Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ سَمِعْتُ عَمْرًا، قَالَ كُنْتُ جَالِسًا مَعَ جَابِرِ بْنِ زَيْدٍ وَعَمْرِو بْنِ أَوْسٍ، فَحَدَّثَهُمَا بَجَالَةُ، سَنَةَ سَبْعِينَ ـ عَامَ حَجَّ مُصْعَبُ بْنُ الزُّبَيْرِ بِأَهْلِ الْبَصْرَةِ ـ عِنْدَ دَرَجِ زَمْزَمَ قَالَ كُنْتُ كَاتِبًا لِجَزْءِ بْنِ مُعَاوِيَةَ عَمِّ الأَحْنَفِ، فَأَتَانَا كِتَابُ عُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ قَبْلَ مَوْتِهِ بِسَنَةٍ فَرِّقُوا بَيْنَ كُلِّ ذِي مَحْرَمٍ مِنَ الْمَجُوسِ. وَلَمْ يَكُنْ عُمَرُ أَخَذَ الْجِزْيَةَ مِنَ الْمَجُوسِ. حَتَّى شَهِدَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَخَذَهَا مِنْ مَجُوسِ هَجَرٍ.
Rapporté par `Amr bin Dinar : J’étais assis avec Jabir bin Zaid et `Amr bin Aus, et Bajala leur racontait, en l’an 70 de l’Hégire, l’année où Mus`ab bin Az-Zubair était le chef des pèlerins de Bassora. Nous étions assis près des marches du puits de Zamzam et Bajala a dit : « J’étais le secrétaire de Juz bin Muawiya, l’oncle paternel d’Al-Ahnaf. Une lettre est arrivée de `Umar ibn Al-Khattab un an avant sa mort, et on y lisait : ‘Annulez tout mariage contracté chez les mages entre proches parents (c’est-à-dire des mariages considérés comme interdits en Islam, un tel parent étant appelé Dhu-Mahram).’ `Umar ne prélevait pas la jizya sur les mages infidèles jusqu’à ce qu’Abdur-Rahman bin `Auf témoigne que le Messager d’Allah (ﷺ) avait pris la jizya des mages de Hajar. »
N° 3157
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ عَمْرَو بْنَ عَوْفٍ الأَنْصَارِيَّ وَهْوَ حَلِيفٌ لِبَنِي عَامِرِ بْنِ لُؤَىٍّ وَكَانَ شَهِدَ بَدْرًا أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ إِلَى الْبَحْرَيْنِ يَأْتِي بِجِزْيَتِهَا، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هُوَ صَالَحَ أَهْلَ الْبَحْرَيْنِ وَأَمَّرَ عَلَيْهِمُ الْعَلاَءَ بْنَ الْحَضْرَمِيِّ، فَقَدِمَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ، فَسَمِعَتِ الأَنْصَارُ بِقُدُومِ أَبِي عُبَيْدَةَ فَوَافَتْ صَلاَةَ الصُّبْحِ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَلَمَّا صَلَّى بِهِمِ الْفَجْرَ انْصَرَفَ، فَتَعَرَّضُوا لَهُ، فَتَبَسَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ رَآهُمْ وَقَالَ " أَظُنُّكُمْ قَدْ سَمِعْتُمْ أَنَّ أَبَا عُبَيْدَةَ قَدْ جَاءَ بِشَىْءٍ ". قَالُوا أَجَلْ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " فَأَبْشِرُوا وَأَمِّلُوا مَا يَسُرُّكُمْ، فَوَاللَّهِ لاَ الْفَقْرَ أَخْشَى عَلَيْكُمْ، وَلَكِنْ أَخْشَى عَلَيْكُمْ أَنْ تُبْسَطَ عَلَيْكُمُ الدُّنْيَا كَمَا بُسِطَتْ عَلَى مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ، فَتَنَافَسُوهَا كَمَا تَنَافَسُوهَا وَتُهْلِكَكُمْ كَمَا أَهْلَكَتْهُمْ ".
Rapporté par `Amr bin `Auf Al-Ansari : (qui était un allié de Banû `Amr bin Lu'ai et l’un de ceux qui ont participé à la bataille de Badr) : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé Abu `Ubaida bin Al-Jarrah à Bahreïn pour collecter la jizya. Le Messager d’Allah (ﷺ) avait conclu un accord de paix avec les habitants de Bahreïn et avait nommé Al-`Ala’ bin Al-Hadrami comme gouverneur. Quand Abu `Ubaida est revenu de Bahreïn avec l’argent, les Ansar ont appris son arrivée, qui a coïncidé avec la prière du matin avec le Prophète. Après la prière, les Ansar se sont approchés de lui, et il les a vus et leur a souri, puis il a dit : « Je sens que vous avez entendu qu’Abu `Ubaida a rapporté quelque chose ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Messager d’Allah (ﷺ). » Il a dit : « Réjouissez-vous et espérez ce qui vous fera plaisir ! Par Allah, je ne crains pas la pauvreté pour vous, mais je crains que vous ne meniez une vie de luxe comme l’ont fait les peuples d’avant vous, que vous rivalisiez entre vous pour cela, comme ils l’ont fait, et que cela vous détruise comme cela les a détruits. »
N° 3158
حَدَّثَنَا الْفَضْلُ بْنُ يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ جَعْفَرٍ الرَّقِّيُّ، حَدَّثَنَا الْمُعْتَمِرُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُبَيْدِ اللَّهِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا بَكْرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الْمُزَنِيُّ، وَزِيَادُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ، قَالَ بَعَثَ عُمَرُ النَّاسَ فِي أَفْنَاءِ الأَمْصَارِ يُقَاتِلُونَ الْمُشْرِكِينَ، فَأَسْلَمَ الْهُرْمُزَانُ فَقَالَ إِنِّي مُسْتَشِيرُكَ فِي مَغَازِيَّ هَذِهِ. قَالَ نَعَمْ، مَثَلُهَا وَمَثَلُ مَنْ فِيهَا مِنَ النَّاسِ مِنْ عَدُوِّ الْمُسْلِمِينَ مَثَلُ طَائِرٍ لَهُ رَأْسٌ وَلَهُ جَنَاحَانِ وَلَهُ رِجْلاَنِ، فَإِنْ كُسِرَ أَحَدُ الْجَنَاحَيْنِ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ بِجَنَاحٍ وَالرَّأْسُ، فَإِنْ كُسِرَ الْجَنَاحُ الآخَرُ نَهَضَتِ الرِّجْلاَنِ وَالرَّأْسُ، وَإِنْ شُدِخَ الرَّأْسُ ذَهَبَتِ الرِّجْلاَنِ وَالْجَنَاحَانِ وَالرَّأْسُ، فَالرَّأْسُ كِسْرَى، وَالْجَنَاحُ قَيْصَرُ، وَالْجَنَاحُ الآخَرُ فَارِسُ، فَمُرِ الْمُسْلِمِينَ فَلْيَنْفِرُوا إِلَى كِسْرَى. وَقَالَ بَكْرٌ وَزِيَادٌ جَمِيعًا عَنْ جُبَيْرِ بْنِ حَيَّةَ قَالَ فَنَدَبَنَا عُمَرُ وَاسْتَعْمَلَ عَلَيْنَا النُّعْمَانَ بْنَ مُقَرِّنٍ، حَتَّى إِذَا كُنَّا بِأَرْضِ الْعَدُوِّ، وَخَرَجَ عَلَيْنَا عَامِلُ كِسْرَى فِي أَرْبَعِينَ أَلْفًا، فَقَامَ تُرْجُمَانٌ فَقَالَ لِيُكَلِّمْنِي رَجُلٌ مِنْكُمْ. فَقَالَ الْمُغِيرَةُ سَلْ عَمَّا شِئْتَ. قَالَ مَا أَنْتُمْ قَالَ نَحْنُ أُنَاسٌ مِنَ الْعَرَبِ كُنَّا فِي شَقَاءٍ شَدِيدٍ وَبَلاَءٍ شَدِيدٍ، نَمَصُّ الْجِلْدَ وَالنَّوَى مِنَ الْجُوعِ، وَنَلْبَسُ الْوَبَرَ وَالشَّعَرَ، وَنَعْبُدُ الشَّجَرَ وَالْحَجَرَ، فَبَيْنَا نَحْنُ كَذَلِكَ، إِذْ بَعَثَ رَبُّ السَّمَوَاتِ وَرَبُّ الأَرَضِينَ تَعَالَى ذِكْرُهُ وَجَلَّتْ عَظَمَتُهُ إِلَيْنَا نَبِيًّا مِنْ أَنْفُسِنَا، نَعْرِفُ أَبَاهُ وَأُمَّهُ، فَأَمَرَنَا نَبِيُّنَا رَسُولُ رَبِّنَا صلى الله عليه وسلم أَنْ نَقَاتِلَكُمْ حَتَّى تَعْبُدُوا اللَّهَ وَحْدَهُ أَوْ تُؤَدُّوا الْجِزْيَةَ، وَأَخْبَرَنَا نَبِيُّنَا صلى الله عليه وسلم عَنْ رِسَالَةِ رَبِّنَا أَنَّهُ مَنْ قُتِلَ مِنَّا صَارَ إِلَى الْجَنَّةِ فِي نَعِيمٍ لَمْ يَرَ مِثْلَهَا قَطُّ، وَمَنْ بَقِيَ مِنَّا مَلَكَ رِقَابَكُمْ. فَقَالَ النُّعْمَانُ رُبَّمَا أَشْهَدَكَ اللَّهُ مِثْلَهَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَلَمْ يُنَدِّمْكَ وَلَمْ يُخْزِكَ، وَلَكِنِّي شَهِدْتُ الْقِتَالَ مَعَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا لَمْ يُقَاتِلْ فِي أَوَّلِ النَّهَارِ انْتَظَرَ حَتَّى تَهُبَّ الأَرْوَاحُ وَتَحْضُرَ الصَّلَوَاتُ.
Rapporté par Jubair bin Haiya : `Umar a envoyé les musulmans dans les grands pays pour combattre les polythéistes. Quand Al-Hurmuzan s’est converti à l’islam, `Umar lui a dit : « Je voudrais te consulter au sujet de ces pays que j’envisage d’attaquer. » Al-Hurmuzan a répondu : « Oui, l’exemple de ces pays et de leurs habitants, qui sont les ennemis des musulmans, est comme un oiseau avec une tête, deux ailes et deux pattes ; si une de ses ailes est brisée, il se relève sur ses deux pattes, avec une aile et la tête ; si l’autre aile est brisée, il se relève avec ses deux pattes et la tête, mais si la tête est détruite, alors les deux pattes, les deux ailes et la tête ne servent plus à rien. La tête représente Khosrau, une aile représente César et l’autre aile représente Faris. Donc, ordonne aux musulmans d’aller vers Khosrau. » Ainsi, `Umar nous a envoyés (vers Khosrau) en nommant An-Nu`man bin Muqrin comme notre chef. Quand nous sommes arrivés sur la terre ennemie, le représentant de Khosrau est sorti avec quarante mille soldats, et un interprète s’est levé en disant : « Que l’un d’entre vous me parle ! » Al-Mughira a répondu : « Demande ce que tu veux. » L’autre a demandé : « Qui êtes-vous ? » Al-Mughira a répondu : « Nous sommes des Arabes ; nous avons mené une vie dure, misérable et difficile : nous mâchions des peaux et des noyaux de dattes à cause de la faim ; nous portions des vêtements faits de poils de chameau et de chèvre, et nous adorions des arbres et des pierres. Pendant que nous étions dans cet état, le Seigneur des cieux et de la terre, Exalté soit Son souvenir et Majestueuse Sa grandeur, nous a envoyé un Prophète issu de nous-mêmes, dont le père et la mère nous sont connus. Notre Prophète, le Messager de notre Seigneur, nous a ordonné de vous combattre jusqu’à ce que vous adoriez Allah seul ou que vous payiez la jizya (c’est-à-dire un tribut) ; et notre Prophète nous a informés que notre Seigneur dit : « Quiconque parmi nous est tué (c’est-à-dire devient martyr) ira au Paradis pour y mener une vie luxueuse qu’il n’a jamais connue, et quiconque parmi nous reste en vie deviendra votre maître. » (Al-Mughira a alors reproché à An-Nu`man d’avoir tardé à attaquer et) An-Nu`man a dit à Al-Mughira : « Si tu avais participé à une bataille similaire en compagnie du Messager d’Allah (ﷺ), il ne t’aurait pas reproché d’attendre, ni ne t’aurait fait honte. Mais j’ai accompagné le Messager d’Allah dans de nombreuses batailles, et il avait l’habitude, s’il ne combattait pas tôt dans la journée, d’attendre que le vent commence à souffler et que l’heure de la prière soit arrivée (c’est-à-dire après midi). »
N° 3160
حَدَّثَنَا سَهْلُ بْنُ بَكَّارٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى، عَنْ عَبَّاسٍ السَّاعِدِيِّ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ غَزَوْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تَبُوكَ، وَأَهْدَى مَلِكُ أَيْلَةَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بَغْلَةً بَيْضَاءَ، وَكَسَاهُ بُرْدًا، وَكَتَبَ لَهُ بِبَحْرِهِمْ.
Rapporté par Abu Humaid As-Saidi : Nous avons accompagné le Prophète (ﷺ) lors de la bataille de Tabuk et le roi d’Aïla lui a offert une mule blanche et un manteau en cadeau. Le Prophète (ﷺ) lui a alors écrit un traité de paix lui permettant de garder le contrôle de son pays
N° 3161
حَدَّثَنَا آدَمُ بْنُ أَبِي إِيَاسٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا أَبُو جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ جُوَيْرِيَةَ بْنَ قُدَامَةَ التَّمِيمِيَّ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ قُلْنَا أَوْصِنَا يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ. قَالَ أُوصِيكُمْ بِذِمَّةِ اللَّهِ، فَإِنَّهُ ذِمَّةُ نَبِيِّكُمْ، وَرِزْقُ عِيَالِكُمْ.
Rapporté par Juwairiya bin Qudama at-Tamimi : Nous avons dit à `Umar ibn Al-Khattab : « Ô chef des croyants ! Donne-nous un conseil. » Il a répondu : « Je vous conseille de respecter le pacte d’Allah (fait avec les Dhimmis), car c’est le pacte de votre Prophète et la source de subsistance de vos familles (c’est-à-dire les impôts des Dhimmis). »
N° 3162
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ قَالَ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الأَنْصَارَ لِيَكْتُبَ لَهُمْ بِالْبَحْرَيْنِ فَقَالُوا لاَ وَاللَّهِ حَتَّى تَكْتُبَ لإِخْوَانِنَا مِنْ قُرَيْشٍ بِمِثْلِهَا. فَقَالَ ذَاكَ لَهُمْ مَا شَاءَ اللَّهُ عَلَى ذَلِكَ يَقُولُونَ لَهُ قَالَ " فَإِنَّكُمْ سَتَرَوْنَ بَعْدِي أُثْرَةً، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ".
Rapporté par Yahya bin Sa`id : Une fois, le Prophète (ﷺ) a appelé les Ansar pour leur accorder une partie des terres de Bahreïn. Ils ont répondu : « Non ! Par Allah, nous n’accepterons que si tu donnes la même chose à nos frères des Quraysh. » Il a dit : « Ce sera à eux si Allah le veut. » Mais comme les Ansar insistaient, il a dit : « Après moi, vous verrez d’autres personnes privilégiées par rapport à vous dans ce domaine ; dans ce cas, soyez patients jusqu’à ce que vous me retrouviez au bassin (d’Al-Kawthar). »
N° 3163
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، قَالَ أَخْبَرَنِي رَوْحُ بْنُ الْقَاسِمِ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ الْمُنْكَدِرِ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لِي " لَوْ قَدْ جَاءَنَا مَالُ الْبَحْرَيْنِ قَدْ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَلَمَّا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَنْ كَانَتْ لَهُ عِنْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عِدَةٌ فَلْيَأْتِنِي. فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ كَانَ قَالَ لِي " لَوْ قَدْ جَاءَنَا مَالُ الْبَحْرَيْنِ لأَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا وَهَكَذَا ". فَقَالَ لِي احْثُهْ. فَحَثَوْتُ حَثْيَةً فَقَالَ لِي عُدَّهَا. فَعَدَدْتُهَا فَإِذَا هِيَ خَمْسُمِائَةٍ، فَأَعْطَانِي أَلْفًا وَخَمْسَمِائَةٍ. وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ طَهْمَانَ عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ بْنِ صُهَيْبٍ، عَنْ أَنَسٍ، أُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِمَالٍ مِنَ الْبَحْرَيْنِ فَقَالَ " انْثُرُوهُ فِي الْمَسْجِدِ " فَكَانَ أَكْثَرَ مَالٍ أُتِيَ بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذْ جَاءَهُ الْعَبَّاسُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَعْطِنِي إِنِّي فَادَيْتُ نَفْسِي وَفَادَيْتُ عَقِيلاً. قَالَ " خُذْ ". فَحَثَا فِي ثَوْبِهِ، ثُمَّ ذَهَبَ يُقِلُّهُ، فَلَمْ يَسْتَطِعْ. فَقَالَ أْمُرْ بَعْضَهُمْ يَرْفَعْهُ إِلَىَّ. قَالَ " لاَ ". قَالَ فَارْفَعْهُ أَنْتَ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". فَنَثَرَ مِنْهُ، ثُمَّ ذَهَبَ يُقِلُّهُ فَلَمْ يَرْفَعْهُ. فَقَالَ أْمُرْ بَعْضَهُمْ يَرْفَعْهُ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". قَالَ فَارْفَعْهُ أَنْتَ عَلَىَّ. قَالَ " لاَ ". فَنَثَرَ ثُمَّ احْتَمَلَهُ عَلَى كَاهِلِهِ ثُمَّ انْطَلَقَ، فَمَا زَالَ يُتْبِعُهُ بَصَرَهُ حَتَّى خَفِيَ عَلَيْنَا عَجَبًا مِنْ حِرْصِهِ، فَمَا قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَثَمَّ مِنْهَا دِرْهَمٌ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit un jour : « Si les revenus de Bahreïn arrivent, je te donnerai ceci et cela. » Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé, les revenus de Bahreïn sont arrivés, et Abu Bakr a annoncé : « Que celui à qui le Messager d’Allah (ﷺ) avait promis quelque chose vienne me voir. » Je suis donc allé voir Abu Bakr et j’ai dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : ‘Si les revenus de Bahreïn arrivent, je te donnerai ceci et cela.’ » Alors Abu Bakr m’a dit : « Prends-en avec tes deux mains. » J’ai pris de l’argent avec mes deux mains et Abu Bakr m’a demandé de compter. J’ai compté et il y en avait cinq cents (pièces d’or). Au total, il m’a donné mille cinq cents (pièces d’or). Rapporté par Anas : De l’argent de Bahreïn a été apporté au Prophète (ﷺ). Il a dit : « Étalez-le dans la mosquée. » C’était la plus grande somme jamais apportée au Messager d’Allah (ﷺ). À ce moment-là, Al-`Abbas est venu et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Donne-moi, car j’ai payé la rançon pour moi-même et pour `Aqil. » Le Prophète lui a dit : « Prends. » Il a pris de l’argent avec ses deux mains, l’a versé dans son vêtement et a essayé de le soulever, mais il n’a pas pu et a demandé au Prophète : « Peux-tu demander à quelqu’un de m’aider à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Puis Al-`Abbas a dit : « Alors, veux-tu m’aider toi-même à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Alors Al-`Abbas a laissé tomber une partie de l’argent, mais il n’a toujours pas pu le soulever, et il a de nouveau demandé au Prophète (ﷺ) : « Peux-tu demander à quelqu’un de m’aider à le porter ? » Le Prophète a dit : « Non. » Puis Al-`Abbas a dit : « Alors, veux-tu m’aider toi-même à le porter ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non. » Alors Al-`Abbas a encore laissé tomber un peu d’argent, l’a mis sur son épaule et est parti. Le Prophète (ﷺ) l’a regardé avec étonnement à cause de sa cupidité jusqu’à ce qu’il disparaisse de notre vue. Le Messager d’Allah (ﷺ) n’est pas parti de là tant qu’il ne restait plus un seul dirham de cet argent
N° 3165
حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ عَمْرٍو، حَدَّثَنَا مُجَاهِدٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو ـ رضى الله عنهما ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قَتَلَ مُعَاهَدًا لَمْ يَرَحْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ، وَإِنَّ رِيحَهَا تُوجَدُ مِنْ مَسِيرَةِ أَرْبَعِينَ عَامًا ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui tue une personne ayant un pacte avec les musulmans ne sentira pas l’odeur du Paradis, bien que son odeur puisse être perçue à une distance de quarante ans. »
N° 3166
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ الْمَقْبُرِيُّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا نَحْنُ فِي الْمَسْجِدِ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " انْطَلِقُوا إِلَى يَهُودَ ". فَخَرَجْنَا حَتَّى جِئْنَا بَيْتَ الْمِدْرَاسِ فَقَالَ " أَسْلِمُوا تَسْلَمُوا، وَاعْلَمُوا أَنَّ الأَرْضَ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ، وَإِنِّي أُرِيدُ أَنْ أُجْلِيَكُمْ مِنْ هَذِهِ الأَرْضِ، فَمَنْ يَجِدْ مِنْكُمْ بِمَالِهِ شَيْئًا فَلْيَبِعْهُ، وَإِلاَّ فَاعْلَمُوا أَنَّ الأَرْضَ لِلَّهِ وَرَسُولِهِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Alors que nous étions dans la mosquée, le Prophète (ﷺ) est sorti et a dit : « Allons chez les Juifs. » Nous sommes sortis jusqu’à arriver à Bayt-ul-Midras. Il leur a dit : « Si vous acceptez l’islam, vous serez en sécurité. Sachez que la terre appartient à Allah et à Son Messager, et je veux vous expulser de cette terre. Donc, si l’un d’entre vous possède un bien, il lui est permis de le vendre, sinon sachez que la terre appartient à Allah et à Son Messager. »
N° 3167
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، سَمِعَ سَعِيدَ بْنَ جُبَيْرٍ، سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ يَوْمُ الْخَمِيسِ، وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ ثُمَّ بَكَى حَتَّى بَلَّ دَمْعُهُ الْحَصَى. قُلْتُ يَا أَبَا عَبَّاسٍ، مَا يَوْمُ الْخَمِيسِ قَالَ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ فَقَالَ " ائْتُونِي بِكَتِفٍ أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ". فَتَنَازَعُوا وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ فَقَالُوا مَا لَهُ أَهَجَرَ اسْتَفْهِمُوهُ. فَقَالَ " ذَرُونِي، فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ـ فَأَمَرَهُمْ بِثَلاَثٍ قَالَ ـ أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ". وَالثَّالِثَةُ خَيْرٌ، إِمَّا أَنْ سَكَتَ عَنْهَا، وَإِمَّا أَنْ قَالَهَا فَنَسِيتُهَا. قَالَ سُفْيَانُ هَذَا مِنْ قَوْلِ سُلَيْمَانَ.
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Il a entendu Ibn `Abbas dire : « Jeudi ! Et vous ne savez pas ce qu’est jeudi ? » Après cela, Ibn `Abbas a pleuré jusqu’à ce que les pierres au sol soient mouillées de ses larmes. Je lui ai alors demandé : « Qu’y a-t-il à propos de jeudi ? » Il a répondu : « Quand l’état de santé du Messager d’Allah (ﷺ) s’est aggravé, il a dit : ‘Apportez-moi une omoplate, afin que j’écrive quelque chose pour vous après quoi vous ne vous égarerez jamais.’ Les gens ont alors eu des avis différents, bien qu’il ne convenait pas de discuter devant un prophète. Ils ont dit : ‘Qu’a-t-il ? Pensez-vous qu’il délire ? Demandez-lui.’ Le Prophète (ﷺ) a répondu : ‘Laissez-moi, je suis dans un meilleur état que ce que vous me demandez de faire.’ Puis le Prophète (ﷺ) leur a ordonné de faire trois choses, disant : ‘Chassez tous les polythéistes de la péninsule arabique, traitez bien tous les délégués étrangers en leur offrant des cadeaux comme je le faisais.’ » Le sous-narrateur a ajouté : « Le troisième ordre était quelque chose de bénéfique qu’Ibn `Abbas n’a pas mentionné ou qu’il a oublié. »
N° 3168
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدٌ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا فُتِحَتْ خَيْبَرُ أُهْدِيَتْ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم شَاةٌ فِيهَا سُمٌّ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اجْمَعُوا إِلَىَّ مَنْ كَانَ هَا هُنَا مِنْ يَهُودَ ". فَجُمِعُوا لَهُ فَقَالَ " إِنِّي سَائِلُكُمْ عَنْ شَىْءٍ فَهَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْهُ ". فَقَالُوا نَعَمْ. قَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَبُوكُمْ ". قَالُوا فُلاَنٌ. فَقَالَ " كَذَبْتُمْ، بَلْ أَبُوكُمْ فُلاَنٌ ". قَالُوا صَدَقْتَ. قَالَ " فَهَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْ شَىْءٍ إِنْ سَأَلْتُ عَنْهُ " فَقَالُوا نَعَمْ يَا أَبَا الْقَاسِمِ، وَإِنْ كَذَبْنَا عَرَفْتَ كَذِبَنَا كَمَا عَرَفْتَهُ فِي أَبِينَا. فَقَالَ لَهُمْ " مَنْ أَهْلُ النَّارِ ". قَالُوا نَكُونُ فِيهَا يَسِيرًا ثُمَّ تَخْلُفُونَا فِيهَا. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اخْسَئُوا فِيهَا، وَاللَّهِ لاَ نَخْلُفُكُمْ فِيهَا أَبَدًا ـ ثُمَّ قَالَ ـ هَلْ أَنْتُمْ صَادِقِيَّ عَنْ شَىْءٍ إِنْ سَأَلْتُكُمْ عَنْهُ ". فَقَالُوا نَعَمْ يَا أَبَا الْقَاسِمِ. قَالَ " هَلْ جَعَلْتُمْ فِي هَذِهِ الشَّاةِ سُمًّا ". قَالُوا نَعَمْ. قَالَ " مَا حَمَلَكُمْ عَلَى ذَلِكَ ". قَالُوا أَرَدْنَا إِنْ كُنْتَ كَاذِبًا نَسْتَرِيحُ، وَإِنْ كُنْتَ نَبِيًّا لَمْ يَضُرَّكَ.
Rapporté par Abu Huraira : Quand Khaybar a été conquise, un mouton rôti empoisonné a été offert au Prophète (ﷺ) comme cadeau (par les Juifs). Le Prophète (ﷺ) a ordonné : « Que tous les Juifs présents ici soient rassemblés devant moi. » Les Juifs ont été rassemblés et le Prophète (ﷺ) leur a dit : « Je vais vous poser une question. Direz-vous la vérité ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui est votre père ? » Ils ont répondu : « Un tel. » Il a dit : « Vous avez menti ; votre père est un tel. » Ils ont dit : « Tu as raison. » Il a dit : « Direz-vous maintenant la vérité si je vous interroge sur quelque chose ? » Ils ont répondu : « Oui, ô Abu Al-Qasim ; et si nous mentons, tu le sauras comme tu l’as fait pour notre père. » Il a alors demandé : « Qui sont les gens du Feu (de l’Enfer) ? » Ils ont répondu : « Nous resterons dans le Feu (de l’Enfer) pour une courte période, puis vous nous remplacerez. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Vous pouvez être maudits et humiliés dedans ! Par Allah, nous ne vous remplacerons jamais dedans. » Puis il a demandé : « Direz-vous maintenant la vérité si je vous pose une question ? » Ils ont dit : « Oui, ô Abu Al-Qasim. » Il a demandé : « Avez-vous empoisonné ce mouton ? » Ils ont dit : « Oui. » Il a demandé : « Pourquoi avez-vous fait cela ? » Ils ont répondu : « Nous voulions savoir si tu étais un menteur, auquel cas nous nous débarrasserions de toi, et si tu étais un prophète, alors le poison ne te ferait pas de mal. »
N° 3169
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا ثَابِتُ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا عَاصِمٌ، قَالَ سَأَلْتُ أَنَسًا ـ رضى الله عنه ـ عَنِ الْقُنُوتِ. قَالَ قَبْلَ الرُّكُوعِ. فَقُلْتُ إِنَّ فُلاَنًا يَزْعُمُ أَنَّكَ قُلْتَ بَعْدَ الرُّكُوعِ، فَقَالَ كَذَبَ. ثُمَّ حَدَّثَنَا عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ قَنَتَ شَهْرًا بَعْدَ الرُّكُوعِ يَدْعُو عَلَى أَحْيَاءٍ مِنْ بَنِي سُلَيْمٍ ـ قَالَ ـ بَعَثَ أَرْبَعِينَ أَوْ سَبْعِينَ ـ يَشُكُّ فِيهِ ـ مِنَ الْقُرَّاءِ إِلَى أُنَاسٍ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، فَعَرَضَ لَهُمْ هَؤُلاَءِ فَقَتَلُوهُمْ، وَكَانَ بَيْنَهُمْ وَبَيْنَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَهْدٌ، فَمَا رَأَيْتُهُ وَجَدَ عَلَى أَحَدٍ مَا وَجَدَ عَلَيْهِمْ.
Rapporté par `Asim : J’ai demandé à Anas à propos du Qunut (c’est-à-dire l’invocation dans la prière). Anas a dit : « Elle doit être récitée avant l’inclinaison. » J’ai dit : « Un tel prétend que tu dis qu’elle doit être récitée après l’inclinaison. » Il a répondu : « Il se trompe. » Puis Anas nous a raconté que le Prophète (ﷺ) a invoqué contre la tribu de Bani-Sulaim pendant un mois après l’inclinaison. » Anas a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) avait envoyé 40 ou 70 Qaris (c’est-à-dire des hommes très instruits dans la connaissance du Coran) chez des polythéistes, mais ces derniers les ont combattus et tués, alors qu’il y avait un pacte de paix entre eux et le Prophète (ﷺ). Je n’ai jamais vu le Prophète aussi triste et préoccupé pour quelqu’un que pour eux (c’est-à-dire les Qaris). »
N° 3170
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي النَّضْرِ، مَوْلَى عُمَرَ بْنِ عُبَيْدِ اللَّهِ أَنَّ أَبَا مُرَّةَ، مَوْلَى أُمِّ هَانِئٍ ابْنَةِ أَبِي طَالِبٍ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أُمَّ هَانِئٍ ابْنَةَ أَبِي طَالِبٍ، تَقُولُ ذَهَبْتُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَامَ الْفَتْحِ فَوَجَدْتُهُ يَغْتَسِلُ، وَفَاطِمَةُ ابْنَتُهُ تَسْتُرُهُ، فَسَلَّمْتُ عَلَيْهِ فَقَالَ " مَنْ هَذِهِ ". فَقُلْتُ أَنَا أُمُّ هَانِئٍ بِنْتُ أَبِي طَالِبٍ. فَقَالَ " مَرْحَبًا بِأُمِّ هَانِئٍ ". فَلَمَّا فَرَغَ مِنْ غُسْلِهِ قَامَ، فَصَلَّى ثَمَانَ رَكَعَاتٍ مُلْتَحِفًا فِي ثَوْبٍ وَاحِدٍ، فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، زَعَمَ ابْنُ أُمِّي عَلِيٌّ أَنَّهُ قَاتِلٌ رَجُلاً قَدْ أَجَرْتُهُ فُلاَنُ بْنُ هُبَيْرَةَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَدْ أَجَرْنَا مَنْ أَجَرْتِ يَا أُمَّ هَانِئٍ ". قَالَتْ أُمُّ هَانِئٍ وَذَلِكَ ضُحًى.
Rapporté par Um Hani, la fille d’Abu Talib : Je suis allée voir le Messager d’Allah (ﷺ) le jour de la conquête de La Mecque et je l’ai trouvé en train de prendre un bain, et sa fille Fatima le cachait avec un tissu. Je l’ai salué et il a demandé : « Qui est là ? » J’ai répondu : « C’est moi, Um Hani bint Abi Talib. » Il a dit : « Bienvenue, ô Um Hani. » Quand il a fini son bain, il s’est levé et a prié huit unités de prière vêtu d’un seul vêtement. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon frère `Ali a déclaré qu’il allait tuer un homme à qui j’ai accordé l’asile. Cet homme est un tel, fils de Hubaira. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ô Um Hani ! Nous accorderons l’asile à celui à qui tu l’as accordé. » (Um Hani a dit : « Cette visite a eu lieu dans la matinée. »)
N° 3171
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا وَكِيعٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ التَّيْمِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، قَالَ خَطَبَنَا عَلِيٌّ فَقَالَ مَا عِنْدَنَا كِتَابٌ نَقْرَؤُهُ إِلاَّ كِتَابُ اللَّهِ، وَمَا فِي هَذِهِ الصَّحِيفَةِ فَقَالَ فِيهَا الْجِرَاحَاتُ وَأَسْنَانُ الإِبِلِ، وَالْمَدِينَةُ حَرَمٌ مَا بَيْنَ عَيْرٍ إِلَى كَذَا، فَمَنْ أَحْدَثَ فِيهَا حَدَثًا أَوْ آوَى فِيهَا مُحْدِثًا، فَعَلَيْهِ لَعْنَةُ اللَّهِ وَالْمَلاَئِكَةِ وَالنَّاسِ أَجْمَعِينَ، لاَ يُقْبَلُ مِنْهُ صَرْفٌ وَلاَ عَدْلٌ، وَمَنْ تَوَلَّى غَيْرَ مَوَالِيهِ فَعَلَيْهِ مِثْلُ ذَلِكَ، وَذِمَّةُ الْمُسْلِمِينَ وَاحِدَةٌ، فَمَنْ أَخْفَرَ مُسْلِمًا فَعَلَيْهِ مِثْلُ ذَلِكَ.
Rapporté par le père d'Ibrahim at-Tamimi : `Ali prononça un sermon et dit : « Nous n’avons d’autre livre à lire que le Livre d’Allah et ce qui est écrit sur ce feuillet, où sont notés des jugements concernant les blessures (et les représailles), l’âge des chameaux (donnés en Zakat ou comme prix du sang), et le fait que Médine est un sanctuaire entre la montagne d’Air et telle ou telle montagne. Donc, celui qui y introduit une innovation ou commet un péché, ou accorde refuge à un innovateur, subira la malédiction d’Allah, des anges et de tous les gens, et aucune de ses bonnes actions obligatoires ou surérogatoires ne sera acceptée. Et quiconque (un esclave affranchi) prend comme maître quelqu’un d’autre que ses véritables maîtres subira la même malédiction. L’asile accordé par un musulman doit être respecté par tous les musulmans, et celui qui trahit un musulman à ce sujet subira la même malédiction. »
N° 3172
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرٌ ـ هُوَ ابْنُ الْمُفَضَّلِ ـ حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ بُشَيْرِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ أَبِي حَثْمَةَ، قَالَ انْطَلَقَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةُ بْنُ مَسْعُودِ بْنِ زَيْدٍ إِلَى خَيْبَرَ، وَهْىَ يَوْمَئِذٍ صُلْحٌ، فَتَفَرَّقَا، فَأَتَى مُحَيِّصَةُ إِلَى عَبْدِ اللَّهِ بْنِ سَهْلٍ وَهْوَ يَتَشَحَّطُ فِي دَمٍ قَتِيلاً، فَدَفَنَهُ ثُمَّ قَدِمَ الْمَدِينَةَ، فَانْطَلَقَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ سَهْلٍ وَمُحَيِّصَةُ وَحُوَيِّصَةُ ابْنَا مَسْعُودٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَذَهَبَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ يَتَكَلَّمُ فَقَالَ " كَبِّرْ كَبِّرْ ". وَهْوَ أَحْدَثُ الْقَوْمِ، فَسَكَتَ فَتَكَلَّمَا فَقَالَ " أَتَحْلِفُونَ وَتَسْتَحِقُّونَ قَاتِلَكُمْ أَوْ صَاحِبَكُمْ ". قَالُوا وَكَيْفَ نَحْلِفُ وَلَمْ نَشْهَدْ وَلَمْ نَرَ قَالَ " فَتُبْرِيكُمْ يَهُودُ بِخَمْسِينَ ". فَقَالُوا كَيْفَ نَأْخُذُ أَيْمَانَ قَوْمٍ كُفَّارٍ فَعَقَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ عِنْدِهِ.
Rapporté par Sahl bin Abi Hathma : `Abdullah bin Sahl et Muhaiyisa bin Mas`ud bin Zaid partirent à Khaybar, dont les habitants avaient un traité de paix avec les musulmans à ce moment-là. Ils se séparèrent, puis Muhaiyisa trouva `Abdullah bin Sahl tué, baignant dans son sang. Il l’enterra et retourna à Médine. `Abdur Rahman bin Sahl, Muhaiyisa et Huwaiuisa, les fils de Mas`ud, vinrent voir le Prophète (ﷺ). `Abdur Rahman voulut parler, mais le Prophète (ﷺ) lui dit : « Que le plus âgé d’entre vous parle. » Comme `Abdur Rahman était le plus jeune, il se tut et les deux autres parlèrent. Le Prophète (ﷺ) dit : « Si vous jurez sur l’identité du meurtrier, vous aurez le droit de réclamer justice. » Ils dirent : « Comment pourrions-nous jurer alors que nous n’avons pas vu le meurtre ni le meurtrier ? » Le Prophète (ﷺ) dit : « Alors, les Juifs peuvent se disculper en prêtant le serment (Al-Qasama) qu’ils ne sont pas les auteurs du meurtre. » Ils dirent : « Comment pourrions-nous croire au serment d’incroyants ? » Alors, le Prophète (ﷺ) paya lui-même le prix du sang de `Abdullah
N° 3173