Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ أَبِي دَاوُدَ أَبُو جَعْفَرٍ الْمُنَادِي، حَدَّثَنَا رَوْحٌ، حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي عَرُوبَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ لأُبَىِّ بْنِ كَعْبٍ " إِنَّ اللَّهَ أَمَرَنِي أَنْ أُقْرِئَكَ الْقُرْآنَ ". قَالَ آللَّهُ سَمَّانِي لَكَ قَالَ " نَعَمْ ". قَالَ وَقَدْ ذُكِرْتُ عِنْدَ رَبِّ الْعَالَمِينَ قَالَ " نَعَمْ ". فَذَرَفَتْ عَيْنَاهُ.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète d’Allah a dit à Ubai bin Ka`b : « Allah m’a ordonné de te réciter le Coran. » Ubai a demandé : « Est-ce qu’Allah t’a mentionné mon nom ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » Ubai a dit : « Est-ce que le Seigneur des mondes a parlé de moi ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Oui. » Alors Ubai a éclaté en larmes
N° 4961
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْخَيْلُ لِثَلاَثَةٍ، لِرَجُلٍ أَجْرٌ، وَلِرَجُلٍ سِتْرٌ، وَعَلَى رَجُلٍ وِزْرٌ، فَأَمَّا الَّذِي لَهُ أَجْرٌ فَرَجُلٌ رَبَطَهَا فِي سَبِيلِ اللَّهِ فَأَطَالَ لَهَا فِي مَرْجٍ أَوْ رَوْضَةٍ، فَمَا أَصَابَتْ فِي طِيَلِهَا ذَلِكَ فِي الْمَرْجِ وَالرَّوْضَةِ، كَانَ لَهُ حَسَنَاتٍ، وَلَوْ أَنَّهَا قَطَعَتْ طِيَلَهَا فَاسْتَنَّتْ شَرَفًا أَوْ شَرَفَيْنِ كَانَتْ آثَارُهَا وَأَرْوَاثُهَا حَسَنَاتٍ لَهُ، وَلَوْ أَنَّهَا مَرَّتْ بِنَهَرٍ فَشَرِبَتْ مِنْهُ وَلَمْ يُرِدْ أَنْ يَسْقِيَ بِهِ كَانَ ذَلِكَ حَسَنَاتٍ لَهُ فَهْىَ لِذَلِكَ الرَّجُلِ أَجْرٌ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا تَغَنِّيًا وَتَعَفُّفًا وَلَمْ يَنْسَ حَقَّ اللَّهِ فِي رِقَابِهَا وَلاَ ظُهُورِهَا فَهْىَ لَهُ سِتْرٌ، وَرَجُلٌ رَبَطَهَا فَخْرًا وَرِئَاءً وَنِوَاءً فَهْىَ عَلَى ذَلِكَ وِزْرٌ. فَسُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْحُمُرِ. قَالَ " مَا أَنْزَلَ اللَّهُ عَلَىَّ فِيهَا إِلاَّ هَذِهِ الآيَةَ الْفَاذَّةَ الْجَامِعَةَ {فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًا يَرَهُ * وَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ شَرًّا يَرَهُ}
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les chevaux sont gardés pour trois raisons : Un homme peut les garder pour la cause d’Allah et il recevra une récompense dans l’au-delà ; un autre peut les garder pour se protéger ; et un troisième peut les garder mais cela sera un fardeau pour lui. Pour l’homme qui garde un cheval pour la cause d’Allah, il l’attache avec une longue corde dans un pré ou un jardin, et tout ce que le cheval mange ou boit dans ce pré ou ce jardin sera compté comme de bonnes actions pour lui. Si le cheval casse sa corde et saute par-dessus une ou deux collines, chaque pas et même son crottin seront comptés comme de bonnes actions. Et si le cheval passe près d’une rivière et boit de son eau, même si son propriétaire n’avait pas prévu de l’y abreuver, cela lui sera aussi compté comme une bonne action. Donc, ce cheval sera une source de récompense pour cet homme. Si un homme garde un cheval pour gagner sa vie et éviter de demander de l’aide aux autres, et qu’il n’oublie pas le droit d’Allah, c’est-à-dire qu’il paie la zakat et le met à disposition pour la cause d’Allah, alors ce cheval sera une protection pour lui. Mais si un homme garde un cheval par fierté, pour se vanter ou impressionner les autres, alors ce cheval sera un fardeau (de péchés) pour lui. » Ensuite, on a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des ânes. Il a répondu : « Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général qui englobe tout : ‘Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), le verra ; et quiconque fait le mal, même du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), le verra.’ »
N° 4962
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَالِكٌ، عَنْ زَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ السَّمَّانِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رضى الله عنه سُئِلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْحُمُرِ فَقَالَ " لَمْ يُنْزَلْ عَلَىَّ فِيهَا شَىْءٌ إِلاَّ هَذِهِ الآيَةُ الْجَامِعَةُ الْفَاذَّةُ {فَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ خَيْرًا يَرَهُ * وَمَنْ يَعْمَلْ مِثْقَالَ ذَرَّةٍ شَرًّا يَرَهُ}".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a été interrogé au sujet des ânes et il a répondu : « Rien ne m’a été révélé à leur sujet, sauf ce verset général qui englobe tout : ‘Quiconque fait le bien, même du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), le verra ; et quiconque fait le mal, même du poids d’un atome (ou d’une toute petite fourmi), le verra.’ »
N° 4963
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ لَمَّا عُرِجَ بِالنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى السَّمَاءِ قَالَ " أَتَيْتُ عَلَى نَهَرٍ حَافَتَاهُ قِبَابُ اللُّؤْلُؤِ مُجَوَّفًا فَقُلْتُ مَا هَذَا يَا جِبْرِيلُ قَالَ هَذَا الْكَوْثَرُ ".
Rapporté par Anas : Quand le Prophète (ﷺ) a été élevé aux cieux, il a dit (à son retour) : « Je suis arrivé près d’une rivière dont les rives étaient faites de tentes en perles creuses. J’ai demandé à Gabriel : ‘Qu’est-ce que cette rivière ?’ Il a répondu : ‘C’est le Kauthar.’ »
N° 4964
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ يَزِيدَ الْكَاهِلِيُّ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ، عَنْ أَبِي عُبَيْدَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَ سَأَلْتُهَا عَنْ قَوْلِهِ تَعَالَى {إِنَّا أَعْطَيْنَاكَ الْكَوْثَرَ} قَالَتْ نَهَرٌ أُعْطِيَهُ نَبِيُّكُمْ صلى الله عليه وسلم شَاطِئَاهُ عَلَيْهِ دُرٌّ مُجَوَّفٌ آنِيَتُهُ كَعَدَدِ النُّجُومِ. رَوَاهُ زَكَرِيَّاءُ وَأَبُو الأَحْوَصِ وَمُطَرِّفٌ عَنْ أَبِي إِسْحَاقَ.
Rapporté par Abu Ubaida : J'ai interrogé `Aisha au sujet du verset : « En vérité, Nous t'avons accordé Al-Kawthar. » Elle a répondu : « Al-Kawthar est un fleuve qui a été donné à ton Prophète, sur les rives duquel se trouvent des tentes faites de perles creuses, et ses ustensiles sont aussi nombreux que les étoiles. »
N° 4965
حَدَّثَنَا يَعْقُوبُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، حَدَّثَنَا أَبُو بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ فِي الْكَوْثَرِ هُوَ الْخَيْرُ الَّذِي أَعْطَاهُ اللَّهُ إِيَّاهُ. قَالَ أَبُو بِشْرٍ قُلْتُ لِسَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ فَإِنَّ النَّاسَ يَزْعُمُونَ أَنَّهُ نَهَرٌ فِي الْجَنَّةِ. فَقَالَ سَعِيدٌ النَّهَرُ الَّذِي فِي الْجَنَّةِ مِنَ الْخَيْرِ الَّذِي أَعْطَاهُ اللَّهُ إِيَّاهُ.
Rapporté par Abu Bishr : Sa`id bin Jubair a dit qu'Ibn `Abbas a parlé d'Al-Kawthar : « C'est le bien qu'Allah a accordé à Son Messager. » J'ai dit à Sa`id bin Jubair : « Mais les gens disent que c'est un fleuve au Paradis. » Sa`id a répondu : « Le fleuve au Paradis fait partie du bien qu'Allah a accordé à Son Messager. »
N° 4966
حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ الرَّبِيعِ، حَدَّثَنَا أَبُو الأَحْوَصِ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا صَلَّى النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم صَلاَةً بَعْدَ أَنْ نَزَلَتْ عَلَيْهِ {إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ} إِلاَّ يَقُولُ فِيهَا " سُبْحَانَكَ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي ".
Rapporté par Aisha : Lorsque la sourate An-Nasr : « Quand vient le secours d'Allah et la victoire » a été révélée au Prophète (ﷺ), il ne faisait aucune prière sans dire dedans : « Subhanka Rabbana wa bihamdika ; Allahumma ighfirli » (Je témoigne de l'Unicité de notre Seigneur, et toutes les louanges Lui reviennent : Ô Allah, pardonne-moi)
N° 4967
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُكْثِرُ أَنْ يَقُولَ فِي رُكُوعِهِ وَسُجُودِهِ " سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي ". يَتَأَوَّلُ الْقُرْآنَ.
Rapporté par Aisha : Le Messager d'Allah (ﷺ) disait très souvent en s'inclinant et en se prosternant pendant ses prières : « Subhanka Allahumma Rabbana wa bihamdika ; Allahumma ighfirli », conformément à l'ordre du Coran
N° 4968
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ حَبِيبِ بْنِ أَبِي ثَابِتٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ عُمَرَ ـ رضى الله عنه ـ سَأَلَهُمْ عَنْ قَوْلِهِ تَعَالَى {إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ} قَالُوا فَتْحُ الْمَدَائِنِ وَالْقُصُورِ قَالَ مَا تَقُولُ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ قَالَ أَجَلٌ أَوْ مَثَلٌ ضُرِبَ لِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم نُعِيَتْ لَهُ نَفْسُهُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar a interrogé les gens au sujet de la parole d'Allah : « Quand vient le secours d'Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la conquête de La Mecque. » (110.1) Ils ont répondu : « Cela annonce les futures conquêtes de villes et de palais par les musulmans. » `Umar a dit : « Et toi, qu'en dis-tu, ô Ibn `Abbas ? » J'ai répondu : « Cette sourate annonce la fin de la vie de Muhammad. Par elle, il a été informé de la proximité de sa mort. »
N° 4969
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ أَبِي بِشْرٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ عُمَرُ يُدْخِلُنِي مَعَ أَشْيَاخِ بَدْرٍ، فَكَأَنَّ بَعْضَهُمْ وَجَدَ فِي نَفْسِهِ فَقَالَ لِمَ تُدْخِلُ هَذَا مَعَنَا وَلَنَا أَبْنَاءٌ مِثْلُهُ فَقَالَ عُمَرُ إِنَّهُ مِنْ حَيْثُ عَلِمْتُمْ. فَدَعَا ذَاتَ يَوْمٍ ـ فَأَدْخَلَهُ مَعَهُمْ ـ فَمَا رُئِيتُ أَنَّهُ دَعَانِي يَوْمَئِذٍ إِلاَّ لِيُرِيَهُمْ. قَالَ مَا تَقُولُونَ فِي قَوْلِ اللَّهِ تَعَالَى {إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ} فَقَالَ بَعْضُهُمْ أُمِرْنَا نَحْمَدُ اللَّهَ وَنَسْتَغْفِرُهُ، إِذَا نُصِرْنَا وَفُتِحَ عَلَيْنَا. وَسَكَتَ بَعْضُهُمْ فَلَمْ يَقُلْ شَيْئًا فَقَالَ لِي أَكَذَاكَ تَقُولُ يَا ابْنَ عَبَّاسٍ فَقُلْتُ لاَ. قَالَ فَمَا تَقُولُ قُلْتُ هُوَ أَجَلُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَعْلَمَهُ لَهُ، قَالَ {إِذَا جَاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ} وَذَلِكَ عَلاَمَةُ أَجَلِكَ {فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كَانَ تَوَّابًا}. فَقَالَ عُمَرُ مَا أَعْلَمُ مِنْهَا إِلاَّ مَا تَقُولُ.
Rapporté par Ibn `Abbas : `Umar me faisait asseoir avec les anciens qui avaient combattu à la bataille de Badr. Certains d’entre eux n’aimaient pas cela et disaient à `Umar : « Pourquoi fais-tu asseoir ce garçon avec nous alors que nous avons des fils de son âge ? » `Umar répondait : « C’est à cause de ce que vous savez de sa position (c’est-à-dire sa connaissance religieuse). » Un jour, `Umar m’a appelé et m’a fait asseoir dans cette assemblée ; je pense qu’il m’a appelé juste pour leur montrer (ma connaissance religieuse). `Umar leur a alors demandé, en ma présence : « Que dites-vous de l’interprétation de la parole d’Allah : Quand vient le secours d’Allah (pour toi, ô Muhammad, contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) ? » (110.1) Certains ont dit : « Nous devons louer Allah et demander Son pardon quand le secours d’Allah et la victoire (de La Mecque) nous arrivent. » D’autres sont restés silencieux. Là-dessus, `Umar m’a demandé : « Dis-tu la même chose, ô Ibn `Abbas ? » J’ai répondu : « Non. » Il a dit : « Qu’en dis-tu alors ? » J’ai répondu : « C’est le signe de la mort du Messager d’Allah (ﷺ) qu’Allah lui a annoncé. Allah a dit : (Ô Muhammad) Quand vient le secours d’Allah (pour toi contre tes ennemis) et la victoire (de La Mecque) (c’est le signe de ta mort). Tu dois célébrer les louanges de ton Seigneur et demander Son pardon, car c’est Lui qui accepte le repentir et pardonne. » (110.3) Là-dessus, `Umar a dit : « Je ne sais rien d’autre à ce sujet que ce que tu viens de dire. »
N° 4970
حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ مُرَّةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ لَمَّا نَزَلَتْ {وَأَنْذِرْ عَشِيرَتَكَ الأَقْرَبِينَ} وَرَهْطَكَ مِنْهُمُ الْمُخْلَصِينَ، خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَتَّى صَعِدَ الصَّفَا فَهَتَفَ " يَا صَبَاحَاهْ ". فَقَالُوا مَنْ هَذَا، فَاجْتَمَعُوا إِلَيْهِ. فَقَالَ " أَرَأَيْتُمْ إِنْ أَخْبَرْتُكُمْ أَنَّ خَيْلاً تَخْرُجُ مِنْ سَفْحِ هَذَا الْجَبَلِ أَكُنْتُمْ مُصَدِّقِيَّ ". قَالُوا مَا جَرَّبْنَا عَلَيْكَ كَذِبًا. قَالَ " فَإِنِّي نَذِيرٌ لَكُمْ بَيْنَ يَدَىْ عَذَابٍ شَدِيدٍ ". قَالَ أَبُو لَهَبٍ تَبًّا لَكَ مَا جَمَعْتَنَا إِلاَّ لِهَذَا ثُمَّ قَامَ فَنَزَلَتْ {تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ وَتَبَّ} وَقَدْ تَبَّ هَكَذَا قَرَأَهَا الأَعْمَشُ يَوْمَئِذٍ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Quand le verset : « Et avertis ta famille la plus proche. » (26.214) a été révélé, le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti, et lorsqu’il est monté sur la montagne d’As-Safa, il a crié : « Ô Sabahah ! » Les gens ont demandé : « Qui est-ce ? » Ils se sont alors rassemblés autour de lui, et il a dit : « Voyez-vous : si je vous informe que des cavaliers montent de ce côté de la montagne, me croirez-vous ? » Ils ont répondu : « Nous ne t’avons jamais entendu mentir. » Il a alors dit : « Je suis pour vous un avertisseur clair d’un châtiment sévère qui approche. » Abu Lahab a dit : « Que tu périsses ! Tu nous as rassemblés seulement pour cela ? » Puis Abu Lahab est parti. Alors la sourate « LAHAB » a été révélée : « Que périssent les mains d’Abu Lahab ! »
N° 4971
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو مُعَاوِيَةَ، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ مُرَّةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ إِلَى الْبَطْحَاءِ فَصَعِدَ إِلَى الْجَبَلِ فَنَادَى " يَا صَبَاحَاهْ ". فَاجْتَمَعَتْ إِلَيْهِ قُرَيْشٌ فَقَالَ " أَرَأَيْتُمْ إِنْ حَدَّثْتُكُمْ أَنَّ الْعَدُوَّ مُصَبِّحُكُمْ أَوْ مُمَسِّيكُمْ، أَكُنْتُمْ تُصَدِّقُونِي ". قَالُوا نَعَمْ. قَالَ " فَإِنِّي نَذِيرٌ لَكُمْ بَيْنَ يَدَىْ عَذَابٍ شَدِيدٍ ". فَقَالَ أَبُو لَهَبٍ أَلِهَذَا جَمَعْتَنَا تَبًّا لَكَ. فَأَنْزَلَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ {تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ} إِلَى آخِرِهَا.
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) est sorti vers Al-Batha’ et est monté sur la montagne, puis il a crié : « Ô Sabahah ! » Les gens de Quraysh se sont alors rassemblés autour de lui. Il a dit : « Voyez-vous : si je vous dis qu’un ennemi va vous attaquer ce matin ou ce soir, me croirez-vous ? » Ils ont répondu : « Oui. » Il a dit : « Alors je suis pour vous un avertisseur clair d’un châtiment sévère qui approche. » Abu Lahab a dit : « C’est pour cela que tu nous as rassemblés ? Que tu périsses ! » Alors Allah a révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab. »
N° 4972
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ مُرَّةَ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ أَبُو لَهَبٍ تَبًّا لَكَ أَلِهَذَا جَمَعْتَنَا فَنَزَلَتْ {تَبَّتْ يَدَا أَبِي لَهَبٍ}.
Rapporté par Ibn `Abbas : Abu Lahab a dit : « Que tu périsses ! C’est pour cela que tu nous as rassemblés ? » Alors il a été révélé : « Que périssent les mains d’Abu Lahab. »
N° 4973
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، حَدَّثَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " قَالَ اللَّهُ كَذَّبَنِي ابْنُ آدَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، وَشَتَمَنِي وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، فَأَمَّا تَكْذِيبُهُ إِيَّاىَ فَقَوْلُهُ لَنْ يُعِيدَنِي كَمَا بَدَأَنِي، وَلَيْسَ أَوَّلُ الْخَلْقِ بِأَهْوَنَ عَلَىَّ مِنْ إِعَادَتِهِ، وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّاىَ فَقَوْلُهُ اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا، وَأَنَا الأَحَدُ الصَّمَدُ لَمْ أَلِدْ وَلَمْ أُولَدْ وَلَمْ يَكُنْ لِي كُفْأً أَحَدٌ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Le fils d’Adam ment à Mon sujet, alors qu’il n’en a pas le droit. Il Me fait du tort alors qu’il n’en a pas le droit. Quant à son mensonge à Mon sujet, c’est quand il dit que Je ne le recréerai pas comme Je l’ai créé la première fois. En réalité, la première création n’était pas plus facile pour Moi que la nouvelle création. Quant au tort qu’il Me fait, c’est quand il dit qu’Allah a des enfants, alors que Je suis l’Unique, le Maître dont toutes les créatures ont besoin. Je n’engendre pas, Je n’ai pas été engendré, et il n’y a rien qui Me ressemble.’ »
N° 4974
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، قَالَ وَحَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " قَالَ اللَّهُ كَذَّبَنِي ابْنُ آدَمَ وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، وَشَتَمَنِي وَلَمْ يَكُنْ لَهُ ذَلِكَ، أَمَّا تَكْذِيبُهُ إِيَّاىَ أَنْ يَقُولَ إِنِّي لَنْ أُعِيدَهُ كَمَا بَدَأْتُهُ، وَأَمَّا شَتْمُهُ إِيَّاىَ أَنْ يَقُولَ اتَّخَذَ اللَّهُ وَلَدًا، وَأَنَا الصَّمَدُ الَّذِي لَمْ أَلِدْ وَلَمْ أُولَدْ وَلَمْ يَكُنْ لِي كُفُؤًا أَحَدٌ ". {لَمْ يَلِدْ وَلَمْ يُولَدْ * وَلَمْ يَكُنْ لَهُ كُفُؤًا أَحَدٌ} كُفُؤًا وَكَفِيئًا وَكِفَاءً وَاحِدٌ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Allah a dit : ‘Le fils d’Adam ment à Mon sujet et il n’a pas le droit de le faire ; il Me fait du tort et il n’a pas le droit de le faire. Il ment à Mon sujet quand il dit que Je ne le recréerai pas comme Je l’ai créé la première fois ; et il Me fait du tort quand il dit qu’Allah a des enfants, alors que Je suis le Maître qui se suffit à Lui-même, dont toutes les créatures ont besoin, qui n’engendre pas et n’a pas été engendré, et il n’y a rien qui Me ressemble.’ »
N° 4975