاءَ . قَالَ سَلَمَةُ وَخَرَجْتُ أَشْتَدُّ فَكُنْتُ عِنْدَ وَرِكِ النَّاقَةِ . ثُمَّ تَقَدَّمْتُ حَتَّى كُنْتُ عِنْدَ وَرِكِ الْجَمَلِ ثُمَّ تَقَدَّمْتُ حَتَّى أَخَذْتُ بِخِطَامِ الْجَمَلِ فَأَنَخْتُهُ فَلَمَّا وَضَعَ رُكْبَتَهُ فِي الأَرْضِ اخْتَرَطْتُ سَيْفِي فَضَرَبْتُ رَأْسَ الرَّجُلِ فَنَدَرَ ثُمَّ جِئْتُ بِالْجَمَلِ أَقُودُهُ عَلَيْهِ رَحْلُهُ وَسِلاَحُهُ فَاسْتَقْبَلَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسُ مَعَهُ فَقَالَ " مَنْ قَتَلَ الرَّجُلَ " . قَالُوا ابْنُ الأَكْوَعِ . قَالَ " لَهُ سَلَبُهُ أَجْمَعُ " .
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons combattu à la bataille de Hawazin avec le Messager d’Allah ﷺ. Un jour, alors que nous prenions le petit-déjeuner avec lui, un homme est arrivé sur un chameau rouge. Il l’a fait agenouiller, a détaché une lanière de cuir de sa selle et a attaché le chameau. Puis il a commencé à manger avec nous tout en observant autour de lui. Nous étions pauvres, certains d’entre nous n’avaient même pas de monture. Soudain, il est parti précipitamment, a détaché son chameau, l’a fait agenouiller, est monté dessus et s’est enfui. Un homme sur un chameau brun l’a poursuivi (le prenant pour un espion). Salama (le rapporteur) a dit : J’ai couru à pied derrière lui jusqu’à ce que j’arrive près de la cuisse du chameau, puis près de la hanche, puis j’ai attrapé la corde du chameau, je l’ai fait agenouiller et, dès qu’il a posé le genou au sol, j’ai tiré mon épée et frappé la tête du cavalier, qui est tombé. J’ai ramené le chameau avec ses bagages et ses armes. Le Messager d’Allah ﷺ est venu à ma rencontre avec les gens. Il a demandé : « Qui a tué cet homme ? » Les gens ont répondu : « Ibn Akwa’. » Il a dit : « Tout ce qu’il possédait revient à Ibn Akwa’. »
N° 4572
حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا عِكْرِمَةُ بْنُ عَمَّارٍ، حَدَّثَنِي إِيَاسُ بْنُ سَلَمَةَ، حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، غَزَوْنَا فَزَارَةَ وَعَلَيْنَا أَبُو بَكْرٍ أَمَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْنَا فَلَمَّا كَانَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ الْمَاءِ سَاعَةٌ أَمَرَنَا أَبُو بَكْرٍ فَعَرَّسْنَا ثُمَّ شَنَّ الْغَارَةَ فَوَرَدَ الْمَاءَ فَقَتَلَ مَنْ قَتَلَ عَلَيْهِ وَسَبَى وَأَنْظُرُ إِلَى عُنُقٍ مِنَ النَّاسِ فِيهِمُ الذَّرَارِيُّ فَخَشِيتُ أَنْ يَسْبِقُونِي إِلَى الْجَبَلِ فَرَمَيْتُ بِسَهْمٍ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ الْجَبَلِ فَلَمَّا رَأَوُا السَّهْمَ وَقَفُوا فَجِئْتُ بِهِمْ أَسُوقُهُمْ وَفِيهِمُ امْرَأَةٌ مِنْ بَنِي فَزَارَةَ عَلَيْهَا قِشْعٌ مِنْ أَدَمٍ - قَالَ الْقِشْعُ النِّطَعُ - مَعَهَا ابْنَةٌ لَهَا مِنْ أَحْسَنِ الْعَرَبِ فَسُقْتُهُمْ حَتَّى أَتَيْتُ بِهِمْ أَبَا بَكْرٍ فَنَفَّلَنِي أَبُو بَكْرٍ ابْنَتَهَا فَقَدِمْنَا الْمَدِينَةَ وَمَا كَشَفْتُ لَهَا ثَوْبًا فَلَقِيَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي السُّوقِ فَقَالَ " يَا سَلَمَةُ هَبْ لِي الْمَرْأَةَ " . فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ لَقَدْ أَعْجَبَتْنِي وَمَا كَشَفْتُ لَهَا ثَوْبًا ثُمَّ لَقِيَنِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْغَدِ فِي السُّوقِ فَقَالَ لِي " يَا سَلَمَةُ هَبْ لِي الْمَرْأَةَ لِلَّهِ أَبُوكَ " . فَقُلْتُ هِيَ لَكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَوَاللَّهِ مَا كَشَفْتُ لَهَا ثَوْبًا فَبَعَثَ بِهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى أَهْلِ مَكَّةَ فَفَدَى بِهَا نَاسًا مِنَ الْمُسْلِمِينَ كَانُوا أُسِرُوا بِمَكَّةَ .
Rapporté par Salama ibn al-Akwa’ رضي الله عنه : Nous avons combattu contre les Fazara, et Abu Bakr رضي الله عنه était notre chef, nommé par le Messager d’Allah ﷺ. Quand nous étions à une heure du point d’eau de l’ennemi, Abu Bakr nous a ordonné d’attaquer. Nous nous sommes arrêtés à la fin de la nuit pour nous reposer, puis nous avons attaqué de tous côtés et atteint leur point d’eau où la bataille a eu lieu. Certains ennemis ont été tués, d’autres faits prisonniers. J’ai vu un groupe de femmes et d’enfants. J’ai eu peur qu’ils n’atteignent la montagne avant moi, alors j’ai tiré une flèche entre eux et la montagne. Quand ils ont vu la flèche, ils se sont arrêtés. Je les ai ramenés. Parmi eux, il y avait une femme de Banu Fazara, portant un manteau de cuir, avec sa fille, l’une des plus belles filles d’Arabie. Je les ai conduites jusqu’à Abu Bakr, qui m’a donné cette fille comme prix. Nous sommes arrivés à Médine. Je ne l’avais pas encore touchée quand le Messager d’Allah ﷺ m’a rencontré dans la rue et m’a dit : « Donne-moi cette fille, ô Salama. » J’ai répondu : « Messager d’Allah, elle m’a charmé, je ne l’ai pas encore touchée. » Le lendemain, il m’a encore rencontré et a dit : « Ô Salama, donne-moi cette fille, qu’Allah bénisse ton père. » J’ai dit : « Elle est à toi, Messager d’Allah ! Par Allah, je ne l’ai pas encore touchée. » Le Messager d’Allah ﷺ l’a envoyée aux gens de La Mecque, la donnant en échange de plusieurs musulmans prisonniers à La Mecque
N° 4573
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ حَنْبَلٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، قَالاَ حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، قَالَ هَذَا مَا حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ، عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرَ أَحَادِيثَ مِنْهَا وَقَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَيُّمَا قَرْيَةٍ أَتَيْتُمُوهَا وَأَقَمْتُمْ فِيهَا فَسَهْمُكُمْ فِيهَا وَأَيُّمَا قَرْيَةٍ عَصَتِ اللَّهَ وَرَسُولَهُ فَإِنَّ خُمُسَهَا لِلَّهِ وَلِرَسُولِهِ ثُمَّ هِيَ لَكُمْ " .
Rapporté par Abu Huraira رضي الله عنه : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Si vous arrivez dans une ville qui s’est rendue sans combat et que vous y séjournez, vous aurez une part (qui sera donnée sous forme de récompense) dans les biens obtenus. Si une ville désobéit à Allah et à Son Messager (et combat réellement les musulmans), un cinquième du butin pris là-bas est pour Allah et Son Messager, et le reste est pour vous. »
N° 4574
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، وَمُحَمَّدُ بْنُ عَبَّادٍ، وَأَبُو بَكْرِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ وَإِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ - وَاللَّفْظُ لاِبْنِ أَبِي شَيْبَةَ - قَالَ إِسْحَاقُ أَخْبَرَنَا وَقَالَ الآخَرُونَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَوْسٍ، عَنْ عُمَرَ، قَالَ كَانَتْ أَمْوَالُ بَنِي النَّضِيرِ مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِمَّا لَمْ يُوجِفْ عَلَيْهِ الْمُسْلِمُونَ بِخَيْلٍ وَلاَ رِكَابٍ فَكَانَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم خَاصَّةً فَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ نَفَقَةَ سَنَةٍ وَمَا بَقِيَ يَجْعَلُهُ فِي الْكُرَاعِ وَالسِّلاَحِ عُدَّةً فِي سَبِيلِ اللَّهِ .
Rapporté par Omar رضي الله عنه : Les biens abandonnés par Banu Nadir étaient ceux qu’Allah a accordés à Son Messager ﷺ sans qu’aucune expédition ne soit menée, ni à cheval ni à dos de chameau. Ces biens étaient réservés spécialement au Prophète ﷺ. Il couvrait les dépenses annuelles de sa famille avec leurs revenus, et ce qui restait servait à acheter des chevaux et des armes pour la préparation au jihad
N° 4575
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ بْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، بِهَذَا الإِسْنَادِ .
Ce hadith a été rapporté par sa chaîne
N° 4576
وَحَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ أَسْمَاءَ الضُّبَعِيُّ، حَدَّثَنَا جُوَيْرِيَةُ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَنَّ مَالِكَ بْنَ أَوْسٍ، حَدَّثَهُ قَالَ أَرْسَلَ إِلَىَّ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَجِئْتُهُ حِينَ تَعَالَى النَّهَارُ - قَالَ - فَوَجَدْتُهُ فِي بَيْتِهِ جَالِسًا عَلَى سَرِيرٍ مُفْضِيًا إِلَى رِمَالِهِ مُتَّكِئًا عَلَى وِسَادَةٍ مِنْ أَدَمٍ . فَقَالَ لِي يَا مَالُ إِنَّهُ قَدْ دَفَّ أَهْلُ أَبْيَاتٍ مِنْ قَوْمِكَ وَقَدْ أَمَرْتُ فِيهِمْ بِرَضْخٍ فَخُذْهُ فَاقْسِمْهُ بَيْنَهُمْ - قَالَ - قُلْتُ لَوْ أَمَرْتَ بِهَذَا غَيْرِي قَالَ خُذْهُ يَا مَالُ . قَالَ فَجَاءَ يَرْفَا فَقَالَ هَلْ لَكَ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ فِي عُثْمَانَ وَعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ وَالزُّبَيْرِ وَسَعْدٍ فَقَالَ عُمَرُ نَعَمْ . فَأَذِنَ لَهُمْ فَدَخَلُوا ثُمَّ جَاءَ . فَقَالَ هَلْ لَكَ فِي عَبَّاسٍ وَعَلِيٍّ قَالَ نَعَمْ . فَأَذِنَ لَهُمَا فَقَالَ عَبَّاسٌ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ اقْضِ بَيْنِي وَبَيْنَ هَذَا الْكَاذِبِ الآثِمِ الْغَادِرِ الْخَائِنِ . فَقَالَ الْقَوْمُ أَجَلْ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ فَاقْضِ بَيْنَهُمْ وَأَرِحْهُمْ . فَقَالَ مَالِكُ بْنُ أَوْسٍ يُخَيَّلُ إِلَىَّ أَنَّهُمْ قَدْ كَانُوا قَدَّمُوهُمْ لِذَلِكَ - فَقَالَ عُمَرُ اتَّئِدَا أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ أَتَعْلَمُونَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ " . قَالُوا نَعَمْ . ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَى الْعَبَّاسِ وَعَلِيٍّ فَقَالَ أَنْشُدُكُمَا بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ أَتَعْلَمَانِ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَاهُ صَدَقَةٌ " . قَالاَ نَعَمْ . فَقَالَ عُمَرُ إِنَّ اللَّهَ جَلَّ وَعَزَّ كَانَ خَصَّ رَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم بِخَاصَّةٍ لَمْ يُخَصِّصْ بِهَا أَحَدًا غَيْرَهُ قَالَ { مَا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ مِنْ أَهْلِ الْقُرَى فَلِلَّهِ وَلِلرَّسُولِ} مَا أَدْرِي هَلْ قَرَأَ الآيَةَ الَّتِي قَبْلَهَا أَمْ لاَ . قَالَ فَقَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَيْنَكُمْ أَمْوَالَ بَنِي النَّضِيرِ فَوَاللَّهِ مَا اسْتَأْثَرَ عَلَيْكُمْ وَلاَ أَخَذَهَا دُونَكُمْ حَتَّى بَقِيَ هَذَا الْمَالُ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَأْخُذُ مِنْهُ نَفَقَةَ سَنَةٍ ثُمَّ يَجْعَلُ مَا بَقِيَ أُسْوَةَ الْمَالِ . ثُمَّ قَالَ أَنْشُدُكُمْ بِاللَّهِ الَّذِي بِإِذْنِهِ تَقُومُ السَّمَاءُ وَالأَرْضُ أَتَعْلَمُونَ ذَلِكَ قَالُوا نَعَمْ . ثُمَّ نَشَدَ عَبَّاسًا وَعَلِيًّا بِمِثْلِ مَا نَشَدَ بِهِ الْقَوْمَ أَتَعْلَمَانِ ذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ . قَالَ فَلَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ أَبُو بَكْرٍ أَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجِئْتُمَا تَطْلُبُ مِيرَاثَكَ مِنَ ابْنِ أَخِيكَ وَيَطْلُبُ هَذَا مِيرَاثَ امْرَأَتِهِ مِنْ أَبِيهَا فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ " . فَرَأَيْتُمَاهُ كَاذِبًا آثِمًا غَادِرًا خَائِنًا وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنَّهُ لَصَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ ثُمَّ تُوُفِّيَ أَبُو بَكْرٍ وَأَنَا وَلِيُّ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَوَلِيُّ أَبِي بَكْرٍ فَرَأَيْتُمَانِي كَاذِبًا آثِمًا غَادِرًا خَائِنًا وَاللَّهُ يَعْلَمُ إِنِّي لَصَادِقٌ بَارٌّ رَاشِدٌ تَابِعٌ لِلْحَقِّ فَوَلِيتُهَا ثُمَّ جِئْتَنِي أَنْتَ وَهَذَا وَأَنْتُمَا جَمِيعٌ وَأَمْرُكُمَا وَاحِدٌ فَقُلْتُمَا ادْفَعْهَا إِلَيْنَا فَقُلْتُ إِنْ شِئْتُمْ دَفَعْتُهَا إِلَيْكُمَا عَلَى أَنَّ عَلَيْكُمَا عَهْدَ اللَّهِ أَنْ تَعْمَلاَ فِيهَا بِالَّذِي كَانَ يَعْمَلُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخَذْتُمَاهَا بِذَلِكَ قَالَ أَكَذَلِكَ قَالاَ نَعَمْ . قَالَ ثُمَّ جِئْتُمَانِي لأَقْضِيَ بَيْنَكُمَا وَلاَ وَاللَّهِ لاَ أَقْضِي بَيْنَكُمَا بِغَيْرِ ذَلِكَ حَتَّى تَقُومَ السَّاعَةُ فَإِنْ عَجَزْتُمَا عَنْهَا فَرُدَّاهَا إِلَىَّ .
Rapporté par Zuhri, qui a reçu ce récit de Malik ibn Aus رضي الله عنه : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et je suis venu chez lui dans la journée. Je l’ai trouvé assis sur son lit sans matelas, appuyé sur un coussin en cuir. Il m’a dit : « Malik, des gens de ta tribu sont venus me demander de l’aide. J’ai ordonné qu’on leur donne un peu d’argent. Prends-le et distribue-le-leur. » J’ai dit : « J’aurais préféré que tu demandes à quelqu’un d’autre de le faire. » Il a dit : « Malik, prends-le et fais ce que je t’ai dit. » À ce moment, son serviteur Yarfa’ est entré et a dit : « Commandeur des croyants, que dis-tu d’Othman, Abd al-Rahman ibn Awf, Zubair et Sa’d (qui demandent à te voir) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Puis Yarfa’ est revenu et a dit : « Et Ali et Abbas (qui sont à la porte) ? » Il a répondu : « Oui, fais-les entrer. » Abbas a dit : « Commandeur des croyants, tranche entre moi et ce pécheur, traître et menteur. » Les autres ont aussi dit : « Oui, Commandeur des croyants, tranche et aie pitié d’eux. » Malik ibn Aus a pensé qu’ils avaient été envoyés pour cela. Omar a dit : « Attendez et soyez patients. Je vous adjure par Allah, par qui le ciel et la terre existent, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il s’est tourné vers Abbas et Ali et a dit : « Je vous adjure par Allah, ne savez-vous pas que le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? » Ils ont répondu : « Oui. » Omar a dit : « Allah, le Glorieux et l’Exalté, a accordé à Son Messager ﷺ une faveur qu’Il n’a donnée à personne d’autre. » Il a cité le verset : « Ce qu’Allah a accordé à Son Messager des biens des habitants des villes est pour Allah et Son Messager. » Le rapporteur ne sait pas s’il a récité le verset précédent. Omar a continué : « Le Messager d’Allah ﷺ vous a distribué les biens abandonnés par Banu Nadir. Par Allah, il ne s’est jamais préféré à vous, ni n’a rien gardé pour lui seul. Après cette distribution équitable, il restait des biens. Le Messager d’Allah ﷺ couvrait ses dépenses annuelles avec leurs revenus, et ce qui restait était déposé au Trésor public. » Il a continué : « Je vous adjure par Allah, savez-vous cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Puis il a adjuré Abbas et Ali de la même façon et leur a demandé : « Le savez-vous aussi ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, Abu Bakr a dit : “Je suis le successeur du Messager d’Allah ﷺ.” Vous êtes venus réclamer vos parts des biens (laissés par le Messager d’Allah). (À Abbas) tu as demandé la part de ton neveu, et (à Ali) il a demandé la part de sa femme, la fille du Prophète. Abu Bakr رضي الله عنه a dit : “Le Messager d’Allah ﷺ a dit : Nous n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” Vous l’avez alors considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait qu’il était véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Quand Abu Bakr est mort et que je suis devenu le successeur du Messager d’Allah ﷺ et d’Abu Bakr, vous m’avez aussi considéré comme menteur, pécheur, traître et malhonnête. Mais Allah sait que je suis véridique, vertueux, bien guidé et sincère. Je suis devenu le gardien de ces biens. Vous êtes venus tous les deux, avec le même objectif. Vous avez dit : “Confie-nous ces biens.” J’ai dit : “Si vous voulez que je vous les confie, ce sera à condition que vous respectiez l’engagement pris devant Allah de les utiliser comme le faisait le Messager d’Allah ﷺ.” Vous les avez donc reçus. Est-ce bien cela ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors vous revenez vers moi pour que je tranche entre vous. Non, par Allah, je ne donnerai pas d’autre jugement que celui-ci jusqu’au Jour du Jugement. Si vous ne pouvez pas gérer ces biens selon cette condition, rendez-les-moi. »
N° 4577
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، وَمُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، وَعَبْدُ بْنُ حُمَيْدٍ، - قَالَ ابْنُ رَافِعٍ حَدَّثَنَا وَقَالَ الآخَرَانِ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، - أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ مَالِكِ بْنِ أَوْسِ، بْنِ الْحَدَثَانِ قَالَ أَرْسَلَ إِلَىَّ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ فَقَالَ إِنَّهُ قَدْ حَضَرَ أَهْلُ أَبْيَاتٍ مِنْ قَوْمِكَ . بِنَحْوِ حَدِيثِ مَالِكٍ . غَيْرَ أَنَّ فِيهِ، فَكَانَ يُنْفِقُ عَلَى أَهْلِهِ مِنْهُ سَنَةً وَرُبَّمَا قَالَ مَعْمَرٌ يَحْبِسُ قُوتَ أَهْلِهِ مِنْهُ سَنَةً ثُمَّ يَجْعَلُ مَا بَقِيَ مِنْهُ مَجْعَلَ مَالِ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ .
Le même hadith a été rapporté par une autre chaîne avec une légère différence : Omar ibn al-Khattab رضي الله عنه m’a fait appeler et a dit : « Des familles de ta tribu sont venues me voir » (puis suit le hadith précédent) par Malik, avec la différence que le Messager d’Allah ﷺ prévoyait pour sa famille de quoi vivre pendant un an. Parfois, Ma’mar disait : « Il gardait de quoi subvenir à sa famille pendant un an, et ce qui restait, il le dépensait dans la voie d’Allah, le Majestueux et l’Exalté. »
N° 4578
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ يَحْيَى، قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا قَالَتْ إِنَّ أَزْوَاجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حِينَ تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرَدْنَ أَنْ يَبْعَثْنَ عُثْمَانَ بْنَ عَفَّانَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ فَيَسْأَلْنَهُ مِيرَاثَهُنَّ مِنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ عَائِشَةُ لَهُنَّ أَلَيْسَ قَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا فَهُوَ صَدَقَةٌ " .
Rapporté par Aïsha (la mère des croyants) رضي الله عنها : Quand le Messager d’Allah ﷺ est décédé, ses épouses ont décidé d’envoyer Othman ibn Affan comme porte-parole auprès d’Abu Bakr pour lui demander leur part de l’héritage du Prophète ﷺ. Aïsha leur a dit : « Le Messager d’Allah ﷺ n’a-t-il pas dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône” ? »
N° 4579
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ رَافِعٍ، أَخْبَرَنَا حُجَيْنٌ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ، أَنَّهَا أَخْبَرَتْهُ أَنَّ فَاطِمَةَ بِنْتَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَتْ إِلَى أَبِي بَكْرٍ الصِّدِّيقِ تَسْأَلُهُ مِيرَاثَهَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَيْهِ بِالْمَدِينَةِ وَفَدَكٍ وَمَا بَقِيَ مِنْ خُمْسِ خَيْبَرَ فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ نُورَثُ مَا تَرَكْنَا صَدَقَةٌ إِنَّمَا يَأْكُلُ آلُ مُحَمَّدٍ - صلى الله عليه وسلم - فِي هَذَا الْمَالِ " . وَإِنِّي وَاللَّهِ لاَ أُغَيِّرُ شَيْئًا مِنْ صَدَقَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ حَالِهَا الَّتِي كَانَتْ عَلَيْهَا فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَلأَعْمَلَنَّ فِيهَا بِمَا عَمِلَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَبَى أَبُو بَكْرٍ أَنْ يَدْفَعَ إِلَى فَاطِمَةَ شَيْئًا فَوَجَدَتْ فَاطِمَةُ عَلَى أَبِي بَكْرٍ فِي ذَلِكَ - قَالَ - فَهَجَرَتْهُ فَلَمْ تُكَلِّمْهُ حَتَّى تُوُفِّيَتْ وَعَاشَتْ بَعْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سِتَّةَ أَشْهُرٍ فَلَمَّا تُوُفِّيَتْ دَفَنَهَا زَوْجُهَا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ لَيْلاً وَلَمْ يُؤْذِنْ بِهَا أَبَا بَكْرٍ وَصَلَّى عَلَيْهَا عَلِيٌّ وَكَانَ لِعَلِيٍّ مِنَ النَّاسِ وِجْهَةٌ حَيَاةَ فَاطِمَةَ فَلَمَّا تُوُفِّيَتِ اسْتَنْكَرَ عَلِيٌّ وُجُوهَ النَّاسِ فَالْتَمَسَ مُصَالَحَةَ أَبِي بَكْرٍ وَمُبَايَعَتَهُ وَلَمْ يَكُنْ بَايَعَ تِلْكَ الأَشْهُرَ فَأَرْسَلَ إِلَى أَبِي بَكْرٍ أَنِ ائْتِنَا وَلاَ يَأْتِنَا مَعَكَ أَحَدٌ - كَرَاهِيَةَ مَحْضَرِ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ - فَقَالَ عُمَرُ لأَبِي بَكْرٍ وَاللَّهِ لاَ تَدْخُلْ عَلَيْهِمْ وَحْدَكَ . فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ وَمَا عَسَاهُمْ أَنْ يَفْعَلُوا بِي إِنِّي وَاللَّهِ لآتِيَنَّهُمْ . فَدَخَلَ عَلَيْهِمْ أَبُو بَكْرٍ . فَتَشَهَّدَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ ثُمَّ قَالَ إِنَّا قَدْ عَرَفْنَا يَا أَبَا بَكْرٍ فَضِيلَتَكَ وَمَا أَعْطَاكَ اللَّهُ وَلَمْ نَنْفَسْ عَلَيْكَ خَيْرًا سَاقَهُ اللَّهُ إِلَيْكَ وَلَكِنَّكَ اسْتَبْدَدْتَ عَلَيْنَا بِالأَمْرِ وَكُنَّا نَحْنُ نَرَى لَنَا حَقًّا لِقَرَابَتِنَا مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم . فَلَمْ يَزَلْ يُكَلِّمُ أَبَا بَكْرٍ حَتَّى فَاضَتْ عَيْنَا أَبِي بَكْرٍ فَلَمَّا تَكَلَّمَ أَبُو بَكْرٍ قَالَ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَرَابَةُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحَبُّ إِلَىَّ أَنْ أَصِلَ مِنْ قَرَابَتِي وَأَمَّا الَّذِي شَجَرَ بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَمْوَالِ فَإِنِّي لَمْ آلُ فِيهِ عَنِ الْحَقِّ وَلَمْ أَتْرُكْ أَمْرًا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَصْنَعُهُ فِيهَا إِلاَّ صَنَعْتُهُ . فَقَالَ عَلِيٌّ لأَبِي بَكْرٍ مَوْعِدُكَ الْعَشِيَّةُ لِلْبَيْعَةِ . فَلَمَّا صَلَّى أَبُو بَكْرٍ صَلاَةَ الظُّهْرِ رَقِيَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَتَشَهَّدَ وَذَكَرَ شَأْنَ عَلِيٍّ وَتَخَلُّفَهُ عَنِ الْبَيْعَةِ وَعُذْرَهُ بِالَّذِي اعْتَذَرَ إِلَيْهِ ثُمَّ اسْتَغْفَرَ وَتَشَهَّدَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ فَعَظَّمَ حَقَّ أَبِي بَكْرٍ وَأَنَّهُ لَمْ يَحْمِلْهُ عَلَى الَّذِي صَنَعَ نَفَاسَةً عَلَى أَبِي بَكْرٍ وَلاَ إِنْكَارًا لِلَّذِي فَضَّلَهُ اللَّهُ بِهِ وَلَكِنَّا كُنَّا نَرَى لَنَا فِي الأَمْرِ نَصِيبًا فَاسْتُبِدَّ عَلَيْنَا بِهِ فَوَجَدْنَا فِي أَنْفُسِنَا فَسُرَّ بِذَلِكَ الْمُسْلِمُونَ وَقَالُوا أَصَبْتَ . فَكَانَ الْمُسْلِمُونَ إِلَى عَلِيٍّ قَرِيبًا حِينَ رَاجَعَ الأَمْرَ الْمَعْرُوفَ .
Rapporté par Urwa ibn Zubair رضي الله عنه, d’après Aïsha رضي الله عنها : Elle lui a appris que Fatima, fille du Messager d’Allah ﷺ, a envoyé quelqu’un auprès d’Abu Bakr pour lui demander sa part de l’héritage laissé par le Messager d’Allah ﷺ, des biens qu’Allah lui avait accordés à Médine et Fadak, et du cinquième des revenus annuels de Khaybar. Abu Bakr a répondu : « Le Messager d’Allah ﷺ a dit : “Nous (prophètes) n’avons pas d’héritiers ; ce que nous laissons est donné en aumône.” La famille du Messager d’Allah ﷺ vivra des revenus de ces biens, mais, par Allah, je ne changerai rien à la façon dont le Messager d’Allah ﷺ faisait l’aumône de ces biens. Je ferai exactement comme lui. » Abu Bakr a donc refusé de donner quoi que ce soit à Fatima, qui s’est fâchée contre lui pour cela. Elle l’a évité et ne lui a plus parlé jusqu’à la fin de sa vie. Elle a vécu six mois après la mort du Messager d’Allah ﷺ. Quand elle est décédée, son mari Ali ibn Abu Talib l’a enterrée de nuit. Il n’a pas informé Abu Bakr de sa mort et a lui-même dirigé la prière funéraire. Du vivant de Fatima, Ali était bien considéré par les gens. Après sa mort, il a ressenti de la froideur de la part des gens. Il a donc cherché à se réconcilier avec Abu Bakr et à lui prêter allégeance. Il ne l’avait pas encore fait pendant ces mois. Il a envoyé quelqu’un demander à Abu Bakr de venir le voir seul (refusant la présence d’Omar). Omar a dit à Abu Bakr : « Par Allah, tu n’iras pas seul. » Abu Bakr a répondu : « Que peuvent-ils me faire ? Par Allah, j’irai. » Et il y est allé seul. Ali a récité le Tashahhud (comme au début d’un sermon), puis a dit : « Nous reconnaissons ta vertu morale et ce qu’Allah t’a accordé. Nous n’envions pas la faveur (le califat) qu’Allah t’a donnée ; mais tu as agi seul (pour devenir calife) sans nous consulter, alors que nous pensions avoir un droit à cause de notre lien avec le Messager d’Allah ﷺ. » Il a continué à parler ainsi jusqu’à ce qu’Abu Bakr en ait les larmes aux yeux. Abu Bakr a alors dit : « Par Allah, le lien du Messager d’Allah ﷺ m’est plus cher que celui de ma propre famille. Concernant le différend entre nous sur ces biens, je n’ai pas dévié du droit chemin et je n’ai rien fait d’autre que ce que faisait le Messager d’Allah ﷺ. » Ali a alors dit à Abu Bakr : « Cet après-midi sera le moment de te prêter allégeance. » Quand Abu Bakr eut terminé la prière du zuhr, il monta sur le minbar, récita le Tashahhud, expliqua la situation d’Ali, son retard à prêter allégeance et l’excuse qu’il lui avait donnée. Ensuite, il demanda pardon à Allah. Puis Ali ibn Abu Talib récita le Tashahhud, loua les mérites d’Abu Bakr et dit que son action n’était pas motivée par la jalousie ni par le refus d’accepter la haute position qu’Allah avait donnée à Abu Bakr, mais qu’ils pensaient devoir avoir une part dans le gouvernement, et que la décision avait été prise sans les consulter, ce qui les avait contrariés. (D’où le retard dans l’allégeance.) Les musulmans furent satisfaits de cette explication et dirent : « Tu as bien agi. » Les musulmans furent de nouveau favorables à Ali après qu’il ait adopté la bonne attitude
N° 4580