Sahih al Bukhari
حَدَّثَنِي زُهَيْرُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ عُمَارَةَ بْنِ الْقَعْقَاعِ، عَنْ أَبِي زُرْعَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لاَ أَزَالُ أُحِبُّ بَنِي تَمِيمٍ بَعْدَ ثَلاَثٍ سَمِعْتُهُ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُهَا فِيهِمْ " هُمْ أَشَدُّ أُمَّتِي عَلَى الدَّجَّالِ ". وَكَانَتْ فِيهِمْ سَبِيَّةٌ عِنْدَ عَائِشَةَ فَقَالَ " أَعْتِقِيهَا فَإِنَّهَا مِنْ وَلَدِ إِسْمَاعِيلَ ". وَجَاءَتْ صَدَقَاتُهُمْ فَقَالَ " هَذِهِ صَدَقَاتُ قَوْمٍ، أَوْ قَوْمِي ".
Rapporté par Abu Huraira : Depuis que j’ai entendu trois qualités attribuées à Banu Tamim par le Messager d’Allah (ﷺ), je n’ai cessé de les apprécier. Il a dit : « Parmi tous mes fidèles, ils seront les plus forts opposants à Ad-Dajjal ; `Aisha avait une esclave venant d’eux, et le Prophète (ﷺ) lui a dit de l’affranchir car elle descendait (du Prophète) Ismaël ; et, quand leur Zakat a été apportée, le Prophète (ﷺ) a dit : ‘C’est la Zakat de mon peuple.’ »
N° 4366
حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ الزُّبَيْرِ، أَخْبَرَهُمْ أَنَّهُ، قَدِمَ رَكْبٌ مِنْ بَنِي تَمِيمٍ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَبُو بَكْرٍ أَمِّرِ الْقَعْقَاعَ بْنَ مَعْبَدِ بْنِ زُرَارَةَ. قَالَ عُمَرُ بَلْ أَمِّرِ الأَقْرَعَ بْنَ حَابِسٍ. قَالَ أَبُو بَكْرٍ مَا أَرَدْتَ إِلاَّ خِلاَفِي. قَالَ عُمَرُ مَا أَرَدْتُ خِلاَفَكَ. فَتَمَارَيَا حَتَّى ارْتَفَعَتْ أَصْوَاتُهُمَا فَنَزَلَ فِي ذَلِكَ {يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تُقَدِّمُوا} حَتَّى انْقَضَتْ.
Rapporté par Ibn Abi Mulaika : `Abdullah bin Az-Zubair a dit qu’un groupe de cavaliers de Banu Tamim est venu voir le Prophète. Abu Bakr a dit (au Prophète (ﷺ)) : « Nomme Al-Qa’qa bin Mabad bin Zurara comme chef (pour eux). » `Umar a dit (au Prophète) : « Non ! Mais nomme Al-Aqra bin H`Abis. » Alors Abu Bakr a dit à `Umar : « Tu veux juste me contredire. » `Umar a répondu : « Je ne voulais pas te contredire. » Ils se sont donc disputés si fort que leurs voix sont devenues fortes, puis les versets suivants ont été révélés à ce sujet : « Ô vous qui croyez ! Ne devancez pas Allah et Son Messager… » (jusqu’à la fin du verset)
N° 4367
حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا أَبُو عَامِرٍ الْعَقَدِيُّ، حَدَّثَنَا قُرَّةُ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قُلْتُ لاِبْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ إِنَّ لِي جَرَّةً يُنْتَبَذُ لِي نَبِيذٌ، فَأَشْرَبُهُ حُلْوًا فِي جَرٍّ إِنْ أَكْثَرْتُ مِنْهُ، فَجَالَسْتُ الْقَوْمَ، فَأَطَلْتُ الْجُلُوسَ خَشِيتُ أَنْ أَفْتَضِحَ فَقَالَ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَرْحَبًا بِالْقَوْمِ غَيْرَ خَزَايَا وَلاَ النَّدَامَى ". فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ الْمُشْرِكِينَ مِنْ مُضَرَ، وَإِنَّا لاَ نَصِلُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي أَشْهُرِ الْحُرُمِ، حَدِّثْنَا بِجُمَلٍ مِنَ الأَمْرِ، إِنْ عَمِلْنَا بِهِ دَخَلْنَا الْجَنَّةَ، وَنَدْعُو بِهِ مَنْ وَرَاءَنَا. قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ، هَلْ تَدْرُونَ مَا الإِيمَانُ بِاللَّهِ شَهَادَةُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَإِقَامُ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءُ الزَّكَاةِ وَصَوْمُ رَمَضَانَ، وَأَنْ تُعْطُوا مِنَ الْمَغَانِمِ الْخُمُسَ، وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ مَا انْتُبِذَ فِي الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ، وَالْحَنْتَمِ، وَالْمُزَفَّتِ ".
Rapporté par Abu Jamra : J’ai dit à Ibn `Abbas : « J’ai un pot en terre contenant du nabidh (c’est-à-dire de l’eau et des dattes ou du raisin) pour moi, et j’en bois tant qu’il est doux. Si j’en bois beaucoup et que je reste longtemps avec les gens, j’ai peur qu’ils ne s’en rendent compte (car j’aurais l’air ivre). » Ibn `Abbas a dit : « Une délégation de `Abdul Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et il a dit : ‘Bienvenue, ô gens ! Vous n’aurez ni humiliation ni regret.’ Ils ont dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Il y a les polythéistes de Mudar entre toi et nous, donc nous ne pouvons venir te voir qu’aux mois sacrés. Apprends-nous donc des choses qui nous feront entrer au Paradis si nous les appliquons. En plus, nous les enseignerons à notre peuple resté derrière nous.’ Le Prophète (ﷺ) a dit : ‘Je vous ordonne quatre choses et je vous en interdis quatre autres (je vous ordonne) : de croire en Allah… Savez-vous ce que c’est que croire en Allah ? C’est témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah ; (je vous ordonne aussi) d’accomplir la prière correctement, de payer la Zakat, de jeûner le mois de Ramadan et de donner le Khumus (c’est-à-dire un cinquième du butin) (pour Allah). Je vous interdis quatre autres choses : (c’est-à-dire le vin préparé dans) Ad-Dubba, An-Naquir, Az-Hantam et Al-Muzaffat.’ (Voir hadith n°50, vol)
N° 4368
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ قَدِمَ وَفْدُ عَبْدِ الْقَيْسِ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّا هَذَا الْحَىَّ مِنْ رَبِيعَةَ، وَقَدْ حَالَتْ بَيْنَنَا وَبَيْنَكَ كُفَّارُ مُضَرَ، فَلَسْنَا نَخْلُصُ إِلَيْكَ إِلاَّ فِي شَهْرٍ حَرَامٍ، فَمُرْنَا بِأَشْيَاءَ نَأْخُذُ بِهَا وَنَدْعُو إِلَيْهَا مَنْ وَرَاءَنَا. قَالَ " آمُرُكُمْ بِأَرْبَعٍ وَأَنْهَاكُمْ عَنْ أَرْبَعٍ، الإِيمَانِ بِاللَّهِ شَهَادَةِ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ ـ وَعَقَدَ وَاحِدَةً ـ وَإِقَامِ الصَّلاَةِ، وَإِيتَاءِ الزَّكَاةِ، وَأَنْ تُؤَدُّوا لِلَّهِ خُمْسَ مَا غَنِمْتُمْ، وَأَنْهَاكُمْ عَنِ الدُّبَّاءِ، وَالنَّقِيرِ وَالْحَنْتَمِ وَالْمُزَفَّتِ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : La délégation de `Abdul Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), nous appartenons à la tribu de Rabi`a. Les infidèles de la tribu de Mudar nous séparent de toi, si bien que nous ne pouvons venir te voir qu’aux mois sacrés. Ordonne-nous donc des choses que nous pourrons appliquer et transmettre à ceux qui sont restés derrière nous. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vous ordonne d’observer quatre choses et je vous en interdis quatre autres : (je vous ordonne) de croire en Allah, c’est-à-dire de témoigner qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah. » Le Prophète (ﷺ) a montré un doigt pour indiquer un et a ajouté : « D’accomplir la prière correctement, de donner la Zakat et de donner un cinquième du butin que vous remportez (pour Allah). Je vous interdis d’utiliser Ad-Dubba’, An-Naquir, Al-Hantam et Al-Muzaffat (des récipients utilisés pour préparer des boissons alcoolisées). »
N° 4369
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو،. وَقَالَ بَكْرُ بْنُ مُضَرَ عَنْ عَمْرِو بْنِ الْحَارِثِ، عَنْ بُكَيْرٍ، أَنَّ كُرَيْبًا، مَوْلَى ابْنِ عَبَّاسٍ حَدَّثَهُ أَنَّ ابْنَ عَبَّاسٍ وَعَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَزْهَرَ وَالْمِسْوَرَ بْنَ مَخْرَمَةَ أَرْسَلُوا إِلَى عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ فَقَالُوا اقْرَأْ عَلَيْهَا السَّلاَمَ مِنَّا جَمِيعًا، وَسَلْهَا عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، وَإِنَّا أُخْبِرْنَا أَنَّكِ تُصَلِّيهَا، وَقَدْ بَلَغَنَا أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم نَهَى عَنْهَا، قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَكُنْتُ أَضْرِبُ مَعَ عُمَرَ النَّاسَ عَنْهُمَا. قَالَ كُرَيْبٌ فَدَخَلْتُ عَلَيْهَا، وَبَلَّغْتُهَا مَا أَرْسَلُونِي، فَقَالَتْ سَلْ أُمَّ سَلَمَةَ. فَأَخْبَرْتُهُمْ، فَرَدُّونِي إِلَى أُمِّ سَلَمَةَ بِمِثْلِ مَا أَرْسَلُونِي إِلَى عَائِشَةَ، فَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَنْهَى عَنْهُمَا، وَإِنَّهُ صَلَّى الْعَصْرَ ثُمَّ دَخَلَ عَلَىَّ وَعِنْدِي نِسْوَةٌ مِنْ بَنِي حَرَامٍ مِنَ الأَنْصَارِ، فَصَلاَّهُمَا، فَأَرْسَلْتُ إِلَيْهِ الْخَادِمَ فَقُلْتُ قُومِي إِلَى جَنْبِهِ فَقُولِي تَقُولُ أُمُّ سَلَمَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلَمْ أَسْمَعْكَ تَنْهَى عَنْ هَاتَيْنِ الرَّكْعَتَيْنِ فَأَرَاكَ تُصَلِّيهِمَا. فَإِنْ أَشَارَ بِيَدِهِ فَاسْتَأْخِرِي. فَفَعَلَتِ الْجَارِيَةُ، فَأَشَارَ بِيَدِهِ، فَاسْتَأْخَرَتْ عَنْهُ، فَلَمَّا انْصَرَفَ قَالَ " يَا بِنْتَ أَبِي أُمَيَّةَ، سَأَلْتِ عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ بَعْدَ الْعَصْرِ، إِنَّهُ أَتَانِي أُنَاسٌ مِنْ عَبْدِ الْقَيْسِ بِالإِسْلاَمِ مِنْ قَوْمِهِمْ، فَشَغَلُونِي عَنِ الرَّكْعَتَيْنِ اللَّتَيْنِ بَعْدَ الظُّهْرِ، فَهُمَا هَاتَانِ ".
Rapporté par Bukair : Kuraib, l’affranchi d’Ibn `Abbas, lui a dit qu’Ibn `Abbas, `Abdur-Rahman bin Azhar et Al-Miswar bin Makhrama l’ont envoyé auprès de `Aisha en disant : « Présente-lui nos salutations et demande-lui à propos de notre accomplissement des deux rak`at après la prière de `Asr, et dis-lui que nous avons appris que tu fais ces deux rak`at alors que nous avons entendu que le Prophète (ﷺ) les avait interdites. » Ibn `Abbas a dit : « `Umar et moi frappions les gens qui les faisaient. » Kuraib a ajouté : « Je suis allé la voir et lui ai transmis leur message. Elle a dit : ‘Demande à Um Salama.’ Je les ai donc informés de la réponse de `Aisha et ils m’ont envoyé auprès d’Um Salama pour la même question. Um Salama a répondu : ‘J’ai entendu le Prophète (ﷺ) interdire ces deux rak`at. Une fois, le Prophète (ﷺ) a accompli la prière de `Asr, puis il est venu chez moi. À ce moment-là, des femmes ansarites de la tribu de Banu Haram étaient avec moi. Ensuite (le Prophète (ﷺ)) a fait ces deux rak`at, et j’ai envoyé ma servante lui dire : « Tiens-toi près de lui et dis-lui : Um Salama dit : Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! N’ai-je pas entendu que tu interdisais ces deux rak`at (après la prière de `Asr) alors que je te vois les accomplir ? Et s’il te fait signe de la main, attends derrière. » La servante a fait cela et le Prophète (ﷺ) lui a fait signe de la main, et elle est restée derrière. Quand le Prophète (ﷺ) a terminé sa prière, il a dit : « Ô fille d’Abu Umaiya (c’est-à-dire Um Salama), tu me demandes à propos de ces deux rak`at après la prière de `Asr. En fait, des gens de la tribu de `Abdul Qais sont venus à moi pour embrasser l’Islam et m’ont tellement occupé que je n’ai pas pu accomplir les deux rak`at qui se font après la prière obligatoire de Zuhr, et ces deux rak`at (que tu m’as vu faire) compensent celles-là. » »
N° 4370
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجُعْفِيُّ، حَدَّثَنَا أَبُو عَامِرٍ عَبْدُ الْمَلِكِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ ـ هُوَ ابْنُ طَهْمَانَ ـ عَنْ أَبِي جَمْرَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ أَوَّلُ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ بَعْدَ جُمُعَةٍ جُمِّعَتْ فِي مَسْجِدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي مَسْجِدِ عَبْدِ الْقَيْسِ بِجُوَاثَى. يَعْنِي قَرْيَةً مِنَ الْبَحْرَيْنِ.
Rapporté par Ibn `Abbas : La première prière du vendredi (c’est-à-dire la prière du Jumu’a) accomplie après celle faite à la mosquée du Messager d’Allah a été faite à la mosquée de `Abdul Qais située à Jawathi, un village à Al-Bahrain
N° 4371
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي سَعِيدُ بْنُ أَبِي سَعِيدٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَعَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَيْلاً قِبَلَ نَجْدٍ، فَجَاءَتْ بِرَجُلٍ مِنْ بَنِي حَنِيفَةَ يُقَالُ لَهُ ثُمَامَةُ بْنُ أُثَالٍ، فَرَبَطُوهُ بِسَارِيَةٍ مِنْ سَوَارِي الْمَسْجِدِ، فَخَرَجَ إِلَيْهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". فَقَالَ عِنْدِي خَيْرٌ يَا مُحَمَّدُ، إِنْ تَقْتُلْنِي تَقْتُلْ ذَا دَمٍ، وَإِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ، وَإِنْ كُنْتَ تُرِيدُ الْمَالَ فَسَلْ مِنْهُ مَا شِئْتَ. حَتَّى كَانَ الْغَدُ ثُمَّ قَالَ لَهُ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". قَالَ مَا قُلْتُ لَكَ إِنْ تُنْعِمْ تُنْعِمْ عَلَى شَاكِرٍ. فَتَرَكَهُ حَتَّى كَانَ بَعْدَ الْغَدِ، فَقَالَ " مَا عِنْدَكَ يَا ثُمَامَةُ ". فَقَالَ عِنْدِي مَا قُلْتُ لَكَ. فَقَالَ " أَطْلِقُوا ثُمَامَةَ "، فَانْطَلَقَ إِلَى نَخْلٍ قَرِيبٍ مِنَ الْمَسْجِدِ فَاغْتَسَلَ ثُمَّ دَخَلَ الْمَسْجِدَ فَقَالَ أَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَأَشْهَدُ أَنَّ مُحَمَّدًا رَسُولُ اللَّهِ، يَا مُحَمَّدُ وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى الأَرْضِ وَجْهٌ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ وَجْهِكَ، فَقَدْ أَصْبَحَ وَجْهُكَ أَحَبَّ الْوُجُوهِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ دِينٍ أَبْغَضَ إِلَىَّ مِنْ دِينِكَ، فَأَصْبَحَ دِينُكَ أَحَبَّ الدِّينِ إِلَىَّ، وَاللَّهِ مَا كَانَ مِنْ بَلَدٍ أَبْغَضُ إِلَىَّ مِنْ بَلَدِكَ، فَأَصْبَحَ بَلَدُكَ أَحَبَّ الْبِلاَدِ إِلَىَّ، وَإِنَّ خَيْلَكَ أَخَذَتْنِي وَأَنَا أُرِيدُ الْعُمْرَةَ، فَمَاذَا تَرَى فَبَشَّرَهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَمَرَهُ أَنْ يَعْتَمِرَ، فَلَمَّا قَدِمَ مَكَّةَ قَالَ لَهُ قَائِلٌ صَبَوْتَ. قَالَ لاَ، وَلَكِنْ أَسْلَمْتُ مَعَ مُحَمَّدٍ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم، وَلاَ وَاللَّهِ لاَ يَأْتِيكُمْ مِنَ الْيَمَامَةِ حَبَّةُ حِنْطَةٍ حَتَّى يَأْذَنَ فِيهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a envoyé des cavaliers vers Najd et ils ont ramené un homme de la tribu de Banu Hanifa appelé Thumama bin Uthal. Ils l’ont attaché à un des piliers de la mosquée. Le Prophète est allé le voir et lui a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a répondu : « J’ai de bonnes intentions, ô Muhammad ! Si tu me tues, tu tueras quelqu’un qui a déjà tué quelqu’un, et si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant, et si tu veux des biens, demande-moi ce que tu veux. » Il a été laissé jusqu’au lendemain, puis le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Qu’as-tu à dire, Thumama ? » Il a dit : « Ce que je t’ai déjà dit, c’est-à-dire que si tu me libères, tu feras une faveur à quelqu’un de reconnaissant. » Le Prophète (ﷺ) l’a laissé jusqu’au surlendemain, puis il a dit : « Qu’as-tu à dire, ô Thumama ? » Il a dit : « J’ai ce que je t’ai déjà dit. » Alors le Prophète (ﷺ) a dit : « Relâchez Thumama. » Il est donc allé dans un jardin de palmiers près de la mosquée, a pris un bain, puis est entré dans la mosquée et a dit : « J’atteste qu’il n’y a de divinité digne d’être adorée qu’Allah, et j’atteste aussi que Muhammad est Son Messager ! Par Allah, ô Muhammad ! Il n’y avait pas de visage sur terre que je détestais plus que le tien, mais maintenant ton visage est devenu le plus cher à mes yeux. Par Allah, il n’y avait pas de religion que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la religion que j’aime le plus. Par Allah, il n’y avait pas de ville que je détestais plus que la tienne, mais maintenant c’est la ville que j’aime le plus. Tes cavaliers m’ont arrêté alors que j’avais l’intention de faire la `Umra. Et maintenant, qu’en penses-tu ? » Le Prophète (ﷺ) lui a annoncé une bonne nouvelle (l’a félicité) et lui a ordonné d’accomplir la `Umra. Quand il est arrivé à La Mecque, quelqu’un lui a dit : « Tu es devenu Sabéen ? » Thumama a répondu : « Non ! Par Allah, j’ai embrassé l’Islam avec Muhammad, le Messager d’Allah. Non, par Allah ! Pas un seul grain de blé ne vous parviendra de Yamamah sans la permission du Prophète. »
N° 4372
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَجَعَلَ يَقُولُ إِنْ جَعَلَ لِي مُحَمَّدٌ مِنْ بَعْدِهِ تَبِعْتُهُ. وَقَدِمَهَا فِي بَشَرٍ كَثِيرٍ مِنْ قَوْمِهِ، فَأَقْبَلَ إِلَيْهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ ثَابِتُ بْنُ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ، وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِطْعَةُ جَرِيدٍ حَتَّى وَقَفَ عَلَى مُسَيْلِمَةَ فِي أَصْحَابِهِ، فَقَالَ " لَوْ سَأَلْتَنِي هَذِهِ الْقِطْعَةَ مَا أَعْطَيْتُكَهَا وَلَنْ تَعْدُوَ أَمْرَ اللَّهِ فِيكَ، وَلَئِنْ أَدْبَرْتَ لَيَعْقِرَنَّكَ اللَّهُ، وَإِنِّي لأَرَاكَ الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا رَأَيْتُ، وَهَذَا ثَابِتٌ يُجِيبُكَ عَنِّي ". ثُمَّ انْصَرَفَ عَنْهُ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَسَأَلْتُ عَنْ قَوْلِ، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " إِنَّكَ أُرَى الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا أُرِيتُ ". فَأَخْبَرَنِي أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ رَأَيْتُ فِي يَدَىَّ سِوَارَيْنِ مِنْ ذَهَبٍ، فَأَهَمَّنِي شَأْنُهُمَا، فَأُوحِيَ إِلَىَّ فِي الْمَنَامِ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَطَارَا فَأَوَّلْتُهُمَا كَذَّابَيْنِ يَخْرُجَانِ بَعْدِي، أَحَدُهُمَا الْعَنْسِيُّ، وَالآخَرُ مُسَيْلِمَةُ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Musailima Al-Kadhdhab est venu du vivant du Prophète (ﷺ) et a commencé à dire : « Si Muhammad me donne le pouvoir après lui, je le suivrai. » Il est venu à Médine avec beaucoup de gens de sa tribu. Le Messager d’Allah (ﷺ) est allé le voir en compagnie de Thabit bin Qais bin Shammas, et à ce moment-là, le Messager d’Allah (ﷺ) tenait un bâton de palmier dans sa main. Quand il (c’est-à-dire le Prophète (ﷺ)) s’est arrêté près de Musailima alors que ce dernier était au milieu de ses compagnons, il lui a dit : « Si tu me demandes ce bâton, je ne te le donnerai pas, et tu ne pourras pas échapper à l’ordre d’Allah (mais tu seras détruit), et si tu tournes le dos à cette religion, alors Allah te détruira. Et je pense que tu es la même personne qui m’a été montrée en rêve, et voici Thabit bin Qais qui répondra à tes questions à ma place. » Puis le Prophète (ﷺ) s’est éloigné de lui. J’ai demandé à propos de la parole du Messager d’Allah (ﷺ) : « Tu sembles être la même personne qui m’a été montrée en rêve », et Abu Huraira m’a informé que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, j’ai vu (en rêve) deux bracelets en or à mes mains et cela m’a inquiété. Puis j’ai reçu l’inspiration divine dans le rêve de souffler dessus, alors j’ai soufflé dessus et les deux bracelets se sont envolés. Et je l’ai interprété comme deux menteurs (qui prétendraient être prophètes) qui apparaîtraient après moi. L’un d’eux s’est avéré être Al-Ansi et l’autre, Musailima. »
N° 4374
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ نَصْرٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، عَنْ مَعْمَرٍ، عَنْ هَمَّامٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ أُتِيتُ بِخَزَائِنِ الأَرْضِ، فَوُضِعَ فِي كَفِّي سِوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ، فَكَبُرَا عَلَىَّ فَأُوحِيَ إِلَىَّ أَنِ انْفُخْهُمَا، فَنَفَخْتُهُمَا فَذَهَبَا فَأَوَّلْتُهُمَا الْكَذَّابَيْنِ اللَّذَيْنِ أَنَا بَيْنَهُمَا صَاحِبَ صَنْعَاءَ، وَصَاحِبَ الْيَمَامَةِ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Pendant que je dormais, on m’a donné les trésors de la terre et deux bracelets en or ont été mis à mes mains, et je n’ai pas aimé cela, mais j’ai reçu l’inspiration de souffler dessus, et je l’ai fait, et ils ont tous les deux disparu. Je l’ai interprété comme désignant les deux menteurs qui apparaîtront de mon vivant : le chef de Sana et le chef de Yamama. »
N° 4375
حَدَّثَنَا الصَّلْتُ بْنُ مُحَمَّدٍ، قَالَ سَمِعْتُ مَهْدِيَّ بْنَ مَيْمُونٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا رَجَاءٍ الْعُطَارِدِيَّ، يَقُولُ كُنَّا نَعْبُدُ الْحَجَرَ، فَإِذَا وَجَدْنَا حَجَرًا هُوَ أَخْيَرُ مِنْهُ أَلْقَيْنَاهُ وَأَخَذْنَا الآخَرَ، فَإِذَا لَمْ نَجِدْ حَجَرًا جَمَعْنَا جُثْوَةً مِنْ تُرَابٍ، ثُمَّ جِئْنَا بِالشَّاةِ فَحَلَبْنَاهُ عَلَيْهِ، ثُمَّ طُفْنَا بِهِ، فَإِذَا دَخَلَ شَهْرُ رَجَبٍ قُلْنَا مُنَصِّلُ الأَسِنَّةِ. فَلاَ نَدَعُ رُمْحًا فِيهِ حَدِيدَةٌ وَلاَ سَهْمًا فِيهِ حَدِيدَةٌ إِلاَّ نَزَعْنَاهُ وَأَلْقَيْنَاهُ شَهْرَ رَجَبٍ. وَسَمِعْتُ أَبَا رَجَاءٍ، يَقُولُ كُنْتُ يَوْمَ بُعِثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم غُلاَمًا أَرْعَى الإِبِلَ عَلَى أَهْلِي، فَلَمَّا سَمِعْنَا بِخُرُوجِهِ فَرَرْنَا إِلَى النَّارِ إِلَى مُسَيْلِمَةَ الْكَذَّابِ.
Rapporté par Abu Raja Al-Utaridi : Nous adorions des pierres, et quand nous en trouvions une meilleure que la première, nous jetions la première et prenions la nouvelle. Mais si nous ne trouvions pas de pierre, nous ramassions de la terre, puis nous amenions une brebis et nous la trayions dessus, puis nous faisions le Tawaf autour. Quand arrivait le mois de Rajab, nous arrêtions les combats, appelant ce mois « celui qui enlève le fer », car nous retirions et jetions les pointes de fer de chaque lance et flèche pendant Rajab. Abu Raja' a ajouté : Quand le Prophète (ﷺ) a été envoyé avec le Message d’Allah, j’étais un garçon qui gardait les chameaux de ma famille. Quand nous avons entendu parler de l’apparition du Prophète, nous avons couru vers le feu, c’est-à-dire vers Musailima al-Kadhdhab
N° 4377
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ مُحَمَّدٍ الْجَرْمِيُّ، حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ صَالِحٍ، عَنِ ابْنِ عُبَيْدَةَ بْنِ نَشِيطٍ ـ وَكَانَ فِي مَوْضِعٍ آخَرَ اسْمُهُ عَبْدُ اللَّهِ ـ أَنَّ عُبَيْدَ اللَّهِ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ قَالَ بَلَغَنَا أَنَّ مُسَيْلِمَةَ الْكَذَّابَ قَدِمَ الْمَدِينَةَ، فَنَزَلَ فِي دَارِ بِنْتِ الْحَارِثِ، وَكَانَ تَحْتَهُ بِنْتُ الْحَارِثِ بْنِ كُرَيْزٍ، وَهْىَ أُمُّ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرٍ، فَأَتَاهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَمَعَهُ ثَابِتُ بْنُ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ، وَهْوَ الَّذِي يُقَالُ لَهُ خَطِيبُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَفِي يَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَضِيبٌ، فَوَقَفَ عَلَيْهِ فَكَلَّمَهُ فَقَالَ لَهُ مُسَيْلِمَةُ إِنْ شِئْتَ خَلَّيْتَ بَيْنَنَا وَبَيْنَ الأَمْرِ، ثُمَّ جَعَلْتَهُ لَنَا بَعْدَكَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لَوْ سَأَلْتَنِي هَذَا الْقَضِيبَ مَا أَعْطَيْتُكَهُ وَإِنِّي لأَرَاكَ الَّذِي أُرِيتُ فِيهِ مَا أُرِيتُ، وَهَذَا ثَابِتُ بْنُ قَيْسٍ وَسَيُجِيبُكَ عَنِّي ". فَانْصَرَفَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ عَنْ رُؤْيَا، رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الَّتِي ذَكَرَ فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ ذُكِرَ لِي أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " بَيْنَا أَنَا نَائِمٌ أُرِيتُ أَنَّهُ وُضِعَ فِي يَدَىَّ سِوَارَانِ مِنْ ذَهَبٍ، فَفُظِعْتُهُمَا وَكَرِهْتُهُمَا، فَأُذِنَ لِي فَنَفَخْتُهُمَا فَطَارَا، فَأَوَّلْتُهُمَا كَذَّابَيْنِ يَخْرُجَانِ ". فَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ أَحَدُهُمَا الْعَنْسِيُّ الَّذِي قَتَلَهُ فَيْرُوزُ بِالْيَمَنِ، وَالآخَرُ مُسَيْلِمَةُ الْكَذَّابُ.
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah bin `Utba : On nous a informés que Musailima Al-Kadhdhab était arrivé à Médine et logeait chez la fille d’Al-Harith. La fille d’Al-Harith bin Kuraiz était sa femme et la mère de `Abdullah bin 'Amir. Le Messager d’Allah (ﷺ) est venu le voir, accompagné de Thabit bin Qais bin Shammas, qu’on appelait l’orateur du Messager d’Allah (ﷺ). Le Messager d’Allah (ﷺ) tenait alors un bâton dans sa main. Le Prophète (ﷺ) s’est arrêté devant Musailima et lui a parlé. Musailima lui a dit : « Si tu veux, nous ne nous mêlerons pas du pouvoir, à condition qu’il soit pour nous après toi… » Le Prophète a dit : « Même si tu me demandais ce bâton, je ne te le donnerais pas. Je pense que tu es la personne qui m’a été montrée en rêve. Et voici Thabit bin Al-Qais qui te répondra à ma place. » Le Prophète (ﷺ) est ensuite parti. J’ai demandé à Ibn `Abbas au sujet du rêve dont le Messager d’Allah (ﷺ) avait parlé. Ibn `Abbas a dit : « Quelqu’un m’a dit que le Prophète (ﷺ) avait dit : Quand je dormais, j’ai vu en rêve que deux bracelets en or étaient mis à mes poignets, cela m’a effrayé et je ne les ai pas aimés. Puis j’ai été autorisé à souffler dessus, et quand j’ai soufflé, ils se sont envolés tous les deux. Je les ai interprétés comme deux menteurs qui allaient apparaître. L’un était Al-`Ansi, tué par Fairuz au Yémen, et l’autre était Musailima Al-Kadhdhab. »
N° 4379
حَدَّثَنِي عَبَّاسُ بْنُ الْحُسَيْنِ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ آدَمَ، عَنْ إِسْرَائِيلَ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ صِلَةَ بْنِ زُفَرَ، عَنْ حُذَيْفَةَ، قَالَ جَاءَ الْعَاقِبُ وَالسَّيِّدُ صَاحِبَا نَجْرَانَ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُرِيدَانِ أَنْ يُلاَعِنَاهُ، قَالَ فَقَالَ أَحَدُهُمَا لِصَاحِبِهِ لاَ تَفْعَلْ، فَوَاللَّهِ لَئِنْ كَانَ نَبِيًّا فَلاَعَنَّا، لاَ نُفْلِحُ نَحْنُ وَلاَ عَقِبُنَا مِنْ بَعْدِنَا. قَالاَ إِنَّا نُعْطِيكَ مَا سَأَلْتَنَا، وَابْعَثْ مَعَنَا رَجُلاً أَمِينًا، وَلاَ تَبْعَثْ مَعَنَا إِلاَّ أَمِينًا. فَقَالَ " لأَبْعَثَنَّ مَعَكُمْ رَجُلاً أَمِينًا حَقَّ أَمِينٍ ". فَاسْتَشْرَفَ لَهُ أَصْحَابُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " قُمْ يَا أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ ". فَلَمَّا قَامَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " هَذَا أَمِينُ هَذِهِ الأُمَّةِ ".
Rapporté par Hudhaifa : Al-`Aqib et Saiyid, les chefs de Najran, sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) avec l’intention de faire le Lian. L’un a dit à l’autre : « Ne fais pas ce Lian, car par Allah, s’il est un Prophète et que nous faisons ce Lian, ni nous ni nos descendants ne réussirons. » Ensuite, ils ont dit au Prophète (ﷺ) : « Nous te donnerons ce que tu demandes, mais envoie avec nous un homme digne de confiance, et ne nous envoie personne d’autre qu’un homme honnête. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais vous envoyer un homme honnête et vraiment digne de confiance. » Alors chacun des compagnons du Messager d’Allah (ﷺ) espérait être choisi. Puis le Prophète a dit : « Lève-toi, ô Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah. » Quand il s’est levé, le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Voici l’homme digne de confiance de cette communauté. »
N° 4380
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا إِسْحَاقَ، عَنْ صِلَةَ بْنِ زُفَرَ، عَنْ حُذَيْفَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ جَاءَ أَهْلُ نَجْرَانَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالُوا ابْعَثْ لَنَا رَجُلاً أَمِينًا. فَقَالَ " لأَبْعَثَنَّ إِلَيْكُمْ رَجُلاً أَمِينًا حَقَّ أَمِينٍ ". فَاسْتَشْرَفَ لَهُ النَّاسُ، فَبَعَثَ أَبَا عُبَيْدَةَ بْنَ الْجَرَّاحِ.
Rapporté par Hudhaifa : Les gens de Najran sont venus voir le Prophète (ﷺ) et ont dit : « Envoie-nous un homme honnête. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je vais vous envoyer un homme honnête et vraiment digne de confiance. » Chacun des musulmans espérait être choisi. Le Prophète (ﷺ) a alors envoyé Abu Ubaida bin Al-Jarrah
N° 4381
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لِكُلِّ أُمَّةٍ أَمِينٌ، وَأَمِينُ هَذِهِ الأُمَّةِ أَبُو عُبَيْدَةَ بْنُ الْجَرَّاحِ ".
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Chaque communauté a un Amin (c’est-à-dire l’homme le plus honnête), et l’Amin de cette communauté est Abu 'Ubaida bin Al-Jarrah. »
N° 4382
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، سَمِعَ ابْنُ الْمُنْكَدِرِ، جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ قَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَوْ قَدْ جَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ لَقَدْ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا ثَلاَثًا ". فَلَمْ يَقْدَمْ مَالُ الْبَحْرَيْنِ حَتَّى قُبِضَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَلَمَّا قَدِمَ عَلَى أَبِي بَكْرٍ أَمَرَ مُنَادِيًا فَنَادَى مَنْ كَانَ لَهُ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم دَيْنٌ أَوْ عِدَةٌ فَلْيَأْتِنِي. قَالَ جَابِرٌ فَجِئْتُ أَبَا بَكْرٍ، فَأَخْبَرْتُهُ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لَوْ جَاءَ مَالُ الْبَحْرَيْنِ أَعْطَيْتُكَ هَكَذَا وَهَكَذَا ثَلاَثًا ". قَالَ فَأَعْطَانِي. قَالَ جَابِرٌ فَلَقِيتُ أَبَا بَكْرٍ بَعْدَ ذَلِكَ فَسَأَلْتُهُ، فَلَمْ يُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُهُ فَلَمْ يُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُهُ الثَّالِثَةَ فَلَمْ يُعْطِنِي، فَقُلْتُ لَهُ قَدْ أَتَيْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، ثُمَّ أَتَيْتُكَ فَلَمْ تُعْطِنِي، فَإِمَّا أَنْ تُعْطِيَنِي، وَإِمَّا أَنْ تَبْخَلَ عَنِّي. فَقَالَ أَقُلْتَ تَبْخَلُ عَنِّي وَأَىُّ دَاءٍ أَدْوَأُ مِنَ الْبُخْلِ ـ قَالَهَا ثَلاَثًا ـ مَا مَنَعْتُكَ مِنْ مَرَّةٍ إِلاَّ وَأَنَا أُرِيدُ أَنْ أُعْطِيَكَ. وَعَنْ عَمْرٍو عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ عَلِيٍّ سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ يَقُولُ جِئْتُهُ، فَقَالَ لِي أَبُو بَكْرٍ عُدَّهَا. فَعَدَدْتُهَا فَوَجَدْتُهَا خَمْسَمِائَةٍ، فَقَالَ خُذْ مِثْلَهَا مَرَّتَيْنِ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Si les revenus d’Al-Bahrain arrivent, je te donnerai telle et telle chose, » répétant « telle chose » trois fois. Mais les revenus d’Al-Bahrain ne sont pas arrivés avant la mort du Messager d’Allah (ﷺ). Quand les revenus sont arrivés sous le règne d’Abu Bakr, Abu Bakr a ordonné qu’on annonce : « Que celui qui a une dette ou une promesse due par le Prophète vienne me voir. » Je suis allé voir Abu Bakr et je lui ai dit que le Prophète (ﷺ) m’avait dit : « Si les revenus d’Al-Bahrain arrivent, je te donnerai telle et telle chose, » répétant « telle chose » trois fois. Alors Abu Bakr m’a donné (dans une autre version, Jabir a dit :) J’ai rencontré Abu Bakr après cela et je lui ai demandé ce que le Prophète (ﷺ) m’avait promis, mais il ne me l’a pas donné. Je suis revenu une deuxième fois, il ne me l’a pas donné. Je suis revenu une troisième fois, il ne me l’a pas donné. Alors je lui ai dit : « Je suis venu te voir mais tu ne m’as rien donné, puis je suis revenu et tu ne m’as rien donné, et encore une fois je suis revenu, mais tu ne m’as rien donné ; alors donne-moi ou sinon tu es comme quelqu’un d’avare pour moi. » Là-dessus, Abu Bakr a dit : « Tu dis : ‘Tu es comme quelqu’un d’avare pour moi ?’ Il n’y a pas de pire maladie que l’avarice. » Abu Bakr l’a répété trois fois et a ajouté : « Chaque fois que je refusais de te donner, j’avais l’intention de le faire. » (Dans une autre version) Jabir bin `Abdullah a dit : « Je suis allé voir Abu Bakr (et il m’a donné une poignée d’argent) et m’a dit de compter, j’ai compté et trouvé cinq cents, puis Abu Bakr m’a dit : ‘Prends la même somme une deuxième fois.’ »
N° 4383