Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، قِيلَ لِلْبَرَاءِ وَأَنَا أَسْمَعُ، أَوَلَّيْتُمْ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ فَقَالَ أَمَّا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلاَ، كَانُوا رُمَاةً فَقَالَ " أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ أَنَا ابْنُ عَبْدِ الْمُطَّلِبْ ".
Rapporté par Abu ‘Is-haq : Al-Bara’ a été interrogé alors que j’écoutais : « As-tu fui (devant l’ennemi) avec le Prophète (ﷺ) le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Il a répondu : « Quant au Prophète, il n’a pas fui. Les ennemis étaient de bons archers et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute ; je suis le fils de ‘Abdul Muttalib.” »
N° 4316
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، سَمِعَ الْبَرَاءَ ـ وَسَأَلَهُ رَجُلٌ مِنْ قَيْسٍ ـ أَفَرَرْتُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ فَقَالَ لَكِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمْ يَفِرَّ، كَانَتْ هَوَازِنُ رُمَاةً، وَإِنَّا لَمَّا حَمَلْنَا عَلَيْهِمِ انْكَشَفُوا، فَأَكْبَبْنَا عَلَى الْغَنَائِمِ، فَاسْتُقْبِلْنَا بِالسِّهَامِ، وَلَقَدْ رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى بَغْلَتِهِ الْبَيْضَاءِ، وَإِنَّ أَبَا سُفْيَانَ آخِذٌ بِزِمَامِهَا وَهْوَ يَقُولُ {أَنَا النَّبِيُّ لاَ كَذِبْ}. قَالَ إِسْرَائِيلُ وَزُهَيْرٌ نَزَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنْ بَغْلَتِهِ.
Rapporté par Abu ‘Is-haq : Il a entendu Al-Bara’ raconter qu’un homme de la tribu de Qais lui a demandé : « As-tu fui en laissant le Messager d’Allah (ﷺ) le jour (de la bataille) de Hunayn ? » Al-Bara’ a répondu : « Mais le Messager d’Allah (ﷺ) n’a pas fui. Les gens de Hawazin étaient de bons archers, et quand nous les avons attaqués, ils ont fui. Mais en nous précipitant vers le butin, nous avons été confrontés aux flèches de l’ennemi. J’ai vu le Prophète (ﷺ) monter sa mule blanche pendant qu’Abu Sufyan tenait les rênes, et le Prophète (ﷺ) disait : “Je suis le Prophète (ﷺ) sans aucun doute.” (Israïl et Zuhair ont dit : « Le Prophète (ﷺ) est descendu de sa mule. »
N° 4317
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي لَيْثٌ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ،. وَحَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَخِي ابْنِ شِهَابٍ،، قَالَ مُحَمَّدُ بْنُ شِهَابٍ وَزَعَمَ عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ أَنَّ مَرْوَانَ، وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ، أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَامَ حِينَ جَاءَهُ وَفْدُ هَوَازِنَ مُسْلِمِينَ، فَسَأَلُوهُ أَنْ يَرُدَّ إِلَيْهِمْ أَمْوَالَهُمْ وَسَبْيَهُمْ، فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَعِي مَنْ تَرَوْنَ، وَأَحَبُّ الْحَدِيثِ إِلَىَّ أَصْدَقُهُ، فَاخْتَارُوا إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ إِمَّا السَّبْىَ، وَإِمَّا الْمَالَ، وَقَدْ كُنْتُ اسْتَأْنَيْتُ بِكُمْ ". وَكَانَ أَنْظَرَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِضْعَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، حِينَ قَفَلَ مِنَ الطَّائِفِ، فَلَمَّا تَبَيَّنَ لَهُمْ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ رَادٍّ إِلَيْهِمْ إِلاَّ إِحْدَى الطَّائِفَتَيْنِ قَالُوا فَإِنَّا نَخْتَارُ سَبْيَنَا. فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي الْمُسْلِمِينَ، فَأَثْنَى عَلَى اللَّهِ بِمَا هُوَ أَهْلُهُ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ، فَإِنَّ إِخْوَانَكُمْ قَدْ جَاءُونَا تَائِبِينَ، وَإِنِّي قَدْ رَأَيْتُ أَنْ أَرُدَّ إِلَيْهِمْ سَبْيَهُمْ، فَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يُطَيِّبَ ذَلِكَ فَلْيَفْعَلْ، وَمَنْ أَحَبَّ مِنْكُمْ أَنْ يَكُونَ عَلَى حَظِّهِ، حَتَّى نُعْطِيَهُ إِيَّاهُ مِنْ أَوَّلِ مَا يُفِيءُ اللَّهُ عَلَيْنَا، فَلْيَفْعَلْ ". فَقَالَ النَّاسُ قَدْ طَيَّبْنَا ذَلِكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّا لاَ نَدْرِي مَنْ أَذِنَ مِنْكُمْ فِي ذَلِكَ مِمَّنْ لَمْ يَأْذَنْ فَارْجِعُوا حَتَّى يَرْفَعَ إِلَيْنَا عُرَفَاؤُكُمْ أَمْرَكُمْ ". فَرَجَعَ النَّاسُ فَكَلَّمَهُمْ عُرَفَاؤُهُمْ ثُمَّ رَجَعُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرُوهُ أَنَّهُمْ قَدْ طَيَّبُوا وَأَذِنُوا. هَذَا الَّذِي بَلَغَنِي عَنْ سَبْىِ هَوَازِنَ.
Rapporté par Marwan et Al-Miswar bin Makhrama : Lorsque la délégation de Hawazin est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) pour annoncer leur conversion à l’Islam et lui demander de leur rendre leurs biens et leurs prisonniers, le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé et leur a dit : « Dans cette affaire, il y a les gens que vous voyez avec moi, et ce que je préfère le plus, c’est la vérité. Choisissez donc l’une des deux choses : soit les prisonniers, soit les biens. J’ai attendu votre venue (c’est-à-dire je n’ai pas encore distribué le butin). » Le Messager d’Allah (ﷺ) avait retardé la distribution de leur butin pendant dix nuits après son retour de Ta’if. Quand ils ont compris que le Messager d’Allah (ﷺ) n’allait leur rendre qu’une des deux choses, ils ont dit : « Nous préférons récupérer nos prisonniers. » Alors le Messager d’Allah (ﷺ) s’est levé parmi les musulmans, a loué Allah comme Il le mérite, puis a dit : « Pour continuer ! Vos frères sont venus à vous repentants et je pense qu’il est juste de leur rendre leurs prisonniers. Donc, celui d’entre vous qui veut le faire par générosité, qu’il le fasse. Et celui qui préfère garder sa part jusqu’à ce que nous lui donnions du tout premier butin qu’Allah nous accordera, qu’il le fasse aussi. » Les gens ont dit : « Nous le faisons volontiers par générosité, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Nous ne savons pas qui parmi vous a accepté et qui ne l’a pas fait ; alors retournez et que vos chefs nous fassent part de votre décision. » Ils sont repartis, leurs chefs leur ont parlé, puis ils sont revenus informer le Messager d’Allah (ﷺ) que tous avaient accepté de rendre les prisonniers avec plaisir et avaient donné leur accord (pour que les prisonniers soient rendus à leur peuple). (Le sous-narrateur a dit : « Voilà ce que j’ai entendu au sujet des prisonniers de la tribu de Hawazin. »)
N° 4319
حَدَّثَنَا أَبُو النُّعْمَانِ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ نَافِعٍ، أَنَّ عُمَرَ، قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا قَفَلْنَا مِنْ حُنَيْنٍ سَأَلَ عُمَرُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم عَنْ نَذْرٍ كَانَ نَذَرَهُ فِي الْجَاهِلِيَّةِ اعْتِكَافٍ، فَأَمَرَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِوَفَائِهِ. وَقَالَ بَعْضُهُمْ حَمَّادٌ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ. وَرَوَاهُ جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ وَحَمَّادُ بْنُ سَلَمَةَ عَنْ أَيُّوبَ عَنْ نَافِعٍ عَنِ ابْنِ عُمَرَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Ibn ‘Umar : Lorsque nous sommes revenus de (la bataille de) Hunayn, ‘Umar a demandé au Prophète (ﷺ) au sujet d’un vœu qu’il avait fait pendant la période préislamique d’Ignorance, de faire l’I‘tikaf. Le Prophète (ﷺ) lui a ordonné d’accomplir son vœu
N° 4320
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ يَحْيَى بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرِ بْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ عَنْ أَبِي قَتَادَةَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَامَ حُنَيْنٍ، فَلَمَّا الْتَقَيْنَا كَانَتْ لِلْمُسْلِمِينَ جَوْلَةٌ، فَرَأَيْتُ رَجُلاً مِنَ الْمُشْرِكِينَ، قَدْ عَلاَ رَجُلاً مِنَ الْمُسْلِمِينَ، فَضَرَبْتُهُ مِنْ وَرَائِهِ عَلَى حَبْلِ عَاتِقِهِ بِالسَّيْفِ، فَقَطَعْتُ الدِّرْعَ، وَأَقْبَلَ عَلَىَّ فَضَمَّنِي ضَمَّةً وَجَدْتُ مِنْهَا رِيحَ الْمَوْتِ، ثُمَّ أَدْرَكَهُ الْمَوْتُ فَأَرْسَلَنِي، فَلَحِقْتُ عُمَرَ فَقُلْتُ مَا بَالُ النَّاسِ قَالَ أَمْرُ اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ. ثُمَّ رَجَعُوا وَجَلَسَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَنْ قَتَلَ قَتِيلاً لَهُ عَلَيْهِ بَيِّنَةٌ فَلَهُ سَلَبُهُ ". فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ ـ قَالَ ـ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ فَقُمْتُ فَقُلْتُ مَنْ يَشْهَدُ لِي ثُمَّ جَلَسْتُ قَالَ ثُمَّ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِثْلَهُ، فَقُمْتُ فَقَالَ " مَالَكَ يَا أَبَا قَتَادَةَ ". فَأَخْبَرْتُهُ. فَقَالَ رَجُلٌ صَدَقَ وَسَلَبُهُ عِنْدِي، فَأَرْضِهِ مِنِّي. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ لاَهَا اللَّهِ، إِذًا لاَ يَعْمِدُ إِلَى أَسَدٍ مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم فَيُعْطِيَكَ سَلَبَهُ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " صَدَقَ فَأَعْطِهِ ". فَأَعْطَانِيهِ فَابْتَعْتُ بِهِ مَخْرَفًا فِي بَنِي سَلِمَةَ، فَإِنَّهُ لأَوَّلُ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ فِي الإِسْلاَمِ.
Rapporté par Abu Qatada : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) l’année de la bataille de Hunayn. Quand nous avons fait face à l’ennemi, les musulmans (sauf le Prophète (ﷺ) et quelques compagnons) ont battu en retraite. J’ai vu un polythéiste prendre le dessus sur un musulman, alors je l’ai frappé à la nuque et son armure s’est détachée. Il s’est alors retourné contre moi et m’a serré si fort que j’ai cru mourir. Puis il est mort et m’a relâché. Ensuite, j’ai rejoint `Umar et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui arrive aux gens ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Après cela, les musulmans sont revenus (au combat) et, après avoir vaincu l’ennemi, le Prophète s’est assis et a dit : « Celui qui a tué un infidèle et peut en apporter la preuve aura le butin (c’est-à-dire les affaires du défunt : vêtements, armes, monture, etc.). » Je me suis levé et j’ai demandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a répété sa question, puis une troisième fois. Je me suis relevé et j’ai redemandé : « Qui sera mon témoin ? » puis je me suis rassis. Le Prophète (ﷺ) a posé la même question encore. Je me suis levé. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’y a-t-il, ô Abu Qatada ? » Alors j’ai raconté toute l’histoire. Un homme a dit : « Abu Qatada a dit la vérité, et le butin du défunt est avec moi, alors compense Abu Qatada à ma place. » Abu Bakr a dit : « Non ! Par Allah, jamais le Prophète (ﷺ) ne laissera un Lion d’Allah, qui combat pour Allah et Son Messager, et donnera son butin à quelqu’un d’autre. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Abu Bakr a dit la vérité. Rends-lui (le butin), ô homme ! » Il me l’a donc donné et j’ai acheté un jardin chez les Banu Salama avec ce butin ; c’était mon premier bien après avoir embrassé l’islam
N° 4321
وَقَالَ اللَّيْثُ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنْ عُمَرَ بْنِ كَثِيرِ بْنِ أَفْلَحَ، عَنْ أَبِي مُحَمَّدٍ، مَوْلَى أَبِي قَتَادَةَ أَنَّ أَبَا قَتَادَةَ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمُ حُنَيْنٍ نَظَرْتُ إِلَى رَجُلٍ مِنَ الْمُسْلِمِينَ يُقَاتِلُ رَجُلاً مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَآخَرُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ يَخْتِلُهُ مِنْ وَرَائِهِ لِيَقْتُلَهُ، فَأَسْرَعْتُ إِلَى الَّذِي يَخْتِلُهُ فَرَفَعَ يَدَهُ لِيَضْرِبَنِي، وَأَضْرِبُ يَدَهُ، فَقَطَعْتُهَا، ثُمَّ أَخَذَنِي، فَضَمَّنِي ضَمًّا شَدِيدًا حَتَّى تَخَوَّفْتُ، ثُمَّ تَرَكَ فَتَحَلَّلَ، وَدَفَعْتُهُ ثُمَّ قَتَلْتُهُ، وَانْهَزَمَ الْمُسْلِمُونَ، وَانْهَزَمْتُ مَعَهُمْ، فَإِذَا بِعُمَرَ بْنِ الْخَطَّابِ فِي النَّاسِ، فَقُلْتُ لَهُ مَا شَأْنُ النَّاسِ قَالَ أَمْرُ اللَّهِ، ثُمَّ تَرَاجَعَ النَّاسُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَنْ أَقَامَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلٍ قَتَلَهُ فَلَهُ سَلَبُهُ ". فَقُمْتُ لأَلْتَمِسَ بَيِّنَةً عَلَى قَتِيلِي، فَلَمْ أَرَ أَحَدًا يَشْهَدُ لِي فَجَلَسْتُ، ثُمَّ بَدَا لِي، فَذَكَرْتُ أَمْرَهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ جُلَسَائِهِ سِلاَحُ هَذَا الْقَتِيلِ الَّذِي يَذْكُرُ عِنْدِي فَأَرْضِهِ مِنْهُ. فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ كَلاَّ لاَ يُعْطِهِ أُصَيْبِغَ مِنْ قُرَيْشٍ، وَيَدَعَ أَسَدًا مِنْ أُسْدِ اللَّهِ يُقَاتِلُ عَنِ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَدَّاهُ إِلَىَّ، فَاشْتَرَيْتُ مِنْهُ خِرَافًا فَكَانَ أَوَّلَ مَالٍ تَأَثَّلْتُهُ فِي الإِسْلاَمِ.
Rapporté par Abu Qatada : Le jour de la bataille de Hunayn, j’ai vu un musulman se battre avec un polythéiste, et un autre polythéiste se cachait derrière le musulman pour le tuer. Je me suis précipité vers ce polythéiste, il a levé la main pour me frapper mais je l’ai touchée et elle a été coupée. Cet homme m’a alors attrapé et m’a serré si fort que j’ai cru mourir, puis il s’est agenouillé, sa prise s’est relâchée, je l’ai repoussé et je l’ai tué. Les musulmans (sauf le Prophète (ﷺ) et quelques compagnons) ont commencé à fuir, et moi aussi j’ai fui avec eux. Soudain, j’ai croisé `Umar ibn Al-Khattab et je lui ai demandé : « Qu’est-ce qui arrive aux gens ? » Il a répondu : « C’est la volonté d’Allah. » Ensuite, les gens sont revenus vers le Messager d’Allah (ﷺ) après avoir vaincu l’ennemi. Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui apporte la preuve qu’il a tué un infidèle aura le butin du défunt. » Je me suis levé pour chercher un témoin, mais je n’en ai trouvé aucun, alors je me suis assis. Puis j’ai pensé à en parler au Messager d’Allah (ﷺ). Un homme assis avec lui a dit : « Les armes du défunt dont il (Abu Qatada) a parlé sont avec moi, alors compense-le (pour le butin). » Abu Bakr a dit : « Non, le Messager d’Allah (ﷺ) ne donnera pas ce butin à une personne faible et humble de Quraish en laissant un Lion d’Allah qui combat pour Allah et Son Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors levé et m’a donné ce butin, avec lequel j’ai acheté un jardin, mon premier bien après avoir embrassé l’islam
N° 4322
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا فَرَغَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ حُنَيْنٍ بَعَثَ أَبَا عَامِرٍ عَلَى جَيْشٍ إِلَى أَوْطَاسٍ فَلَقِيَ دُرَيْدَ بْنَ الصِّمَّةِ، فَقُتِلَ دُرَيْدٌ وَهَزَمَ اللَّهُ أَصْحَابَهُ. قَالَ أَبُو مُوسَى وَبَعَثَنِي مَعَ أَبِي عَامِرٍ فَرُمِيَ أَبُو عَامِرٍ فِي رُكْبَتِهِ، رَمَاهُ جُشَمِيٌّ بِسَهْمٍ فَأَثْبَتَهُ فِي رُكْبَتِهِ، فَانْتَهَيْتُ إِلَيْهِ فَقُلْتُ يَا عَمِّ مَنْ رَمَاكَ فَأَشَارَ إِلَى أَبِي مُوسَى فَقَالَ ذَاكَ قَاتِلِي الَّذِي رَمَانِي. فَقَصَدْتُ لَهُ فَلَحِقْتُهُ فَلَمَّا رَآنِي وَلَّى فَاتَّبَعْتُهُ وَجَعَلْتُ أَقُولُ لَهُ أَلاَ تَسْتَحِي، أَلاَ تَثْبُتُ. فَكَفَّ فَاخْتَلَفْنَا ضَرْبَتَيْنِ بِالسَّيْفِ فَقَتَلْتُهُ ثُمَّ قُلْتُ لأَبِي عَامِرٍ قَتَلَ اللَّهُ صَاحِبَكَ. قَالَ فَانْزِع�� هَذَا السَّهْمَ فَنَزَعْتُهُ فَنَزَا مِنْهُ الْمَاءُ. قَالَ يَا ابْنَ أَخِي أَقْرِئِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم السَّلاَمَ، وَقُلْ لَهُ اسْتَغْفِرْ لِي. وَاسْتَخْلَفَنِي أَبُو عَامِرٍ عَلَى النَّاسِ، فَمَكَثَ يَسِيرًا ثُمَّ مَاتَ، فَرَجَعْتُ فَدَخَلْتُ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي بَيْتِهِ عَلَى سَرِيرٍ مُرْمَلٍ وَعَلَيْهِ فِرَاشٌ قَدْ أَثَّرَ رِمَالُ السَّرِيرِ بِظَهْرِهِ وَجَنْبَيْهِ، فَأَخْبَرْتُهُ بِخَبَرِنَا وَخَبَرِ أَبِي عَامِرٍ، وَقَالَ قُلْ لَهُ اسْتَغْفِرْ لِي، فَدَعَا بِمَاءٍ فَتَوَضَّأَ ثُمَّ رَفَعَ يَدَيْهِ فَقَالَ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِعُبَيْدٍ أَبِي عَامِرٍ ". وَرَأَيْتُ بَيَاضَ إِبْطَيْهِ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ اجْعَلْهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَوْقَ كَثِيرٍ مِنْ خَلْقِكَ مِنَ النَّاسِ ". فَقُلْتُ وَلِي فَاسْتَغْفِرْ. فَقَالَ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ قَيْسٍ ذَنْبَهُ وَأَدْخِلْهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ مُدْخَلاً كَرِيمًا ". قَالَ أَبُو بُرْدَةَ إِحْدَاهُمَا لأَبِي عَامِرٍ وَالأُخْرَى لأَبِي مُوسَى.
Rapporté par Abu Musa : Quand le Prophète (ﷺ) a terminé la bataille de Hunayn, il a envoyé Abu Amir à la tête d’une armée vers Autas. Abu Amir a rencontré Duraid ibn As-Summa, qui a été tué, et Allah a vaincu ses compagnons. Le Prophète (ﷺ) m’a envoyé avec Abu Amir. Abu Amir a reçu une flèche au genou, tirée par un homme de Jushm. Je suis allé le voir et j’ai dit : « Ô oncle ! Qui t’a tiré dessus ? » Il m’a montré son agresseur en disant : « C’est lui qui m’a tué. » Je suis parti à sa poursuite, il a pris la fuite, je l’ai suivi en lui criant : « Tu n’as pas honte ? Arrête-toi ! » Il s’est arrêté, nous avons échangé deux coups d’épée et je l’ai tué. Ensuite, j’ai dit à Abu Amir : « Allah a tué ton meurtrier. » Il m’a dit : « Retire cette flèche. » Je l’ai retirée, de l’eau a coulé de la blessure. Il a dit : « Ô fils de mon frère ! Transmets mes salutations au Prophète (ﷺ) et demande-lui de prier Allah pour mon pardon. » Abu Amir m’a désigné comme son successeur à la tête des troupes. Il a survécu un court moment puis il est mort. Plus tard, je suis rentré et j’ai trouvé le Prophète (ﷺ) chez lui, allongé sur un lit fait de tiges de feuilles de palmier tressées, dont les cordes laissaient des marques sur son dos et ses flancs. Je lui ai raconté ce qui s’était passé, ainsi que le message d’Abu Amir. Le Prophète (ﷺ) a demandé de l’eau, a fait ses ablutions, puis a levé les mains en disant : « Ô Allah, pardonne à `Ubaid, Abu Amir. » J’ai vu la blancheur de ses aisselles. Le Prophète (ﷺ) a ensuite dit : « Ô Allah, place-le (Abu Amir) au Jour de la Résurrection au-dessus de beaucoup de Tes créatures. » J’ai dit : « Vas-tu demander pardon pour moi aussi ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Allah, pardonne les péchés de `Abdullah ibn Qais et fais-lui une belle entrée (au Paradis) au Jour de la Résurrection. » Abu Burda a dit : Une des prières était pour Abu Amir et l’autre pour Abu Musa (`Abdullah ibn Qais)
N° 4323
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، سَمِعَ سُفْيَانَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّهَا أُمِّ سَلَمَةَ ـ رضى الله عنها ـ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَعِنْدِي مُخَنَّثٌ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ لِعَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي أُمَيَّةَ يَا عَبْدَ اللَّهِ أَرَأَيْتَ إِنْ فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْكُمُ الطَّائِفَ غَدًا فَعَلَيْكَ بِابْنَةِ غَيْلاَنَ، فَإِنَّهَا تُقْبِلُ بِأَرْبَعٍ وَتُدْبِرُ بِثَمَانٍ. وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ يَدْخُلَنَّ هَؤُلاَءِ عَلَيْكُنَّ ". قَالَ ابْنُ عُيَيْنَةَ وَقَالَ ابْنُ جُرَيْجٍ الْمُخَنَّثُ هِيتٌ. حَدَّثَنَا مَحْمُودٌ حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ عَنْ هِشَامٍ بِهَذَا، وَزَادَ وَهْوَ مُحَاصِرٌ الطَّائِفَ يَوْمَئِذٍ.
Rapporté par Um Salama رضي الله عنها : Le Prophète (ﷺ) est venu chez moi alors qu’un homme efféminé était assis avec moi. J’ai entendu cet homme dire à `Abdullah ibn Abi Umaiya : « Ô `Abdullah ! Si Allah te fait conquérir Taïf demain, épouse la fille de Ghailan, car elle est si belle et bien en chair qu’on voit quatre plis de chair de face et huit de dos. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Ces hommes (efféminés) ne doivent jamais entrer chez vous (ô femmes !). » Ibn Juraij a précisé : Cet homme efféminé s’appelait Hit. Hisham a rapporté ce récit en ajoutant que, à ce moment-là, le Prophète assiégeait Taïf
N° 4324
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ أَبِي الْعَبَّاسِ الشَّاعِرِ الأَعْمَى، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، قَالَ لَمَّا حَاصَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الطَّائِفَ فَلَمْ يَنَلْ مِنْهُمْ شَيْئًا قَالَ " إِنَّا قَافِلُونَ إِنْ شَاءَ اللَّهُ ". فَثَقُلَ عَلَيْهِمْ وَقَالُوا نَذْهَبُ وَلاَ نَفْتَحُهُ ـ وَقَالَ مَرَّةً نَقْفُلُ ـ فَقَالَ " اغْدُوا عَلَى الْقِتَالِ ". فَغَدَوْا فَأَصَابَهُمْ جِرَاحٌ فَقَالَ " إِنَّا قَافِلُونَ غَدًا إِنْ شَاءَ اللَّهُ ". فَأَعْجَبَهُمْ فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم، وَقَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً فَتَبَسَّمَ. قَالَ قَالَ الْحُمَيْدِيُّ حَدَّثَنَا سُفْيَانُ الْخَبَرَ كُلَّهُ.
Rapporté par `Abdullah ibn `Amr : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) assiégea Taïf sans pouvoir la conquérir, il dit : « Nous retournerons (à Médine) si Allah le veut. » Cela attrista les compagnons qui dirent : « Allons-nous repartir sans avoir conquis (la forteresse de Taïf) ? » Un jour, le Prophète (ﷺ) dit : « Retournons. » Puis il leur dit : « Combattez demain. » Ils combattirent et beaucoup furent blessés. Ensuite, le Prophète (ﷺ) dit : « Nous retournerons (à Médine) demain si Allah le veut. » Cela les réjouit, et le Prophète (ﷺ) sourit. Le narrateur Sufyan a précisé : « (Le Prophète) a souri. »
N° 4325
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ عَاصِمٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا عُثْمَانَ، قَالَ سَمِعْتُ سَعْدًا ـ وَهْوَ أَوَّلُ مَنْ رَمَى بِسَهْمٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ ـ وَأَبَا بَكْرَةَ ـ وَكَانَ تَسَوَّرَ حِصْنَ الطَّائِفِ فِي أُنَاسٍ ـ فَجَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالاَ سَمِعْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " مَنِ ادَّعَى إِلَى غَيْرِ أَبِيهِ وَهْوَ يَعْلَمُ فَالْجَنَّةُ عَلَيْهِ حَرَامٌ ". وَقَالَ هِشَامٌ وَأَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ عَاصِمٍ، عَنْ أَبِي الْعَالِيَةِ، أَوْ أَبِي عُثْمَانَ النَّهْدِيِّ قَالَ سَمِعْتُ سَعْدًا، وَأَبَا، بَكْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ عَاصِمٌ قُلْتُ لَقَدْ شَهِدَ عِنْدَكَ رَجُلاَنِ حَسْبُكَ بِهِمَا. قَالَ أَجَلْ أَمَّا أَحَدُهُمَا فَأَوَّلُ مَنْ رَمَى بِسَهْمٍ فِي سَبِيلِ اللَّهِ، وَأَمَّا الآخَرُ فَنَزَلَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ثَالِثَ ثَلاَثَةٍ وَعِشْرِينَ مِنَ الطَّائِفِ.
Rapporté par Abu `Uthman : J’ai entendu Sa`d, le premier homme à avoir lancé une flèche dans la cause d’Allah, et Abu Bakra, qui a sauté par-dessus le mur de la forteresse de Taïf avec quelques personnes pour rejoindre le Prophète. Ils ont tous deux dit : « Nous avons entendu le Prophète (ﷺ) dire : ‘Si quelqu’un prétend être le fils d’un autre que son père en le sachant, il sera privé du Paradis (c’est-à-dire qu’il n’y entrera pas).’ » Ma`mar a rapporté d’`Asim, d’Abu Al-`Aliya ou d’Abu `Uthman An-Nahdi, qui a dit : « J’ai entendu Sa`d et Abu Bakra rapporter cela du Prophète. » `Asim a dit : « Je lui ai dit : ‘Des personnes très dignes de confiance t’ont rapporté cela.’ Il a répondu : ‘Oui, l’un d’eux a été le premier à lancer une flèche dans la cause d’Allah et l’autre est venu au Prophète (ﷺ) avec un groupe de trente-trois personnes de Taïf.’ »
N° 4327
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْعَلاَءِ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ نَازِلٌ بِالْجِعْرَانَةِ بَيْنَ مَكَّةَ وَالْمَدِينَةِ وَمَعَهُ بِلاَلٌ، فَأَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ أَلاَ تُنْجِزُ لِي مَا وَعَدْتَنِي. فَقَالَ لَهُ " أَبْشِرْ ". فَقَالَ قَدْ أَكْثَرْتَ عَلَىَّ مِنْ أَبْشِرْ. فَأَقْبَلَ عَلَى أَبِي مُوسَى وَبِلاَلٍ كَهَيْئَةِ الْغَضْبَانِ فَقَالَ " رَدَّ الْبُشْرَى فَاقْبَلاَ أَنْتُمَا ". قَالاَ قَبِلْنَا. ثُمَّ دَعَا بِقَدَحٍ فِيهِ مَاءٌ فَغَسَلَ يَدَيْهِ وَوَجْهَهُ فِيهِ، وَمَجَّ فِيهِ، ثُمَّ قَالَ " اشْرَبَا مِنْهُ، وَأَفْرِغَا عَلَى وُجُوهِكُمَا وَنُحُورِكُمَا، وَأَبْشِرَا ". فَأَخَذَا الْقَدَحَ فَفَعَلاَ، فَنَادَتْ أُمُّ سَلَمَةَ مِنْ وَرَاءِ السِّتْرِ أَنْ أَفْضِلاَ لأُمِّكُمَا. فَأَفْضَلاَ لَهَا مِنْهُ طَائِفَةً.
Rapporté par Abu Burda : Abu Musa a dit : « J’étais avec le Prophète (ﷺ) alors qu’il campait à Al-Ja’rana, entre La Mecque et Médine, et Bilal était avec lui. Un bédouin est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : ‘Ne vas-tu pas tenir ta promesse envers moi ?’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Réjouis-toi (de ce que je vais faire pour toi).’ Le bédouin a répondu : ‘(Tu m’as déjà dit) réjouis-toi trop souvent.’ Alors le Prophète (ﷺ) s’est tourné vers moi (Abu Musa) et Bilal, contrarié, et a dit : ‘Le bédouin a refusé la bonne nouvelle, alors acceptez-la tous les deux.’ Bilal et moi avons dit : ‘Nous l’acceptons.’ Le Prophète (ﷺ) a alors demandé un récipient d’eau, s’est lavé les mains et le visage dedans, a pris une gorgée d’eau et l’a recrachée dans le récipient en disant : ‘Buvez-en et versez-en sur vos visages et poitrines, et réjouissez-vous de la bonne nouvelle.’ Nous avons donc fait comme il l’a dit. Um Salama a appelé derrière un rideau : ‘Gardez-en pour votre mère.’ Alors ils lui en ont laissé. »
N° 4328
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَطَاءٌ، أَنَّ صَفْوَانَ بْنَ يَعْلَى بْنِ أُمَيَّةَ، أَخْبَرَ أَنَّ يَعْلَى كَانَ يَقُولُ لَيْتَنِي أَرَى رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ يُنْزَلُ عَلَيْهِ. قَالَ فَبَيْنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْجِعْرَانَةِ وَعَلَيْهِ ثَوْبٌ قَدْ أُظِلَّ بِهِ، مَعَهُ فِيهِ نَاسٌ مِنْ أَصْحَابِهِ، إِذْ جَاءَهُ أَعْرَابِيٌّ عَلَيْهِ جُبَّةٌ مُتَضَمِّخٌ بِطِيبٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ كَيْفَ تَرَى فِي رَجُلٍ أَحْرَمَ بِعُمْرَةٍ فِي جُبَّةٍ بَعْدَ مَا تَضَمَّخَ بِالطِّيبِ فَأَشَارَ عُمَرُ إِلَى يَعْلَى بِيَدِهِ أَنْ تَعَالَ. فَجَاءَ يَعْلَى فَأَدْخَلَ رَأْسَهُ، فَإِذَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مُحْمَرُّ الْوَجْهِ، يَغِطُّ كَذَلِكَ سَاعَةً، ثُمَّ سُرِّيَ عَنْهُ فَقَالَ " أَيْنَ الَّذِي يَسْأَلُنِي عَنِ الْعُمْرَةِ آنَفًا ". فَالْتُمِسَ الرَّجُلُ فَأُتِيَ بِهِ فَقَالَ " أَمَّا الطِّيبُ الَّذِي بِكَ فَاغْسِلْهُ ثَلاَثَ مَرَّاتٍ، وَأَمَّا الْجُبَّةُ فَانْزِعْهَا، ثُمَّ اصْنَعْ فِي عُمْرَتِكَ كَمَا تَصْنَعُ فِي حَجِّكَ ".
Rapporté par Safwan ibn Ya`la ibn Umaiya : Ya`la disait : « J’aimerais voir le Messager d’Allah (ﷺ) au moment où il reçoit la révélation. » Ya`la a ajouté : « Alors que le Prophète (ﷺ) était à Al-Ja’rana, à l’ombre d’un tissu (comme une tente) avec quelques compagnons, un bédouin est arrivé, portant un manteau et très parfumé. Il a demandé : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Que penses-tu d’un homme qui commence une `Umra en état d’ihram, portant un manteau et après s’être parfumé ?’ `Umar a fait signe à Ya`la de s’approcher. Ya`la est venu, a passé la tête sous le tissu et a vu le Prophète (ﷺ) le visage rouge. Quand cet état est passé, il a dit : ‘Où est celui qui m’a interrogé sur la `Umra ?’ On a cherché l’homme et on l’a amené au Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Pour le parfum que tu as mis sur ton corps, lave-le trois fois, enlève ton manteau, puis fais pour ta `Umra ce que tu fais pour ton Hajj.’ »
N° 4329
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ يَحْيَى، عَنْ عَبَّادِ بْنِ تَمِيمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ زَيْدِ بْنِ عَاصِمٍ، قَالَ لَمَّا أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم يَوْمَ حُنَيْنٍ قَسَمَ فِي النَّاسِ فِي الْمُؤَلَّفَةِ قُلُوبُهُمْ، وَلَمْ يُعْطِ الأَنْصَارَ شَيْئًا، فَكَأَنَّهُمْ وَجَدُوا إِذْ لَمْ يُصِبْهُمْ مَا أَصَابَ النَّاسَ فَخَطَبَهُمْ فَقَالَ " يَا مَعْشَرَ الأَنْصَارِ أَلَمْ أَجِدْكُمْ ضُلاَّلاً فَهَدَاكُمُ اللَّهُ بِي، وَكُنْتُمْ مُتَفَرِّقِينَ فَأَلَّفَكُمُ اللَّهُ بِي وَعَالَةً، فَأَغْنَاكُمُ اللَّهُ بِي ". كُلَّمَا قَالَ شَيْئًا قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمَنُّ. قَالَ " مَا يَمْنَعُكُمْ أَنْ تُجِيبُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". قَالَ كُلَّمَا قَالَ شَيْئًا قَالُوا اللَّهُ وَرَسُولُهُ أَمَنُّ. قَالَ " لَوْ شِئْتُمْ قُلْتُمْ جِئْتَنَا كَذَا وَكَذَا. أَتَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالشَّاةِ وَالْبَعِيرِ، وَتَذْهَبُونَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى رِحَالِكُمْ، لَوْلاَ الْهِجْرَةُ لَكُنْتُ امْرَأً مِنَ الأَنْصَارِ، وَلَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا وَشِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ وَشِعْبَهَا، الأَنْصَارُ شِعَارٌ وَالنَّاسُ دِثَارٌ، إِنَّكُمْ سَتَلْقَوْنَ بَعْدِي أَثَرَةً فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوْنِي عَلَى الْحَوْضِ ".
Rapporté par `Abdullah ibn Zaid ibn `Asim : Quand Allah a accordé au Prophète (ﷺ) le butin de guerre le jour de Hunayn, il l’a distribué à ceux dont le cœur venait d’être rapproché de l’islam, mais il n’a rien donné aux Ansar. Ils ont alors semblé contrariés et tristes de ne pas avoir reçu autant que les autres. Le Prophète (ﷺ) leur a alors fait un discours en disant : « Ô assemblée des Ansar ! Ne vous ai-je pas trouvés égarés, et Allah vous a guidés par moi ? Vous étiez divisés, et Allah vous a rassemblés par moi ; vous étiez pauvres, et Allah vous a enrichis par moi. » À chaque parole du Prophète (ﷺ), ils répondaient : « Allah et Son Messager nous ont accordé plus de bienfaits. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Pourquoi ne répondez-vous pas au Messager d’Allah ? » Mais à chaque fois, ils répondaient : « Allah et Son Messager nous ont accordé plus de bienfaits. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Si vous vouliez, vous pourriez dire : ‘Tu es venu chez nous dans tel ou tel état (à Médine).’ N’aimeriez-vous pas voir les gens repartir avec des moutons et des chameaux, tandis que vous repartez avec le Prophète (ﷺ) chez vous ? Sans la migration, j’aurais été un des Ansar, et si les gens prenaient une vallée ou un col, je choisirais la vallée ou le col des Ansar. Les Ansar sont comme le vêtement porté à même la peau, et les autres sont comme le vêtement porté par-dessus. Vous verrez d’autres être favorisés sur vous, alors soyez patients jusqu’à me retrouver au bassin (d’Al-Kawthar). »
N° 4330
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ نَاسٌ مِنَ الأَنْصَارِ حِينَ أَفَاءَ اللَّهُ عَلَى رَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم مَا أَفَاءَ مِنْ أَمْوَالِ هَوَازِنَ، فَطَفِقَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي رِجَالاً الْمِائَةَ مِنَ الإِبِلِ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَتْرُكُنَا، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ. قَالَ أَنَسٌ فَحُدِّثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بِمَقَالَتِهِمْ، فَأَرْسَلَ إِلَى الأَنْصَارِ فَجَمَعَهُمْ فِي قُبَّةٍ مِنْ أَدَمٍ وَلَمْ يَدْعُ مَعَهُمْ غَيْرَهُمْ، فَلَمَّا اجْتَمَعُوا قَامَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا حَدِيثٌ بَلَغَنِي عَنْكُمْ ". فَقَالَ فُقَهَاءُ الأَنْصَارِ أَمَّا رُؤَسَاؤُنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَلَمْ يَقُولُوا شَيْئًا، وَأَمَّا نَاسٌ مِنَّا حَدِيثَةٌ أَسْنَانُهُمْ فَقَالُوا يَغْفِرُ اللَّهُ لِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِي قُرَيْشًا وَيَتْرُكُنَا، وَسُيُوفُنَا تَقْطُرُ مِنْ دِمَائِهِمْ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " فَإِنِّي أُعْطِي رِجَالاً حَدِيثِي عَهْدٍ بِكُفْرٍ، أَتَأَلَّفُهُمْ، أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالأَمْوَالِ وَتَذْهَبُونَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى رِحَالِكُمْ، فَوَاللَّهِ لَمَا تَنْقَلِبُونَ بِهِ خَيْرٌ مِمَّا يَنْقَلِبُونَ بِهِ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ رَضِينَا. فَقَالَ لَهُمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " سَتَجِدُونَ أُثْرَةً شَدِيدَةً، فَاصْبِرُوا حَتَّى تَلْقَوُا اللَّهَ وَرَسُولَهُ صلى الله عليه وسلم فَإِنِّي عَلَى الْحَوْضِ ". قَالَ أَنَسٌ فَلَمْ يَصْبِرُوا.
Rapporté par Anas ibn Malik : Quand Allah a donné au Messager d’Allah (ﷺ) ce qu’il a donné des biens de la tribu Hawazin comme butin, le Prophète (ﷺ) a commencé à donner à certains hommes cent chameaux chacun. Les Ansar ont alors dit : « Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah (ﷺ), il donne aux Quraish et nous laisse de côté alors que nos épées sont encore couvertes du sang des Quraish. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a été informé de leur parole, alors il a fait venir les Ansar et les a rassemblés dans une tente en cuir, sans inviter personne d’autre. Quand ils furent tous là, le Prophète (ﷺ) s’est levé et a dit : « Qu’est-ce que j’entends à votre sujet ? » Les savants parmi les Ansar ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nos chefs n’ont rien dit, mais certains jeunes parmi nous ont dit : ‘Qu’Allah pardonne au Messager d’Allah (ﷺ), il donne (du butin) aux Quraish et nous laisse alors que nos épées sont encore couvertes de leur sang.’ » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je donne à ces hommes qui viennent juste de quitter le paganisme pour attirer leur cœur. N’aimeriez-vous pas que les gens prennent les biens alors que vous repartez avec le Prophète (ﷺ) chez vous ? Par Allah, ce que vous prenez est meilleur que ce qu’ils prennent. » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous sommes satisfaits. » Le Prophète (ﷺ) leur a alors dit : « Vous verrez d’autres être largement favorisés sur vous, alors soyez patients jusqu’à rencontrer Allah et Son Messager, et je serai au bassin. » Anas a ajouté : Mais ils n’ont pas été patients
N° 4331
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمَّا كَانَ يَوْمَ فَتْحِ مَكَّةَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم غَنَائِمَ بَيْنَ قُرَيْشٍ. فَغَضِبَتِ الأَنْصَارُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمَا تَرْضَوْنَ أَنْ يَذْهَبَ النَّاسُ بِالدُّنْيَا، وَتَذْهَبُونَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ". قَالُوا بَلَى. قَالَ " لَوْ سَلَكَ النَّاسُ وَادِيًا أَوْ شِعْبًا لَسَلَكْتُ وَادِيَ الأَنْصَارِ أَوْ شِعْبَهُمْ ".
Rapporté par Anas : Le jour de la conquête de La Mecque, le Messager d’Allah (ﷺ) a distribué le butin de guerre aux gens de Quraish, ce qui a rendu les Ansar mécontents. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « N’êtes-vous pas heureux que les gens prennent les biens de ce monde et que vous repartiez avec le Messager d’Allah (ﷺ) ? » Ils ont répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si les gens prenaient une vallée ou un col, je prendrais la vallée ou le col des Ansar. »
N° 4332