Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، كَيْفَ تَسْأَلُونَ أَهْلَ الْكِتَابِ، وَكِتَابُكُمُ الَّذِي أُنْزِلَ عَلَى نَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم أَحْدَثُ الأَخْبَارِ بِاللَّهِ، تَقْرَءُونَهُ لَمْ يُشَبْ، وَقَدْ حَدَّثَكُمُ اللَّهُ أَنَّ أَهْلَ الْكِتَابِ بَدَّلُوا مَا كَتَبَ اللَّهُ وَغَيَّرُوا بِأَيْدِيهِمُ الْكِتَابَ، فَقَالُوا هُوَ مِنْ عِنْدِ اللَّهِ، لِيَشْتَرُوا بِهِ ثَمَنًا قَلِيلاً أَفَلاَ يَنْهَاكُمْ مَا جَاءَكُمْ مِنَ الْعِلْمِ عَنْ مُسَاءَلَتِهِمْ، وَلاَ وَاللَّهِ مَا رَأَيْنَا مِنْهُمْ رَجُلاً قَطُّ يَسْأَلُكُمْ عَنِ الَّذِي أُنْزِلَ عَلَيْكُمْ.
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah bin `Utba : Ibn `Abbas a dit : « Ô musulmans ! Pourquoi interrogez-vous les gens du Livre alors que votre Livre (le Coran), révélé à Son Prophète, est la plus récente information venant d’Allah et que vous le récitez, ce Livre qui n’a pas été altéré ? Allah vous a révélé que les gens du Livre ont changé de leurs propres mains ce qui leur avait été révélé et ont dit (à propos de leurs Écritures modifiées) : Ceci vient d’Allah, afin d’en tirer un avantage matériel. » Ibn `Abbas a ajouté : « La connaissance qui vous a été révélée ne vous suffit-elle pas pour ne pas les interroger ? Par Allah, je n’ai jamais vu l’un d’eux vous demander ce qui vous a été révélé. »
N° 2685
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصِ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي الشَّعْبِيُّ، أَنَّهُ سَمِعَ النُّعْمَانَ بْنَ بَشِيرٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَثَلُ الْمُدْهِنِ فِي حُدُودِ اللَّهِ وَالْوَاقِعِ فِيهَا مَثَلُ قَوْمٍ اسْتَهَمُوا سَفِينَةً، فَصَارَ بَعْضُهُمْ فِي أَسْفَلِهَا وَصَارَ بَعْضُهُمْ فِي أَعْلاَهَا، فَكَانَ الَّذِي فِي أَسْفَلِهَا يَمُرُّونَ بِالْمَاءِ عَلَى الَّذِينَ فِي أَعْلاَهَا، فَتَأَذَّوْا بِهِ، فَأَخَذَ فَأْسًا، فَجَعَلَ يَنْقُرُ أَسْفَلَ السَّفِينَةِ، فَأَتَوْهُ فَقَالُوا مَا لَكَ قَالَ تَأَذَّيْتُمْ بِي، وَلاَ بُدَّ لِي مِنَ الْمَاءِ، فَإِنْ أَخَذُوا عَلَى يَدَيْهِ أَنْجَوْهُ وَنَجَّوْا أَنْفُسَهُمْ، وَإِنْ تَرَكُوهُ أَهْلَكُوهُ وَأَهْلَكُوا أَنْفُسَهُمْ ".
Rapporté par An-Nu`man bin Bashir : Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’exemple de celui qui respecte les ordres et les limites d’Allah (ou celui qui respecte les règles prescrites par Allah) par rapport à celui qui fait le mal et transgresse les limites d’Allah est comme un groupe de gens qui tirent au sort des places dans un bateau. Certains ont des places en haut, d’autres en bas ; ceux du bas doivent passer par ceux du haut pour prendre de l’eau, ce qui dérange ces derniers. L’un d’eux (ceux du bas) prend une hache et commence à faire un trou dans le fond du bateau. Les gens du haut viennent lui demander : “Que fais-tu ?” Il répond : “Vous êtes trop dérangés par mes allées et venues, mais j’ai besoin d’eau.” S’ils l’en empêchent, ils se sauveront eux-mêmes et lui aussi ; mais s’ils le laissent faire, ils se détruiront tous. »
N° 2686
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي خَارِجَةُ بْنُ زَيْدٍ الأَنْصَارِيُّ، أَنَّ أُمَّ الْعَلاَءِ، امْرَأَةً مِنْ نِسَائِهِمْ قَدْ بَايَعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَخْبَرَتْهُ أَنَّ عُثْمَانَ بْنَ مَظْعُونٍ طَارَ لَهُ سَهْمُهُ فِي السُّكْنَى حِينَ أَقْرَعَتِ الأَنْصَارُ سُكْنَى الْمُهَاجِرِينَ. قَالَتْ أُمُّ الْعَلاَءِ فَسَكَنَ عِنْدَنَا عُثْمَانُ بْنُ مَظْعُونٍ، فَاشْتَكَى، فَمَرَّضْنَاهُ حَتَّى إِذَا تُوُفِّيَ وَجَعَلْنَاهُ فِي ثِيَابِهِ دَخَلَ عَلَيْنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ رَحْمَةُ اللَّهِ عَلَيْكَ أَبَا السَّائِبِ، فَشَهَادَتِي عَلَيْكَ لَقَدْ أَكْرَمَكَ اللَّهُ. فَقَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَمَا يُدْرِيكِ أَنَّ اللَّهَ أَكْرَمَهُ ". فَقُلْتُ لاَ أَدْرِي بِأَبِي أَنْتَ وَأُمِّي يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَّا عُثْمَانُ فَقَدْ جَاءَهُ ـ وَاللَّهِ ـ الْيَقِينُ وَإِنِّي لأَرْجُو لَهُ الْخَيْرَ، وَاللَّهِ مَا أَدْرِي وَأَنَا رَسُولُ اللَّهِ مَا يُفْعَلُ بِي ". قَالَتْ فَوَاللَّهِ لاَ أُزَكِّي أَحَدًا بَعْدَهُ أَبَدًا، وَأَحْزَنَنِي ذَلِكَ قَالَتْ فَنِمْتُ فَأُرِيتُ لِعُثْمَانَ عَيْنًا تَجْرِي، فَجِئْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ فَقَالَ " ذَلِكَ عَمَلُهُ ".
Rapporté par Um Al-Ala : Lorsque les Ansar ont tiré au sort pour savoir quel émigrant logerait chez quel Ansar, le nom de `Uthman bin Mazun est tombé chez nous. Um Al-Ala a ajouté : « `Uthman a séjourné chez nous, nous l’avons soigné quand il est tombé malade, mais il est décédé. Nous l’avons enveloppé dans ses vêtements, et le Messager d’Allah (ﷺ) est venu chez nous. J’ai dit (en m’adressant à `Uthman décédé) : “Ô Abu As-Sa’ib ! Qu’Allah te fasse miséricorde. Je témoigne qu’Allah t’a béni.” Le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Comment sais-tu qu’Allah l’a béni ?” J’ai répondu : “Je ne sais pas, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que mes parents soient sacrifiés pour toi.” Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : “En ce qui concerne `Uthman, par Allah, il est mort et je lui souhaite tout le bien, mais par Allah, même si je suis le Messager d’Allah (ﷺ), je ne sais pas ce qui lui sera réservé.” Um Al-Ala a ajouté : “Par Allah, je ne témoignerai plus de la piété de personne après lui. Ce que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit m’a attristée.” Um Al-Ala a ajouté : “Une fois, j’ai rêvé d’un ruisseau qui coulait pour `Uthman. Je suis allée le raconter au Messager d’Allah (ﷺ), il a dit : ‘C’est (le symbole de) ses bonnes actions.’ »
N° 2687
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا أَرَادَ سَفَرًا أَقْرَعَ بَيْنَ نِسَائِهِ، فَأَيَّتُهُنَّ خَرَجَ سَهْمُهَا خَرَجَ بِهَا مَعَهُ، وَكَانَ يَقْسِمُ لِكُلِّ امْرَأَةٍ مِنْهُنَّ يَوْمَهَا وَلَيْلَتَهَا، غَيْرَ أَنَّ سَوْدَةَ بِنْتَ زَمْعَةَ وَهَبَتْ يَوْمَهَا وَلَيْلَتَهَا لِعَائِشَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، تَبْتَغِي بِذَلِكَ رِضَا رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait partir en voyage, il tirait au sort entre ses femmes et emmenait avec lui celle sur qui le sort tombait. Il fixait aussi à chacune de ses femmes un jour et une nuit, mais Sauda bint Zam`a a donné son jour et sa nuit à `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), pour faire plaisir au Messager d’Allah (ﷺ)
N° 2688
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ سُمَىٍّ، مَوْلَى أَبِي بَكْرٍ عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ يَعْلَمُ النَّاسُ مَا فِي النِّدَاءِ وَالصَّفِّ الأَوَّلِ، ثُمَّ لَمْ يَجِدُوا إِلاَّ أَنْ يَسْتَهِمُوا عَلَيْهِ لاَسْتَهَمُوا، وَلَوْ يَعْلَمُونَ مَا فِي التَّهْجِيرِ لاَسْتَبَقُوا إِلَيْهِ، وَلَوْ يَعْلَمُونَ مَا فِي الْعَتَمَةِ وَالصُّبْحِ لأَتَوْهُمَا وَلَوْ حَبْوًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Si les gens connaissaient la récompense liée à l'appel à la prière et à la première rangée lors de la prière, et s'il n'y avait pas d'autre moyen d'obtenir cette place que de tirer au sort, ils le feraient sûrement. S'ils connaissaient la récompense de la prière de midi, ils se dépêcheraient pour y assister, et s'ils connaissaient la récompense des prières du matin (Fajr) et du soir (‘Isha), ils viendraient même en rampant s'il le fallait. »
N° 2689