Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَرْعَرَةَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ عُمَرُ بْنُ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ يُدْنِي ابْنَ عَبَّاسٍ فَقَالَ لَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ إِنَّ لَنَا أَبْنَاءً مِثْلَهُ. فَقَالَ إِنَّهُ مِنْ حَيْثُ تَعْلَمُ. فَسَأَلَ عُمَرُ ابْنَ عَبَّاسٍ عَنْ هَذِهِ الآيَةِ {إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ} فَقَالَ أَجَلُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْلَمَهُ إِيَّاهُ، فَقَالَ مَا أَعْلَمُ مِنْهَا إِلاَّ مَا تَعْلَمُ.
Rapporté par Ibn ‘Abbas : ‘Umar bin Al-Khattab faisait asseoir Ibn ‘Abbas à côté de lui, alors ‘AbdurRahman bin ‘Auf dit à ‘Umar : « Nous avons aussi des fils comme lui. » ‘Umar répondit : « (Je le respecte) à cause de son statut que tu connais. » ‘Umar demanda alors à Ibn ‘Abbas la signification de ce verset : « Quand vient le secours d’Allah et la victoire… » (110.1) Ibn ‘Abbas répondit : « Cela annonçait la mort du Messager d’Allah (ﷺ), qu’Allah lui avait annoncée. » ‘Umar dit : « Je n’en comprends pas d’autre sens que le tien. »
N° 4430
حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ سُلَيْمَانَ الأَحْوَلِ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، قَالَ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ يَوْمُ الْخَمِيسِ وَمَا يَوْمُ الْخَمِيسِ اشْتَدَّ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَجَعُهُ فَقَالَ " ائْتُونِي أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لَنْ تَضِلُّوا بَعْدَهُ أَبَدًا ". فَتَنَازَعُوا، وَلاَ يَنْبَغِي عِنْدَ نَبِيٍّ تَنَازُعٌ، فَقَالُوا مَا شَأْنُهُ أَهَجَرَ اسْتَفْهِمُوهُ فَذَهَبُوا يَرُدُّونَ عَلَيْهِ. فَقَالَ " دَعُونِي فَالَّذِي أَنَا فِيهِ خَيْرٌ مِمَّا تَدْعُونِي إِلَيْهِ ". وَأَوْصَاهُمْ بِثَلاَثٍ قَالَ " أَخْرِجُوا الْمُشْرِكِينَ مِنْ جَزِيرَةِ الْعَرَبِ، وَأَجِيزُوا الْوَفْدَ بِنَحْوِ مَا كُنْتُ أُجِيزُهُمْ ". وَسَكَتَ عَنِ الثَّالِثَةِ، أَوْ قَالَ فَنَسِيتُهَا.
Rapporté par Ibn `Abbas : Jeudi ! Et quel jeudi mémorable ! Ce jour-là, la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava et il dit : « Apportez-moi de quoi écrire afin que je vous laisse un écrit après lequel vous ne vous égarerez jamais. » Les personnes présentes se disputèrent à ce sujet, alors qu’il ne convenait pas de se disputer devant un prophète. Certains dirent : « Qu’a-t-il ? Est-il en train de délirer (gravement malade) ? Demandez-lui pour comprendre son état. » Ils allèrent donc voir le Prophète (ﷺ) et lui posèrent de nouveau la question. Le Prophète (ﷺ) dit : « Laissez-moi, car mon état actuel est meilleur que ce pour quoi vous m’appelez. » Ensuite, il leur recommanda trois choses. Il dit : « Chassez les polythéistes de la péninsule arabique ; traitez avec respect et offrez des cadeaux aux délégations étrangères comme vous m’avez vu le faire. » (Sa`id bin Jubair, le sous-narrateur, dit qu’Ibn `Abbas garda le silence concernant la troisième recommandation, ou il dit : « Je l’ai oubliée. »)
N° 4431
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا حُضِرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَفِي الْبَيْتِ رِجَالٌ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " هَلُمُّوا أَكْتُبْ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ ". فَقَالَ بَعْضُهُمْ إِنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَدْ غَلَبَهُ الْوَجَعُ وَعِنْدَكُمُ الْقُرْآنُ، حَسْبُنَا كِتَابُ اللَّهِ. فَاخْتَلَفَ أَهْلُ الْبَيْتِ وَاخْتَصَمُوا، فَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ قَرِّبُوا يَكْتُبُ لَكُمْ كِتَابًا لاَ تَضِلُّوا بَعْدَهُ. وَمِنْهُمْ مَنْ يَقُولُ غَيْرَ ذَلِكَ، فَلَمَّا أَكْثَرُوا اللَّغْوَ وَالاِخْتِلاَفَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قُومُوا ". قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَكَانَ يَقُولُ ابْنُ عَبَّاسٍ إِنَّ الرَّزِيَّةَ كُلَّ الرَّزِيَّةِ مَا حَالَ بَيْنَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَبَيْنَ أَنْ يَكْتُبَ لَهُمْ ذَلِكَ الْكِتَابَ لاِخْتِلاَفِهِمْ وَلَغَطِهِمْ.
Rapporté par Ubaidullah bin `Abdullah : Ibn `Abbas a dit : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) était sur son lit de mort et que plusieurs hommes étaient présents dans la maison, il dit : « Approchez, je vais vous écrire quelque chose après quoi vous ne vous égarerez jamais. » Certains de ses compagnons dirent : « Le Messager d’Allah (ﷺ) est gravement malade et vous avez le Coran. Le Livre d’Allah nous suffit. » Les personnes présentes commencèrent alors à se disputer. Certains disaient : « Donnez-lui de quoi écrire afin qu’il vous laisse un écrit après quoi vous ne vous égarerez jamais », tandis que d’autres s’y opposaient. Comme la discussion et les divergences augmentaient, le Messager d’Allah dit : « Levez-vous. » Ibn `Abbas disait : « Sans aucun doute, c’était vraiment malheureux que le Messager d’Allah (ﷺ) ait été empêché d’écrire pour eux à cause de leurs désaccords et de leur agitation. »
N° 4432
حَدَّثَنَا يَسَرَةُ بْنُ صَفْوَانَ بْنِ جَمِيلٍ اللَّخْمِيُّ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَاطِمَةَ ـ عَلَيْهَا السَّلاَمُ ـ فِي شَكْوَاهُ الَّذِي قُبِضَ فِيهِ، فَسَارَّهَا بِشَىْءٍ، فَبَكَتْ، ثُمَّ دَعَاهَا فَسَارَّهَا بِشَىْءٍ فَضَحِكَتْ فَسَأَلْنَا عَنْ ذَلِكَ. فَقَالَتْ سَارَّنِي النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنَّهُ يُقْبَضُ فِي وَجَعِهِ الَّذِي تُوُفِّيَ فِيهِ فَبَكَيْتُ، ثُمَّ سَارَّنِي فَأَخْبَرَنِي أَنِّي أَوَّلُ أَهْلِهِ يَتْبَعُهُ فَضَحِكْتُ.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) appela Fatima pendant sa maladie mortelle et lui dit quelque chose en secret, ce qui la fit pleurer. Puis il l’appela de nouveau et lui dit encore quelque chose en secret, et elle se mit à rire. Quand nous lui avons demandé la raison, elle répondit : « Le Prophète (ﷺ) m’a d’abord dit en secret qu’il allait mourir de cette maladie, alors j’ai pleuré ; puis il m’a dit en secret que je serais la première de sa famille à le rejoindre, alors j’ai ri. »
N° 4434
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كُنْتُ أَسْمَعُ أَنَّهُ لاَ يَمُوتُ نَبِيٌّ حَتَّى يُخَيَّرَ بَيْنَ الدُّنْيَا وَالآخِرَةِ، فَسَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ فِي مَرَضِهِ الَّذِي مَاتَ فِيهِ وَأَخَذَتْهُ بُحَّةٌ يَقُولُ {مَعَ الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ} الآيَةَ، فَظَنَنْتُ أَنَّهُ خُيِّرَ.
Rapporté par `Aisha : J’avais entendu du Prophète (ﷺ) qu’aucun prophète ne meurt avant qu’on ne lui donne le choix entre la vie d’ici-bas et celle de l’au-delà. J’ai entendu le Prophète (ﷺ), pendant sa maladie mortelle, alors que sa voix était devenue rauque, dire : « Avec ceux sur qui Allah a accordé Sa grâce… (jusqu’à la fin du verset). » (4.69) J’ai alors compris que le Prophète (ﷺ) avait reçu ce choix
N° 4435
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ سَعْدٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا مَرِضَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الْمَرَضَ الَّذِي مَاتَ فِيهِ جَعَلَ يَقُولُ " فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ".
Rapporté par `Aisha : Quand le Prophète (ﷺ) tomba malade de sa maladie mortelle, il se mit à dire : « Avec le plus haut compagnon. »
N° 4436
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ إِنَّ عَائِشَةَ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ صَحِيحٌ يَقُولُ " إِنَّهُ لَمْ يُقْبَضْ نَبِيٌّ قَطُّ حَتَّى يَرَى مَقْعَدَهُ مِنَ الْجَنَّةِ ثُمَّ يُحَيَّا أَوْ يُخَيَّرَ ". فَلَمَّا اشْتَكَى وَحَضَرَهُ الْقَبْضُ وَرَأْسُهُ عَلَى فَخِذِ عَائِشَةَ غُشِيَ عَلَيْهِ، فَلَمَّا أَفَاقَ شَخَصَ بَصَرُهُ نَحْوَ سَقْفِ الْبَيْتِ ثُمَّ قَالَ " اللَّهُمَّ فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ". فَقُلْتُ إِذًا لاَ يُجَاوِرُنَا. فَعَرَفْتُ أَنَّهُ حَدِيثُهُ الَّذِي كَانَ يُحَدِّثُنَا وَهْوَ صَحِيحٌ.
Rapporté par `Aisha : Quand le Messager d’Allah était en bonne santé, il disait : « Aucun prophète ne meurt sans qu’on ne lui montre sa place au Paradis avant sa mort, puis il est laissé en vie ou on lui donne le choix. » Quand le Prophète (ﷺ) tomba malade et que ses derniers instants arrivèrent, alors que sa tête reposait sur ma cuisse, il perdit connaissance. Lorsqu’il revint à lui, il regarda vers le toit de la maison et dit : « Ô Allah ! (Permets-moi d’être) avec le plus haut compagnon. » J’ai alors compris qu’il n’allait plus rester avec nous, et j’ai compris que son état confirmait ce qu’il nous avait dit lorsqu’il était en bonne santé
N° 4437
حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، حَدَّثَنَا عَفَّانُ، عَنْ صَخْرِ بْنِ جُوَيْرِيَةَ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، دَخَلَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ أَبِي بَكْرٍ عَلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَأَنَا مُسْنِدَتُهُ إِلَى صَدْرِي، وَمَعَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ سِوَاكٌ رَطْبٌ يَسْتَنُّ بِهِ، فَأَبَدَّهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَصَرَهُ، فَأَخَذْتُ السِّوَاكَ فَقَصَمْتُهُ وَنَفَضْتُهُ وَطَيَّبْتُهُ، ثُمَّ دَفَعْتُهُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَاسْتَنَّ بِهِ، فَمَا رَأَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اسْتَنَّ اسْتِنَانًا قَطُّ أَحْسَنَ مِنْهُ، فَمَا عَدَا أَنْ فَرَغَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَفَعَ يَدَهُ أَوْ إِصْبَعَهُ ثُمَّ قَالَ " فِي الرَّفِيقِ الأَعْلَى ". ثَلاَثًا ثُمَّ قَضَى، وَكَانَتْ تَقُولُ مَاتَ بَيْنَ حَاقِنَتِي وَذَاقِنَتِي.
Rapporté par `Aisha : `Abdur-Rahman bin Abu Bakr entra auprès du Prophète (ﷺ) pendant que je soutenais le Prophète (ﷺ) contre ma poitrine. `Abdur-Rahman avait un siwak neuf et il se nettoyait les dents avec. Le Messager d’Allah (ﷺ) le regarda, alors je pris le siwak, je le mâchai pour l’assouplir, je le secouai et le mouillai, puis je le donnai au Prophète (ﷺ) qui se nettoya les dents avec. Je n’ai jamais vu le Messager d’Allah (ﷺ) se brosser les dents aussi soigneusement. Après avoir fini, il leva la main ou le doigt et dit trois fois : « Ô Allah ! Permets-moi d’être avec les plus hauts compagnons », puis il mourut. `Aisha disait : « Il est mort alors que sa tête reposait entre ma poitrine et mon menton. »
N° 4438
حَدَّثَنِي حِبَّانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَخْبَرَتْهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا اشْتَكَى نَفَثَ عَلَى نَفْسِهِ بِالْمُعَوِّذَاتِ وَمَسَحَ عَنْهُ بِيَدِهِ فَلَمَّا اشْتَكَى وَجَعَهُ الَّذِي تُوُفِّيَ فِيهِ طَفِقْتُ أَنْفِثُ عَلَى نَفْسِهِ بِالْمُعَوِّذَاتِ، الَّتِي كَانَ يَنْفِثُ، وَأَمْسَحُ بِيَدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عَنْهُ.
Rapporté par `Aisha : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) tombait malade, il récitait les deux dernières sourates du Coran (Al-Mu’awwidhatayn), soufflait dessus, puis passait ses mains sur son corps. Lorsqu’il fut atteint de sa maladie mortelle, je me mis à réciter ces deux sourates et à souffler sur lui comme il le faisait, puis je passai la main du Prophète (ﷺ) sur son corps
N° 4439
حَدَّثَنَا مُعَلَّى بْنُ أَسَدٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ مُخْتَارٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ عَبَّادِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّهَا، سَمِعَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْغَتْ إِلَيْهِ قَبْلَ أَنْ يَمُوتَ، وَهْوَ مُسْنِدٌ إِلَىَّ ظَهْرَهُ يَقُولُ " اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي وَارْحَمْنِي، وَأَلْحِقْنِي بِالرَّفِيقِ ".
Rapporté par `Aisha : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) et je l’ai écouté avant sa mort alors qu’il était appuyé contre moi et qu’il disait : « Ô Allah ! Pardonne-moi, accorde-moi Ta miséricorde et fais-moi rejoindre les plus hauts compagnons (de l’au-delà). » (Voir le Coran (4:69) et le hadith
N° 4440
حَدَّثَنَا الصَّلْتُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ هِلاَلٍ الْوَزَّانِ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ الَّذِي لَمْ يَقُمْ مِنْهُ " لَعَنَ اللَّهُ الْيَهُودَ، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ ". قَالَتْ عَائِشَةُ لَوْلاَ ذَلِكَ لأُبْرِزَ قَبْرُهُ. خَشِيَ أَنْ يُتَّخَذَ مَسْجِدًا.
Rapporté par `Urwa bin Az-Zubair : `Aisha a dit : Le Prophète (ﷺ) a dit pendant sa maladie mortelle : « Allah a maudit les Juifs car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » `Aisha ajouta : « Si ce n’était pas pour cette parole du Prophète, sa tombe aurait été rendue visible, mais il craignait qu’elle ne soit prise comme un lieu de prière. »
N° 4441
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، أَنَّ عَائِشَةَ، زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ لَمَّا ثَقُلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاشْتَدَّ بِهِ وَجَعُهُ اسْتَأْذَنَ أَزْوَاجَهُ أَنْ يُمَرَّضَ فِي بَيْتِي، فَأَذِنَّ لَهُ، فَخَرَجَ وَهْوَ بَيْنَ الرَّجُلَيْنِ تَخُطُّ رِجْلاَهُ فِي الأَرْضِ، بَيْنَ عَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ وَبَيْنَ رَجُلٍ آخَرَ. قَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ فَأَخْبَرْتُ عَبْدَ اللَّهِ بِالَّذِي قَالَتْ عَائِشَةُ، فَقَالَ لِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عَبَّاسٍ هَلْ تَدْرِي مَنِ الرَّجُلُ الآخَرُ الَّذِي لَمْ تُسَمِّ عَائِشَةُ قَالَ قُلْتُ لاَ. قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ هُوَ عَلِيٌّ. وَكَانَتْ عَائِشَةُ زَوْجُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم تُحَدِّثُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَمَّا دَخَلَ بَيْتِي وَاشْتَدَّ بِهِ وَجَعُهُ قَالَ " هَرِيقُوا عَلَىَّ مِنْ سَبْعِ قِرَبٍ لَمْ تُحْلَلْ أَوْكِيَتُهُنَّ لَعَلِّي أَعْهَدُ إِلَى النَّاسِ ". فَأَجْلَسْنَاهُ فِي مِخْضَبٍ لِحَفْصَةَ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، ثُمَّ طَفِقْنَا نَصُبُّ عَلَيْهِ مِنْ تِلْكَ الْقِرَبِ، حَتَّى طَفِقَ يُشِيرُ إِلَيْنَا بِيَدِهِ أَنْ قَدْ فَعَلْتُنَّ قَالَتْ ثُمَّ خَرَجَ إِلَى النَّاسِ فَصَلَّى لَهُمْ وَخَطَبَهُمْ.
Rapporté par `Aisha (l’épouse du Prophète) : Quand la maladie du Messager d’Allah (ﷺ) s’aggrava, il demanda à ses épouses la permission d’être soigné chez moi, et elles acceptèrent. Il sortit (pour venir chez moi), soutenu par deux hommes, traînant les pieds, entre `Abbas bin `Abdul-Muttalib et un autre homme. ‘Ubaidullah dit : J’ai raconté à `Abdullah ce qu’`Aisha avait dit, et `Abdullah bin `Abbas m’a demandé : « Sais-tu qui était l’autre homme qu’`Aisha n’a pas nommé ? » J’ai répondu : « Non. » Ibn `Abbas dit : « C’était `Ali bin Abu Talib. » `Aisha, l’épouse du Prophète (ﷺ), racontait : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) entra chez moi et que sa maladie s’aggrava, il dit : “Versez-moi de l’eau de sept outres dont les liens n’ont pas été défaits, afin que je puisse donner des conseils aux gens.” Nous l’avons donc fait asseoir dans une grande bassine appartenant à Hafsa, l’épouse du Prophète (ﷺ), et nous avons commencé à verser de l’eau sur lui de ces outres jusqu’à ce qu’il nous fasse signe de la main pour dire : “C’est bon, vous avez fini.” » `Aisha ajouta : « Ensuite, il sortit vers les gens, dirigea la prière et leur adressa un sermon. »
N° 4442
وَأَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ عَائِشَةَ، وَعَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهم قَالاَ لَمَّا نَزَلَ بِرَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم طَفِقَ يَطْرَحُ خَمِيصَةً لَهُ عَلَى وَجْهِهِ، فَإِذَا اغْتَمَّ كَشَفَهَا عَنْ وَجْهِهِ وَهْوَ كَذَلِكَ يَقُولُ " لَعْنَةُ اللَّهِ عَلَى الْيَهُودِ وَالنَّصَارَى، اتَّخَذُوا قُبُورَ أَنْبِيَائِهِمْ مَسَاجِدَ ". يُحَذِّرُ مَا صَنَعُوا.
Rapporté par `Aisha et `Abdullah bin `Abbas : Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) tomba gravement malade, il commença à se couvrir le visage avec une couverture en laine, et quand il avait du mal à respirer, il la retirait de son visage et disait : « Voilà ! Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens, car ils ont pris les tombes de leurs prophètes comme lieux de prière. » Il voulait ainsi mettre en garde (les musulmans) contre ce qu’ils avaient fait
N° 4444
أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ، أَنَّ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَقَدْ رَاجَعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِي ذَلِكَ، وَمَا حَمَلَنِي عَلَى كَثْرَةِ مُرَاجَعَتِهِ إِلاَّ أَنَّهُ لَمْ يَقَعْ فِي قَلْبِي أَنْ يُحِبَّ النَّاسُ بَعْدَهُ رَجُلاً قَامَ مَقَامَهُ أَبَدًا، وَلاَ كُنْتُ أُرَى أَنَّهُ لَنْ يَقُومَ أَحَدٌ مَقَامَهُ إِلاَّ تَشَاءَمَ النَّاسُ بِهِ، فَأَرَدْتُ أَنْ يَعْدِلَ ذَلِكَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَبِي بَكْرٍ. رَوَاهُ ابْنُ عُمَرَ وَأَبُو مُوسَى وَابْنُ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهم ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par `Aisha : J’ai insisté auprès du Messager d’Allah (ﷺ) à plusieurs reprises au sujet de cette affaire (c’est-à-dire son ordre que Abu Bakr dirige la prière à sa place quand il était malade), et ce qui m’a poussée à insister autant, c’est que je n’aurais jamais imaginé qu’après le Prophète, les gens pourraient aimer un homme qui prendrait sa place. Je pensais que toute personne se tenant à sa place porterait malheur aux gens, alors je voulais que le Messager d’Allah (ﷺ) renonce à l’idée de choisir Abu Bakr pour diriger la prière
N° 4445
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ الْهَادِ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ مَاتَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَإِنَّهُ لَبَيْنَ حَاقِنَتِي وَذَاقِنَتِي، فَلاَ أَكْرَهُ شِدَّةَ الْمَوْتِ لأَحَدٍ أَبَدًا بَعْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) est mort alors qu’il était entre ma poitrine et mon menton. Depuis, je n’ai jamais craint l’agonie de la mort pour qui que ce soit après le Prophète
N° 4446