Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ جَعْفَرِ بْنِ رَبِيعَةَ، عَنِ الأَعْرَجِ، قَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، عَنْ كَعْبِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّهُ كَانَ لَهُ عَلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حَدْرَدٍ الأَسْلَمِيِّ مَالٌ، فَلَقِيَهُ فَلَزِمَهُ حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا، فَمَرَّ بِهِمَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " يَا كَعْبُ ". فَأَشَارَ بِيَدِهِ كَأَنَّهُ يَقُولُ النِّصْفَ. فَأَخَذَ نِصْفَ مَا عَلَيْهِ وَتَرَكَ نِصْفًا.
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b bin Malik d’après Ka`b bin Malik : `Abdullah bin Abu Hadrad Al-Aslami devait de l’argent à Ka`b bin Malik. Un jour, ils se sont rencontrés et Ka`b a réclamé son dû, et leurs voix sont devenues très fortes. Le Prophète (ﷺ) est passé près d’eux et a dit : « Ô Ka`b, » en faisant un geste de la main comme pour dire : « Réduis la dette de moitié. » Ka`b a donc pris la moitié de ce qu’on lui devait et a remis l’autre moitié
N° 2706
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " كُلُّ سُلاَمَى مِنَ النَّاسِ عَلَيْهِ صَدَقَةٌ، كُلَّ يَوْمٍ تَطْلُعُ فِيهِ الشَّمْسُ يَعْدِلُ بَيْنَ النَّاسِ صَدَقَةٌ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il y a une aumône à donner pour chaque articulation du corps humain ; et chaque jour où le soleil se lève, il y a une récompense d’aumône pour celui qui établit la justice entre les gens. »
N° 2707
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ الزُّبَيْرَ، كَانَ يُحَدِّثُ أَنَّهُ خَاصَمَ رَجُلاً مِنَ الأَنْصَارِ قَدْ شَهِدَ بَدْرًا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي شِرَاجٍ مِنَ الْحَرَّةِ كَانَا يَسْقِيَانِ بِهِ كِلاَهُمَا فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِلزُّبَيْرِ " اسْقِ يَا زُبَيْرُ ثُمَّ أَرْسِلْ إِلَى جَارِكَ ". فَغَضِبَ الأَنْصَارِيُّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ آنْ كَانَ ابْنَ عَمَّتِكَ فَتَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " اسْقِ ثُمَّ احْبِسْ حَتَّى يَبْلُغَ الْجَدْرَ ". فَاسْتَوْعَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَئِذٍ حَقَّهُ لِلزُّبَيْرِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ ذَلِكَ أَشَارَ عَلَى الزُّبَيْرِ بِرَأْىٍ سَعَةٍ لَهُ وَلِلأَنْصَارِيِّ، فَلَمَّا أَحْفَظَ الأَنْصَارِيُّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَوْعَى لِلزُّبَيْرِ حَقَّهُ فِي صَرِيحِ الْحُكْمِ. قَالَ عُرْوَةُ قَالَ الزُّبَيْرُ وَاللَّهِ مَا أَحْسِبُ هَذِهِ الآيَةَ نَزَلَتْ إِلاَّ فِي ذَلِكَ {فَلاَ وَرَبِّكَ لاَ يُؤْمِنُونَ حَتَّى يُحَكِّمُوكَ فِيمَا شَجَرَ بَيْنَهُمْ} الآيَةَ.
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : Az-Zubair m’a raconté qu’il s’était disputé avec un homme des Ansar qui avait participé à la bataille de Badr devant le Messager d’Allah (ﷺ) à propos d’un canal d’irrigation qu’ils utilisaient tous les deux. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à Az-Zubair : « Ô Zubair ! Arrose ton jardin d’abord, puis laisse couler l’eau vers ton voisin. » L’Ansari s’est énervé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce parce qu’il est ton cousin ? » À ce moment-là, le visage du Messager d’Allah (ﷺ) a changé (de colère) et il a dit (à Az-Zubair) : « Arrose ton jardin puis retiens l’eau jusqu’à ce qu’elle atteigne les murs (autour des palmiers). » Ainsi, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné à Az-Zubair son droit complet. Avant cela, le Messager d’Allah (ﷺ) avait donné un jugement généreux, bénéfique pour Az-Zubair et l’Ansari, mais quand l’Ansari l’a irrité, il a donné à Az-Zubair son droit complet selon la loi. Az-Zubair a dit : « Par Allah ! Je pense que le verset suivant a été révélé à ce sujet : "Mais non, par ton Seigneur ! Ils n’auront pas la foi tant qu’ils ne t’auront pas pris comme juge dans tous leurs différends." »
N° 2708
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ، حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ تُوُفِّيَ أَبِي وَعَلَيْهِ دَيْنٌ، فَعَرَضْتُ عَلَى غُرَمَائِهِ أَنْ يَأْخُذُوا التَّمْرَ بِمَا عَلَيْهِ، فَأَبَوْا وَلَمْ يَرَوْا أَنَّ فِيهِ وَفَاءً، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ، فَقَالَ " إِذَا جَدَدْتَهُ فَوَضَعْتَهُ فِي الْمِرْبَدِ آذَنْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". فَجَاءَ وَمَعَهُ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ فَجَلَسَ عَلَيْهِ، وَدَعَا بِالْبَرَكَةِ ثُمَّ قَالَ " ادْعُ غُرَمَاءَكَ، فَأَوْفِهِمْ ". فَمَا تَرَكْتُ أَحَدًا لَهُ عَلَى أَبِي دَيْنٌ إِلاَّ قَضَيْتُهُ، وَفَضَلَ ثَلاَثَةَ عَشَرَ وَسْقًا سَبْعَةٌ عَجْوَةٌ، وَسِتَّةٌ لَوْنٌ أَوْ سِتَّةٌ عَجْوَةٌ وَسَبْعَةٌ لَوْنٌ، فَوَافَيْتُ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَغْرِبَ فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَضَحِكَ فَقَالَ " ائْتِ أَبَا بَكْرٍ وَعُمَرَ فَأَخْبِرْهُمَا ". فَقَالاَ لَقَدْ عَلِمْنَا إِذْ صَنَعَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَا صَنَعَ أَنْ سَيَكُونُ ذَلِكَ. وَقَالَ هِشَامٌ عَنْ وَهْبٍ عَنْ جَابِرٍ صَلاَةَ الْعَصْرِ. وَلَمْ يَذْكُرْ أَبَا بَكْرٍ وَلاَ ضَحِكَ، وَقَالَ وَتَرَكَ أَبِي عَلَيْهِ ثَلاَثِينَ وَسْقًا دَيْنًا. وَقَالَ ابْنُ إِسْحَاقَ عَنْ وَهْبٍ عَنْ جَابِرٍ صَلاَةَ الظُّهْرِ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Mon père est décédé alors qu’il avait des dettes. J’ai proposé à ses créanciers de prendre les fruits (c’est-à-dire les dattes) de mon jardin en échange de la dette de mon père, mais ils ont refusé, pensant que cela ne couvrirait pas toute la somme. Je suis donc allé voir le Prophète (ﷺ) et je lui ai expliqué la situation. Il m’a dit : « Quand tu cueilleras les dattes et que tu les rassembleras dans le Mirbad (l’endroit où l’on fait sécher les dattes), appelle-moi (le Messager d’Allah (ﷺ)). » Finalement, il est venu accompagné d’Abu Bakr et de `Umar, il s’est assis sur les dattes et a invoqué la bénédiction d’Allah sur elles. Puis il a dit : « Appelle tes créanciers et donne-leur ce qui leur revient. » J’ai ainsi pu rembourser tous les créanciers de mon père intégralement, et il restait encore treize Wasqs de dattes en plus, dont sept étaient de la variété ‘Ajwa et six de Laun, ou bien six de ‘Ajwa et sept de Laun. J’ai rencontré le Messager d’Allah (ﷺ) au coucher du soleil et je l’en ai informé. Il a alors souri et a dit : « Va voir Abu Bakr et `Umar et raconte-leur ce qui s’est passé. » Ils ont dit : « Nous nous y attendions, car le Messager d’Allah (ﷺ) a agi ainsi. »
N° 2709
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ،. وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ كَعْبٍ، أَنَّ كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، تَقَاضَى ابْنَ أَبِي حَدْرَدٍ دَيْنًا كَانَ لَهُ عَلَيْهِ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمَسْجِدِ، فَارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا حَتَّى سَمِعَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي بَيْتٍ، فَخَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَيْهِمَا حَتَّى كَشَفَ سِجْفَ حُجْرَتِهِ، فَنَادَى كَعْبَ بْنَ مَالِكٍ فَقَالَ " يَا كَعْبُ ". فَقَالَ لَبَّيْكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَأَشَارَ بِيَدِهِ أَنْ ضَعِ الشَّطْرَ. فَقَالَ كَعْبٌ قَدْ فَعَلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُمْ فَاقْضِهِ ".
Rapporté par `Abdullah bin Ka`b : Ka`b bin Malik lui a raconté que, du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), il a réclamé sa dette à Ibn Abu Hadrad dans la mosquée. Le ton est monté jusqu’à ce que le Messager d’Allah (ﷺ), qui était chez lui, les entende. Il a alors soulevé le rideau de sa chambre et a appelé Ka`b bin Malik en disant : « Ô Ka`b ! » Il a répondu : « Me voici, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète lui a fait signe de la main pour lui indiquer de réduire la dette de moitié. Ka`b a dit : « J’accepte, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit (à Ibn Abu Hadrad) : « Lève-toi et paie-lui le reste. »
N° 2710