Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الْمَقْبُرِيِّ، {عَنْ أَبِيهِ،} عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " يَا نِسَاءَ الْمُسْلِمَاتِ لاَ تَحْقِرَنَّ جَارَةٌ لِجَارَتِهَا، وَلَوْ فِرْسِنَ شَاةٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô femmes musulmanes ! Aucune d’entre vous ne doit mépriser le cadeau offert par sa voisine, même s’il ne s’agit que des pieds d’un mouton (la partie sans chair des pattes). »
N° 2566
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأُوَيْسِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ يَزِيدَ بْنِ رُومَانَ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّهَا قَالَتْ لِعُرْوَةَ ابْنَ أُخْتِي، إِنْ كُنَّا لَنَنْظُرُ إِلَى الْهِلاَلِ ثُمَّ الْهِلاَلِ، ثَلاَثَةَ أَهِلَّةٍ فِي شَهْرَيْنِ، وَمَا أُوقِدَتْ فِي أَبْيَاتِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَارٌ. فَقُلْتُ يَا خَالَةُ مَا كَانَ يُعِيشُكُمْ قَالَتِ الأَسْوَدَانِ التَّمْرُ وَالْمَاءُ، إِلاَّ أَنَّهُ قَدْ كَانَ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جِيرَانٌ مِنَ الأَنْصَارِ كَانَتْ لَهُمْ مَنَائِحُ، وَكَانُوا يَمْنَحُونَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْ أَلْبَانِهِمْ، فَيَسْقِينَا.
Rapporté par `Urwa : Aisha m’a dit : « Ô mon neveu ! Nous voyions le croissant de lune, puis un autre, puis encore un autre, ainsi nous voyions trois croissants en deux mois, et aucun feu (pour cuisiner) n’était allumé dans les maisons du Messager d’Allah (ﷺ). » J’ai dit : « Ô ma tante ! Qu’est-ce qui vous faisait vivre alors ? » Aisha a dit : « Les deux choses noires : les dattes et l’eau. Nos voisins parmi les Ansar avaient des troupeaux et ils offraient au Messager d’Allah (ﷺ) un peu de leur lait, et il nous en faisait boire. »
N° 2567
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي عَدِيٍّ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ دُعِيتُ إِلَى ذِرَاعٍ أَوْ كُرَاعٍ لأَجَبْتُ، وَلَوْ أُهْدِيَ إِلَىَّ ذِرَاعٌ أَوْ كُرَاعٌ لَقَبِلْتُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « J’accepterai une invitation même si c’est pour un repas fait avec les pieds d’un mouton, et j’accepterai un cadeau même s’il s’agit d’un bras ou d’un pied de mouton. »
N° 2568
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا أَبُو غَسَّانَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَرْسَلَ إِلَى امْرَأَةٍ مِنَ الْمُهَاجِرِينَ، وَكَانَ لَهَا غُلاَمٌ نَجَّارٌ قَالَ لَهَا " مُرِي عَبْدَكِ فَلْيَعْمَلْ لَنَا أَعْوَادَ الْمِنْبَرِ ". فَأَمَرَتْ عَبْدَهَا، فَذَهَبَ فَقَطَعَ مِنَ الطَّرْفَاءِ، فَصَنَعَ لَهُ مِنْبَرًا، فَلَمَّا قَضَاهُ أَرْسَلَتْ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَدْ قَضَاهُ، قَالَ صلى الله عليه وسلم " أَرْسِلِي بِهِ إِلَىَّ ". فَجَاءُوا بِهِ فَاحْتَمَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَوَضَعَهُ حَيْثُ تَرَوْنَ.
Rapporté par Sahl : Le Prophète (ﷺ) fit venir une femme parmi les émigrants, qui avait un esclave charpentier. Le Prophète lui dit : « Demande à ton esclave de préparer le bois pour la chaire. » Elle donna donc l’ordre à son esclave, qui alla couper du bois de tamaris et fabriqua la chaire pour le Prophète. Quand il eut terminé, la femme informa le Prophète (ﷺ) que la chaire était prête. Le Prophète (ﷺ) lui demanda de la lui envoyer, et ils la lui apportèrent. Le Prophète (ﷺ) la souleva et la plaça à l’endroit où vous la voyez maintenant
N° 2569
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي قَتَادَةَ السَّلَمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ يَوْمًا جَالِسًا مَعَ رِجَالٍ مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي مَنْزِلٍ فِي طَرِيقِ مَكَّةَ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم نَازِلٌ أَمَامَنَا وَالْقَوْمُ مُحْرِمُونَ، وَأَنَا غَيْرُ مُحْرِمٍ، فَأَبْصَرُوا حِمَارًا وَحْشِيًّا، وَأَنَا مَشْغُولٌ أَخْصِفُ نَعْلِي، فَلَمْ يُؤْذِنُونِي بِهِ، وَأَحَبُّوا لَوْ أَنِّي أَبْصَرْتُهُ، وَالْتَفَتُّ فَأَبْصَرْتُهُ، فَقُمْتُ إِلَى الْفَرَسِ فَأَسْرَجْتُهُ ثُمَّ رَكِبْتُ وَنَسِيتُ السَّوْطَ وَالرُّمْحَ فَقُلْتُ لَهُمْ نَاوِلُونِي السَّوْطَ وَالرُّمْحَ. فَقَالُوا لاَ وَاللَّهِ، لاَ نُعِينُكَ عَلَيْهِ بِشَىْءٍ. فَغَضِبْتُ فَنَزَلْتُ فَأَخَذْتُهُمَا، ثُمَّ رَكِبْتُ، فَشَدَدْتُ عَلَى الْحِمَارِ فَعَقَرْتُهُ، ثُمَّ جِئْتُ بِهِ وَقَدْ مَاتَ، فَوَقَعُوا فِيهِ يَأْكُلُونَهُ، ثُمَّ إِنَّهُمْ شَكُّوا فِي أَكْلِهِمْ إِيَّاهُ، وَهُمْ حُرُمٌ، فَرُحْنَا وَخَبَأْتُ الْعَضُدَ مَعِي، فَأَدْرَكْنَا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَسَأَلْنَاهُ عَنْ ذَلِكَ فَقَالَ " مَعَكُمْ مِنْهُ شَىْءٌ ". فَقُلْتُ نَعَمْ. فَنَاوَلْتُهُ الْعَضُدَ فَأَكَلَهَا، حَتَّى نَفَّدَهَا وَهْوَ مُحْرِمٌ. فَحَدَّثَنِي بِهِ زَيْدُ بْنُ أَسْلَمَ عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ عَنْ النَّبِيِّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ.
Rapporté par `Abdullah bin Abu Qatada Al-Aslami : Son père a dit : « Un jour, j’étais assis avec certains compagnons du Prophète sur la route de La Mecque. Le Messager d’Allah (ﷺ) était devant nous. Tous mes compagnons étaient en état d’Ihram, sauf moi. Ils ont vu un âne sauvage pendant que je réparais mes sandales, alors ils ne m’en ont pas parlé mais auraient aimé que je le voie. Par hasard, j’ai levé la tête et je l’ai vu. J’ai donc préparé mon cheval, l’ai sellé et suis monté dessus, oubliant de prendre la lance et le fouet. J’ai demandé à mes compagnons de me les passer, mais ils ont dit : “Non, par Allah, nous ne t’aiderons pas pour cela.” Je me suis fâché, je suis descendu du cheval, j’ai pris la lance et le fouet, puis je suis remonté. J’ai attaqué l’âne sauvage, je l’ai abattu et je l’ai ramené. Ils l’ont pris, en ont cuisiné une partie et ont commencé à en manger, mais ils doutaient d’avoir le droit de le faire car ils étaient en état d’Ihram. Nous avons continué notre route, et j’ai caché un de ses avant-bras avec moi. Quand nous avons rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) et lui avons demandé à ce sujet, il a demandé : “Avez-vous une part de cette viande avec vous ?” J’ai répondu oui et je lui ai donné l’avant-bras charnu, qu’il a mangé entièrement alors qu’il était en état d’Ihram. »
N° 2570
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ بِلاَلٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو طَوَالَةَ ـ اسْمُهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ ـ قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ أَتَانَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي دَارِنَا هَذِهِ، فَاسْتَسْقَى، فَحَلَبْنَا لَهُ شَاةً لَنَا، ثُمَّ شُبْتُهُ مِنْ مَاءِ بِئْرِنَا هَذِهِ، فَأَعْطَيْتُهُ وَأَبُو بَكْرٍ عَنْ يَسَارِهِ، وَعُمَرُ تُجَاهَهُ وَأَعْرَابِيٌّ عَنْ يَمِينِهِ فَلَمَّا فَرَغَ قَالَ عُمَرُ هَذَا أَبُو بَكْرٍ. فَأَعْطَى الأَعْرَابِيَّ، ثُمَّ قَالَ " الأَيْمَنُونَ، الأَيْمَنُونَ، أَلاَ فَيَمِّنُوا ". قَالَ أَنَسٌ فَهْىَ سُنَّةٌ فَهْىَ سُنَّةٌ. ثَلاَثَ مَرَّاتٍ.
Rapporté par Anas : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) nous a rendu visite chez nous et a demandé à boire. Nous avons trait une de nos brebis, mélangé le lait avec de l’eau de notre puits, puis nous le lui avons donné. Abou Bakr était assis à sa gauche, `Umar en face de lui et un bédouin à sa droite. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) eut fini, `Umar dit au Prophète (ﷺ) : « Voici Abou Bakr. » Mais le Messager d’Allah (ﷺ) donna le reste du lait au bédouin et dit deux fois : « À droite ! Commencez par la droite. » Anas ajouta : « C’est une Sunna (une tradition du Prophète) », et il le répéta trois fois
N° 2571
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَنْفَجْنَا أَرْنَبًا بِمَرِّ الظَّهْرَانِ، فَسَعَى الْقَوْمُ فَلَغَبُوا، فَأَدْرَكْتُهَا فَأَخَذْتُهَا، فَأَتَيْتُ بِهَا أَبَا طَلْحَةَ فَذَبَحَهَا، وَبَعَثَ بِهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِوَرِكِهَا ـ أَوْ فَخِذَيْهَا قَالَ فَخِذَيْهَا لاَ شَكَّ فِيهِ ـ فَقَبِلَهُ. قُلْتُ وَأَكَلَ مِنْهُ قَالَ وَأَكَلَ مِنْهُ. ثُمَّ قَالَ بَعْدُ قَبِلَهُ.
Rapporté par Anas : Nous avons poursuivi un lapin à Mar-al-Zahran et les gens ont couru après lui mais se sont fatigués. Je l’ai attrapé et l’ai donné à Abou Talha, qui l’a égorgé et a envoyé sa hanche ou ses deux cuisses au Messager d’Allah. (Le narrateur confirme qu’il a envoyé les deux cuisses.) Le Prophète (ﷺ) a accepté ce cadeau. (Le sous-narrateur demanda à Anas : « Le Prophète en a-t-il mangé ? » Anas répondit : « Oui, il en a mangé. »)
N° 2572
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبَّاسٍ، عَنِ الصَّعْبِ بْنِ جَثَّامَةَ ـ رضى الله عنهم ـ أَنَّهُ أَهْدَى لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِمَارًا وَحْشِيًّا وَهْوَ بِالأَبْوَاءِ أَوْ بِوَدَّانَ فَرَدَّ عَلَيْهِ، فَلَمَّا رَأَى مَا فِي وَجْهِهِ قَالَ " أَمَا إِنَّا لَمْ نَرُدَّهُ عَلَيْكَ إِلاَّ أَنَّا حُرُمٌ ".
Rapporté par As-Sa'b bin Jath-thama : Un âne sauvage fut offert au Messager d’Allah (ﷺ) à l’endroit appelé Al-Abwa’ ou Waddan, mais le Prophète le refusa. Quand il vit la tristesse sur le visage de celui qui offrait, il dit : « Nous n’avons pas refusé ton cadeau, mais nous sommes en état d’Ihram. » (C’est-à-dire que s’ils n’avaient pas été en état d’Ihram, ils l’auraient accepté)
N° 2573
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَبْدَةُ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّاسَ، كَانُوا يَتَحَرَّوْنَ بِهَدَايَاهُمْ يَوْمَ عَائِشَةَ، يَبْتَغُونَ بِهَا ـ أَوْ يَبْتَغُونَ بِذَلِكَ ـ مَرْضَاةَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Aisha رضي الله عنها : Les gens attendaient avec impatience le jour où c’était mon tour pour envoyer des cadeaux au Messager d’Allah (ﷺ) afin de lui faire plaisir
N° 2574
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا جَعْفَرُ بْنُ إِيَاسٍ، قَالَ سَمِعْتُ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَهْدَتْ أُمُّ حُفَيْدٍ خَالَةُ ابْنِ عَبَّاسٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَقِطًا وَسَمْنًا وَأَضُبًّا، فَأَكَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنَ الأَقِطِ وَالسَّمْنِ، وَتَرَكَ الضَّبَّ تَقَذُّرًا. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَأُكِلَ عَلَى مَائِدَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلَوْ كَانَ حَرَامًا مَا أُكِلَ عَلَى مَائِدَةِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Ibn `Abbas a dit : Ma tante Um Hufaid a envoyé au Prophète (ﷺ) du yaourt séché (sans beurre), du beurre et un mastigar en cadeau. Le Prophète (ﷺ) a mangé le yaourt séché et le beurre mais a laissé le mastigar car il ne l’aimait pas. Ibn `Abbas a dit : « Le mastigar a été mangé à la table du Messager d’Allah (ﷺ) et si cela avait été interdit, il n’aurait pas été mangé à sa table. »
N° 2575
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، حَدَّثَنَا مَعْنٌ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ طَهْمَانَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم "إِذَا أُتِيَ بِطَعَامٍ سَأَلَ عَنْهُ أَهَدِيَّةٌ أَمْ صَدَقَةٌ فَإِنْ قِيلَ صَدَقَةٌ. قَالَ لأَصْحَابِهِ كُلُوا. وَلَمْ يَأْكُلْ، وَإِنْ قِيلَ هَدِيَّةٌ. ضَرَبَ بِيَدِهِ صلى الله عليه وسلم فَأَكَلَ مَعَهُمْ ".
Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois qu’on apportait un repas au Messager d’Allah (ﷺ), il demandait si c’était un cadeau ou une aumône (Sadaqa). Si on lui disait que c’était une aumône, il disait à ses compagnons de la manger, mais si c’était un cadeau, il se dépêchait de le partager avec eux
N° 2576
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِلَحْمٍ فَقِيلَ تُصُدِّقَ عَلَى بَرِيرَةَ قَالَ " هُوَ لَهَا صَدَقَةٌ، وَلَنَا هَدِيَّةٌ ".
Rapporté par Anas bin Malik : On a apporté de la viande au Prophète (ﷺ) et on lui a dit que cette viande avait été donnée en aumône à Barirah. Il a dit : « C’était une Sadaqa pour Barirah, mais un cadeau pour nous. »
N° 2577
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، قَالَ سَمِعْتُهُ مِنْهُ، عَنِ الْقَاسِمِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّهَا أَرَادَتْ أَنْ تَشْتَرِيَ بَرِيرَةَ، وَأَنَّهُمُ اشْتَرَطُوا وَلاَءَهَا، فَذُكِرَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اشْتَرِيهَا فَأَعْتِقِيهَا، فَإِنَّمَا الْوَلاَءُ لِمَنْ أَعْتَقَ ". وَأُهْدِيَ لَهَا لَحْمٌ، فَقِيلَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَذَا تُصُدِّقَ عَلَى بَرِيرَةَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَهَا صَدَقَةٌ وَلَنَا هَدِيَّةٌ ". وَخُيِّرَتْ. قَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ زَوْجُهَا حُرٌّ أَوْ عَبْدٌ قَالَ شُعْبَةُ سَأَلْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ عَنْ زَوْجِهَا. قَالَ لاَ أَدْرِي أَحُرٌّ أَمْ عَبْدٌ
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Je voulais acheter Barirah mais ses maîtres ont exigé que son Wala leur revienne. Quand le Prophète en a été informé, il m’a dit : « Achète-la et libère-la, car le Wala’ revient à celui qui libère. » Un jour, Barirah a reçu de la viande, et le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qu’est-ce que c’est ? » J’ai répondu : « C’est une aumône donnée à Barirah. » Il a dit : « C’est une Sadaqa pour elle, mais un cadeau pour nous. » Barirah a eu le choix (de rester avec son mari ou de le quitter). `Abdur-Rahman (un sous-narrateur) s’est demandé : « Son mari était-il esclave ou homme libre ? » Shu`ba (un autre sous-narrateur) a dit : « J’ai demandé à `Abdur-Rahman si son mari était esclave ou libre. Il a répondu qu’il ne savait pas. »
N° 2578
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَبُو الْحَسَنِ، أَخْبَرَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ حَفْصَةَ بِنْتِ سِيرِينَ، عَنْ أُمِّ عَطِيَّةَ، قَالَتْ دَخَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالَ " عِنْدَكُمْ شَىْءٌ ". قَالَتْ لاَ، إِلاَّ شَىْءٌ بَعَثَتْ بِهِ أُمُّ عَطِيَّةَ مِنَ الشَّاةِ الَّتِي بُعِثَ إِلَيْهَا مِنَ الصَّدَقَةِ. قَالَ " إِنَّهَا قَدْ بَلَغَتْ مَحِلَّهَا ".
Rapporté par Um 'Atiyya : Un jour, le Prophète (ﷺ) est allé chez `Aisha et lui a demandé si elle avait quelque chose à manger. Elle a répondu qu’elle n’avait rien, sauf du mouton qu’Um 'Atiyya avait envoyé (à Barirah) en aumône. Le Prophète (ﷺ) a dit que cela avait atteint sa destination (c’est-à-dire que ce n’est plus une aumône)
N° 2579
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ النَّاسُ يَتَحَرَّوْنَ بِهَدَايَاهُمُ يَوْمِي. وَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ إِنَّ صَوَاحِبِي اجْتَمَعْنَ. فَذَكَرَتْ لَهُ، فَأَعْرَضَ عَنْهَا.
Rapporté par `Aisha رضي الله عنها : Les gens avaient l’habitude d’envoyer des cadeaux au Prophète (ﷺ) le jour où c’était mon tour. Um Salama a dit : « Mes compagnes (les autres épouses du Prophète ﷺ, sauf Aisha) se sont réunies et s’en sont plaintes. Je l’ai donc dit au Prophète de leur part, mais il est resté silencieux. »
N° 2580