Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، أَنَّ عَلِيًّا ـ رضى الله عنه ـ حَرَّقَ قَوْمًا، فَبَلَغَ ابْنَ عَبَّاسٍ فَقَالَ لَوْ كُنْتُ أَنَا لَمْ أُحَرِّقْهُمْ، لأَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تُعَذِّبُوا بِعَذَابِ اللَّهِ ". وَلَقَتَلْتُهُمْ كَمَا قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ بَدَّلَ دِينَهُ فَاقْتُلُوهُ ".
Rapporté par `Ikrima : `Ali a brûlé certaines personnes et cette nouvelle est parvenue à Ibn `Abbas, qui a dit : « Si j’avais été à sa place, je ne les aurais pas brûlés, car le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Ne punissez pas (qui que ce soit) avec le châtiment d’Allah.’ Sans aucun doute, je les aurais tués, car le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Si quelqu’un (un musulman) abandonne sa religion, tuez-le.’ »
N° 3017
حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَهْطًا، مِنْ عُكْلٍ ثَمَانِيَةً قَدِمُوا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَاجْتَوَوُا الْمَدِينَةَ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، ابْغِنَا رِسْلاً. قَالَ " مَا أَجِدُ لَكُمْ إِلاَّ أَنْ تَلْحَقُوا بِالذَّوْدِ ". فَانْطَلَقُوا فَشَرِبُوا مِنْ أَبْوَالِهَا وَأَلْبَانِهَا حَتَّى صَحُّوا وَسَمِنُوا، وَقَتَلُوا الرَّاعِيَ، وَاسْتَاقُوا الذَّوْدَ، وَكَفَرُوا بَعْدَ إِسْلاَمِهِمْ، فَأَتَى الصَّرِيخُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، فَبَعَثَ الطَّلَبَ، فَمَا تَرَجَّلَ النَّهَارُ حَتَّى أُتِيَ بِهِمْ، فَقَطَّعَ أَيْدِيَهُمْ وَأَرْجُلَهُمْ، ثُمَّ أَمَرَ بِمَسَامِيرَ فَأُحْمِيَتْ فَكَحَلَهُمْ بِهَا، وَطَرَحَهُمْ بِالْحَرَّةِ، يَسْتَسْقُونَ فَمَا يُسْقَوْنَ حَتَّى مَاتُوا. قَالَ أَبُو قِلاَبَةَ قَتَلُوا وَسَرَقُوا وَحَارَبُوا اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم وَسَعَوْا فِي الأَرْضِ فَسَادًا.
Rapporté par Anas bin Malik : Un groupe de huit hommes de la tribu d’Ukil est venu voir le Prophète (ﷺ), puis ils ont trouvé le climat de Médine difficile pour eux. Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-nous un peu de lait. » Le Messager d’Allah a dit : « Je vous conseille de rejoindre le troupeau de chameaux. » Ils sont donc partis et ont bu l’urine et le lait des chameaux (comme remède) jusqu’à ce qu’ils retrouvent la santé et grossissent. Ensuite, ils ont tué le berger, ont volé les chameaux et sont devenus mécréants après avoir été musulmans. Quand le Prophète (ﷺ) a été informé par quelqu’un qui appelait à l’aide, il a envoyé des hommes à leur poursuite, et avant que le soleil ne soit haut, ils ont été ramenés. Il leur a fait couper les mains et les pieds. Ensuite, il a ordonné qu’on chauffe des clous et qu’on les passe sur leurs yeux, puis ils ont été laissés dans la région rocheuse de Médine. Ils ont demandé de l’eau, mais personne ne leur en a donné jusqu’à leur mort. (Abu Qilaba, un des rapporteurs, a dit : « Ils ont commis un meurtre, un vol, se sont rebellés contre Allah et Son Messager, et ont semé la corruption sur la terre. »)
N° 3018
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَأَبِي، سَلَمَةَ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " قَرَصَتْ نَمْلَةٌ نَبِيًّا مِنَ الأَنْبِيَاءِ، فَأَمَرَ بِقَرْيَةِ النَّمْلِ فَأُحْرِقَتْ، فَأَوْحَى اللَّهُ إِلَيْهِ أَنْ قَرَصَتْكَ نَمْلَةٌ أَحْرَقْتَ أُمَّةً مِنَ الأُمَمِ تُسَبِّحُ اللَّهِ."
Rapporté par Abu Huraira (رضي الله عنه) : J’ai entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Une fourmi a mordu un Prophète parmi les Prophètes, et il a ordonné que l’on brûle l’endroit des fourmis. Alors Allah lui a inspiré : ‘Est-ce parce qu’une seule fourmi t’a mordu que tu as brûlé une nation parmi les nations qui glorifient Allah ?’ »
N° 3019
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، قَالَ حَدَّثَنِي قَيْسُ بْنُ أَبِي حَازِمٍ، قَالَ قَالَ لِي جَرِيرٌ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". وَكَانَ بَيْتًا فِي خَثْعَمَ يُسَمَّى كَعْبَةَ الْيَمَانِيَةَ قَالَ فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ، وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ ـ قَالَ ـ وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَضَرَبَ فِي صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ أَصَابِعِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". فَانْطَلَقَ إِلَيْهَا فَكَسَرَهَا وَحَرَّقَهَا، ثُمَّ بَعَثَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُخْبِرُهُ فَقَالَ رَسُولُ جَرِيرٍ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، مَا جِئْتُكَ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْوَفُ أَوْ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَارَكَ فِي خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
Rapporté par Jarir : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Veux-tu me débarrasser de Dhul-Khalasa ? » Dhul-Khalasa était un sanctuaire (d’une idole) appartenant à la tribu de Khath’am, appelé la Ka`ba du Yémen. Je suis donc parti avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Ahmas, qui étaient d’excellents cavaliers. Il se trouve que je n’arrivais pas à bien tenir à cheval, alors le Prophète (ﷺ) m’a frappé la poitrine jusqu’à ce que je voie la marque de ses doigts sur ma poitrine, puis il a dit : « Ô Allah ! Rends-le ferme et fais de lui un guide bien guidé. » Jarir est parti vers ce sanctuaire, l’a démoli et brûlé. Ensuite, il a envoyé un messager au Messager d’Allah pour l’en informer. Le messager de Jarir a dit : « Par Celui qui t’a envoyé avec la Vérité, je ne suis venu à toi qu’après l’avoir laissé comme une chamelle libérée (c’est-à-dire complètement détruit et ruiné). » Jarir a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) a invoqué la bénédiction d’Allah pour les chevaux et les hommes d’Ahmas cinq fois. »
N° 3020
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ حَرَّقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم نَخْلَ بَنِي النَّضِيرِ.
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a brûlé les palmiers-dattiers de Bani An-Nadir
N° 3021
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْلِمٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ زَكَرِيَّاءَ بْنِ أَبِي زَائِدَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَهْطًا مِنَ الأَنْصَارِ إِلَى أَبِي رَافِعٍ لِيَقْتُلُوهُ، فَانْطَلَقَ رَجُلٌ مِنْهُمْ فَدَخَلَ حِصْنَهُمْ قَالَ فَدَخَلْتُ فِي مَرْبِطِ دَوَابَّ لَهُمْ، قَالَ وَأَغْلَقُوا باب الْحِصْنِ، ثُمَّ إِنَّهُمْ فَقَدُوا حِمَارًا لَهُمْ، فَخَرَجُوا يَطْلُبُونَهُ، فَخَرَجْتُ فِيمَنْ خَرَجَ أُرِيهِمْ أَنَّنِي أَطْلُبُهُ مَعَهُمْ، فَوَجَدُوا الْحِمَارَ، فَدَخَلُوا وَدَخَلْتُ، وَأَغْلَقُوا باب الْحِصْنِ لَيْلاً، فَوَضَعُوا الْمَفَاتِيحَ فِي كَوَّةٍ حَيْثُ أَرَاهَا، فَلَمَّا نَامُوا أَخَذْتُ الْمَفَاتِيحَ، فَفَتَحْتُ باب الْحِصْنِ ثُمَّ دَخَلْتُ عَلَيْهِ فَقُلْتُ يَا أَبَا رَافِعٍ. فَأَجَابَنِي، فَتَعَمَّدْتُ الصَّوْتَ، فَضَرَبْتُهُ فَصَاحَ، فَخَرَجْتُ ثُمَّ جِئْتُ، ثُمَّ رَجَعْتُ كَأَنِّي مُغِيثٌ فَقُلْتُ يَا أَبَا رَافِعٍ، وَغَيَّرْتُ صَوْتِي، فَقَالَ مَا لَكَ لأُمِّكَ الْوَيْلُ قُلْتُ مَا شَأْنُكَ قَالَ لاَ أَدْرِي مَنْ دَخَلَ عَلَىَّ فَضَرَبَنِي. قَالَ فَوَضَعْتُ سَيْفِي فِي بَطْنِهِ، ثُمَّ تَحَامَلْتُ عَلَيْهِ حَتَّى قَرَعَ الْعَظْمَ، ثُمَّ خَرَجْتُ وَأَنَا دَهِشٌ، فَأَتَيْتُ سُلَّمًا لَهُمْ لأَنْزِلَ مِنْهُ فَوَقَعْتُ فَوُثِئَتْ رِجْلِي، فَخَرَجْتُ إِلَى أَصْحَابِي فَقُلْتُ مَا أَنَا بِبَارِحٍ حَتَّى أَسْمَعَ النَّاعِيَةَ، فَمَا بَرِحْتُ حَتَّى سَمِعْتُ نَعَايَا أَبِي رَافِعٍ تَاجِرِ أَهْلِ الْحِجَازِ. قَالَ فَقُمْتُ وَمَا بِي قَلَبَةٌ حَتَّى أَتَيْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْنَاهُ.
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé un groupe d’hommes des Ansar pour tuer Abu Rafi`. L’un d’eux est parti et est entré dans leur forteresse. Cet homme a dit : « Je me suis caché dans une étable pour leurs animaux. Ils ont fermé la porte de la forteresse. Plus tard, ils ont perdu un de leurs ânes, alors ils sont sortis pour le chercher. Je suis sorti avec eux, faisant semblant de chercher aussi. Ils ont retrouvé l’âne et sont rentrés dans la forteresse. Moi aussi, je suis entré avec eux. Ils ont fermé la porte de la forteresse la nuit, et ont mis les clés dans une petite fenêtre où je pouvais les voir. Quand les gens se sont endormis, j’ai pris les clés, ouvert la porte de la forteresse et je suis allé voir Abu Rafi` et j’ai dit : ‘Ô Abu Rafi`.’ Quand il m’a répondu, je me suis dirigé vers la voix et je l’ai frappé. Il a crié et je suis sorti, faisant semblant d’être un aide. J’ai dit : ‘Ô Abu Rafi`’, en changeant le ton de ma voix. Il m’a demandé : ‘Que veux-tu ; malheur à ta mère ?’ Je lui ai demandé : ‘Que t’est-il arrivé ?’ Il a dit : ‘Je ne sais pas qui est venu et m’a frappé.’ Ensuite, j’ai enfoncé mon épée dans son ventre et j’ai appuyé jusqu’à toucher l’os. Puis je suis sorti, tout confus, et je suis allé vers une de leurs échelles pour descendre, mais je suis tombé et je me suis foulé le pied. J’ai rejoint mes compagnons et j’ai dit : ‘Je ne partirai pas avant d’entendre les femmes pleurer.’ Je ne suis donc pas parti avant d’avoir entendu les femmes pleurer Abu Rafi`, le marchand du Hijaz. Ensuite, je me suis levé, sans aucune douleur, (et nous sommes partis) jusqu’à ce que nous arrivions auprès du Prophète (ﷺ) et que nous l’en informions
N° 3022
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ أَبِي زَائِدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ بْنِ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَهْطًا مِنَ الأَنْصَارِ إِلَى أَبِي رَافِعٍ فَدَخَلَ عَلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَتِيكٍ بَيْتَهُ لَيْلاً، فَقَتَلَهُ وَهْوَ نَائِمٌ.
Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé un groupe des Ansar contre Abu Rafi`. `Abdullah bin Atik est entré chez lui la nuit et l’a tué pendant qu’il dormait
N° 3023
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا عَاصِمُ بْنُ يُوسُفَ الْيَرْبُوعِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ الْفَزَارِيُّ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ أَبُو النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ كُنْتُ كَاتِبًا لَهُ قَالَ كَتَبَ إِلَيْهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي أَوْفَى حِينَ خَرَجَ إِلَى الْحَرُورِيَّةِ فَقَرَأْتُهُ فَإِذَا فِيهِ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي بَعْضِ أَيَّامِهِ الَّتِي لَقِيَ فِيهَا الْعَدُوَّ انْتَظَرَ حَتَّى مَالَتِ الشَّمْسُ. ثُمَّ قَامَ فِي النَّاسِ فَقَالَ " أَيُّهَا النَّاسُ لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ وَسَلُوا اللَّهَ الْعَافِيَةَ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا وَاعْلَمُوا أَنَّ الْجَنَّةَ تَحْتَ ظِلاَلِ السُّيُوفِ ـ ثُمَّ قَالَ ـ اللَّهُمَّ مُنْزِلَ الْكِتَابِ وَمُجْرِيَ السَّحَابِ وَهَازِمَ الأَحْزَابِ اهْزِمْهُمْ وَانْصُرْنَا عَلَيْهِمْ ". وَقَالَ مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ حَدَّثَنِي سَالِم أَبُو النَّضْرِ كُنْتُ كَاتِبًا لِعُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ فَأَتَاهُ كِتَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أَوْفَى ـ رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُو ".
Rapporté par Salim Abu An-Nadr : (l’esclave affranchi de ‘Umar bin ‘Ubaidullah) J’étais le secrétaire de ‘Umar. Une fois, Abdullah bin Abi Aufa a écrit une lettre à ‘Umar lorsqu’il se rendait à Al-Haruriya. J’y ai lu que le Messager d’Allah (ﷺ), lors d’une de ses expéditions militaires contre l’ennemi, a attendu que le soleil décline puis il s’est levé parmi les gens et a dit : « Ô gens ! Ne souhaitez pas rencontrer l’ennemi, et demandez à Allah la sécurité. Mais si vous affrontez l’ennemi, soyez patients, et rappelez-vous que le Paradis est sous l’ombre des épées. » Puis il a dit : « Ô Allah, Toi qui as révélé le Livre Saint, qui fais bouger les nuages et qui défais les clans, défais-les et accorde-nous la victoire sur eux. »
N° 3025
وَقَالَ أَبُو عَامِرٍ حَدَّثَنَا مُغِيرَةُ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَمَنَّوْا لِقَاءَ الْعَدُوِّ، فَإِذَا لَقِيتُمُوهُمْ فَاصْبِرُوا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ne souhaitez pas rencontrer l’ennemi, mais si vous le rencontrez, soyez patients. »
N° 3026
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " هَلَكَ كِسْرَى ثُمَّ لاَ يَكُونُ كِسْرَى بَعْدَهُ، وَقَيْصَرٌ لَيَهْلِكَنَّ ثُمَّ لاَ يَكُونُ قَيْصَرٌ بَعْدَهُ، وَلَتُقْسَمَنَّ كُنُوزُهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ ". وَسَمَّى الْحَرْبَ خَدْعَةً
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Khosrau sera détruit, et il n’y aura plus de Khosrau après lui, et César sera sûrement détruit et il n’y aura plus de César après lui, et vous dépenserez leurs trésors dans la voie d’Allah. » Il a déclaré : « La guerre est tromperie. »
N° 3028
حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرِ بْنُ أَصْرَمَ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ سَمَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْحَرْبَ خُدْعَةً.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a déclaré : « La guerre est tromperie. »
N° 3029
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ عَمْرٍو، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْحَرْبُ خُدْعَةٌ ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La guerre est tromperie. »
N° 3030
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ لِكَعْبِ بْنِ الأَشْرَفِ، فَإِنَّهُ قَدْ آذَى اللَّهَ وَرَسُولَهُ ". قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ أَتُحِبُّ أَنْ أَقْتُلَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ " نَعَمْ ". قَالَ فَأَتَاهُ فَقَالَ إِنَّ هَذَا ـ يَعْنِي النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم ـ قَدْ عَنَّانَا وَسَأَلَنَا الصَّدَقَةَ، قَالَ وَأَيْضًا وَاللَّهِ قَالَ فَإِنَّا قَدِ اتَّبَعْنَاهُ فَنَكْرَهُ أَنْ نَدَعَهُ حَتَّى نَنْظُرَ إِلَى مَا يَصِيرُ أَمْرُهُ قَالَ فَلَمْ يَزَلْ يُكَلِّمُهُ حَتَّى اسْتَمْكَنَ مِنْهُ فَقَتَلَهُ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui est prêt à tuer Ka`b bin Al-Ashraf, qui a vraiment nui à Allah et à Son Messager ? » Muhammad bin Maslama a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu que je le tue ? » Il a répondu par l’affirmative. Alors Muhammad bin Maslama est allé le voir (c’est-à-dire Ka`b) et lui a dit : « Cette personne (c’est-à-dire le Prophète) nous a mis à l’épreuve et nous a demandé l’aumône. » Ka`b a répondu : « Par Allah, vous allez vous lasser de lui. » Muhammad lui a dit : « Nous l’avons suivi, donc nous n’aimons pas le quitter avant de voir ce qu’il adviendra de lui. » Muhammad bin Maslama a continué à lui parler ainsi jusqu’à ce qu’il ait l’occasion de le tuer
N° 3031
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ جَابِرٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ لِكَعْبِ بْنِ الأَشْرَفِ ". فَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ مَسْلَمَةَ أَتُحِبُّ أَنْ أَقْتُلَهُ قَالَ " نَعَمْ ". قَالَ فَأْذَنْ لِي فَأَقُولَ. قَالَ " قَدْ فَعَلْتُ ".
Rapporté par Jabir : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qui est prêt à tuer Ka`b bin Ashraf (c’est-à-dire un Juif) ? » Muhammad bin Maslama a répondu : « Veux-tu que je le tue ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu par l’affirmative. Muhammad bin Maslama a dit : « Alors permets-moi de dire ce que je veux. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je te le permets. »
N° 3032
قَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ انْطَلَقَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ أُبَىُّ بْنُ كَعْبٍ قِبَلَ ابْنِ صَيَّادٍ، فَحُدِّثَ بِهِ فِي نَخْلٍ، فَلَمَّا دَخَلَ عَلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم النَّخْلَ، طَفِقَ يَتَّقِي بِجُذُوعِ النَّخْلِ، وَابْنُ صَيَّادٍ فِي قَطِيفَةٍ لَهُ فِيهَا رَمْرَمَةٌ، فَرَأَتْ أُمُّ ابْنِ صَيَّادٍ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا صَافِ، هَذَا مُحَمَّدٌ، فَوَثَبَ ابْنُ صَيَّادٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ تَرَكَتْهُ بَيَّنَ ".
Rapporté par 'Abdullah bin Umar (رضي الله عنه) : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ), accompagné de Ubai bin Ka'b, est allé voir Ibn Saiyyad. On l’a informé qu’Ibn Saiyyad était dans un jardin de palmiers. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est entré dans le jardin, il s’est caché derrière les troncs des palmiers pendant qu’Ibn Saiyyad était couvert d’un drap de velours, d’où sortaient des murmures. La mère d’Ibn Saiyyad a vu le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Saf ! C’est Muhammad. » Alors Ibn Saiyyad s’est levé. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Si elle l’avait laissé dans cet état, la vérité serait devenue claire. »
N° 3033