Sahih al Bukhari
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ سُوَيْدِ بْنِ مَنْجُوفٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ بُرَيْدَةَ، عَنْ أَبِيهِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا إِلَى خَالِدٍ لِيَقْبِضَ الْخُمُسَ وَكُنْتُ أُبْغِضُ عَلِيًّا، وَقَدِ اغْتَسَلَ، فَقُلْتُ لِخَالِدٍ أَلاَ تَرَى إِلَى هَذَا فَلَمَّا قَدِمْنَا عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم ذَكَرْتُ ذَلِكَ لَهُ فَقَالَ " يَا بُرَيْدَةُ أَتُبْغِضُ عَلِيًّا ". فَقُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " لاَ تُبْغِضْهُ فَإِنَّ لَهُ فِي الْخُمُسِ أَكْثَرَ مِنْ ذَلِكَ ".
Rapporté par Buraida : Le Prophète (ﷺ) a envoyé `Ali auprès de Khalid pour rapporter le Khumus (du butin), et je n’aimais pas `Ali. `Ali avait pris un bain (après avoir eu un rapport avec une esclave du Khumus). J’ai dit à Khalid : « Tu ne vois pas cela (c’est-à-dire `Ali) ? » Quand nous sommes arrivés auprès du Prophète (ﷺ), je lui ai parlé de cela. Il a dit : « Ô Buraida ! Détestes-tu `Ali ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Tu le détestes alors qu’il mérite plus que cela du Khumus. »
N° 4350
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ بْنِ شُبْرُمَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي نُعْمٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا سَعِيدٍ الْخُدْرِيَّ، يَقُولُ بَعَثَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ ـ رضى الله عنه ـ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْيَمَنِ بِذُهَيْبَةٍ فِي أَدِيمٍ مَقْرُوظٍ لَمْ تُحَصَّلْ مِنْ تُرَابِهَا، قَالَ فَقَسَمَهَا بَيْنَ أَرْبَعَةِ نَفَرٍ بَيْنَ عُيَيْنَةَ بْنِ بَدْرٍ، وَأَقْرَعَ بْنِ حَابِسٍ وَزَيْدِ الْخَيْلِ، وَالرَّابِعُ إِمَّا عَلْقَمَةُ وَإِمَّا عَامِرُ بْنُ الطُّفَيْلِ، فَقَالَ رَجُلٌ مِنْ أَصْحَابِهِ كُنَّا نَحْنُ أَحَقَّ بِهَذَا مِنْ هَؤُلاَءِ. قَالَ فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَلاَ تَأْمَنُونِي وَأَنَا أَمِينُ مَنْ فِي السَّمَاءِ، يَأْتِينِي خَبَرُ السَّمَاءِ صَبَاحًا وَمَسَاءً ". قَالَ فَقَامَ رَجُلٌ غَائِرُ الْعَيْنَيْنِ، مُشْرِفُ الْوَجْنَتَيْنِ، نَاشِزُ الْجَبْهَةِ، كَثُّ اللِّحْيَةِ، مَحْلُوقُ الرَّأْسِ، مُشَمَّرُ الإِزَارِ، فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اتَّقِ اللَّهَ. قَالَ " وَيْلَكَ أَوَلَسْتُ أَحَقَّ أَهْلِ الأَرْضِ أَنْ يَتَّقِيَ اللَّهَ ". قَالَ ثُمَّ وَلَّى الرَّجُلُ، قَالَ خَالِدُ بْنُ الْوَلِيدِ يَا رَسُولَ اللَّهِ، أَلاَ أَضْرِبُ عُنُقَهُ قَالَ " لاَ، لَعَلَّهُ أَنْ يَكُونَ يُصَلِّي ". فَقَالَ خَالِدٌ وَكَمْ مِنْ مُصَلٍّ يَقُولُ بِلِسَانِهِ مَا لَيْسَ فِي قَلْبِهِ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لَمْ أُومَرْ أَنْ أَنْقُبَ قُلُوبَ النَّاسِ، وَلاَ أَشُقَّ بُطُونَهُمْ " قَالَ ثُمَّ نَظَرَ إِلَيْهِ وَهْوَ مُقَفٍّ فَقَالَ " إِنَّهُ يَخْرُجُ مِنْ ضِئْضِئِ هَذَا قَوْمٌ يَتْلُونَ كِتَابَ اللَّهِ رَطْبًا، لاَ يُجَاوِزُ حَنَاجِرَهُمْ، يَمْرُقُونَ مِنَ الدِّينِ كَمَا يَمْرُقُ السَّهْمُ مِنَ الرَّمِيَّةِ ". وَأَظُنُّهُ قَالَ " لَئِنْ أَدْرَكْتُهُمْ لأَقْتُلَنَّهُمْ قَتْلَ ثَمُودَ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : `Ali bin Abi Talib a envoyé un morceau d’or, qui n’était pas encore extrait de son minerai, dans un récipient en cuir tanné au Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) l’a distribué entre quatre personnes : ‘Uyaina bin Badr, Aqra bin H`Abis, Zaid Al-Khail et le quatrième était soit Alqama soit Amir bin at-Tufail. À ce moment-là, un de ses compagnons a dit : « Nous méritons plus cet or que ces gens. » Quand cette parole est parvenue au Prophète (ﷺ), il a dit : « Ne me faites-vous pas confiance alors que je suis le dépositaire de Celui qui est dans les cieux, et que je reçois la révélation du ciel matin et soir ? » Un homme aux yeux enfoncés, pommettes saillantes, front large, barbe épaisse, tête rasée et vêtement relevé s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Crains Allah. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Malheur à toi ! Ne suis-je pas la personne sur terre qui craint le plus Allah ? » Puis cet homme est parti. Khalid bin Al-Walid a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu que je lui tranche la tête ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Non, car il se peut qu’il prie. » Khalid a dit : « Il y en a beaucoup qui prient et qui disent avec leur bouche ce qui n’est pas dans leur cœur. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Je n’ai pas été chargé (par Allah) de fouiller le cœur des gens ni d’ouvrir leur ventre. » Puis le Prophète l’a regardé (c’est-à-dire cet homme) alors qu’il s’en allait et a dit : « Parmi les descendants de cet homme sortiront des gens qui réciteront le Coran continuellement et joliment, mais il ne dépassera pas leur gorge. (Ils ne le comprendront pas ni ne l’appliqueront.) Ils sortiront de la religion (c’est-à-dire l’Islam) comme une flèche traverse le corps d’un gibier. » Je pense qu’il a aussi dit : « Si je suis présent à leur époque, je les tuerai comme les nations de Thamud ont été tuées. »
N° 4351
حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ عَطَاءٌ قَالَ جَابِرٌ أَمَرَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلِيًّا أَنْ يُقِيمَ عَلَى إِحْرَامِهِ. زَادَ مُحَمَّدُ بْنُ بَكْرٍ عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ عَطَاءٌ قَالَ جَابِرٌ فَقَدِمَ عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ رضى الله عنه بِسِعَايَتِهِ، قَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِمَ أَهْلَلْتَ يَا عَلِيُّ ". قَالَ بِمَا أَهَلَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " فَأَهْدِ وَامْكُثْ حَرَامًا كَمَا أَنْتَ ". قَالَ وَأَهْدَى لَهُ عَلِيٌّ هَدْيًا.
Rapporté par 'Ata : Jabir a dit : « Le Prophète (ﷺ) a ordonné à `Ali de rester en état d’Ihram. » Jabir a ajouté : « Ali bin Abi Talib est revenu (du Yémen) alors qu’il était gouverneur (du Yémen). Le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Avec quelle intention as-tu pris l’Ihram ?’ `Ali a répondu : ‘J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Prophète.’ Alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : ‘Offre un Hadi et reste dans l’état d’Ihram dans lequel tu es.’ `Ali a sacrifié un Hadi pour lui-même. »
N° 4352
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، عَنْ حُمَيْدٍ الطَّوِيلِ، حَدَّثَنَا بَكْرٌ، أَنَّهُ ذَكَرَ لاِبْنِ عُمَرَ أَنَّ أَنَسًا حَدَّثَهُمْ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم أَهَلَّ بِعُمْرَةٍ وَحَجَّةٍ، فَقَالَ أَهَلَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِالْحَجِّ، وَأَهْلَلْنَا بِهِ مَعَهُ، فَلَمَّا قَدِمْنَا مَكَّةَ قَالَ " مَنْ لَمْ يَكُنْ مَعَهُ هَدْىٌ فَلْيَجْعَلْهَا عُمْرَةً ". وَكَانَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم هَدْىٌ، فَقَدِمَ عَلَيْنَا عَلِيُّ بْنُ أَبِي طَالِبٍ مِنَ الْيَمَنِ حَاجًّا فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " بِمَ أَهْلَلْتَ فَإِنَّ مَعَنَا أَهْلَكَ ". قَالَ أَهْلَلْتُ بِمَا أَهَلَّ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ " فَأَمْسِكْ، فَإِنَّ مَعَنَا هَدْيًا ".
Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a pris l’Ihram pour la `Umra et le Hajj, et nous avons aussi pris l’Ihram pour le Hajj avec lui. Quand nous sommes arrivés à La Mecque, le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui n’a pas de Hadi doit considérer son Ihram comme étant pour la `Umra seulement. » Le Prophète (ﷺ) avait un Hadi avec lui. `Ali bin Abi Talib nous a rejoints du Yémen avec l’intention d’accomplir le Hajj. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Avec quelle intention as-tu pris l’Ihram, alors que ta femme est avec nous ? » `Ali a répondu : « J’ai pris l’Ihram avec la même intention que le Prophète (ﷺ). » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Reste en état d’Ihram, car nous avons le Hadi. »
N° 4354
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، حَدَّثَنَا بَيَانٌ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كَانَ بَيْتٌ فِي الْجَاهِلِيَّةِ يُقَالُ لَهُ ذُو الْخَلَصَةِ وَالْكَعْبَةُ الْيَمَانِيَةُ وَالْكَعْبَةُ الشَّأْمِيَّةُ، فَقَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". فَنَفَرْتُ فِي مِائَةٍ وَخَمْسِينَ رَاكِبًا، فَكَسَرْنَاهُ وَقَتَلْنَا مَنْ وَجَدْنَا عِنْدَهُ، فَأَتَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَدَعَا لَنَا وَلأَحْمَسَ.
Rapporté par Jarir : À l’époque préislamique, il y avait une maison appelée Dhu-l-Khalasa ou Al-Ka`ba Al-Yamaniya ou Al-Ka`ba Ash-Shamiya. Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhu-l-Khalasa ? » Je suis donc parti avec cent cinquante cavaliers, nous l’avons détruite et tué ceux qui s’y trouvaient. Ensuite, je suis revenu voir le Prophète (ﷺ) et je l’ai informé, et il a invoqué le bien pour nous et pour la tribu d’Al-Ahmas
N° 4355
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ الْمُثَنَّى، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنَا قَيْسٌ، قَالَ قَالَ لِي جَرِيرٌ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". وَكَانَ بَيْتًا فِي خَثْعَمَ يُسَمَّى الْكَعْبَةَ الْيَمَانِيَةَ، فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ، وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ، وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَضَرَبَ فِي صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ أَصَابِعِهِ فِي صَدْرِي، وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ، وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". فَانْطَلَقَ إِلَيْهَا فَكَسَرَهَا وَحَرَّقَهَا، ثُمَّ بَعَثَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ رَسُولُ جَرِيرٍ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ، مَا جِئْتُكَ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَارَكَ فِي خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
Rapporté par Qais : Jarir m’a dit : Le Prophète (ﷺ) m’a dit : « Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhu-l-Khalasa ? » C’était une maison (au Yémen appartenant à la tribu de) Khatham, appelée Al-Ka`ba Al-Yamaniya. Je suis parti avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Ahmas, qui étaient des cavaliers expérimentés. Je n’avais pas l’habitude de bien tenir à cheval, alors le Prophète (ﷺ) m’a frappé la poitrine jusqu’à ce que je voie la marque de ses doigts sur ma poitrine, puis il a dit : « Ô Allah ! Rends-le (c’est-à-dire Jarir) ferme, qu’il soit un guide et bien guidé. » Jarir est donc parti, il l’a détruite et brûlée, puis il a envoyé un messager au Messager d’Allah (ﷺ). Le messager de Jarir a dit (au Prophète) : « Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je n’ai pas quitté cet endroit avant qu’il ne soit comme un chameau galeux. » Le Prophète (ﷺ) a béni les chevaux d’Ahmas et leurs hommes cinq fois
N° 4356
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَلاَ تُرِيحُنِي مِنْ ذِي الْخَلَصَةِ ". فَقُلْتُ بَلَى. فَانْطَلَقْتُ فِي خَمْسِينَ وَمِائَةِ فَارِسٍ مِنْ أَحْمَسَ وَكَانُوا أَصْحَابَ خَيْلٍ وَكُنْتُ لاَ أَثْبُتُ عَلَى الْخَيْلِ، فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَضَرَبَ يَدَهُ عَلَى صَدْرِي حَتَّى رَأَيْتُ أَثَرَ يَدِهِ فِي صَدْرِي وَقَالَ " اللَّهُمَّ ثَبِّتْهُ وَاجْعَلْهُ هَادِيًا مَهْدِيًّا ". قَالَ فَمَا وَقَعْتُ عَنْ فَرَسٍ بَعْدُ. قَالَ وَكَانَ ذُو الْخَلَصَةِ بَيْتًا بِالْيَمَنِ لِخَثْعَمَ وَبَجِيلَةَ، فِيهِ نُصُبٌ تُعْبَدُ، يُقَالُ لَهُ الْكَعْبَةُ. قَالَ فَأَتَاهَا فَحَرَّقَهَا بِالنَّارِ وَكَسَرَهَا. قَالَ وَلَمَّا قَدِمَ جَرِيرٌ الْيَمَنَ كَانَ بِهَا رَجُلٌ يَسْتَقْسِمُ بِالأَزْلاَمِ فَقِيلَ لَهُ إِنَّ رَسُولَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم هَا هُنَا فَإِنْ قَدَرَ عَلَيْكَ ضَرَبَ عُنُقَكَ. قَالَ فَبَيْنَمَا هُوَ يَضْرِبُ بِهَا إِذْ وَقَفَ عَلَيْهِ جَرِيرٌ فَقَالَ لَتَكْسِرَنَّهَا وَلَتَشْهَدَنَّ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ أَوْ لأَضْرِبَنَّ عُنُقَكَ. قَالَ فَكَسَرَهَا وَشَهِدَ، ثُمَّ بَعَثَ جَرِيرٌ رَجُلاً مِنْ أَحْمَسَ يُكْنَى أَبَا أَرْطَاةَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يُبَشِّرُهُ بِذَلِكَ، فَلَمَّا أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا جِئْتُ حَتَّى تَرَكْتُهَا كَأَنَّهَا جَمَلٌ أَجْرَبُ. قَالَ فَبَرَّكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى خَيْلِ أَحْمَسَ وَرِجَالِهَا خَمْسَ مَرَّاتٍ.
Rapporté par Qais : Jarir a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : ‘Ne veux-tu pas me débarrasser de Dhul-Khalasa ?’ J’ai répondu : ‘Oui, (je vais le faire).’ Je suis donc parti avec cent cinquante cavaliers de la tribu d’Ahmas, qui étaient habiles à monter à cheval. Je n’avais pas l’habitude de bien tenir à cheval, alors je l’ai dit au Prophète (ﷺ), et il m’a frappé la poitrine de sa main jusqu’à ce que je voie la marque de sa main sur ma poitrine et il a dit : ‘Ô Allah ! Rends-le ferme, qu’il soit un guide et bien guidé (sur le droit chemin).’ Depuis ce jour, je ne suis jamais tombé d’un cheval. Dhul-l-Khalasa était une maison au Yémen appartenant aux tribus de Khatham et Bajaila, et il y avait des idoles qui y étaient adorées, et on l’appelait Al-Ka`ba. » Jarir s’y est rendu, l’a brûlée et détruite. Quand Jarir est arrivé au Yémen, il y avait un homme qui prédisait l’avenir et donnait de bons présages en lançant des flèches de divination. Quelqu’un lui a dit : « Le messager du Messager d’Allah (ﷺ) est ici, et s’il t’attrape, il te coupera la tête. » Un jour, alors qu’il utilisait ces flèches, Jarir s’est arrêté là et lui a dit : « Brise-les (c’est-à-dire les flèches) et témoigne qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, sinon je te coupe la tête. » L’homme a alors brisé ces flèches et témoigné qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah. Ensuite, Jarir a envoyé un homme appelé Abu Artata de la tribu d’Ahmas au Prophète pour lui annoncer la bonne nouvelle (de la destruction de Dhu-l-Khalasa). Quand le messager est arrivé auprès du Prophète, il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, je ne l’ai pas quittée avant qu’elle ne soit comme un chameau galeux. » Alors le Prophète (ﷺ) a béni les chevaux d’Ahmas et leurs hommes cinq fois
N° 4357
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا خَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ أَبِي عُثْمَانَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعَثَ عَمْرَو بْنَ الْعَاصِ عَلَى جَيْشِ ذَاتِ السَّلاَسِلِ قَالَ فَأَتَيْتُهُ فَقُلْتُ أَىُّ النَّاسِ أَحَبُّ إِلَيْكَ قَالَ " عَائِشَةُ ". قُلْتُ مِنَ الرِّجَالِ قَالَ " أَبُوهَا ". قُلْتُ ثُمَّ مَنْ قَالَ " عُمَرُ ". فَعَدَّ رِجَالاً فَسَكَتُّ مَخَافَةَ أَنْ يَجْعَلَنِي فِي آخِرِهِمْ.
Rapporté par Abu `Uthman : Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé `Amr bin Al-As comme commandant des troupes de Dhat-us-Salasil. `Amr bin Al-As a dit : « (À mon retour) je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : ‘Quel est le peuple que tu aimes le plus ?’ Il a répondu : ‘Aïcha.’ J’ai dit : ‘Et parmi les hommes ?’ Il a répondu : ‘Son père (Abu Bakr).’ J’ai dit : ‘Et ensuite ?’ Il a répondu : ‘`Umar.’ Puis il a cité beaucoup d’autres noms, et je me suis tu de peur qu’il ne me considère comme le dernier. »
N° 4358
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ الْعَبْسِيُّ، حَدَّثَنَا ابْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ إِسْمَاعِيلَ بْنِ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسٍ، عَنْ جَرِيرٍ، قَالَ كُنْتُ بِالْبَحْرِ فَلَقِيتُ رَجُلَيْنِ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ ذَا كَلاَعٍ وَذَا عَمْرٍو، فَجَعَلْتُ أُحَدِّثُهُمْ عَنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لَهُ ذُو عَمْرٍو لَئِنْ كَانَ الَّذِي تَذْكُرُ مِنْ أَمْرِ صَاحِبِكَ، لَقَدْ مَرَّ عَلَى أَجَلِهِ مُنْذُ ثَلاَثٍ. وَأَقْبَلاَ مَعِي حَتَّى إِذَا كُنَّا فِي بَعْضِ الطَّرِيقِ رُفِعَ لَنَا رَكْبٌ مِنْ قِبَلِ الْمَدِينَةِ فَسَأَلْنَاهُمْ فَقَالُوا قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ وَالنَّاسُ صَالِحُونَ. فَقَالاَ أَخْبِرْ صَاحِبَكَ أَنَّا قَدْ جِئْنَا وَلَعَلَّنَا سَنَعُودُ إِنْ شَاءَ اللَّهُ، وَرَجَعَا إِلَى الْيَمَنِ فَأَخْبَرْتُ أَبَا بَكْرٍ بِحَدِيثِهِمْ قَالَ أَفَلاَ جِئْتَ بِهِمْ. فَلَمَّا كَانَ بَعْدُ قَالَ لِي ذُو عَمْرٍو يَا جَرِيرُ إِنَّ بِكَ عَلَىَّ كَرَامَةً، وَإِنِّي مُخْبِرُكَ خَبَرًا، إِنَّكُمْ مَعْشَرَ الْعَرَبِ لَنْ تَزَالُوا بِخَيْرٍ مَا كُنْتُمْ إِذَا هَلَكَ أَمِيرٌ تَأَمَّرْتُمْ فِي آخَرَ، فَإِذَا كَانَتْ بِالسَّيْفِ كَانُوا مُلُوكًا يَغْضَبُونَ غَضَبَ الْمُلُوكِ وَيَرْضَوْنَ رِضَا الْمُلُوكِ.
Rapporté par Jarir : Pendant que j’étais au Yémen, j’ai rencontré deux hommes du Yémen appelés Dhu Kala et Dhu `Amr, et j’ai commencé à leur parler du Messager d’Allah (ﷺ). Dhu `Amr m’a dit : « Si ce que tu dis sur ton ami (c’est-à-dire le Prophète) est vrai, alors il est mort il y a trois jours. » Ensuite, ils m’ont accompagné jusqu’à Médine, et quand nous avions parcouru une certaine distance, nous avons vu des cavaliers venant de Médine. Nous leur avons demandé, et ils ont dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est mort et Abu Bakr a été nommé calife, et les gens vont bien. » Puis ils ont dit : « Dis à ton ami (Abu Bakr) que nous sommes venus (le voir), et si Allah le veut, nous reviendrons. » Alors ils sont tous les deux retournés au Yémen. Quand j’ai rapporté leur parole à Abu Bakr, il m’a dit : « J’aurais aimé que tu les amènes (à moi). » Plus tard, j’ai rencontré Dhu `Amr, et il m’a dit : « Ô Jarir ! Tu m’as rendu service et je vais te dire quelque chose : vous, la nation des Arabes, resterez prospères tant que vous choisirez et nommerez un chef chaque fois qu’un ancien meurt. Mais si le pouvoir est pris par la force de l’épée, alors les dirigeants deviendront des rois qui se mettront en colère comme des rois et seront contents comme des rois. »
N° 4359
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ وَهْبِ بْنِ كَيْسَانَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ بَعَثَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَعْثًا قِبَلَ السَّاحِلِ وَأَمَّرَ عَلَيْهِمْ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ وَهُمْ ثَلاَثُمِائَةٍ، فَخَرَجْنَا وَكُنَّا بِبَعْضِ الطَّرِيقِ فَنِيَ الزَّادُ فَأَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِأَزْوَادِ الْجَيْشِ، فَجُمِعَ فَكَانَ مِزْوَدَىْ تَمْرٍ، فَكَانَ يَقُوتُنَا كُلَّ يَوْمٍ قَلِيلٌ قَلِيلٌ حَتَّى فَنِيَ، فَلَمْ يَكُنْ يُصِيبُنَا إِلاَّ تَمْرَةٌ تَمْرَةٌ فَقُلْتُ مَا تُغْنِي عَنْكُمْ تَمْرَةٌ فَقَالَ لَقَدْ وَجَدْنَا فَقْدَهَا حِينَ فَنِيَتْ. ثُمَّ انْتَهَيْنَا إِلَى الْبَحْرِ، فَإِذَا حُوتٌ مِثْلُ الظَّرِبِ فَأَكَلَ مِنْهَا الْقَوْمُ ثَمَانَ عَشْرَةَ لَيْلَةً، ثُمَّ أَمَرَ أَبُو عُبَيْدَةَ بِضِلَعَيْنِ مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنُصِبَا، ثُمَّ أَمَرَ بِرَاحِلَةٍ فَرُحِلَتْ ثُمَّ مَرَّتْ تَحْتَهُمَا فَلَمْ تُصِبْهُمَا.
Rapporté par Wahab bin Kaisan : Jabir bin `Abdullah a dit : « Le Messager d’Allah (ﷺ) a envoyé des troupes vers la côte et a nommé Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah comme leur chef, et ils étaient trois cents hommes. Nous sommes partis, et après avoir parcouru une certaine distance, notre nourriture de voyage a commencé à manquer. Alors Abu 'Ubaida a ordonné que toute la nourriture présente parmi les troupes soit rassemblée, et elle a été rassemblée. Notre nourriture de voyage était des dattes, et Abu 'Ubaida nous en donnait chaque jour une petite ration jusqu’à ce qu’il n’en reste qu’une par personne. » J’ai demandé (à Jabir) : « Comment une seule datte pouvait-elle vous suffire ? » Il a répondu : « Nous avons compris sa valeur quand même cela a fini. » Jabir a ajouté : « Puis nous sommes arrivés à la mer où nous avons trouvé un poisson aussi grand qu’une petite montagne. Les gens (c’est-à-dire les troupes) en ont mangé pendant 18 nuits (c’est-à-dire jours). Ensuite, Abu 'Ubaida a ordonné que deux de ses côtes soient plantées dans le sol (en forme d’arche) et qu’une chamelle soit montée et passe dessous. Elle est passée sans les toucher. »
N° 4360
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الَّذِي حَفِظْنَاهُ مِنْ عَمْرِو بْنِ دِينَارٍ قَالَ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ، يَقُولُ بَعَثَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثَلاَثَمِائَةِ رَاكِبٍ أَمِيرُنَا أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ نَرْصُدُ عِيرَ قُرَيْشٍ، فَأَقَمْنَا بِالسَّاحِلِ نِصْفَ شَهْرٍ فَأَصَابَنَا جُوعٌ شَدِيدٌ حَتَّى أَكَلْنَا الْخَبَطَ، فَسُمِّيَ ذَلِكَ الْجَيْشُ جَيْشَ الْخَبَطِ، فَأَلْقَى لَنَا الْبَحْرُ دَابَّةً يُقَالُ لَهَا الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ وَادَّهَنَّا مِنْ وَدَكِهِ حَتَّى ثَابَتْ إِلَيْنَا أَجْسَامُنَا، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ ضِلَعًا مِنْ أَضْلاَعِهِ فَنَصَبَهُ فَعَمَدَ إِلَى أَطْوَلِ رَجُلٍ مَعَهُ ـ قَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً ضِلَعًا مِنْ أَعْضَائِهِ فَنَصَبَهُ وَأَخَذَ رَجُلاً وَبَعِيرًا ـ فَمَرَّ تَحْتَهُ قَالَ جَابِرٌ وَكَانَ رَجُلٌ مِنَ الْقَوْمِ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ نَحَرَ ثَلاَثَ جَزَائِرَ، ثُمَّ إِنَّ أَبَا عُبَيْدَةَ نَهَاهُ. وَكَانَ عَمْرٌو يَقُولُ أَخْبَرَنَا أَبُو صَالِحٍ أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ قَالَ لأَبِيهِ كُنْتُ فِي الْجَيْشِ فَجَاعُوا. قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ. قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ. قَالَ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نَحَرْتُ ثُمَّ جَاعُوا قَالَ انْحَرْ. قَالَ نُهِيتُ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) nous a envoyés, nous étions trois cents cavaliers sous le commandement d’Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah, pour surveiller la caravane des polythéistes de Quraish. Nous sommes restés au bord de la mer pendant une quinzaine de jours et nous avons eu si faim que nous avons même mangé du khabt (c’est-à-dire les feuilles du Salam, un arbre épineux du désert), et à cause de cela, l’armée a été appelée Jaish-ul-Khabt. Ensuite, la mer a rejeté un animal (c’est-à-dire un poisson) appelé Al-`Anbar et nous en avons mangé pendant quinze jours, et nous avons frotté sa graisse sur nos corps jusqu’à ce que nous retrouvions notre état normal (c’est-à-dire que nous sommes redevenus forts et en bonne santé). Abu 'Ubaida a pris une de ses côtes, l’a plantée dans le sol ; puis il a fait passer sous la côte l’homme le plus grand de ses compagnons (pour voir s’il pouvait passer dessous). Une fois, Sufyan a dit : « Il a pris une côte de ses parties, l’a plantée, puis a fait passer un homme et une chamelle dessous sans qu’ils ne la touchent. » Jabir a ajouté : Il y avait un homme parmi les gens qui a abattu trois chameaux, puis encore trois, puis encore trois, et ensuite Abu 'Ubaida lui a interdit de continuer. Rapporté par Abu Salih : Qais bin Sa`d a dit à son père : « J’étais présent dans l’armée et les gens avaient très faim. » Il a dit : « Tu aurais dû abattre (des chameaux) pour eux. » Qais a dit : « J’ai abattu des chameaux mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux mais les gens avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « J’ai encore abattu des chameaux, mais ils avaient encore faim. » Il a dit : « Tu aurais dû en abattre encore. » Qais a dit : « Mais cette fois, Abu 'Ubaida me l’a interdit. »
N° 4361
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ غَزَوْنَا جَيْشَ الْخَبَطِ وَأُمِّرَ أَبُو عُبَيْدَةَ، فَجُعْنَا جُوعًا شَدِيدًا فَأَلْقَى الْبَحْرُ حُوتًا مَيِّتًا، لَمْ نَرَ مِثْلَهُ، يُقَالُ لَهُ الْعَنْبَرُ، فَأَكَلْنَا مِنْهُ نِصْفَ شَهْرٍ، فَأَخَذَ أَبُو عُبَيْدَةَ عَظْمًا مِنْ عِظَامِهِ فَمَرَّ الرَّاكِبُ تَحْتَهُ. فَأَخْبَرَنِي أَبُو الزُّبَيْرِ أَنَّهُ سَمِعَ جَابِرًا يَقُولُ قَالَ أَبُو عُبَيْدَةَ كُلُوا. فَلَمَّا قَدِمْنَا الْمَدِينَةَ ذَكَرْنَا ذَلِكَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " كُلُوا رِزْقًا أَخْرَجَهُ اللَّهُ، أَطْعِمُونَا إِنْ كَانَ مَعَكُمْ ". فَأَتَاهُ بَعْضُهُمْ {بِعُضْوٍ} فَأَكَلَهُ.
Rapporté par Jabir : Nous sommes partis dans l’armée d’Al-Khabt et Abu 'Ubaida était le commandant des troupes. Nous avons eu très faim et la mer a rejeté un poisson mort comme nous n’en avions jamais vu, et il s’appelait Al-`Anbar. Nous en avons mangé pendant quinze jours. Abu 'Ubaida a pris (et planté) un de ses os et un cavalier est passé dessous sans le toucher. (Jabir a ajouté :) Abu 'Ubaida nous a dit : « Mangez (de ce poisson). » Quand nous sommes arrivés à Médine, nous avons informé le Prophète (ﷺ) de cela, et il a dit : « Mangez, car c’est une nourriture qu’Allah vous a donnée, et donnez-m’en si vous en avez encore. » Certains d’entre eux lui en ont donné et il en a mangé
N° 4362
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ دَاوُدَ أَبُو الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا فُلَيْحٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ أَبَا بَكْرٍ الصِّدِّيقَ ـ رضى الله عنه ـ بَعَثَهُ فِي الْحَجَّةِ الَّتِي أَمَّرَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم قَبْلَ حَجَّةِ الْوَدَاعِ يَوْمَ النَّحْرِ فِي رَهْطٍ يُؤَذِّنُ فِي النَّاسِ لاَ يَحُجُّ بَعْدَ الْعَامِ مُشْرِكٌ وَلاَ يَطُوفُ بِالْبَيْتِ عُرْيَانٌ.
Rapporté par Abu Huraira : Lors du Hajj où le Prophète (ﷺ) avait nommé Abu Bakr As-Siddiq comme chef du Hajj, avant le Hajj d’Adieu, le jour de Nahr, Abu Bakr m’a envoyé avec un groupe de personnes pour annoncer aux gens : « Aucun polythéiste n’est autorisé à accomplir le Hajj après cette année, et personne n’est autorisé à faire le Tawaf de la Ka`ba nu. »
N° 4363
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنِ الْبَرَاءِ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ كَامِلَةً بَرَاءَةٌ، وَآخِرُ سُورَةٍ نَزَلَتْ خَاتِمَةُ سُورَةِ النِّسَاءِ {يَسْتَفْتُونَكَ قُلِ اللَّهُ يُفْتِيكُمْ فِي الْكَلاَلَةِ}
Rapporté par Al-Bara : La dernière sourate qui a été révélée en entier était Baraa (c’est-à-dire la sourate At-Tawba), et la dernière sourate (c’est-à-dire une partie de sourate) qui a été révélée était les derniers versets de la sourate An-Nisa’ : « Ils te demandent un avis juridique. Dis : Allah vous donne un avis concernant ceux qui n’ont ni descendants ni ascendants comme héritiers. »
N° 4364
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي صَخْرَةَ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ الْمَازِنِيِّ، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَتَى نَفَرٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " اقْبَلُوا الْبُشْرَى يَا بَنِي تَمِيمٍ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ قَدْ بَشَّرْتَنَا فَأَعْطِنَا. فَرِيءَ ذَلِكَ فِي وَجْهِهِ فَجَاءَ نَفَرٌ مِنَ الْيَمَنِ فَقَالَ " اقْبَلُوا الْبُشْرَى إِذْ لَمْ يَقْبَلْهَا بَنُو تَمِيمٍ ". قَالُوا قَدْ قَبِلْنَا يَا رَسُولَ اللَّهِ.
Rapporté par `Imran bin Hussein : Une délégation de Banu Tamim est venue voir le Prophète (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Acceptez la bonne nouvelle, ô Banu Tamim ! » Ils ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu nous as donné la bonne nouvelle, alors donne-nous (quelque chose). » Des signes de mécontentement sont apparus sur son visage. Puis une autre délégation du Yémen est venue et il leur a dit : « Acceptez la bonne nouvelle, car Banu Tamim refuse de l’accepter. » Ils ont répondu : « Nous l’avons acceptée, ô Messager d’Allah (ﷺ). »
N° 4365