Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا قِبَلَ السَّاحِلِ، فَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ وَهُمْ ثَلاَثُمِائَةٍ وَأَنَا فِيهِمْ، فَخَرَجْنَا حَتَّى إِذَا كُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ فَنِيَ الزَّادُ، فَأَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِأَزْوَادِ ذَلِكَ الْجَيْشِ فَجُمِعَ ذَلِكَ كُلُّهُ فَكَانَ مِزْوَدَىْ تَمْرٍ، فَكَانَ يُقَوِّتُنَا كُلَّ يَوْمٍ قَلِيلاً قَلِيلاً، حَتَّى فَنِيَ فَلَمْ يَكُنْ يُصِيبُنَا إِلاَّ تَمْرَةٌ تَمْرَةٌ. فَقُلْتُ وَمَا تُغْنِي تَمْرَةٌ فَقَالَ لَقَدْ وَجَدْنَا فَقْدَهَا حِينَ فَنِيَتْ. قَالَ ثُمَّ انْتَهَيْنَا إِلَى الْبَحْرِ فَإِذَا حُوتٌ مِثْلُ الظَّرِبِ، فَأَكَلَ مِنْهُ ذَلِكَ الْجَيْشُ ثَمَانِيَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، ثُمَّ أَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِضِلَعَيْنِ مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنُصِبَا، ثُمَّ أَمَرَ بِرَاحِلَةٍ فَرُحِلَتْ ثُمَّ مَرَّتْ تَحْتَهُمَا فَلَمْ تُصِبْهُمَا.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé une armée vers la côte est et a nommé Abu ‘Ubaida bin Al-Jarrah comme chef. L’armée comptait trois cents hommes, dont moi. Nous avons marché jusqu’à ce que notre nourriture vienne à manquer. Abu ‘Ubaida nous fit rassembler toute la nourriture du voyage et elle fut réunie. Notre nourriture était des dattes. Abu ‘Ubaida nous en donnait chaque jour une petite part, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus. Chacun de nous recevait une seule datte. J’ai demandé : « Comment une seule datte pouvait-elle vous suffire ? » Jabir répondit : « Nous avons compris sa valeur quand il n’y en avait même plus. » Jabir ajouta : « Quand nous sommes arrivés au bord de la mer, nous avons vu un énorme poisson, comme une petite montagne. L’armée en a mangé pendant dix-huit jours. Puis Abu ‘Ubaida fit planter deux de ses côtes dans le sol, et il fit passer une chamelle dessous sans qu’elle ne touche les côtes. »
N° 2483
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مَرْحُومٍ، حَدَّثَنَا حَاتِمُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ خَفَّتْ أَزْوَادُ الْقَوْمِ وَأَمْلَقُوا، فَأَتَوُا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي نَحْرِ إِبِلِهِمْ فَأَذِنَ لَهُمْ، فَلَقِيَهُمْ عُمَرُ فَأَخْبَرُوهُ فَقَالَ مَا بَقَاؤُكُمْ بَعْدَ إِبِلِكُمْ، فَدَخَلَ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا بَقَاؤُهُمْ بَعْدَ إِبِلِهِمْ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " نَادِ فِي النَّاسِ فَيَأْتُونَ بِفَضْلِ أَزْوَادِهِمْ ". فَبُسِطَ لِذَلِكَ نِطَعٌ، وَجَعَلُوهُ عَلَى النِّطَعِ. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَدَعَا وَبَرَّكَ عَلَيْهِ ثُمَّ دَعَاهُمْ بِأَوْعِيَتِهِمْ فَاحْتَثَى النَّاسُ حَتَّى فَرَغُوا، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ ".
Rapporté par Salama : Une fois, lors d’un voyage, nos provisions ont diminué et les gens étaient dans le besoin. Ils allèrent voir le Prophète (ﷺ) et lui demandèrent la permission d’abattre leurs chameaux, et il accepta. ‘Umar les rencontra, ils lui expliquèrent la situation, et il dit : « Comment allez-vous survivre après avoir abattu vos chameaux ? » Il alla alors voir le Prophète et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Comment vont-ils survivre après avoir abattu leurs chameaux ? » Le Messager d’Allah (ﷺ) ordonna à ‘Umar : « Appelle les gens à apporter ce qui leur reste de nourriture. » Une peau fut étalée et toute la nourriture fut rassemblée dessus. Le Messager d’Allah (ﷺ) se leva, invoqua Allah pour qu’Il la bénisse, puis demanda à chacun de venir avec son récipient, et ils commencèrent à se servir jusqu’à ce que tout le monde ait ce qu’il lui fallait. Le Messager d’Allah (ﷺ) dit alors : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et que je suis Son Messager. »
N° 2484
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو النَّجَاشِيِّ، قَالَ سَمِعْتُ رَافِعَ بْنَ خَدِيجٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنَّا نُصَلِّي مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم الْعَصْرَ فَنَنْحَرُ جَزُورًا، فَتُقْسَمُ عَشْرَ قِسَمٍ، فَنَأْكُلُ لَحْمًا نَضِيجًا قَبْلَ أَنْ تَغْرُبَ الشَّمْسُ.
Rapporté par Rafi` bin Khadij : Nous faisions la prière de l’Asr avec le Prophète (ﷺ) et nous abattions un chameau dont la viande était partagée en dix parts. Nous mangions la viande cuite avant le coucher du soleil
N° 2485
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الأَشْعَرِيِّينَ إِذَا أَرْمَلُوا فِي الْغَزْوِ، أَوْ قَلَّ طَعَامُ عِيَالِهِمْ بِالْمَدِينَةِ جَمَعُوا مَا كَانَ عِنْدَهُمْ فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، ثُمَّ اقْتَسَمُوهُ بَيْنَهُمْ فِي إِنَاءٍ وَاحِدٍ بِالسَّوِيَّةِ، فَهُمْ مِنِّي وَأَنَا مِنْهُمْ ".
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Quand les gens de la tribu des Ash‘ari manquaient de nourriture pendant les batailles ou que la nourriture de leurs familles à Médine venait à manquer, ils rassemblaient toute leur nourriture restante sur une même natte, puis la partageaient entre eux à parts égales en la mesurant avec un bol. Ces gens sont de moi, et je suis d’eux. »
N° 2486
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْمُثَنَّى، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي قَالَ، حَدَّثَنِي ثُمَامَةُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَنَسٍ، أَنَّ أَنَسًا، حَدَّثَهُ أَنَّ أَبَا بَكْرٍ ـ رضى الله عنه ـ كَتَبَ لَهُ فَرِيضَةَ الصَّدَقَةِ الَّتِي فَرَضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " وَمَا كَانَ مِنْ خَلِيطَيْنِ فَإِنَّهُمَا يَتَرَاجَعَانِ بَيْنَهُمَا بِالسَّوِيَّةِ ".
Rapporté par Anas : Abu Bakr As-Siddiq lui a écrit la règle de la Zakat rendue obligatoire par l’Envoyé d’Allah. Il a écrit : « Les associés qui possèdent ensemble des biens (comme des moutons) doivent en payer la Zakat à parts égales. »
N° 2487
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْحَكَمِ الأَنْصَارِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبَايَةَ بْنِ رِفَاعَةَ بْنِ رَافِعِ بْنِ خَدِيجٍ، عَنْ جَدِّهِ، قَالَ كُنَّا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِذِي الْحُلَيْفَةِ فَأَصَابَ النَّاسَ جُوعٌ فَأَصَابُوا إِبِلاً وَغَنَمًا. قَالَ وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي أُخْرَيَاتِ الْقَوْمِ فَعَجِلُوا وَذَبَحُوا وَنَصَبُوا الْقُدُورَ، فَأَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْقُدُورِ فَأُكْفِئَتْ، ثُمَّ قَسَمَ فَعَدَلَ عَشْرَةً مِنَ الْغَنَمِ بِبَعِيرٍ فَنَدَّ مِنْهَا بَعِيرٌ، فَطَلَبُوهُ فَأَعْيَاهُمْ، وَكَانَ فِي الْقَوْمِ خَيْلٌ يَسِيرَةٌ فَأَهْوَى رَجُلٌ مِنْهُمْ بِسَهْمٍ فَحَبَسَهُ اللَّهُ ثُمَّ قَالَ " إِنَّ لِهَذِهِ الْبَهَائِمِ أَوَابِدَ كَأَوَابِدِ الْوَحْشِ فَمَا غَلَبَكُمْ مِنْهَا فَاصْنَعُوا بِهِ هَكَذَا ". فَقَالَ جَدِّي إِنَّا نَرْجُو ـ أَوْ نَخَافُ ـ الْعَدُوَّ غَدًا، وَلَيْسَتْ مَعَنَا مُدًى أَفَنَذْبَحُ بِالْقَصَبِ. قَالَ " مَا أَنْهَرَ الدَّمَ وَذُكِرَ اسْمُ اللَّهِ عَلَيْهِ، فَكُلُوهُ، لَيْسَ السِّنَّ وَالظُّفُرَ، وَسَأُحَدِّثُكُمْ عَنْ ذَلِكَ، أَمَّا السِّنُّ فَعَظْمٌ وَأَمَّا الظُّفُرُ فَمُدَى الْحَبَشَةِ ".
Rapporté par 'Abaya bin Rafa'a bin Raft' bin Khadij : Mon grand-père a dit : « Nous étions avec le Prophète (ﷺ) à Dhul-Hulaifa. Les gens avaient faim et capturèrent des chameaux et des moutons (comme butin). Le Prophète (ﷺ) était derrière les gens. Ils se sont dépêchés d’abattre les animaux, mirent la viande dans des marmites et commencèrent à la cuire. (Quand le Prophète arriva), il ordonna de renverser les marmites, puis il distribua les animaux (du butin), considérant que dix moutons équivalaient à un chameau. Un des chameaux s’enfuit et les gens coururent après lui jusqu’à être épuisés. À ce moment-là, il y avait peu de chevaux. Un homme lança une flèche sur le chameau, et Allah l’arrêta ainsi. Le Prophète (ﷺ) dit : « Certains de ces animaux sont comme des animaux sauvages, donc si vous perdez le contrôle d’un de ces animaux, agissez ainsi (c’est-à-dire tirez-lui une flèche). » Avant de les distribuer aux soldats, mon grand-père demanda : « Nous pourrions rencontrer des ennemis à l’avenir et ne pas avoir de couteaux ; pouvons-nous abattre les animaux avec des roseaux ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Utilisez tout ce qui fait couler le sang, et mangez les animaux si le nom d’Allah a été prononcé lors de l’abattage. Ne les égorgez pas avec les dents ou les ongles, et je vais vous dire pourquoi : Les dents sont des os (elles ne coupent pas bien) et les ongles sont les outils utilisés par les Éthiopiens (qu’il ne faut pas imiter car ce sont des infidèles). »
N° 2488
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا جَبَلَةُ بْنُ سُحَيْمٍ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ نَهَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقْرُنَ الرَّجُلُ بَيْنَ التَّمْرَتَيْنِ جَمِيعًا، حَتَّى يَسْتَأْذِنَ أَصْحَابَهُ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a décidé qu’on ne doit pas manger deux dattes en même temps, sauf si l’on a la permission de ses compagnons qui partagent le repas
N° 2489
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ جَبَلَةَ، قَالَ كُنَّا بِالْمَدِينَةِ فَأَصَابَتْنَا سَنَةٌ، فَكَانَ ابْنُ الزُّبَيْرِ يَرْزُقُنَا التَّمْرَ، وَكَانَ ابْنُ عُمَرَ يَمُرُّ بِنَا فَيَقُولُ لاَ تَقْرُنُوا فَإِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنِ الإِقْرَانِ، إِلاَّ أَنْ يَسْتَأْذِنَ الرَّجُلُ مِنْكُمْ أَخَاهُ.
Rapporté par Jabala : Pendant que nous étions à Médine, nous avons été touchés par la famine. Ibn Az-Zubair nous donnait des dattes comme nourriture. Ibn `Umar passait près de nous et disait : « Ne mangez pas deux dattes en même temps, car le Prophète (ﷺ) a interdit de manger deux dattes à la fois dans un groupe, sauf si l’on a la permission de son compagnon. »
N° 2490
حَدَّثَنَا عِمْرَانُ بْنُ مَيْسَرَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَعْتَقَ شِقْصًا لَهُ مِنْ عَبْدٍ ـ أَوْ شِرْكًا أَوْ قَالَ نَصِيبًا ـ وَكَانَ لَهُ مَا يَبْلُغُ ثَمَنَهُ بِقِيمَةِ الْعَدْلِ، فَهْوَ عَتِيقٌ، وَإِلاَّ فَقَدْ عَتَقَ مِنْهُ مَا عَتَقَ ". قَالَ لاَ أَدْرِي قَوْلُهُ عَتَقَ مِنْهُ مَا عَتَقَ. قَوْلٌ مِنْ نَافِعٍ أَوْ فِي الْحَدِيثِ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Nafi` : Ibn `Umar a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : ‘Si quelqu’un affranchit sa part d’un esclave possédé en commun, et qu’il peut payer le prix des autres parts selon la valeur de l’esclave, alors l’esclave sera totalement affranchi ; sinon, il sera affranchi en partie.’ » (Aiyub, un des rapporteurs, n’est pas sûr si la phrase « sinon, il sera affranchi en partie » a été dite par Nafi` ou par le Prophète)
N° 2491
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنِ النَّضْرِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ بَشِيرِ بْنِ نَهِيكٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ أَعْتَقَ شَقِيصًا مِنْ مَمْلُوكِهِ فَعَلَيْهِ خَلاَصُهُ فِي مَالِهِ، فَإِنْ لَمْ يَكُنْ لَهُ مَالٌ قُوِّمَ الْمَمْلُوكُ، قِيمَةَ عَدْلٍ ثُمَّ اسْتُسْعِيَ غَيْرَ مَشْقُوقٍ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui affranchit sa part d’un esclave possédé en commun doit le faire affranchir complètement en payant le reste du prix. S’il n’a pas assez d’argent pour cela, alors la valeur de l’esclave doit être estimée équitablement, et il doit être autorisé à travailler pour gagner la somme nécessaire à son affranchissement, sans le surcharger. »
N° 2492
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ، قَالَ سَمِعْتُ عَامِرًا، يَقُولُ سَمِعْتُ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَثَلُ الْقَائِمِ عَلَى حُدُودِ اللَّهِ وَالْوَاقِعِ فِيهَا كَمَثَلِ قَوْمٍ اسْتَهَمُوا عَلَى سَفِينَةٍ، فَأَصَابَ بَعْضُهُمْ أَعْلاَهَا وَبَعْضُهُمْ أَسْفَلَهَا، فَكَانَ الَّذِينَ فِي أَسْفَلِهَا إِذَا اسْتَقَوْا مِنَ الْمَاءِ مَرُّوا عَلَى مَنْ فَوْقَهُمْ فَقَالُوا لَوْ أَنَّا خَرَقْنَا فِي نَصِيبِنَا خَرْقًا، وَلَمْ نُؤْذِ مَنْ فَوْقَنَا. فَإِنْ يَتْرُكُوهُمْ وَمَا أَرَادُوا هَلَكُوا جَمِيعًا، وَإِنْ أَخَذُوا عَلَى أَيْدِيهِمْ نَجَوْا وَنَجَوْا جَمِيعًا ".
Rapporté par An-Nu`man bin Bashir : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’exemple de la personne qui respecte les ordres et les interdits d’Allah par rapport à ceux qui les transgressent ressemble à des gens qui ont tiré au sort leur place dans un bateau. Certains étaient en haut, d’autres en bas. Quand ceux du bas avaient besoin d’eau, ils devaient monter, ce qui dérangeait les autres. Ils ont alors dit : ‘Faisons un trou dans notre partie du bateau pour prendre de l’eau, sans déranger ceux du dessus.’ Si les gens du dessus les laissaient faire, tout le monde serait perdu ; mais s’ils les en empêchent, tout le monde sera sauvé. »
N° 2493
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْعَامِرِيُّ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّهُ سَأَلَ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنْ قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى {وَإِنْ خِفْتُمْ} إِلَى {وَرُبَاعَ}. فَقَالَتْ يَا ابْنَ أُخْتِي هِيَ الْيَتِيمَةُ تَكُونُ فِي حَجْرِ وَلِيِّهَا تُشَارِكُهُ فِي مَالِهِ، فَيُعْجِبُهُ مَالُهَا وَجَمَالُهَا، فَيُرِيدُ وَلِيُّهَا أَنْ يَتَزَوَّجَهَا بِغَيْرِ أَنْ يُقْسِطَ فِي صَدَاقِهَا، فَيُعْطِيهَا مِثْلَ مَا يُعْطِيهَا غَيْرُهُ، فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوهُنَّ إِلاَّ أَنْ يُقْسِطُوا لَهُنَّ وَيَبْلُغُوا بِهِنَّ أَعْلَى سُنَّتِهِنَّ مِنَ الصَّدَاقِ، وَأُمِرُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا طَابَ لَهُمْ مِنَ النِّسَاءِ سِوَاهُنَّ. قَالَ عُرْوَةُ قَالَتْ عَائِشَةُ ثُمَّ إِنَّ النَّاسَ اسْتَفْتَوْا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْدَ هَذِهِ الآيَةِ فَأَنْزَلَ اللَّهُ {وَيَسْتَفْتُونَكَ فِي النِّسَاءِ} إِلَى قَوْلِهِ {وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ} وَالَّذِي ذَكَرَ اللَّهُ أَنَّهُ يُتْلَى عَلَيْكُمْ فِي الْكِتَابِ الآيَةُ الأُولَى الَّتِي قَالَ فِيهَا {وَإِنْ خِفْتُمْ أَنْ لاَ تُقْسِطُوا فِي الْيَتَامَى فَانْكِحُوا مَا طَابَ لَكُمْ مِنَ النِّسَاءِ} قَالَتْ عَائِشَةُ وَقَوْلُ اللَّهِ فِي الآيَةِ الأُخْرَى {وَتَرْغَبُونَ أَنْ تَنْكِحُوهُنَّ} يَعْنِي هِيَ رَغْبَةُ أَحَدِكُمْ لِيَتِيمَتِهِ الَّتِي تَكُونُ فِي حَجْرِهِ، حِينَ تَكُونُ قَلِيلَةَ الْمَالِ وَالْجَمَالِ، فَنُهُوا أَنْ يَنْكِحُوا مَا رَغِبُوا فِي مَالِهَا وَجَمَالِهَا مِنْ يَتَامَى النِّسَاءِ إِلاَّ بِالْقِسْطِ مِنْ، أَجْلِ رَغْبَتِهِمْ عَنْهُنَّ.
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Il a demandé à `Aisha le sens de la parole d’Allah : « Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent, deux, trois ou quatre. » (4.3) Elle a dit : « Ô mon neveu ! Cela concerne l’orpheline qui vit avec son tuteur et partage ses biens. Sa richesse et sa beauté peuvent pousser le tuteur à l’épouser sans lui donner une dot convenable qu’un autre prétendant aurait donnée. Ces tuteurs ont donc été interdits d’épouser ces orphelines à moins d’être justes et de leur donner la dot la plus appropriée ; sinon, ils devaient épouser une autre femme. » `Aisha a ajouté : « Après ce verset, les gens ont de nouveau interrogé le Prophète au sujet du mariage avec les orphelines, alors Allah a révélé : ‘Ils te demandent des instructions concernant les femmes. Dis : Allah vous instruit à leur sujet, ainsi que ce qui vous est récité dans le Livre, concernant les orphelines à qui vous ne donnez pas les parts prescrites et que vous désirez épouser...’ (4.127) Ce qu’Allah veut dire par : ‘Et ce qui vous est récité’ est le verset précédent : ‘Si vous craignez de ne pas être justes envers les orphelines, alors épousez d’autres femmes qui vous plaisent.’ (4.3) `Aisha a dit : ‘La parole d’Allah dans l’autre verset : ‘que vous désirez épouser’ (4.127) signifie le désir du tuteur d’épouser une orpheline sous sa garde quand elle n’a ni richesse ni beauté (dans ce cas il doit être juste avec elle). Les tuteurs ne devaient pas épouser leurs orphelines riches et belles sans être justes, car en général ils n’épousaient pas celles qui n’étaient ni belles ni riches. »
N° 2494
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ إِنَّمَا جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الشُّفْعَةَ فِي كُلِّ مَا لَمْ يُقْسَمْ، فَإِذَا وَقَعَتِ الْحُدُودُ وَصُرِّفَتِ الطُّرُقُ فَلاَ شُفْعَةَ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a établi le droit de préemption (Shu’fa) dans les biens en indivision ; mais quand le terrain est partagé et que les chemins sont délimités, il n’y a plus de droit de préemption
N° 2495
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَضَى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالشُّفْعَةِ فِي كُلِّ مَا لَمْ يُقْسَمْ، فَإِذَا وَقَعَتِ الْحُدُودُ وَصُرِّفَتِ الطُّرُقُ فَلاَ شُفْعَةَ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le droit de préemption s’applique à tout bien en indivision, mais quand le terrain est partagé et que le chemin est délimité, il n’y a plus de droit de préemption. »
N° 2496
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنْ عُثْمَانَ يَعْنِي ابْنَ الأَسْوَدِ، قَالَ أَخْبَرَنِي سُلَيْمَانُ بْنُ أَبِي مُسْلِمٍ، قَالَ سَأَلْتُ أَبَا الْمِنْهَالِ عَنِ الصَّرْفِ، يَدًا بِيَدٍ فَقَالَ اشْتَرَيْتُ أَنَا وَشَرِيكٌ، لِي شَيْئًا يَدًا بِيَدٍ وَنَسِيئَةً، فَجَاءَنَا الْبَرَاءُ بْنُ عَازِبٍ فَسَأَلْنَاهُ، فَقَالَ فَعَلْتُ أَنَا وَشَرِيكِي زَيْدُ بْنُ أَرْقَمَ، وَسَأَلْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ " مَا كَانَ يَدًا بِيَدٍ فَخُذُوهُ، وَمَا كَانَ نَسِيئَةً فَذَرُوهُ ".
Rapporté par Sulaiman bin Abu Muslim : J’ai demandé à Abu Minhal au sujet de l’échange d’argent de main à main. Il a dit : « Un associé et moi avons acheté quelque chose, une partie en espèces et une partie à crédit. » Al-Bara’ bin `Azib est passé près de nous et nous l’avons interrogé. Il a répondu : « Mon associé Zaid bin Al-Arqam et moi avons fait la même chose, puis nous sommes allés voir le Prophète (ﷺ) et lui avons demandé à ce sujet. Il a dit : ‘Prenez ce qui est de main à main et laissez ce qui est à crédit.’ »
N° 2498