Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا أَبُو شِهَابٍ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ أَقَمْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي سَفَرٍ تِسْعَ عَشْرَةَ نَقْصُرُ الصَّلاَةَ. وَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَنَحْنُ نَقْصُرُ مَا بَيْنَنَا وَبَيْنَ تِسْعَ عَشْرَةَ، فَإِذَا زِدْنَا أَتْمَمْنَا.
Rapporté par ‘Ikrima : Ibn ‘Abbas a dit : « Nous sommes restés 19 jours avec le Prophète lors d’un voyage, et nous faisions la prière raccourcie. » Ibn ‘Abbas a ajouté : « Nous faisons la prière Qasr (c’est-à-dire raccourcie) si nous restons jusqu’à 19 jours en tant que voyageurs. Mais si nous restons plus longtemps, nous faisons la prière complète. »
N° 4299
وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ ثَعْلَبَةَ بْنِ صُعَيْرٍ، وَكَانَ النَّبِيُّ، صلى الله عليه وسلم قَدْ مَسَحَ وَجْهَهُ عَامَ الْفَتْحِ.
Rapporté par ‘Abdullah bin Tha‘laba bin Su‘air : Le Prophète (ﷺ) a touché son visage lors de l’année de la Conquête (de La Mecque)
N° 4300
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سُنَيْنٍ أَبِي جَمِيلَةَ، قَالَ أَخْبَرَنَا وَنَحْنُ، مَعَ ابْنِ الْمُسَيَّبِ قَالَ وَزَعَمَ أَبُو جَمِيلَةَ أَنَّهُ أَدْرَكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم، وَخَرَجَ مَعَهُ عَامَ الْفَتْحِ.
Rapporté par Az-Zuhri : Alors que nous étions en compagnie d’Ibn Al-Musaiyab, Sunain Abi Jamila nous a rapporté un hadith. Abu Jamila a dit qu’il avait vécu à l’époque du Prophète (ﷺ) et qu’il l’avait accompagné (à La Mecque) lors de l’année de la Conquête (de La Mecque)
N° 4301
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ سَلِمَةَ، قَالَ قَالَ لِي أَبُو قِلاَبَةَ أَلاَ تَلْقَاهُ فَتَسْأَلَهُ، قَالَ فَلَقِيتُهُ فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ كُنَّا بِمَاءٍ مَمَرَّ النَّاسِ، وَكَانَ يَمُرُّ بِنَا الرُّكْبَانُ فَنَسْأَلُهُمْ مَا لِلنَّاسِ مَا لِلنَّاسِ مَا هَذَا الرَّجُلُ فَيَقُولُونَ يَزْعُمُ أَنَّ اللَّهَ أَرْسَلَهُ أَوْحَى إِلَيْهِ، أَوْ أَوْحَى اللَّهُ بِكَذَا. فَكُنْتُ أَحْفَظُ ذَلِكَ الْكَلاَمَ، وَكَأَنَّمَا يُغْرَى فِي صَدْرِي، وَكَانَتِ الْعَرَبُ تَلَوَّمُ بِإِسْلاَمِهِمِ الْفَتْحَ، فَيَقُولُونَ اتْرُكُوهُ وَقَوْمَهُ، فَإِنَّهُ إِنْ ظَهَرَ عَلَيْهِمْ فَهْوَ نَبِيٌّ صَادِقٌ. فَلَمَّا كَانَتْ وَقْعَةُ أَهْلِ الْفَتْحِ بَادَرَ كُلُّ قَوْمٍ بِإِسْلاَمِهِمْ، وَبَدَرَ أَبِي قَوْمِي بِإِسْلاَمِهِمْ، فَلَمَّا قَدِمَ قَالَ جِئْتُكُمْ وَاللَّهِ مِنْ عِنْدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَقًّا فَقَالَ " صَلُّوا صَلاَةَ كَذَا فِي حِينِ كَذَا، وَصَلُّوا كَذَا فِي حِينِ كَذَا، فَإِذَا حَضَرَتِ الصَّلاَةُ، فَلْيُؤَذِّنْ أَحَدُكُمْ، وَلْيَؤُمَّكُمْ أَكْثَرُكُمْ قُرْآنًا ". فَنَظَرُوا فَلَمْ يَكُنْ أَحَدٌ أَكْثَرَ قُرْآنًا مِنِّي، لِمَا كُنْتُ أَتَلَقَّى مِنَ الرُّكْبَانِ، فَقَدَّمُونِي بَيْنَ أَيْدِيهِمْ، وَأَنَا ابْنُ سِتٍّ أَوْ سَبْعِ، سِنِينَ وَكَانَتْ عَلَىَّ بُرْدَةٌ، كُنْتُ إِذَا سَجَدْتُ تَقَلَّصَتْ عَنِّي، فَقَالَتِ امْرَأَةٌ مِنَ الْحَىِّ أَلاَ تُغَطُّوا عَنَّا اسْتَ قَارِئِكُمْ. فَاشْتَرَوْا فَقَطَعُوا لِي قَمِيصًا، فَمَا فَرِحْتُ بِشَىْءٍ فَرَحِي بِذَلِكَ الْقَمِيصِ.
Rapporté par ‘Amr bin Salama : Nous étions dans un endroit où beaucoup de gens passaient, et les caravanes passaient près de nous. Nous leur demandions : « Que se passe-t-il avec les gens ? Qui est cet homme ? » Ils répondaient : « Cet homme prétend qu’Allah l’a envoyé (comme Messager), qu’il a reçu une révélation, et qu’Allah lui a révélé ceci ou cela. » J’apprenais ces paroles divines par cœur, comme si elles étaient gravées dans mon esprit. Les Arabes (autres que les Quraysh) ont retardé leur conversion à l’Islam jusqu’à la Conquête (de La Mecque). Ils disaient : « Laissez-le (c’est-à-dire Muhammad) et son peuple, les Quraysh. S’il l’emporte sur eux, alors il est vraiment un Prophète. » Quand La Mecque fut conquise, chaque tribu s’empressa d’embrasser l’Islam, et mon père se hâta de se convertir avant les autres membres de notre tribu. À son retour (du Prophète) vers sa tribu, il dit : « Par Allah, je viens à vous du Prophète (ﷺ) en toute certitude ! » Ensuite, le Prophète (ﷺ) leur dit : « Faites telle prière à telle heure, et quand le moment de la prière arrive, que l’un de vous fasse l’appel à la prière (Adhan), et que celui qui connaît le plus de Coran dirige la prière. » Ils cherchèrent donc une telle personne et ne trouvèrent personne qui connaissait plus de Coran que moi, grâce à ce que j’avais appris des caravanes. Ils m’ont donc choisi comme imam (pour diriger la prière), alors que j’étais un garçon de six ou sept ans, portant un Burda (un vêtement carré noir) qui était trop court pour moi (et une partie de mon corps était découverte). Une femme de la tribu a dit : « Ne voulez-vous pas couvrir le derrière de votre lecteur pour nous ? » Alors ils ont acheté un morceau de tissu et m’ont fait une tunique. Je n’ai jamais été aussi heureux de quelque chose que de cette tunique
N° 4302
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يُونُسُ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ كَانَ عُتْبَةُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ عَهِدَ إِلَى أَخِيهِ سَعْدٍ أَنْ يَقْبِضَ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ، وَقَالَ عُتْبَةُ إِنَّهُ ابْنِي. فَلَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مَكَّةَ فِي الْفَتْحِ أَخَذَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ ابْنَ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ، فَأَقْبَلَ بِهِ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَأَقْبَلَ مَعَهُ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ، فَقَالَ سَعْدُ بْنُ أَبِي وَقَّاصٍ هَذَا ابْنُ أَخِي، عَهِدَ إِلَىَّ أَنَّهُ ابْنُهُ. قَالَ عَبْدُ بْنُ زَمْعَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، هَذَا أَخِي، هَذَا ابْنُ زَمْعَةَ، وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ. فَنَظَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى ابْنِ وَلِيدَةِ زَمْعَةَ، فَإِذَا أَشْبَهُ النَّاسِ بِعُتْبَةَ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هُوَ لَكَ، هُوَ أَخُوكَ يَا عَبْدُ بْنَ زَمْعَةَ ". مِنْ أَجْلِ أَنَّهُ وُلِدَ عَلَى فِرَاشِهِ، وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " احْتَجِبِي مِنْهُ يَا سَوْدَةُ ". لِمَا رَأَى مِنْ شَبَهِ عُتْبَةَ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ. قَالَ ابْنُ شِهَابٍ قَالَتْ عَائِشَةُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْوَلَدُ لِلْفِرَاشِ وَلِلْعَاهِرِ الْحَجَرُ ". وَقَالَ ابْنُ شِهَابٍ وَكَانَ أَبُو هُرَيْرَةَ يَصِيحُ بِذَلِكَ.
Rapporté par ‘Aïsha رضي الله عنها : ‘Utba bin Abi Waqqas a autorisé son frère Sa‘d à prendre sous sa garde le fils de la servante de Zam‘a. ‘Utba lui a dit : « C’est mon fils. » Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à La Mecque lors de la Conquête, Sa‘d bin Abi Waqqas a amené le fils de la servante de Zam‘a au Prophète (ﷺ). ‘Abd bin Zam‘a est venu aussi. Sa‘d a dit : « C’est le fils de mon frère, et ce dernier m’a informé que c’est son fils. » ‘Abd bin Zam‘a a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! C’est mon frère, le fils de la servante de Zam‘a, né sur le lit de mon père. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a regardé le fils de la servante de Zam‘a et a remarqué qu’il ressemblait beaucoup à ‘Utba bin Abi Waqqas. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors dit (à ‘Abd) : « Il est à toi ; c’est ton frère, ô ‘Abd bin Zam‘a, il est né sur le lit (de ton père). » (En même temps) le Messager d’Allah (ﷺ) a dit (à sa femme Sauda) : « Voile-toi devant lui (c’est-à-dire le fils de la servante), ô Sauda, » à cause de la ressemblance qu’il a remarquée entre lui et ‘Utba bin Abi Waqqas. Le Messager d’Allah (ﷺ) a ajouté : « L’enfant appartient au lit (c’est-à-dire au propriétaire du lit où il est né), et la pierre est pour l’adultère. » (Ibn Shihab a dit : « Abu Huraira avait l’habitude de répéter cela (c’est-à-dire la dernière parole du Prophète dans le hadith 596) publiquement
N° 4303
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنِي يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ امْرَأَةً، سَرَقَتْ فِي عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي غَزْوَةِ الْفَتْحِ، فَفَزِعَ قَوْمُهَا إِلَى أُسَامَةَ بْنِ زَيْدٍ يَسْتَشْفِعُونَهُ، قَالَ عُرْوَةُ فَلَمَّا كَلَّمَهُ أُسَامَةُ فِيهَا تَلَوَّنَ وَجْهُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَتُكَلِّمُنِي فِي حَدٍّ مِنْ حُدُودِ اللَّهِ ". قَالَ أُسَامَةُ اسْتَغْفِرْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَلَمَّا كَانَ الْعَشِيُّ قَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم خَطِيبًا، فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّمَا أَهْلَكَ النَّاسَ قَبْلَكُمْ أَنَّهُمْ كَانُوا إِذَا سَرَقَ فِيهِمُ الشَّرِيفُ تَرَكُوهُ، وَإِذَا سَرَقَ فِيهِمِ الضَّعِيفُ أَقَامُوا عَلَيْهِ الْحَدَّ، وَالَّذِي نَفْسُ مُحَمَّدٍ بِيَدِهِ، لَوْ أَنَّ فَاطِمَةَ بِنْتَ مُحَمَّدٍ سَرَقَتْ لَقَطَعْتُ يَدَهَا ". ثُمَّ أَمَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِتِلْكَ الْمَرْأَةِ، فَقُطِعَتْ يَدُهَا، فَحَسُنَتْ تَوْبَتُهَا بَعْدَ ذَلِكَ وَتَزَوَّجَتْ. قَالَتْ عَائِشَةُ فَكَانَتْ تَأْتِي بَعْدَ ذَلِكَ فَأَرْفَعُ حَاجَتَهَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par ‘Urwa bin Az-Zubair : Une femme a commis un vol à l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), lors de la bataille d’Al-Fath (c’est-à-dire la Conquête de La Mecque). Sa famille est allée voir Usama bin Zaid pour qu’il intercède en sa faveur auprès du Prophète. Quand Usama a plaidé pour elle auprès du Messager d’Allah (ﷺ), le visage du Prophète (ﷺ) a changé de couleur et il a dit : « Intercèdes-tu auprès de moi dans une affaire où il y a une peine légale fixée par Allah ? » Usama a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Demande pardon à Allah pour moi. » L’après-midi, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et a parlé aux gens. Il a loué Allah comme Il le mérite puis a dit : « Après cela : Les nations avant vous ont été détruites car, si un noble parmi eux volait, ils le laissaient, mais si un pauvre volait, ils appliquaient la peine d’Allah contre lui. Par Celui qui détient l’âme de Muhammad dans Sa main, si Fatima, la fille de Muhammad, avait volé, je lui aurais coupé la main. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a donné l’ordre concernant cette femme et sa main a été coupée. Plus tard, elle s’est sincèrement repentie et s’est mariée. ‘Aïsha a dit : « Cette femme venait me voir et je transmettais ses demandes au Messager d’Allah (ﷺ). »
N° 4304
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا عَاصِمٌ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي مُجَاشِعٌ، قَالَ أَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بِأَخِي بَعْدَ الْفَتْحِ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ، جِئْتُكَ بِأَخِي لِتُبَايِعَهُ عَلَى الْهِجْرَةِ. قَالَ " ذَهَبَ أَهْلُ الْهِجْرَةِ بِمَا فِيهَا ". فَقُلْتُ عَلَى أَىِّ شَىْءٍ تُبَايِعُهُ قَالَ " أُبَايِعُهُ عَلَى الإِسْلاَمِ وَالإِيمَانِ وَالْجِهَادِ" فَلَقِيتُ أَبَا مَعْبَدٍ بَعْدُ وَكَانَ أَكْبَرَهُمَا فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ صَدَقَ مُجَاشِعٌ
Rapporté par Majashi : J’ai amené mon frère au Prophète (ﷺ) après la Conquête (de La Mecque) et j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je viens à toi avec mon frère pour que tu prennes de lui l’engagement d’émigrer. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les gens de l’émigration (c’est-à-dire ceux qui ont émigré à Médine avant la Conquête) ont eu les privilèges de l’émigration (c’est-à-dire qu’il n’est plus nécessaire d’émigrer maintenant). » J’ai demandé au Prophète : « Pour quoi vas-tu prendre son engagement ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je prendrai son engagement pour l’Islam, la foi et le Jihad (c’est-à-dire lutter pour la cause d’Allah). »
N° 4306
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي بَكْرٍ، حَدَّثَنَا الْفُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا عَاصِمٌ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ، عَنْ مُجَاشِعِ بْنِ مَسْعُودٍ، انْطَلَقْتُ بِأَبِي مَعْبَدٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم لِيُبَايِعَهُ عَلَى الْهِجْرَةِ، قَالَ " مَضَتِ الْهِجْرَةُ لأَهْلِهَا، أُبَايِعُهُ عَلَى الإِسْلاَمِ وَالْجِهَادِ." فَلَقِيتُ أَبَا مَعْبَدٍ فَسَأَلْتُهُ فَقَالَ صَدَقَ مُجَاشِعٌ. وَقَالَ خَالِدٌ عَنْ أَبِي عُثْمَانَ عَنْ مُجَاشِعٍ أَنَّهُ جَاءَ بِأَخِيهِ مُجَالِدٍ.
Rapporté par Mujashi bin Masud : J’ai amené Abu Mabad au Prophète (ﷺ) pour qu’il lui fasse prêter serment d’allégeance pour l’émigration. Le Prophète (ﷺ) a dit : « L’émigration est terminée pour ses gens, mais je prends de lui (c’est-à-dire Abu Mabad) l’engagement pour l’Islam et le Jihad. »
N° 4308
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، قُلْتُ لاِبْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ إِنِّي أُرِيدُ أَنْ أُهَاجِرَ إِلَى الشَّأْمِ. قَالَ لاَ هِجْرَةَ وَلَكِنْ جِهَادٌ، فَانْطَلِقْ فَاعْرِضْ نَفْسَكَ، فَإِنْ وَجَدْتَ شَيْئًا وَإِلاَّ رَجَعْتَ.
Rapporté par Mujahid : J’ai dit à Ibn ‘Umar : « Je veux émigrer au Sham. » Il a répondu : « Il n’y a plus d’émigration, mais il y a le Jihad (pour la cause d’Allah). Va et propose-toi pour le Jihad, et si tu trouves une opportunité de combattre, reste là-bas, sinon reviens. »
N° 4309
وَقَالَ النَّضْرُ أَخْبَرَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنَا أَبُو بِشْرٍ، سَمِعْتُ مُجَاهِدًا، قُلْتُ لاِبْنِ عُمَرَ فَقَالَ لاَ هِجْرَةَ الْيَوْمَ، أَوْ بَعْدَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ.
Rapporté par Ibn ‘Umar (dans une autre version) : « Il n’y a plus d’émigration aujourd’hui ni après le Messager d’Allah (ﷺ). » (et il a complété sa déclaration comme ci-dessus)
N° 4310
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمْزَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو عَمْرٍو الأَوْزَاعِيُّ، عَنْ عَبْدَةَ بْنِ أَبِي لُبَابَةَ، عَنْ مُجَاهِدِ بْنِ جَبْرٍ الْمَكِّيِّ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ كَانَ يَقُولُ لاَ هِجْرَةَ بَعْدَ الْفَتْحِ.
Rapporté par Mujahid bin Jabr : ‘Abdullah bin ‘Umar disait : « Il n’y a plus d’émigration après la Conquête (de La Mecque). »
N° 4311
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ يَزِيدَ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ حَمْزَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي الأَوْزَاعِيُّ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ أَبِي رَبَاحٍ، قَالَ زُرْتُ عَائِشَةَ مَعَ عُبَيْدِ بْنِ عُمَيْرٍ فَسَأَلَهَا عَنِ الْهِجْرَةِ، فَقَالَتْ لاَ هِجْرَةَ الْيَوْمَ، كَانَ الْمُؤْمِنُ يَفِرُّ أَحَدُهُمْ بِدِينِهِ إِلَى اللَّهِ وَإِلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مَخَافَةَ أَنْ يُفْتَنَ عَلَيْهِ، فَأَمَّا الْيَوْمَ فَقَدْ أَظْهَرَ اللَّهُ الإِسْلاَمَ، فَالْمُؤْمِنُ يَعْبُدُ رَبَّهُ حَيْثُ شَاءَ، وَلَكِنْ جِهَادٌ وَنِيَّةٌ.
Rapporté par ‘Ata’ bin Abi Rabah : ‘Ubaid bin ‘Umar et moi avons rendu visite à ‘Aïsha, et il lui a posé une question sur l’émigration. Elle a dit : « Il n’y a plus d’émigration aujourd’hui. Avant, un croyant fuyait avec sa religion vers Allah et Son Prophète, de peur d’être éprouvé dans sa foi. Aujourd’hui, Allah a donné la victoire à l’Islam ; donc un croyant peut adorer son Seigneur où il veut. Mais il reste le Jihad (pour la cause d’Allah) et les intentions. »
N° 4312
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي حَسَنُ بْنُ مُسْلِمٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ قَامَ يَوْمَ الْفَتْحِ فَقَالَ " إِنَّ اللَّهَ حَرَّمَ مَكَّةَ يَوْمَ خَلَقَ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضَ، فَهْىَ حَرَامٌ بِحَرَامِ اللَّهِ إِلَى يَوْمِ الْقِيَامَةِ، لَمْ تَحِلَّ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ بَعْدِي، وَلَمْ تَحْلِلْ لِي إِلاَّ سَاعَةً مِنَ الدَّهْرِ، لاَ يُنَفَّرُ صَيْدُهَا، وَلاَ يُعْضَدُ شَوْكُهَا، وَلاَ يُخْتَلَى خَلاَهَا وَلاَ تَحِلُّ لُقَطَتُهَا إِلاَّ لِمُنْشِدٍ ". فَقَالَ الْعَبَّاسُ بْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ إِلاَّ الإِذْخِرَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَإِنَّهُ لاَ بُدَّ مِنْهُ لِلْقَيْنِ وَالْبُيُوتِ، فَسَكَتَ ثُمَّ قَالَ " إِلاَّ الإِذْخِرَ فَإِنَّهُ حَلاَلٌ ". وَعَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الْكَرِيمِ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ بِمِثْلِ هَذَا أَوْ نَحْوِ هَذَا. رَوَاهُ أَبُو هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Mujahid : Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé le jour de la Conquête de La Mecque et a dit : « Allah a fait de La Mecque un sanctuaire depuis le jour où Il a créé les cieux et la terre, et elle restera un sanctuaire par la sainteté qu’Allah lui a donnée jusqu’au Jour de la Résurrection. Il (c’est-à-dire le combat en son sein) n’a jamais été permis à personne avant moi, ni ne le sera après moi, et pour moi, ce ne fut permis que pour un court moment. On ne doit pas y chasser le gibier, ni y couper les arbres, ni arracher sa végétation ou son herbe, ni ramasser ce qui y est perdu sauf pour l’annoncer publiquement. » Al-Abbas bin ‘Abdul Muttalib a dit : « Sauf l’Idhkhir, ô Messager d’Allah (ﷺ), car il est indispensable aux forgerons et aux maisons. » Le Prophète (ﷺ) est resté silencieux, puis a dit : « Sauf l’Idhkhir, il est permis de le couper. »
N° 4313
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ نُمَيْرٍ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ هَارُونَ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ، رَأَيْتُ بِيَدِ ابْنِ أَبِي أَوْفَى ضَرْبَةً، قَالَ ضُرِبْتُهَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ. قُلْتُ شَهِدْتَ حُنَيْنًا قَالَ قَبْلَ ذَلِكَ.
Rapporté par Isma‘il : J’ai vu (une cicatrice guérie) d’un coup sur la main d’Ibn Abi ‘Aufa qui a dit : « J’ai reçu ce coup lors de la bataille de Hunayn en compagnie du Prophète. » J’ai demandé : « As-tu participé à la bataille de Hunayn ? » Il a répondu : « Oui (et à d’autres batailles avant celle-là). »
N° 4314
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ، رضى الله عنه وَجَاءَهُ رَجُلٌ فَقَالَ يَا أَبَا عُمَارَةَ أَتَوَلَّيْتَ يَوْمَ حُنَيْنٍ فَقَالَ أَمَّا أَنَا فَأَشْهَدُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ لَمْ يُوَلِّ، وَلَكِنْ عَجِلَ سَرَعَانُ الْقَوْمِ، فَرَشَقَتْهُمْ هَوَازِنُ، وَأَبُو سُفْيَانَ بْنُ الْحَارِثِ آخِذٌ بِرَأْسِ بَغْلَتِهِ الْبَيْضَاءِ يَقُولُ {أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ، أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ}.
Rapporté par Abu ‘Is-haq : J’ai entendu Al-Bara’ raconter qu’un homme est venu lui demander : « Ô Abu ‘Umara ! As-tu fui le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Al-Bara’ a répondu : « Je témoigne que le Prophète (ﷺ) n’a pas fui, mais les gens pressés se sont enfuis et les gens de Hawazin leur lançaient des flèches. À ce moment-là, Abu Sufyan bin Al-Harith tenait la mule blanche du Prophète (ﷺ) par la tête, et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute : je suis le fils de ‘Abdul-Muttalib.” »
N° 4315