Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَا حَقُّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ لَهُ شَىْءٌ، يُوصِي فِيهِ يَبِيتُ لَيْلَتَيْنِ، إِلاَّ وَوَصِيَّتُهُ مَكْتُوبَةٌ عِنْدَهُ ". تَابَعَهُ مُحَمَّدُ بْنُ مُسْلِمٍ عَنْ عَمْرٍو عَنِ ابْنِ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par ‘Abdullah bin ‘Umar : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il n’est pas permis à un musulman qui a quelque chose à léguer de rester deux nuits sans avoir écrit son testament et l’avoir gardé prêt auprès de lui. »
N° 2738
حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْحَارِثِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرُ بْنُ مُعَاوِيَةَ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، خَتَنِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخِي جُوَيْرِيَةَ بِنْتِ الْحَارِثِ قَالَ مَا تَرَكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِنْدَ مَوْتِهِ دِرْهَمًا وَلاَ دِينَارًا وَلاَ عَبْدًا وَلاَ أَمَةً وَلاَ شَيْئًا، إِلاَّ بَغْلَتَهُ الْبَيْضَاءَ وَسِلاَحَهُ وَأَرْضًا جَعَلَهَا صَدَقَةً.
Rapporté par ‘Amr bin Al-Harith : (Le frère de l’épouse du Messager d’Allah (ﷺ), Juwairiya bint Al-Harith) Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, il n’a laissé ni dirham ni dinar (c’est-à-dire d’argent), ni esclave homme ou femme, ni rien d’autre, sauf sa mule blanche, ses armes et un terrain qu’il avait donné en aumône
N° 2739
حَدَّثَنَا خَلاَّدُ بْنُ يَحْيَى، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، حَدَّثَنَا طَلْحَةُ بْنُ مُصَرِّفٍ، قَالَ سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما ـ هَلْ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَوْصَى فَقَالَ لاَ. فَقُلْتُ كَيْفَ كُتِبَ عَلَى النَّاسِ الْوَصِيَّةُ أَوْ أُمِرُوا بِالْوَصِيَّةِ قَالَ أَوْصَى بِكِتَابِ اللَّهِ.
Rapporté par Talha bin Musarrif : J’ai demandé à ‘Abdullah bin Abu ‘Awfa : « Le Prophète (ﷺ) a-t-il fait un testament ? » Il a répondu : « Non. » Je lui ai demandé : « Comment se fait-il alors que le testament soit recommandé aux gens ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a légué le Livre d’Allah (c’est-à-dire le Coran). »
N° 2740
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ، عَنِ ابْنِ عَوْنٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ الأَسْوَدِ، قَالَ ذَكَرُوا عِنْدَ عَائِشَةَ أَنَّ عَلِيًّا ـ رضى الله عنهما ـ كَانَ وَصِيًّا. فَقَالَتْ مَتَى أَوْصَى إِلَيْهِ وَقَدْ كُنْتُ مُسْنِدَتَهُ إِلَى صَدْرِي ـ أَوْ قَالَتْ حَجْرِي ـ فَدَعَا بِالطَّسْتِ، فَلَقَدِ انْخَنَثَ فِي حَجْرِي، فَمَا شَعَرْتُ أَنَّهُ قَدْ مَاتَ، فَمَتَى أَوْصَى إِلَيْهِ
Rapporté par Al-Aswad : En présence de ‘Aisha, certaines personnes ont mentionné que le Prophète (ﷺ) aurait désigné ‘Ali comme successeur par testament. ‘Aisha a dit : « Quand l’a-t-il désigné par testament ? En vérité, lorsqu’il est mort, il était appuyé contre ma poitrine (ou elle a dit : sur mes genoux), il a demandé un bassin pour se laver puis il s’est effondré dans cet état, et je n’ai même pas réalisé qu’il était mort. Alors, quand aurait-il pu faire un testament ? »
N° 2741
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَعُودُنِي وَأَنَا بِمَكَّةَ، وَهْوَ يَكْرَهُ أَنْ يَمُوتَ بِالأَرْضِ الَّتِي هَاجَرَ مِنْهَا قَالَ " يَرْحَمُ اللَّهُ ابْنَ عَفْرَاءَ ". قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أُوصِي بِمَالِي كُلِّهِ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ فَالشَّطْرُ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ الثُّلُثُ. قَالَ " فَالثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ، إِنَّكَ أَنْ تَدَعَ وَرَثَتَكَ أَغْنِيَاءَ خَيْرٌ مِنْ أَنْ تَدَعَهُمْ عَالَةً يَتَكَفَّفُونَ النَّاسَ فِي أَيْدِيهِمْ، وَإِنَّكَ مَهْمَا أَنْفَقْتَ مِنْ نَفَقَةٍ فَإِنَّهَا صَدَقَةٌ، حَتَّى اللُّقْمَةُ الَّتِي تَرْفَعُهَا إِلَى فِي امْرَأَتِكَ، وَعَسَى اللَّهُ أَنْ يَرْفَعَكَ فَيَنْتَفِعَ بِكَ نَاسٌ وَيُضَرَّ بِكَ آخَرُونَ ". وَلَمْ يَكُنْ لَهُ يَوْمَئِذٍ إِلاَّ ابْنَةٌ.
Rapporté par Sa’d bin Abu Waqqas : Le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite alors que j’étais malade à La Mecque (‘Amir, le sous-narrateur, a dit qu’il n’aimait pas mourir dans la terre d’où il avait émigré). Il (le Prophète) a dit : « Qu’Allah fasse miséricorde à Ibn Afra (Sa’d bin Khaula). » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), puis-je léguer tous mes biens (en aumône) ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Alors puis-je léguer la moitié ? » Il a dit : « Non. » J’ai dit : « Un tiers ? » Il a dit : « Oui, un tiers, mais même un tiers c’est trop. Il vaut mieux que tu laisses tes héritiers riches plutôt que pauvres et dépendants des autres, et tout ce que tu dépenses pour la cause d’Allah sera considéré comme une aumône, même la bouchée que tu mets dans la bouche de ta femme. Allah peut prolonger ta vie afin que certains profitent de toi et que d’autres soient affectés par toi. » À ce moment-là, Sa’d n’avait qu’une seule fille
N° 2742
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَوْ غَضَّ النَّاسُ إِلَى الرُّبْعِ، لأَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ أَوْ كَبِيرٌ ".
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Je recommande aux gens de réduire la part de ce qu’ils lèguent par testament au quart (de tout l’héritage), car le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Un tiers, mais même un tiers c’est trop. »
N° 2743
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، حَدَّثَنَا زَكَرِيَّاءُ بْنُ عَدِيٍّ، حَدَّثَنَا مَرْوَانُ، عَنْ هَاشِمِ بْنِ هَاشِمٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَرِضْتُ فَعَادَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ ادْعُ اللَّهَ أَنْ لاَ يَرُدَّنِي عَلَى عَقِبِي. قَالَ " لَعَلَّ اللَّهَ يَرْفَعُكَ وَيَنْفَعُ بِكَ نَاسًا ". قُلْتُ أُرِيدُ أَنْ أُوصِيَ، وَإِنَّمَا لِي ابْنَةٌ ـ قُلْتُ ـ أُوصِي بِالنِّصْفِ قَالَ " النِّصْفُ كَثِيرٌ ". قُلْتُ فَالثُّلُثِ. قَالَ " الثُّلُثُ، وَالثُّلُثُ كَثِيرٌ أَوْ كَبِيرٌ ". قَالَ فَأَوْصَى النَّاسُ بِالثُّلُثِ، وَجَازَ ذَلِكَ لَهُمْ.
Rapporté par Sa’d : Je suis tombé malade et le Prophète (ﷺ) est venu me rendre visite. Je lui ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), j’invoque Allah pour qu’Il ne me fasse pas mourir dans la terre d’où j’ai émigré (c’est-à-dire La Mecque). » Il a dit : « Qu’Allah te donne la santé et que les gens profitent de toi. » J’ai dit : « Je veux léguer mes biens, et je n’ai qu’une fille, je veux donner la moitié (en aumône). » Il a dit : « La moitié, c’est trop. » J’ai dit : « Alors, un tiers. » Il a dit : « Un tiers, mais même un tiers c’est trop. » (Le narrateur a ajouté : « Les gens ont alors commencé à léguer un tiers de leurs biens et cela leur a été permis. »)
N° 2744
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهَا قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ أَنَّ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ مِنِّي، فَاقْبِضْهُ إِلَيْكَ. فَلَمَّا كَانَ عَامُ الْفَتْحِ أَخَذَهُ سَعْدٌ فَقَالَ ابْنُ أَخِي، قَدْ كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. فَقَامَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ فَقَالَ أَخِي، وَابْنُ أَمَةِ أَبِي، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَتَسَاوَقَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. فَقَالَ سَعْدٌ يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْنُ أَخِي، كَانَ عَهِدَ إِلَىَّ فِيهِ. فَقَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ أَخِي وَابْنُ وَلِيدَةِ أَبِي. وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَكَ يَا عَبْدُ ابْنَ زَمْعَةَ، الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ، وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ". ثُمَّ قَالَ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ " احْتَجِبِي مِنْهُ ". لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِهِ بِعُتْبَةَ، فَمَا رَآهَا حَتَّى لَقِيَ اللَّهَ.
Rapporté par ‘Aisha (l’épouse du Prophète) : ‘Utba bin Abi Waqqas a confié (son fils) à son frère Sa’d bin Abi Waqqas en disant : « Le fils de la servante de Zam’a est mon fils (illégitime), prends-le sous ta garde. » Lors de l’année de la conquête de La Mecque, Sa’d a pris le garçon et a dit : « C’est le fils de mon frère, que mon frère m’a confié. » ‘Abu bin Zam’a s’est levé et a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père, il est né sur le lit de mon père. » Tous deux sont allés voir le Messager d’Allah (ﷺ). Sa’d a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), c’est le fils de mon frère, que mon frère m’a confié. » ‘Abu bin Zam’a a dit : « C’est mon frère et le fils de la servante de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Abu bin Zam’a ! Ce garçon est pour toi, car l’enfant appartient au lit (où il est né), et pour l’adultère il n’y a que la pierre (c’est-à-dire rien). » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit à sa femme Sauda bint Zam’a : « Voile-toi devant ce garçon, » car il avait remarqué sa ressemblance avec ‘Utba. Depuis ce jour, le garçon n’a plus vu Sauda jusqu’à sa mort
N° 2745
حَدَّثَنَا حَسَّانُ بْنُ أَبِي عَبَّادٍ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُوِدِيًّا، رَضَّ رَأْسَ جَارِيَةٍ بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ لَهَا مَنْ فَعَلَ بِكِ، أَفُلاَنٌ أَوْ فُلاَنٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ، فَأَوْمَأَتْ بِرَأْسِهَا، فَجِيءَ بِهِ، فَلَمْ يَزَلْ حَتَّى اعْتَرَفَ، فَأَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَرُضَّ رَأْسُهُ بِالْحِجَارَةِ.
Rapporté par Anas : Un Juif a écrasé la tête d’une fille entre deux pierres. On lui a demandé : « Qui t’a fait cela ? Untel ? Untel ? » Jusqu’à ce qu’on cite le nom du Juif, et elle a acquiescé. On a amené le Juif, il a été interrogé jusqu’à ce qu’il avoue. Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné qu’on lui écrase la tête avec des pierres
N° 2746
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ وَرْقَاءَ، عَنِ ابْنِ أَبِي نَجِيحٍ، عَنْ عَطَاءٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ الْمَالُ لِلْوَلَدِ، وَكَانَتِ الْوَصِيَّةُ لِلْوَالِدَيْنِ، فَنَسَخَ اللَّهُ مِنْ ذَلِكَ مَا أَحَبَّ، فَجَعَلَ لِلذَّكَرِ مِثْلَ حَظِّ الأُنْثَيَيْنِ، وَجَعَلَ لِلأَبَوَيْنِ لِكُلِّ وَاحِدٍ مِنْهُمَا السُّدُسَ، وَجَعَلَ لِلْمَرْأَةِ الثُّمُنَ وَالرُّبْعَ، وَلِلزَّوْجِ الشَّطْرَ وَالرُّبُعَ.
Rapporté par Ibn ‘Abbas : La coutume autrefois était que les biens du défunt étaient hérités par ses enfants ; quant aux parents du défunt, ils héritaient selon la volonté du défunt. Puis Allah a abrogé cette coutume comme Il l’a voulu et a fixé que l’homme hérite le double de la femme, que chaque parent hérite d’un sixième (de tout l’héritage), que la femme hérite d’un huitième ou d’un quart, et que le mari hérite de la moitié ou du quart
N° 2747
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ عُمَارَةَ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَجُلٌ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَىُّ الصَّدَقَةِ أَفْضَلُ قَالَ " أَنْ تَصَدَّقَ وَأَنْتَ صَحِيحٌ حَرِيصٌ. تَأْمُلُ الْغِنَى، وَتَخْشَى الْفَقْرَ، وَلاَ تُمْهِلْ حَتَّى إِذَا بَلَغَتِ الْحُلْقُومَ قُلْتَ لِفُلاَنٍ كَذَا وَلِفُلاَنٍ كَذَا، وَقَدْ كَانَ لِفُلاَنٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un homme a demandé au Prophète : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), quelle est la meilleure aumône ? » Il a répondu : « Donner en aumône quand tu es en bonne santé, avide de richesse, espérant devenir riche et craignant la pauvreté. Ne tarde pas à donner l’aumône jusqu’au moment où tu es sur ton lit de mort, en disant : “Donne tant à untel et tant à untel”, car à ce moment-là, tes biens ne t’appartiennent plus, mais à tes héritiers. »
N° 2748
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ مَالِكِ بْنِ أَبِي عَامِرٍ أَبُو سُهَيْلٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " آيَةُ الْمُنَافِقِ ثَلاَثٌ، إِذَا حَدَّثَ كَذَبَ، وَإِذَا اؤْتُمِنَ خَانَ، وَإِذَا وَعَدَ أَخْلَفَ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les signes d’un hypocrite sont au nombre de trois : quand il parle, il ment ; quand on lui confie quelque chose, il trahit ; quand il promet, il ne tient pas sa promesse. »
N° 2749
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا الأَوْزَاعِيُّ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَعُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ حَكِيمَ بْنَ حِزَامٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَأَلْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَعْطَانِي، ثُمَّ سَأَلْتُهُ فَأَعْطَانِي ثُمَّ قَالَ لِي " يَا حَكِيمُ، إِنَّ هَذَا الْمَالَ خَضِرٌ حُلْوٌ، فَمَنْ أَخَذَهُ بِسَخَاوَةِ نَفْسٍ بُورِكَ لَهُ فِيهِ، وَمَنْ أَخَذَهُ بِإِشْرَافِ نَفْسٍ لَمْ يُبَارَكْ لَهُ فِيهِ، وَكَانَ كَالَّذِي يَأْكُلُ وَلاَ يَشْبَعُ، وَالْيَدُ الْعُلْيَا خَيْرٌ مِنَ الْيَدِ السُّفْلَى ". قَالَ حَكِيمٌ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ لاَ أَرْزَأُ أَحَدًا بَعْدَكَ شَيْئًا حَتَّى أُفَارِقَ الدُّنْيَا. فَكَانَ أَبُو بَكْرٍ يَدْعُو حَكِيمًا لِيُعْطِيَهُ الْعَطَاءَ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَ مِنْهُ شَيْئًا، ثُمَّ إِنَّ عُمَرَ دَعَاهُ لِيُعْطِيَهُ فَيَأْبَى أَنْ يَقْبَلَهُ فَقَالَ يَا مَعْشَرَ الْمُسْلِمِينَ، إِنِّي أَعْرِضُ عَلَيْهِ حَقَّهُ الَّذِي قَسَمَ اللَّهُ لَهُ مِنْ هَذَا الْفَىْءِ فَيَأْبَى أَنْ يَأْخُذَهُ. فَلَمْ يَرْزَأْ حَكِيمٌ أَحَدًا مِنَ النَّاسِ بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى تُوُفِّيَ رَحِمَهُ اللَّهُ.
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Hakim bin Hizam a dit : « J’ai demandé quelque chose au Messager d’Allah (ﷺ), il m’a donné, puis j’ai redemandé et il m’a donné encore, puis il m’a dit : “Ô Hakim ! Cette richesse est verte et douce (c’est-à-dire attirante comme des fruits), et celui qui la prend sans avidité est béni avec, mais celui qui la prend avec avidité n’est pas béni et ressemble à celui qui mange sans jamais être rassasié. La main qui donne est meilleure que celle qui reçoit.” » Hakim a ajouté : « J’ai dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ), par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne demanderai plus jamais rien à personne après toi jusqu’à ma mort. » Par la suite, Abu Bakr appelait Hakim pour lui donner quelque chose, mais il refusait. Puis ‘Umar l’a appelé pour lui donner aussi, mais il a refusé. ‘Umar a alors dit : « Ô musulmans ! Je lui ai proposé sa part que Dieu lui a attribuée dans le butin, mais il refuse de la prendre. » Ainsi, Hakim n’a plus rien demandé à personne après le Prophète, jusqu’à sa mort – qu’Allah lui fasse miséricorde
N° 2750
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ السَّخْتِيَانِيُّ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " كُلُّكُمْ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالإِمَامُ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالرَّجُلُ رَاعٍ فِي أَهْلِهِ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ، وَالْمَرْأَةُ فِي بَيْتِ زَوْجِهَا رَاعِيَةٌ وَمَسْئُولَةٌ عَنْ رَعِيَّتِهَا، وَالْخَادِمُ فِي مَالِ سَيِّدِهِ رَاعٍ وَمَسْئُولٌ عَنْ رَعِيَّتِهِ ". قَالَ وَحَسِبْتُ أَنْ قَدْ قَالَ " وَالرَّجُلُ رَاعٍ فِي مَالِ أَبِيهِ ".
Rapporté par Ibn ‘Umar : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Vous êtes tous des bergers et chacun est responsable de ce qu’il garde : le dirigeant (imam) est un berger et responsable de ses sujets ; un homme est berger de sa famille et responsable de ceux qui sont sous sa garde ; une femme est bergère dans la maison de son mari et responsable de ce qu’elle garde ; un serviteur est berger des biens de son maître et responsable de ce qu’il garde. » Je pense qu’il a aussi dit : « Et un homme est berger des biens de son père. »
N° 2751
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم لأَبِي طَلْحَةَ " أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ". قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَبَنِي عَمِّهِ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُنَادِي " يَا بَنِي فِهْرٍ، يَا بَنِي عَدِيٍّ ". لِبُطُونِ قُرَيْشٍ. وَقَالَ أَبُو هُرَيْرَةَ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا مَعْشَرَ قُرَيْشٍ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit à Abu Talha : « Je te conseille de partager (ce jardin) entre tes proches. » Abu Talha répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je vais faire ainsi. » Alors Abu Talha le partagea entre ses proches et ses cousins. Ibn ‘Abbas a dit : Lorsque le verset coranique : « Avertis tes plus proches parents » (26.214) a été révélé, le Prophète (ﷺ) a commencé à appeler les différentes grandes familles de Quraish : « Ô Bani Fihr ! Ô Bani Adi ! » Abu Huraira a dit : Lorsque le verset : « Avertis tes plus proches parents » fut révélé, le Prophète (ﷺ) a dit d’une voix forte : « Ô gens de Quraish ! »
N° 2752