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Sahih al Bukhari

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حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ الْخَنْدَقِ وَهُوَ يَنْقُلُ التُّرَابَ حَتَّى وَارَى التُّرَابُ شَعَرَ صَدْرِهِ، وَكَانَ رَجُلاً كَثِيرَ الشَّعَرِ وَهْوَ يَرْتَجِزُ بِرَجَزِ عَبْدِ اللَّهِ اللَّهُمَّ لَوْلاَ أَنْتَ مَا اهْتَدَيْنَا وَلاَ تَصَدَّقْنَا وَلاَ صَلَّيْنَا فَأَنْزِلَنْ سَكِينَةً عَلَيْنَا وَثَبِّتِ الأَقْدَامَ إِنْ لاَقَيْنَا إِنَّ الأَعْدَاءَ قَدْ بَغَوْا عَلَيْنَا إِذَا أَرَادُوا فِتْنَةً أَبَيْنَا يَرْفَعُ بِهَا صَوْتَهُ‏.‏

Rapporté par Al-Bara : J’ai vu le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la bataille du Fossé porter de la terre au point que les poils de sa poitrine étaient couverts de poussière, et il était très poilu. Il récitait alors ces vers d’Abdullah (bin Rawaha) : « Ô Allah, sans Toi, nous n’aurions pas été guidés, nous n’aurions pas donné en aumône ni prié. Accorde-nous la tranquillité, et quand nous rencontrons l’ennemi, rends nos pas fermes. Si on veut nous mettre à l’épreuve (c’est-à-dire nous combattre), nous ne fuirons pas, mais nous tiendrons bon. » Le Prophète (ﷺ) élevait la voix en récitant ces vers

N° 3034

حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ مَا حَجَبَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُنْذُ أَسْلَمْتُ، وَلاَ رَآنِي إِلاَّ تَبَسَّمَ فِي وَجْهِي‏.‏ وَلَقَدْ شَكَوْتُ إِلَيْهِ إِنِّي لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ‏.‏ فَضَرَبَ بِيَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ ‏ "‏ اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Jarir : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne s’est jamais caché de moi depuis que je suis devenu musulman, et chaque fois qu’il me voyait, il m’accueillait avec un sourire. Un jour, je lui ai dit que je n’arrivais pas à bien tenir sur les chevaux. Il m’a frappé la poitrine de sa main et a dit : « Ô Allah ! Rends-le ferme et fais de lui un guide, bien guidé. »

N° 3036

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا أَبُو حَازِمٍ، قَالَ سَأَلُوا سَهْلَ بْنَ سَعْدٍ السَّاعِدِيَّ ـ رضى الله عنه ـ بِأَىِّ شَىْءٍ دُووِيَ جُرْحُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ مَا بَقِيَ مِنَ النَّاسِ أَحَدٌ أَعْلَمُ بِهِ مِنِّي، كَانَ عَلِيٌّ يَجِيءُ بِالْمَاءِ فِي تُرْسِهِ، وَكَانَتْ ـ يَعْنِي فَاطِمَةَ ـ تَغْسِلُ الدَّمَ عَنْ وَجْهِهِ، وَأُخِذَ حَصِيرٌ فَأُحْرِقَ، ثُمَّ حُشِيَ بِهِ جُرْحُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏

Rapporté par Abu Hazim : Les gens ont demandé à Sahl bin Sa`d As-Sa'idi : « Avec quoi la blessure du Messager d’Allah (ﷺ) a-t-elle été soignée ? » Il a répondu : « Personne ne le sait mieux que moi. `Ali apportait de l’eau dans son bouclier et Fatima (la fille du Prophète) lavait le sang de son visage. Ensuite, on brûlait un tapis de feuilles de palmier et on mettait ses cendres dans la blessure du Messager d’Allah (ﷺ). »

N° 3037

حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ مُعَاذًا وَأَبَا مُوسَى إِلَى الْيَمَنِ قَالَ ‏ "‏ يَسِّرَا وَلاَ تُعَسِّرَا، وَبَشِّرَا وَلاَ تُنَفِّرَا، وَتَطَاوَعَا وَلاَ تَخْتَلِفَا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Burda : Son père a dit : « Le Prophète (ﷺ) a envoyé Mu`adh et Abu Musa au Yémen en leur disant : Traitez les gens avec douceur et ne soyez pas durs avec eux ; annoncez-leur de bonnes nouvelles et ne les repoussez pas ; aimez-vous les uns les autres et ne vous divisez pas. »

N° 3038

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ يُحَدِّثُ قَالَ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الرَّجَّالَةِ يَوْمَ أُحُدٍ ـ وَكَانُوا خَمْسِينَ رَجُلاً ـ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جُبَيْرٍ فَقَالَ ‏"‏ إِنْ رَأَيْتُمُونَا تَخْطَفُنَا الطَّيْرُ، فَلاَ تَبْرَحُوا مَكَانَكُمْ هَذَا حَتَّى أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ، وَإِنْ رَأَيْتُمُونَا هَزَمْنَا الْقَوْمَ وَأَوْطَأْنَاهُمْ فَلاَ تَبْرَحُوا حَتَّى أُرْسِلَ إِلَيْكُمْ ‏"‏ فَهَزَمُوهُمْ‏.‏ قَالَ فَأَنَا وَاللَّهِ رَأَيْتُ النِّسَاءَ يَشْتَدِدْنَ قَدْ بَدَتْ خَلاَخِلُهُنَّ وَأَسْوُقُهُنَّ رَافِعَاتٍ ثِيَابَهُنَّ، فَقَالَ أَصْحَابُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ جُبَيْرٍ الْغَنِيمَةَ ـ أَىْ قَوْمِ ـ الْغَنِيمَةَ، ظَهَرَ أَصْحَابُكُمْ فَمَا تَنْتَظِرُونَ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جُبَيْرٍ أَنَسِيتُمْ مَا قَالَ لَكُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالُوا وَاللَّهِ لَنَأْتِيَنَّ النَّاسَ فَلَنُصِيبَنَّ مِنَ الْغَنِيمَةِ‏.‏ فَلَمَّا أَتَوْهُمْ صُرِفَتْ وُجُوهُهُمْ فَأَقْبَلُوا مُنْهَزِمِينَ، فَذَاكَ إِذْ يَدْعُوهُمُ الرَّسُولُ فِي أُخْرَاهُمْ، فَلَمْ يَبْقَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ اثْنَىْ عَشَرَ رَجُلاً، فَأَصَابُوا مِنَّا سَبْعِينَ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ أَصَابَ مِنَ الْمُشْرِكِينَ يَوْمَ بَدْرٍ أَرْبَعِينَ وَمِائَةً سَبْعِينَ أَسِيرًا وَسَبْعِينَ قَتِيلاً، فَقَالَ أَبُو سُفْيَانَ أَفِي الْقَوْمِ مُحَمَّدٌ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، فَنَهَاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يُجِيبُوهُ ثُمَّ قَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ أَبِي قُحَافَةَ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ قَالَ أَفِي الْقَوْمِ ابْنُ الْخَطَّابِ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، ثُمَّ رَجَعَ إِلَى أَصْحَابِهِ فَقَالَ أَمَّا هَؤُلاَءِ فَقَدْ قُتِلُوا‏.‏ فَمَا مَلَكَ عُمَرُ نَفْسَهُ فَقَالَ كَذَبْتَ وَاللَّهِ يَا عَدُوَّ اللَّهِ، إِنَّ الَّذِينَ عَدَدْتَ لأَحْيَاءٌ كُلُّهُمْ، وَقَدْ بَقِيَ لَكَ مَا يَسُوؤُكَ‏.‏ قَالَ يَوْمٌ بِيَوْمِ بَدْرٍ، وَالْحَرْبُ سِجَالٌ، إِنَّكُمْ سَتَجِدُونَ فِي الْقَوْمِ مُثْلَةً لَمْ آمُرْ بِهَا وَلَمْ تَسُؤْنِي، ثُمَّ أَخَذَ يَرْتَجِزُ أُعْلُ هُبَلْ، أُعْلُ هُبَلْ‏.‏ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ تُجِيبُوا لَهُ ‏"‏‏.‏ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا نَقُولُ قَالَ ‏"‏ قُولُوا اللَّهُ أَعْلَى وَأَجَلُّ ‏"‏‏.‏ قَالَ إِنَّ لَنَا الْعُزَّى وَلاَ عُزَّى لَكُمْ‏.‏ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ أَلاَ تُجِيبُوا لَهُ ‏"‏‏.‏ قَالَ قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، مَا نَقُولُ قَالَ ‏"‏ قُولُوا اللَّهُ مَوْلاَنَا وَلاَ مَوْلَى لَكُمْ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Prophète (ﷺ) a nommé `Abdullah bin Jubair comme chef des fantassins (archers), ils étaient cinquante le jour de la bataille de Uhud. Il leur a dit : « Restez à votre place et ne la quittez pas, même si vous voyez des oiseaux nous emporter, jusqu’à ce que je vous appelle ; et si vous voyez que nous avons vaincu les infidèles et qu’ils fuient, ne quittez pas votre place tant que je ne vous appelle pas. » Ensuite, les infidèles ont été vaincus. Par Allah, j’ai vu les femmes s’enfuir en relevant leurs vêtements, laissant voir leurs bracelets de cheville et leurs jambes. Alors les compagnons de `Abdullah bin Jubair ont dit : « Le butin ! Ô gens, le butin ! Vos compagnons ont gagné, qu’attendez-vous ? » `Abdullah bin Jubair a dit : « Avez-vous oublié ce que le Messager d’Allah (ﷺ) vous a dit ? » Ils ont répondu : « Par Allah ! Nous allons rejoindre les gens (c’est-à-dire l’ennemi) et prendre notre part du butin. » Mais quand ils sont partis, ils ont été repoussés et vaincus. À ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) les appelait de l’arrière. Seuls douze hommes sont restés avec le Prophète (ﷺ) et les infidèles ont tué soixante-dix hommes parmi nous. Le jour de la bataille de Badr, le Prophète (ﷺ) et ses compagnons avaient fait perdre cent quarante hommes aux païens, soixante-dix capturés et soixante-dix tués. Ensuite, Abu Sufyan a demandé trois fois : « Muhammad est-il parmi ces gens ? » Le Prophète (ﷺ) a ordonné à ses compagnons de ne pas répondre. Puis il a demandé trois fois : « Le fils d’Abu Quhafa est-il parmi ces gens ? » Il a encore demandé trois fois : « Le fils d’Al-Khattab est-il parmi ces gens ? » Ensuite, il est retourné vers ses compagnons et a dit : « Quant à ceux-là, ils ont été tués. » `Umar n’a pas pu se retenir et a dit (à Abu Sufyan) : « Tu mens, par Allah ! Ô ennemi d’Allah ! Tous ceux que tu as mentionnés sont vivants, et ce qui te déplaît est toujours là. » Abu Sufyan a dit : « Notre victoire aujourd’hui compense la vôtre à Badr, et dans la guerre, la victoire change toujours de camp, et vous trouverez certains de vos morts mutilés, mais je n’ai pas poussé mes hommes à le faire, et je n’en ai pas de regret. » Ensuite, il s’est mis à réciter joyeusement : « Ô Hubal, sois élevé ! » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est le Plus Haut et le Plus Sublime. » (Ensuite) Abu Sufyan a dit : « Nous avons (l’idole) Al-`Uzza, et vous n’avez pas `Uzza. » Le Prophète a dit à ses compagnons : « Pourquoi ne lui répondez-vous pas ? » Ils ont demandé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), que devons-nous dire ? » Il a dit : « Dites : Allah est notre Protecteur et vous n’avez pas de protecteur. »

N° 3039

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَحْسَنَ النَّاسِ، وَأَجْوَدَ النَّاسِ، وَأَشْجَعَ النَّاسِ، قَالَ وَقَدْ فَزِعَ أَهْلُ الْمَدِينَةِ لَيْلَةً سَمِعُوا صَوْتًا، قَالَ فَتَلَقَّاهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى فَرَسٍ لأَبِي طَلْحَةَ عُرْىٍ، وَهُوَ مُتَقَلِّدٌ سَيْفَهُ فَقَالَ ‏"‏ لَمْ تُرَاعُوا، لَمْ تُرَاعُوا ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَجَدْتُهُ بَحْرًا ‏"‏‏.‏ يَعْنِي الْفَرَسَ‏.‏

Rapporté par Anas : Le Messager d’Allah (ﷺ) était le plus beau, le plus généreux et le plus courageux de tous. Un jour, les habitants de Médine ont eu peur à cause d’un bruit entendu la nuit. Le Prophète (ﷺ) est allé à leur rencontre, monté sur un cheval sans selle appartenant à Abu Talha, avec son épée sur l’épaule. Il leur a dit : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur. » Puis il a ajouté : « Je l’ai trouvé (le cheval) très rapide. »

N° 3040

حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، أَخْبَرَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ قَالَ خَرَجْتُ مِنَ الْمَدِينَةِ ذَاهِبًا نَحْوَ الْغَابَةِ، حَتَّى إِذَا كُنْتُ بِثَنِيَّةِ الْغَابَةِ لَقِيَنِي غُلاَمٌ لِعَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ قُلْتُ وَيْحَكَ، مَا بِكَ قَالَ أُخِذَتْ لِقَاحُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم‏.‏ قُلْتُ مَنْ أَخَذَهَا قَالَ غَطَفَانُ وَفَزَارَةُ‏.‏ فَصَرَخْتُ ثَلاَثَ صَرَخَاتٍ أَسْمَعْتُ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا يَا صَبَاحَاهْ، يَا صَبَاحَاهْ‏.‏ ثُمَّ انْدَفَعْتُ حَتَّى أَلْقَاهُمْ وَقَدْ أَخَذُوهَا، فَجَعَلْتُ أَرْمِيهِمْ وَأَقُولُ أَنَا ابْنُ الأَكْوَعِ، وَالْيَوْمُ يَوْمُ الرُّضَّعِ، فَاسْتَنْقَذْتُهَا مِنْهُمْ قَبْلَ أَنْ يَشْرَبُوا، فَأَقْبَلْتُ بِهَا أَسُوقُهَا، فَلَقِيَنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ الْقَوْمَ عِطَاشٌ، وَإِنِّي أَعْجَلْتُهُمْ أَنْ يَشْرَبُوا سِقْيَهُمْ، فَابْعَثْ فِي إِثْرِهِمْ، فَقَالَ ‏ "‏ يَا ابْنَ الأَكْوَعِ، مَلَكْتَ فَأَسْجِحْ‏.‏ إِنَّ الْقَوْمَ يُقْرَوْنَ فِي قَوْمِهِمْ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Salama : Je suis sorti de Médine en direction d’Al-Ghaba. Quand je suis arrivé au passage de montagne d’Al-Ghaba, un esclave de `Abdur-Rahman bin `Auf m’a rencontré. Je lui ai dit : « Malheur à toi ! Qu’est-ce qui t’amène ici ? » Il a répondu : « Les chamelles du Prophète (ﷺ) ont été emmenées. » J’ai demandé : « Qui les a prises ? » Il a dit : « Ghatafan et Fazara. » Alors j’ai crié trois fois : « Ô Sabaha-h ! Ô Sabaha-h ! » si fort que tout le monde entre les deux montagnes de Médine m’a entendu. Ensuite, j’ai couru jusqu’à les rattraper après qu’ils aient pris les chamelles. J’ai commencé à leur lancer des flèches en disant : « Je suis le fils d’Al-Akwa`, et aujourd’hui, malheur aux gens mauvais ! » J’ai ainsi sauvé les chamelles avant que les voleurs ne puissent boire de l’eau. Quand je suis revenu avec les chamelles, le Prophète (ﷺ) m’a rencontré. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), ces gens ont soif et je les ai empêchés de boire, alors envoie des gens pour les poursuivre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô fils d’Al-Akwa`, tu as pris le dessus, alors pardonne-leur. (De toute façon) ils sont maintenant accueillis par leur tribu. »

N° 3041

حَدَّثَنَا عُبَيْدُ اللَّهِ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَأَلَ رَجُلٌ الْبَرَاءَ ـ رضى الله عنه ـ فَقَالَ يَا أَبَا عُمَارَةَ، أَوَلَّيْتُمْ يَوْمَ حُنَيْنٍ قَالَ الْبَرَاءُ وَأَنَا أَسْمَعُ أَمَّا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يُوَلِّ يَوْمَئِذٍ، كَانَ أَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ آخِذًا بِعِنَانِ بَغْلَتِهِ، فَلَمَّا غَشِيَهُ الْمُشْرِكُونَ نَزَلَ، فَجَعَلَ يَقُولُ أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ، أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ قَالَ فَمَا رُئِيَ مِنَ النَّاسِ يَوْمَئِذٍ أَشَدُّ مِنْهُ‏.‏

Rapporté par Abu 'Is-haq : Un homme a demandé à Al-Bara : « Ô Abu `Umara ! As-tu fui le jour de la bataille de Hunayn ? » Al-Bara a répondu alors que j’écoutais : « Quant au Messager d’Allah (ﷺ), il n’a pas fui ce jour-là. Abu Sufyan bin Al-Harith tenait les rênes de sa mule et quand les païens l’ont attaqué, il est descendu et a commencé à dire : ‘Je suis le Prophète, et ce n’est pas un mensonge ; je suis le fils d’Abdul Muttalib.’ Ce jour-là, personne n’a été vu plus courageux que le Prophète (ﷺ). »

N° 3042

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدِ بْنِ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ أَبِي أُمَامَةَ ـ هُوَ ابْنُ سَهْلِ بْنِ حُنَيْفٍ ـ عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ بَنُو قُرَيْظَةَ عَلَى حُكْمِ سَعْدٍ ـ هُوَ ابْنُ مُعَاذٍ ـ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَكَانَ قَرِيبًا مِنْهُ، فَجَاءَ عَلَى حِمَارٍ، فَلَمَّا دَنَا قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ قُومُوا إِلَى سَيِّدِكُمْ ‏"‏‏.‏ فَجَاءَ فَجَلَسَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ ‏"‏ إِنَّ هَؤُلاَءِ نَزَلُوا عَلَى حُكْمِكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَإِنِّي أَحْكُمُ أَنْ تُقْتَلَ الْمُقَاتِلَةُ، وَأَنْ تُسْبَى الذُّرِّيَّةُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ لَقَدْ حَكَمْتَ فِيهِمْ بِحُكْمِ الْمَلِكِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Quand la tribu de Bani Quraiza a accepté le jugement de Sa`d, le Messager d’Allah (ﷺ) a fait venir Sa`d qui était proche de lui. Sa`d est venu à dos d’âne et, en arrivant, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit (aux Ansar) : « Levez-vous pour votre chef. » Puis Sa`d s’est assis à côté du Messager d’Allah (ﷺ) qui lui a dit : « Ces gens acceptent ton jugement. » Sa`d a dit : « Je décide que leurs combattants soient tués et que leurs femmes et enfants soient faits prisonniers. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ô Sa`d ! Tu as jugé parmi eux comme le ferait le Roi Allah. »

N° 3043

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَخَلَ عَامَ الْفَتْحِ وَعَلَى رَأْسِهِ الْمِغْفَرُ، فَلَمَّا نَزَعَهُ جَاءَ رَجُلٌ فَقَالَ إِنَّ ابْنَ خَطَلٍ مُتَعَلِّقٌ بِأَسْتَارِ الْكَعْبَةِ، فَقَالَ ‏ "‏ اقْتُلُوهُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik (رضي الله عنه) : Le Messager d’Allah (ﷺ) est entré à La Mecque l’année de la Conquête, portant un casque sur la tête. Après l’avoir enlevé, un homme est venu et a dit : « Ibn Khatal s’accroche aux rideaux de la Ka’ba. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tuez-le. »

N° 3044

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرُو بْنُ أَبِي سُفْيَانَ بْنِ أَسِيدِ بْنِ جَارِيَةَ الثَّقَفِيُّ ـ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي زُهْرَةَ وَكَانَ مِنْ أَصْحَابِ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَشَرَةَ رَهْطٍ سَرِيَّةً عَيْنًا، وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ عَاصِمَ بْنَ ثَابِتٍ الأَنْصَارِيَّ جَدَّ عَاصِمِ بْنِ عُمَرَ، فَانْطَلَقُوا حَتَّى إِذَا كَانُوا بِالْهَدَأَةِ وَهْوَ بَيْنَ عُسْفَانَ وَمَكَّةَ ذُكِرُوا لِحَىٍّ مِنْ هُذَيْلٍ يُقَالُ لَهُمْ بَنُو لِحْيَانَ، فَنَفَرُوا لَهُمْ قَرِيبًا مِنْ مِائَتَىْ رَجُلٍ، كُلُّهُمْ رَامٍ، فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ حَتَّى وَجَدُوا مَأْكَلَهُمْ تَمْرًا تَزَوَّدُوهُ مِنَ الْمَدِينَةِ فَقَالُوا هَذَا تَمْرُ يَثْرِبَ‏.‏ فَاقْتَصُّوا آثَارَهُمْ، فَلَمَّا رَآهُمْ عَاصِمٌ وَأَصْحَابُهُ لَجَئُوا إِلَى فَدْفَدٍ، وَأَحَاطَ بِهِمُ الْقَوْمُ فَقَالُوا لَهُمُ انْزِلُوا وَأَعْطُونَا بِأَيْدِيكُمْ، وَلَكُمُ الْعَهْدُ وَالْمِيثَاقُ، وَلاَ نَقْتُلُ مِنْكُمْ أَحَدًا‏.‏ قَالَ عَاصِمُ بْنُ ثَابِتٍ أَمِيرُ السَّرِيَّةِ أَمَّا أَنَا فَوَاللَّهِ لاَ أَنْزِلُ الْيَوْمَ فِي ذِمَّةِ كَافِرٍ، اللَّهُمَّ أَخْبِرْ عَنَّا نَبِيَّكَ‏.‏ فَرَمَوْهُمْ بِالنَّبْلِ، فَقَتَلُوا عَاصِمًا فِي سَبْعَةٍ، فَنَزَلَ إِلَيْهِمْ ثَلاَثَةُ رَهْطٍ بِالْعَهْدِ وَالْمِيثَاقِ، مِنْهُمْ خُبَيْبٌ الأَنْصَارِيُّ وَابْنُ دَثِنَةَ وَرَجُلٌ آخَرُ، فَلَمَّا اسْتَمْكَنُوا مِنْهُمْ أَطْلَقُوا أَوْتَارَ قِسِيِّهِمْ فَأَوْثَقُوهُمْ فَقَالَ الرَّجُلُ الثَّالِثُ هَذَا أَوَّلُ الْغَدْرِ، وَاللَّهِ لاَ أَصْحَبُكُمْ، إِنَّ فِي هَؤُلاَءِ لأُسْوَةً‏.‏ يُرِيدُ الْقَتْلَى، فَجَرَّرُوهُ وَعَالَجُوهُ عَلَى أَنْ يَصْحَبَهُمْ فَأَبَى فَقَتَلُوهُ، فَانْطَلَقُوا بِخُبَيْبٍ وَابْنِ دَثِنَةَ حَتَّى بَاعُوهُمَا بِمَكَّةَ بَعْدَ وَقْعَةِ بَدْرٍ، فَابْتَاعَ خُبَيْبًا بَنُو الْحَارِثِ بْنِ عَامِرِ بْنِ نَوْفَلِ بْنِ عَبْدِ مَنَافٍ، وَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ قَتَلَ الْحَارِثَ بْنَ عَامِرٍ يَوْمَ بَدْرٍ، فَلَبِثَ خُبَيْبٌ عِنْدَهُمْ أَسِيرًا، فَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عِيَاضٍ أَنَّ بِنْتَ الْحَارِثِ أَخْبَرَتْهُ أَنَّهُمْ حِينَ اجْتَمَعُوا اسْتَعَارَ مِنْهَا مُوسَى يَسْتَحِدُّ بِهَا فَأَعَارَتْهُ، فَأَخَذَ ابْنًا لِي وَأَنَا غَافِلَةٌ حِينَ أَتَاهُ قَالَتْ فَوَجَدْتُهُ مُجْلِسَهُ عَلَى فَخِذِهِ وَالْمُوسَى بِيَدِهِ، فَفَزِعْتُ فَزْعَةً عَرَفَهَا خُبَيْبٌ فِي وَجْهِي فَقَالَ تَخْشَيْنَ أَنْ أَقْتُلَهُ مَا كُنْتُ لأَفْعَلَ ذَلِكَ‏.‏ وَاللَّهِ مَا رَأَيْتُ أَسِيرًا قَطُّ خَيْرًا مِنْ خُبَيْبٍ، وَاللَّهِ لَقَدْ وَجَدْتُهُ يَوْمًا يَأْكُلُ مِنْ قِطْفِ عِنَبٍ فِي يَدِهِ، وَإِنَّهُ لَمُوثَقٌ فِي الْحَدِيدِ، وَمَا بِمَكَّةَ مِنْ ثَمَرٍ وَكَانَتْ تَقُولُ إِنَّهُ لَرِزْقٌ مِنَ اللَّهِ رَزَقَهُ خُبَيْبًا، فَلَمَّا خَرَجُوا مِنَ الْحَرَمِ لِيَقْتُلُوهُ فِي الْحِلِّ، قَالَ لَهُمْ خُبَيْبٌ ذَرُونِي أَرْكَعْ رَكْعَتَيْنِ‏.‏ فَتَرَكُوهُ، فَرَكَعَ رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ قَالَ لَوْلاَ أَنْ تَظُنُّوا أَنَّ مَا بِي جَزَعٌ لَطَوَّلْتُهَا اللَّهُمَّ أَحْصِهِمْ عَدَدًا‏.‏ وَلَسْتُ أُبَالِي حِينَ أُقْتَلُ مُسْلِمًا عَلَى أَىِّ شِقٍّ كَانَ لِلَّهِ مَصْرَعِي وَذَلِكَ فِي ذَاتِ الإِلَهِ وَإِنْ يَشَأْ يُبَارِكْ عَلَى أَوْصَالِ شِلْوٍ مُمَزَّعِ فَقَتَلَهُ ابْنُ الْحَارِثِ، فَكَانَ خُبَيْبٌ هُوَ سَنَّ الرَّكْعَتَيْنِ لِكُلِّ امْرِئٍ مُسْلِمٍ قُتِلَ صَبْرًا، فَاسْتَجَابَ اللَّهُ لِعَاصِمِ بْنِ ثَابِتٍ يَوْمَ أُصِيبَ، فَأَخْبَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَصْحَابَهُ خَبَرَهُمْ وَمَا أُصِيبُوا، وَبَعَثَ نَاسٌ مِنْ كُفَّارِ قُرَيْشٍ إِلَى عَاصِمٍ حِينَ حُدِّثُوا أَنَّهُ قُتِلَ لِيُؤْتَوْا بِشَىْءٍ مِنْهُ يُعْرَفُ، وَكَانَ قَدْ قَتَلَ رَجُلاً مِنْ عُظَمَائِهِمْ يَوْمَ بَدْرٍ، فَبُعِثَ عَلَى عَاصِمٍ مِثْلُ الظُّلَّةِ مِنَ الدَّبْرِ، فَحَمَتْهُ مِنْ رَسُولِهِمْ، فَلَمْ يَقْدِرُوا عَلَى أَنْ يَقْطَعَ مِنْ لَحْمِهِ شَيْئًا‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé un groupe de dix hommes en mission d’espionnage sous la direction de `Asim bin Thabit al-Ansari, le grand-père de `Asim bin `Umar Al-Khattab. Ils sont allés jusqu’à Hadaa, un endroit entre ‘Usfan et La Mecque, et leur présence a été signalée à une branche de la tribu de Hudhail appelée Bani Lihyan. Environ deux cents hommes, tous archers, se sont lancés à leur poursuite jusqu’à trouver l’endroit où ils avaient mangé des dattes de Médine. Ils ont dit : « Ce sont les dattes de Yathrib (Médine), » et ont continué à suivre leurs traces. Quand `Asim et ses compagnons ont vu leurs poursuivants, ils sont montés sur une hauteur et les infidèles les ont encerclés. Les infidèles leur ont dit : « Descendez et rendez-vous, nous vous promettons de ne tuer aucun d’entre vous. » `Asim bin Thabit, le chef du groupe, a dit : « Par Allah ! Je ne descendrai pas sous la protection des infidèles. Ô Allah ! Informe Ton Prophète de notre situation. » Alors les infidèles ont lancé des flèches jusqu’à tuer `Asim et six autres hommes. Trois sont descendus en acceptant la promesse, il s’agissait de Khubaib al-Ansari, Ibn Dathina et un autre homme. Quand les infidèles les ont capturés, ils ont défait les cordes de leurs arcs et les ont attachés. Le troisième captif a dit : « C’est la première trahison. Par Allah ! Je ne vous suivrai pas. Ceux qui sont morts ont donné le bon exemple. » Ils l’ont alors traîné et, comme il refusait de les suivre, ils l’ont tué. Ils ont emmené Khubaib et Ibn Dathina à La Mecque et les ont vendus comme esclaves, tout cela après la bataille de Badr. Khubaib a été acheté par les fils d’Al-Harith bin ‘Amir bin Naufal bin `Abd Manaf. C’est Khubaib qui avait tué Al-Harith bin ‘Amir lors de la bataille de Badr. Khubaib est donc resté prisonnier chez eux. Rapporté par Az-Zuhri : ‘Ubaidullah bin ‘Iyyad a dit que la fille d’Al-Harith lui avait raconté : « Quand ces gens se sont rassemblés pour tuer Khubaib, il m’a demandé un rasoir pour se raser le pubis et je le lui ai donné. Puis il a pris un de mes fils à mon insu. Je l’ai vu mettre mon fils sur sa cuisse alors qu’il avait le rasoir à la main. J’ai eu très peur et Khubaib a remarqué mon inquiétude. Il a dit : ‘As-tu peur que je le tue ? Non, je ne ferai jamais cela.’ Par Allah, je n’ai jamais vu un prisonnier meilleur que Khubaib. Par Allah, un jour je l’ai vu manger une grappe de raisin alors qu’il était enchaîné, et il n’y avait pas de fruits à La Mecque à ce moment-là. » La fille d’Al-Harith disait : « C’était une faveur qu’Allah avait accordée à Khubaib. » Quand ils l’ont emmené hors du sanctuaire de La Mecque pour le tuer, Khubaib leur a demandé de le laisser prier deux rak`at. Ils ont accepté et il a prié deux rak`at, puis il a dit : « Si je n’avais pas eu peur que vous pensiez que je redoutais la mort, j’aurais prolongé la prière. Ô Allah, tue-les tous sans exception. » (Il a ensuite récité ce vers poétique :) « Je suis tué en tant que musulman, peu m’importe comment je suis tué pour la Cause d’Allah, car mon meurtre est pour Allah, et si Allah le veut, Il bénira les membres coupés d’un corps déchiré. » Ensuite, le fils d’Al-Harith l’a tué. C’est donc Khubaib qui a instauré la tradition pour tout musulman condamné à mort en captivité de prier deux rak`at avant d’être tué. Allah a exaucé l’invocation de `Asim bin Thabit le jour même où il a été tué. Le Prophète (ﷺ) a informé ses compagnons de ce qui leur était arrivé. Plus tard, quand des infidèles de Quraish ont appris la mort de `Asim, ils ont envoyé des gens pour ramener une partie de son corps (sa tête) pour l’identifier, car `Asim avait tué l’un de leurs chefs à Badr. Mais un essaim de guêpes, comme un nuage, a été envoyé pour protéger `Asim et ils n’ont pas pu prendre quoi que ce soit de son corps

N° 3045

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ فُكُّوا الْعَانِيَ ـ يَعْنِي الأَسِيرَ ـ وَأَطْعِمُوا الْجَائِعَ وَعُودُوا الْمَرِيضَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Libérez les captifs, nourrissez les affamés et rendez visite aux malades. »

N° 3046

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ، أَنَّ عَامِرًا، حَدَّثَهُمْ عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ ـ رضى الله عنه هَلْ عِنْدَكُمْ شَىْءٌ مِنَ الْوَحْىِ إِلاَّ مَا فِي كِتَابِ اللَّهِ قَالَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا أَعْلَمُهُ إِلاَّ فَهْمًا يُعْطِيهِ اللَّهُ رَجُلاً فِي الْقُرْآنِ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ‏.‏ قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ وَفَكَاكُ الأَسِيرِ، وَأَنْ لاَ يُقْتَلَ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ‏.‏

Rapporté par Abu Juhaifa : J’ai demandé à `Ali : « As-tu une révélation divine en dehors de ce qui est dans le Livre d’Allah ? » `Ali a répondu : « Non, par Celui qui fend le grain et crée l’âme. Je ne pense pas que nous ayons une telle connaissance, mais nous avons la capacité de comprendre que peut accorder Allah à quelqu’un pour qu’il comprenne le Coran, et nous avons aussi ce qui est écrit sur ce parchemin. » J’ai demandé : « Qu’y a-t-il d’écrit sur ce parchemin ? » Il a répondu : « (Les règles concernant) le prix du sang, la libération des captifs, et le jugement selon lequel aucun musulman ne doit être tué pour avoir tué un infidèle. »

N° 3047

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي أُوَيْسٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عُقْبَةَ، عَنْ مُوسَى بْنِ عُقْبَةَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رِجَالاً، مِنَ الأَنْصَارِ اسْتَأْذَنُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ ائْذَنْ فَلْنَتْرُكْ لاِبْنِ أُخْتِنَا عَبَّاسٍ فِدَاءَهُ‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ لاَ تَدَعُونَ مِنْهَا دِرْهَمًا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Certains hommes des Ansar ont demandé au Messager d’Allah (ﷺ) : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Permets-nous de ne pas prendre la rançon de notre neveu Al-`Abbas. » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « N’en laissez pas un seul dirham. »

N° 3048

وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَجَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي فَإِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي، وَفَادَيْتُ عَقِيلاً‏.‏ فَقَالَ ‏ "‏ خُذْ ‏"‏‏.‏ فَأَعْطَاهُ فِي ثَوْبِهِ‏.‏

Rapporté par Anas : (Dans un autre récit) : « De l’argent a été apporté au Prophète (ﷺ) depuis Bahreïn. Al-`Abbas est venu vers lui et a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-m’en, car j’ai payé ma rançon et celle de `Aqil.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Prends’, et il lui en a donné dans son vêtement. »

N° 3049