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Sahih al Bukhari

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حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ إِسْحَاقَ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي طَلْحَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ يَقُولُ كَانَ أَبُو طَلْحَةَ أَكْثَرَ أَنْصَارِيٍّ بِالْمَدِينَةِ نَخْلاً، وَكَانَ أَحَبَّ أَمْوَالِهِ إِلَيْهِ بَيْرُحَاءٍ، وَكَانَتْ مُسْتَقْبِلَةَ الْمَسْجِدِ، وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَدْخُلُهَا وَيَشْرَبُ مِنْ مَاءٍ فِيهَا طَيِّبٍ، فَلَمَّا أُنْزِلَتْ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ قَامَ أَبُو طَلْحَةَ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنَّ اللَّهَ يَقُولُ ‏{‏لَنْ تَنَالُوا الْبِرَّ حَتَّى تُنْفِقُوا مِمَّا تُحِبُّونَ‏}‏ وَإِنَّ أَحَبَّ أَمْوَالِي إِلَىَّ بَيْرُحَاءٍ وَإِنَّهَا صَدَقَةٌ لِلَّهِ، أَرْجُو بِرَّهَا وَذُخْرَهَا عِنْدَ اللَّهِ، فَضَعْهَا يَا رَسُولَ اللَّهِ حَيْثُ أَرَاكَ اللَّهُ‏.‏ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ بَخْ، ذَلِكَ مَالٌ رَايِحٌ، ذَلِكَ مَالٌ رَايِحٌ، وَقَدْ سَمِعْتُ مَا قُلْتَ، وَإِنِّي أَرَى أَنْ تَجْعَلَهَا فِي الأَقْرَبِينَ ‏"‏‏.‏ قَالَ أَبُو طَلْحَةَ أَفْعَلُ يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَسَمَهَا أَبُو طَلْحَةَ فِي أَقَارِبِهِ وَبَنِي عَمِّهِ‏.‏ قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ وَرَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ ‏"‏ ذَلِكَ مَالٌ رَابِحٌ ‏"‏‏.‏ حَدَّثَنِي يَحْيَى بْنُ يَحْيَى قَالَ قَرَأْتُ عَلَى مَالِكٍ ‏"‏ مَالٌ رَايِحٌ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Parmi tous les Ansar vivant à Médine, Abu Talha possédait le plus grand nombre de jardins de palmiers, et le bien qu’il aimait le plus était le jardin Bairuha, situé en face de la Mosquée du Prophète. Le Messager d’Allah (ﷺ) y entrait et buvait de sa bonne eau. Quand le verset fut révélé : « Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez » (3.92), Abu Talha se leva et dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), Allah dit : ‘Vous n’atteindrez la piété que lorsque vous donnerez de ce que vous aimez’, et le bien que j’aime le plus est le jardin Bairuha, alors je le donne en aumône pour la cause d’Allah, en espérant une récompense et qu’il soit gardé pour moi auprès d’Allah. Ô Messager d’Allah (ﷺ), dispose-en comme Allah te l’ordonne. » Le Messager d’Allah (ﷺ) dit : « Bravo ! Voilà un bien fructueux ! Voilà un bien fructueux ! J’ai entendu ce que tu as dit et je pense que tu devrais le distribuer à tes proches. » Abu Talha a alors partagé ce jardin entre ses proches et ses cousins. Rapporté par Yahya bin Yahya : J’ai appris de Malik : « …un bien fructueux. »

N° 4554

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيُّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبِي، عَنْ ثُمَامَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ فَجَعَلَهَا لِحَسَّانَ وَأُبِيٍّ، وَأَنَا أَقْرَبُ إِلَيْهِ، وَلَمْ يَجْعَلْ لِي مِنْهَا شَيْئًا‏.‏

Rapporté par Anas : Abu Talha a partagé le jardin entre Hassan et Ubai, mais il ne m’a rien donné, alors que j’étais un parent plus proche que les deux

N° 4555

حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ الْمُنْذِرِ، حَدَّثَنَا أَبُو ضَمْرَةَ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّ الْيَهُودَ، جَاءُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِرَجُلٍ مِنْهُمْ وَامْرَأَةٍ قَدْ زَنَيَا، فَقَالَ لَهُمْ ‏"‏ كَيْفَ تَفْعَلُونَ بِمَنْ زَنَى مِنْكُمْ ‏"‏‏.‏ قَالُوا نُحَمِّمُهُمَا وَنَضْرِبُهُمَا‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ لاَ تَجِدُونَ فِي التَّوْرَاةِ الرَّجْمَ ‏"‏‏.‏ فَقَالُوا لاَ نَجِدُ فِيهَا شَيْئًا‏.‏ فَقَالَ لَهُمْ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ كَذَبْتُمْ ‏{‏فَأْتُوا بِالتَّوْرَاةِ فَاتْلُوهَا إِنْ كُنْتُمْ صَادِقِينَ‏}‏ فَوَضَعَ مِدْرَاسُهَا الَّذِي يُدَرِّسُهَا مِنْهُمْ كَفَّهُ عَلَى آيَةِ الرَّجْمِ، فَطَفِقَ يَقْرَأُ مَا دُونَ يَدِهِ وَمَا وَرَاءَهَا، وَلاَ يَقْرَأُ آيَةَ الرَّجْمِ، فَنَزَعَ يَدَهُ عَنْ آيَةِ الرَّجْمِ فَقَالَ مَا هَذِهِ فَلَمَّا رَأَوْا ذَلِكَ قَالُوا هِيَ آيَةُ الرَّجْمِ‏.‏ فَأَمَرَ بِهِمَا فَرُجِمَا قَرِيبًا مِنْ حَيْثُ مَوْضِعُ الْجَنَائِزِ عِنْدَ الْمَسْجِدِ، فَرَأَيْتُ صَاحِبَهَا يَجْنَأُ عَلَيْهَا يَقِيهَا الْحِجَارَةَ‏.‏

Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les Juifs amenèrent au Prophète (ﷺ) un homme et une femme de leur communauté qui avaient commis un acte sexuel illicite. Le Prophète (ﷺ) leur demanda : « Comment punissez-vous habituellement celui qui commet un tel acte parmi vous ? » Ils répondirent : « Nous noircissons leur visage avec du charbon et nous les frappons. » Il dit : « Ne trouvez-vous pas dans la Torah l’ordre du rajm (la lapidation) ? » Ils répondirent : « Nous n’y trouvons rien. » `Abdullah bin Salam, après avoir entendu cette conversation, leur dit : « Vous mentez ! Apportez la Torah et lisez-la si vous êtes véridiques. » (Les Juifs apportèrent donc la Torah.) Le maître religieux qui l’enseignait mit sa main sur le verset du rajm et lut ce qui était écrit au-dessus et au-dessous de l’endroit caché par sa main, mais il ne lut pas le verset du rajm. `Abdullah bin Salam retira sa main de ce verset et dit : « Qu’est-ce que ceci ? » Quand les Juifs virent ce verset, ils dirent : « C’est le verset du rajm. » Alors le Prophète (ﷺ) ordonna que les deux adultères soient lapidés, et ils furent lapidés près de l’endroit où l’on posait les cercueils près de la Mosquée. J’ai vu l’homme (l’adultère) se pencher sur la femme pour la protéger des pierres

N° 4556

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، عَنْ سُفْيَانَ، عَنْ مَيْسَرَةَ، عَنْ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَة َ ـ رضى الله عنه ـ ‏{‏كُنْتُمْ خَيْرَ أُمَّةٍ أُخْرِجَتْ لِلنَّاسِ‏}‏ قَالَ خَيْرَ النَّاسِ لِلنَّاسِ، تَأْتُونَ بِهِمْ فِي السَّلاَسِلِ فِي أَعْنَاقِهِمْ حَتَّى يَدْخُلُوا فِي الإِسْلاَمِ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le verset : « Vous (vrais musulmans) êtes la meilleure communauté jamais suscitée pour l’humanité » signifie : la meilleure communauté pour les gens, car vous les amenez, même avec des chaînes autour du cou, jusqu’à ce qu’ils embrassent l’islam

N° 4557

حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ قَالَ عَمْرٌو سَمِعْتُ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّه ِ ـ رضى الله عنهما ـ يَقُولُ فِينَا نَزَلَتْ ‏{‏إِذْ هَمَّتْ طَائِفَتَانِ مِنْكُمْ أَنْ تَفْشَلاَ وَاللَّهُ وَلِيُّهُمَا‏}‏ قَالَ نَحْنُ الطَّائِفَتَانِ بَنُو حَارِثَةَ وَبَنُو سَلِمَةَ، وَمَا نُحِبُّ ـ وَقَالَ سُفْيَانُ مَرَّةً وَمَا يَسُرُّنِي ـ أَنَّهَا لَمْ تُنْزَلْ لِقَوْلِ اللَّهِ ‏{‏وَاللَّهُ وَلِيُّهُمَا‏}‏

Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le verset : « Lorsque deux groupes parmi vous étaient sur le point de perdre courage, mais Allah fut leur Protecteur » (3.122) a été révélé à notre sujet, et nous étions ces deux groupes, c’est-à-dire Banu Haritha et Banu Salama. Nous ne souhaitons pas que ce verset n’ait pas été révélé, ou je n’aurais pas été satisfait s’il ne l’avait pas été, car Allah dit : « …Allah fut leur Protecteur. »

N° 4558

حَدَّثَنَا حِبَّانُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمٌ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا رَفَعَ رَأْسَهُ مِنَ الرُّكُوعِ فِي الرَّكْعَةِ الآخِرَةِ مِنَ الْفَجْرِ يَقُولُ ‏"‏ اللَّهُمَّ الْعَنْ فُلاَنًا وَفُلاَنًا وَفُلاَنًا ‏"‏‏.‏ بَعْدَ مَا يَقُولُ ‏"‏ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ رَبَّنَا وَلَكَ الْحَمْدُ ‏"‏‏.‏ فَأَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ‏}‏ إِلَى قَوْلِهِ ‏{‏فَإِنَّهُمْ ظَالِمُونَ‏}‏‏.‏ رَوَاهُ إِسْحَاقُ بْنُ رَاشِدٍ عَنِ الزُّهْرِيِّ‏.‏

Rapporté par le père de Salim : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ), en relevant la tête de l’inclinaison lors de la dernière rak`a de la prière du Fajr, dire : « Ô Allah, maudis untel, untel et untel », après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, ô notre Seigneur, à Toi la louange. » Alors Allah a révélé : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider ; en vérité, ce sont eux les injustes. »

N° 4559

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَأَبِي، سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَدْعُوَ عَلَى أَحَدٍ أَوْ يَدْعُوَ لأَحَدٍ قَنَتَ بَعْدَ الرُّكُوعِ، فَرُبَّمَا قَالَ إِذَا قَالَ ‏"‏ سَمِعَ اللَّهُ لِمَنْ حَمِدَهُ، اللَّهُمَّ رَبَّنَا لَكَ الْحَمْدُ، اللَّهُمَّ أَنْجِ الْوَلِيدَ بْنَ الْوَلِيدِ، وَسَلَمَةَ بْنَ هِشَامٍ، وَعَيَّاشَ بْنَ أَبِي رَبِيعَةَ، اللَّهُمَّ اشْدُدْ وَطْأَتَكَ عَلَى مُضَرَ وَاجْعَلْهَا سِنِينَ كَسِنِي يُوسُفَ ‏"‏‏.‏ يَجْهَرُ بِذَلِكَ وَكَانَ يَقُولُ فِي بَعْضِ صَلاَتِهِ فِي صَلاَةِ الْفَجْرِ ‏"‏ اللَّهُمَّ الْعَنْ فُلاَنًا وَفُلاَنًا ‏"‏‏.‏ لأَحْيَاءٍ مِنَ الْعَرَبِ، حَتَّى أَنْزَلَ اللَّهُ ‏{‏لَيْسَ لَكَ مِنَ الأَمْرِ شَىْءٌ‏}‏ الآيَةَ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Chaque fois que le Messager d’Allah (ﷺ) voulait invoquer un mal ou un bien sur quelqu’un, il invoquait Allah après l’inclinaison (dans la prière). Parfois, après avoir dit : « Allah entend celui qui Le loue, à Toi la louange, ô notre Seigneur », il disait : « Ô Allah, sauve Al-Walid bin Al-Walid, Salama bin Hisham et `Aiyash bin Abu Rabi`a. Ô Allah, inflige un châtiment sévère à la tribu de Mudar et frappe-les d’années de famine comme celles de Joseph. » Le Prophète (ﷺ) disait cela à haute voix, et il disait aussi dans certaines de ses prières du Fajr : « Ô Allah, maudis untel et untel », en nommant certaines tribus arabes, jusqu’à ce qu’Allah révèle : « Ce n’est pas à toi (Ô Muhammad), mais à Allah, de décider. »

N° 4560

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ خَالِدٍ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا أَبُو إِسْحَاقَ، قَالَ سَمِعْتُ الْبَرَاءَ بْنَ عَازِبٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عَلَى الرَّجَّالَةِ يَوْمَ أُحُدٍ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ جُبَيْرٍ، وَأَقْبَلُوا مُنْهَزِمِينَ، فَذَاكَ إِذْ يَدْعُوهُمُ الرَّسُولُ فِي أُخْرَاهُمْ، وَلَمْ يَبْقَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم غَيْرُ اثْنَىْ عَشَرَ رَجُلاً‏.‏

Rapporté par Al-Bara bin Azib : Le Prophète (ﷺ) nomma `Abdullah bin Jubair comme chef de l’infanterie lors de la bataille d’Uhud. Ils revinrent vaincus, et c’est ce que signifie : « Et le Messager les appelait à l’arrière. Il ne resta auprès du Prophète (ﷺ) que douze hommes. »

N° 4561

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَبُو يَعْقُوبَ، حَدَّثَنَا حُسَيْنُ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ قَتَادَةَ، حَدَّثَنَا أَنَسٌ، أَنَّ أَبَا طَلْحَةَ، قَالَ غَشِيَنَا النُّعَاسُ وَنَحْنُ فِي مَصَافِّنَا يَوْمَ أُحُدٍ ـ قَالَ ـ فَجَعَلَ سَيْفِي يَسْقُطُ مِنْ يَدِي وَآخُذُهُ، وَيَسْقُطُ وَآخُذُهُ‏.‏

Rapporté par Abu Talha : Pendant la bataille d’Uhud, le sommeil nous a gagnés alors que nous étions en première ligne. Mon épée tombait de ma main, je la ramassais, puis elle retombait et je la ramassais encore

N° 4562

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ ـ أُرَاهُ قَالَ ـ حَدَّثَنَا أَبُو بَكْرٍ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، ‏{‏حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ‏}‏ قَالَهَا إِبْرَاهِيمُ عَلَيْهِ السَّلاَمُ حِينَ أُلْقِيَ فِي النَّارِ، وَقَالَهَا مُحَمَّدٌ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالُوا ‏{‏إِنَّ النَّاسَ قَدْ جَمَعُوا لَكُمْ فَاخْشَوْهُمْ فَزَادَهُمْ إِيمَانًا وَقَالُوا حَسْبُنَا اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ‏}‏

Rapporté par Ibn `Abbas : « Allah nous suffit et Il est le meilleur garant » a été prononcé par Abraham lorsqu’il fut jeté dans le feu ; et cela a aussi été dit par Muhammad lorsque les hypocrites ont dit : « Une grande armée se rassemble contre vous, alors craignez-les », mais cela n’a fait qu’augmenter leur foi et ils ont dit : « Allah nous suffit, et Il est le meilleur garant pour nous. »

N° 4563

حَدَّثَنَا مَالِكُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا إِسْرَائِيلُ، عَنْ أَبِي حَصِينٍ، عَنْ أَبِي الضُّحَى، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ كَانَ آخِرَ قَوْلِ إِبْرَاهِيمَ حِينَ أُلْقِيَ فِي النَّارِ حَسْبِيَ اللَّهُ وَنِعْمَ الْوَكِيلُ‏.‏

Rapporté par Ibn `Abbas : La dernière parole d’Abraham lorsqu’il fut jeté dans le feu fut : « Allah nous suffit et Il est le meilleur garant pour nous. »

N° 4564

حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُنِيرٍ، سَمِعَ أَبَا النَّضْرِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّحْمَنِ ـ هُوَ ابْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ ـ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنْ آتَاهُ اللَّهُ مَالاً فَلَمْ يُؤَدِّ زَكَاتَهُ، مُثِّلَ لَهُ مَالُهُ شُجَاعًا أَقْرَعَ، لَهُ زَبِيبَتَانِ يُطَوَّقُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، يَأْخُذُ بِلِهْزِمَتَيْهِ ـ يَعْنِي بِشِدْقَيْهِ ـ يَقُولُ أَنَا مَالُكَ أَنَا كَنْزُكَ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ تَلاَ هَذِهِ الآيَةَ ‏{‏وَلاَ يَحْسِبَنَّ الَّذِينَ يَبْخَلُونَ بِمَا آتَاهُمُ اللَّهُ مِنْ فَضْلِهِ‏}‏ إِلَى آخِرِ الآيَةِ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui à qui Allah a donné des richesses mais qui ne paie pas la zakat, alors, au Jour de la Résurrection, sa richesse lui sera présentée sous la forme d’un serpent chauve et venimeux, avec deux crochets empoisonnés dans la bouche, qui s’enroulera autour de son cou, le mordra aux joues et dira : “Je suis ta richesse, je suis ton trésor.” » Puis le Prophète (ﷺ) a récité ce verset divin : « Et que ceux qui gardent jalousement ce qu’Allah leur a donné de Sa grâce… »

N° 4565

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ بْنُ الزُّبَيْرِ، أَنَّ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَكِبَ عَلَى حِمَارٍ عَلَى قَطِيفَةٍ فَدَكِيَّةٍ، وَأَرْدَفَ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ وَرَاءَهُ، يَعُودُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ فِي بَنِي الْحَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ قَبْلَ وَقْعَةِ بَدْرٍ ـ قَالَ ـ حَتَّى مَرَّ بِمَجْلِسٍ فِيهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ، ابْنُ سَلُولَ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ فَإِذَا فِي الْمَجْلِسِ أَخْلاَطٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ وَالْيَهُودِ وَالْمُسْلِمِينَ، وَفِي الْمَجْلِسِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ، فَلَمَّا غَشِيَتِ الْمَجْلِسَ عَجَاجَةُ الدَّابَّةِ خَمَّرَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ أَنْفَهُ بِرِدَائِهِ، ثُمَّ قَالَ لاَ تُغَبِّرُوا عَلَيْنَا‏.‏ فَسَلَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِمْ ثُمَّ وَقَفَ فَنَزَلَ فَدَعَاهُمْ إِلَى اللَّهِ، وَقَرَأَ عَلَيْهِمُ الْقُرْآنَ، فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ أَيُّهَا الْمَرْءُ، إِنَّهُ لاَ أَحْسَنَ مِمَّا تَقُولُ، إِنْ كَانَ حَقًّا، فَلاَ تُؤْذِينَا بِهِ فِي مَجْلِسِنَا، ارْجِعْ إِلَى رَحْلِكَ، فَمَنْ جَاءَكَ فَاقْصُصْ عَلَيْهِ‏.‏ فَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ، فَاغْشَنَا بِهِ فِي مَجَالِسِنَا، فَإِنَّا نُحِبُّ ذَلِكَ‏.‏ فَاسْتَبَّ الْمُسْلِمُونَ وَالْمُشْرِكُونَ وَالْيَهُودُ حَتَّى كَادُوا يَتَثَاوَرُونَ، فَلَمْ يَزَلِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُخَفِّضُهُمْ حَتَّى سَكَنُوا، ثُمَّ رَكِبَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم دَابَّتَهُ فَسَارَ حَتَّى دَخَلَ عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ يَا سَعْدُ أَلَمْ تَسْمَعْ مَا قَالَ أَبُو حُبَابٍ ‏"‏‏.‏ يُرِيدُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ‏"‏ قَالَ كَذَا وَكَذَا ‏"‏‏.‏ قَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، اعْفُ عَنْهُ وَاصْفَحْ عَنْهُ، فَوَالَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ، لَقَدْ جَاءَ اللَّهُ بِالْحَقِّ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ، لَقَدِ اصْطَلَحَ أَهْلُ هَذِهِ الْبُحَيْرَةِ عَلَى أَنْ يُتَوِّجُوهُ فَيُعَصِّبُونَهُ بِالْعِصَابَةِ، فَلَمَّا أَبَى اللَّهُ ذَلِكَ بِالْحَقِّ الَّذِي أَعْطَاكَ اللَّهُ شَرِقَ بِذَلِكَ، فَذَلِكَ فَعَلَ بِهِ ما رَأَيْتَ‏.‏ فَعَفَا عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ يَعْفُونَ عَنِ الْمُشْرِكِينَ وَأَهْلِ الْكِتَابِ كَمَا أَمَرَهُمُ اللَّهُ، وَيَصْبِرُونَ عَلَى الأَذَى قَالَ اللَّهُ عَزَّ وَجَلَّ ‏{‏وَلَتَسْمَعُنَّ مِنَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ مِنْ قَبْلِكُمْ وَمِنَ الَّذِينَ أَشْرَكُوا أَذًى كَثِيرًا ‏}‏ الآيَةَ، وَقَالَ اللَّهُ ‏{‏وَدَّ كَثِيرٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ لَوْ يَرُدُّونَكُمْ مِنْ بَعْدِ إِيمَانِكُمْ كُفَّارًا حَسَدًا مِنْ عِنْدِ أَنْفُسِهِمْ‏}‏ إِلَى آخِرِ الآيَةِ، وَكَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتَأَوَّلُ الْعَفْوَ مَا أَمَرَهُ اللَّهُ بِهِ، حَتَّى أَذِنَ اللَّهُ فِيهِمْ، فَلَمَّا غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدْرًا، فَقَتَلَ اللَّهُ بِهِ صَنَادِيدَ كُفَّارِ قُرَيْشٍ قَالَ ابْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، وَمَنْ مَعَهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ، وَعَبَدَةِ الأَوْثَانِ هَذَا أَمْرٌ قَدْ تَوَجَّهَ‏.‏ فَبَايَعُوا الرَّسُولَ صلى الله عليه وسلم عَلَى الإِسْلاَمِ فَأَسْلَمُوا‏.‏

Rapporté par Usama bin Zaid : Le Messager d’Allah (ﷺ) monta un âne recouvert d’un tissu épais fabriqué à Fadak, et je montais derrière lui. Il allait rendre visite à Sa`d bin Ubada chez Banu Al-Harith bin Al-Khazraj ; cela eut lieu avant la bataille de Badr. Le Prophète (ﷺ) passa devant une assemblée où se trouvait `Abdullah bin Ubai bin Salul, avant que ce dernier n’embrasse l’islam. Dans ce groupe, il y avait des gens de différentes religions : des musulmans, des païens, des idolâtres et des juifs, et `Abdullah bin Rawaha était aussi présent. Quand la poussière soulevée par l’âne atteignit le groupe, `Abdullah bin Ubai se couvrit le nez avec son vêtement et dit : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Messager d’Allah (ﷺ) les salua, s’arrêta, descendit et les invita à Allah (c’est-à-dire à l’islam) et leur récita le Coran. `Abdullah bin Ubai bin Salul dit alors : « Ô homme ! Ce que tu dis est bien, mais si c’est la vérité, ne viens pas nous déranger dans nos assemblées. Retourne à ta monture (ou chez toi) et si quelqu’un vient à toi, raconte-lui ce que tu veux. » `Abdullah bin Rawaha répondit : « Oui, ô Messager d’Allah ! Apporte-nous ce que tu veux dire ici-même, car nous aimons cela. » Alors les musulmans, les païens et les juifs commencèrent à se disputer jusqu’à être sur le point de se battre. Le Prophète (ﷺ) calma tout le monde jusqu’à ce qu’ils se taisent, puis il remonta sur sa monture et partit jusqu’à entrer chez Sa`d bin Ubada. Le Prophète (ﷺ) dit à Sa`d : « N’as-tu pas entendu ce qu’a dit ‘Abu Hub-b’ ? » Il parlait de `Abdullah bin Ubai. « Il a dit ceci et cela. » Sa`d bin Ubada répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ), excuse-le et pardonne-lui, car par Celui qui t’a révélé le Livre, Allah a fait descendre la vérité à un moment où les habitants de cette ville (Médine) avaient décidé de le couronner et de lui mettre un turban sur la tête (pour le nommer chef). Mais quand Allah a contrecarré ce projet par la vérité qu’Il t’a donnée, il (c’est-à-dire `Abdullah bin Ubai) a été envahi par la jalousie, et c’est ce qui l’a poussé à agir ainsi. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui pardonna donc, car lui et ses compagnons avaient l’habitude de pardonner aux païens et aux gens du Livre, comme Allah leur avait ordonné, et ils supportaient leurs méfaits avec patience. Allah dit : « Vous entendrez sûrement beaucoup de choses pénibles de la part de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous et des païens… » (3.186) Et Allah dit aussi : « Beaucoup de gens de l’Écriture aimeraient vous faire redevenir mécréants après que vous ayez cru, par pure jalousie… » (2.109) Le Prophète (ﷺ) s’en tenait donc au pardon tant qu’Allah le lui ordonnait, jusqu’à ce qu’Allah permette de combattre. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) livra la bataille de Badr et qu’Allah fit tuer les notables des Quraysh mécréants par son intermédiaire, Ibn Ubai bin Salul et les païens et idolâtres qui étaient avec lui dirent : « Cette affaire (l’islam) a triomphé. » Ils prêtèrent alors allégeance au Messager d’Allah (ﷺ) et devinrent musulmans

N° 4566

حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، أَخْبَرَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ حَدَّثَنِي زَيْدُ بْنُ أَسْلَمَ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رِجَالاً مِنَ الْمُنَافِقِينَ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ إِذَا خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِلَى الْغَزْوِ تَخَلَّفُوا عَنْهُ، وَفَرِحُوا بِمَقْعَدِهِمْ خِلاَفَ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَإِذَا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم اعْتَذَرُوا إِلَيْهِ وَحَلَفُوا، وَأَحَبُّوا أَنْ يُحْمَدُوا بِمَا لَمْ يَفْعَلُوا، فَنَزَلَتْ ‏{‏لاَ يَحْسِبَنَّ الَّذِينَ يَفْرَحُونَ‏}‏ الآيَةَ‏.‏

Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Du vivant du Messager d’Allah (ﷺ), certains hommes parmi les hypocrites restaient derrière lui (c’est-à-dire ne l’accompagnaient pas) lorsqu’il partait pour une expédition, et ils étaient contents de rester à la maison. Quand le Messager d’Allah (ﷺ) revenait de la bataille, ils présentaient de fausses excuses et juraient, espérant être félicités pour ce qu’ils n’avaient pas fait. C’est alors que fut révélé : « Ne pense pas que ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait… »

N° 4567

حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مُوسَى، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، أَنَّ ابْنَ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَهُمْ عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، أَنَّ عَلْقَمَةَ بْنَ وَقَّاصٍ، أَخْبَرَهُ أَنَّ مَرْوَانَ قَالَ لِبَوَّابِهِ اذْهَبْ يَا رَافِعُ إِلَى ابْنِ عَبَّاسٍ فَقُلْ لَئِنْ كَانَ كُلُّ امْرِئٍ فَرِحَ بِمَا أُوتِيَ، وَأَحَبَّ أَنْ يُحْمَدَ بِمَا لَمْ يَفْعَلْ، مُعَذَّبًا، لَنُعَذَّبَنَّ أَجْمَعُونَ‏.‏ فَقَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ وَمَا لَكُمْ وَلِهَذِهِ إِنَّمَا دَعَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَهُودَ فَسَأَلَهُمْ عَنْ شَىْءٍ، فَكَتَمُوهُ إِيَّاهُ، وَأَخْبَرُوهُ بِغَيْرِهِ، فَأَرَوْهُ أَنْ قَدِ اسْتَحْمَدُوا إِلَيْهِ بِمَا أَخْبَرُوهُ عَنْهُ فِيمَا سَأَلَهُمْ، وَفَرِحُوا بِمَا أُوتُوا مِنْ كِتْمَانِهِمْ، ثُمَّ قَرَأَ ابْنُ عَبَّاسٍ ‏{‏وَإِذْ أَخَذَ اللَّهُ مِيثَاقَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ‏}‏ كَذَلِكَ حَتَّى قَوْلِهِ ‏{‏يَفْرَحُونَ بِمَا أَتَوْا وَيُحِبُّونَ أَنْ يُحْمَدُوا بِمَا لَمْ يَفْعَلُوا‏}‏‏.‏ تَابَعَهُ عَبْدُ الرَّزَّاقِ عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ‏.‏ حَدَّثَنَا ابْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا الْحَجَّاجُ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ عَوْفٍ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّ مَرْوَانَ بِهَذَا‏.‏

Rapporté par Alqama bin Waqqas : Marwan dit à son portier : « Va voir Ibn `Abbas, ô Rafi`, et dis-lui : ‘Si tous ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait devaient être punis, alors nous serions tous punis.’ » Ibn `Abbas répondit : « Quel rapport as-tu avec cette affaire ? Cela concerne seulement le fait que le Prophète (ﷺ) a appelé les Juifs et leur a posé une question ; ils ont caché la vérité, ont répondu autre chose et ont fait croire qu’ils méritaient des éloges pour avoir donné la réponse, et ils se sont réjouis de ce qu’ils avaient caché. » Puis Ibn `Abbas récita : « (Et rappelle-toi) quand Allah prit un engagement de ceux à qui l’Écriture fut donnée… et ceux qui se réjouissent de ce qu’ils ont fait et aiment être loués pour ce qu’ils n’ont pas fait. » (3.187-188) Humaid bin `Abdur-Rahman bin `Auf a rapporté que Marwan lui avait raconté ce récit

N° 4568