Sahih al Bukhari
حَدَّثَنِي الْحَسَنُ بْنُ صَبَّاحٍ، سَمِعَ الرَّبِيعَ بْنَ نَافِعٍ، حَدَّثَنَا مُعَاوِيَةُ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ يَعْلَى بْنِ حَكِيمٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ جُبَيْرٍ، أَنَّهُ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ ابْنَ عَبَّاسٍ، يَقُولُ إِذَا حَرَّمَ امْرَأَتَهُ لَيْسَ بِشَىْءٍ. وَقَالَ {لَقَدْ كَانَ لَكُمْ فِي رَسُولِ اللَّهِ أُسْوَةٌ حَسَنَةٌ}
Rapporté par Sa`id bin Jubair : Il a entendu Ibn `Abbas dire : « Si un homme rend sa femme interdite pour lui, cela ne signifie pas qu’elle est divorcée. » Il a ajouté : « En effet, dans le Messager d’Allah, vous avez un bon exemple à suivre. »
N° 5266
حَدَّثَنِي الْحَسَنُ بْنُ مُحَمَّدِ بْنِ صَبَّاحٍ، حَدَّثَنَا حَجَّاجٌ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، قَالَ زَعَمَ عَطَاءٌ أَنَّهُ سَمِعَ عُبَيْدَ بْنَ عُمَيْرٍ، يَقُولُ سَمِعْتُ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَمْكُثُ عِنْدَ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ، وَيَشْرَبُ عِنْدَهَا عَسَلاً، فَتَوَاصَيْتُ أَنَا وَحَفْصَةُ أَنَّ أَيَّتَنَا دَخَلَ عَلَيْهَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَلْتَقُلْ إِنِّي أَجِدُ مِنْكَ رِيحَ مَغَافِيرَ، أَكَلْتَ مَغَافِيرَ فَدَخَلَ عَلَى إِحْدَاهُمَا فَقَالَتْ لَهُ ذَلِكَ، فَقَالَ " لاَ بَلْ شَرِبْتُ عَسَلاً عِنْدَ زَيْنَبَ ابْنَةِ جَحْشٍ وَلَنْ أَعُودَ لَهُ ". فَنَزَلَتْ {يَا أَيُّهَا النَّبِيُّ لِمَ تُحَرِّمُ مَا أَحَلَّ اللَّهُ لَكَ} إِلَى {إِنْ تَتُوبَا إِلَى اللَّهِ} لِعَائِشَةَ وَحَفْصَةَ {وَإِذْ أَسَرَّ النَّبِيُّ إِلَى بَعْضِ أَزْوَاجِهِ} لِقَوْلِهِ " بَلْ شَرِبْتُ عَسَلاً ".
Rapporté par `Ubaid bin `Umar : J’ai entendu `Aisha dire : « Le Prophète ﷺ restait longtemps chez Zaynab bint Jahsh et buvait du miel chez elle. Alors Hafsa et moi avons décidé que si le Prophète ﷺ venait chez l’une de nous, elle lui dirait : “Je sens une odeur de Maghafir (une gomme qui sent mauvais) sur toi. As-tu mangé du Maghafir ?” » Le Prophète ﷺ est donc allé chez l’une d’elles et elle lui a dit la même chose. Le Prophète ﷺ a répondu : « Ce n’est rien, j’ai bu du miel chez Zaynab bint Jahsh, mais je n’en boirai plus jamais. » C’est alors que fut révélé : « Ô Prophète ! Pourquoi t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite... Si vous deux (épouses du Prophète) revenez à Allah dans le repentir... » (66.1-4), en s’adressant à Aisha et Hafsa. « Quand le Prophète ﷺ confia un secret à certaines de ses épouses... » (66.3), c’est-à-dire quand il a dit : « Mais j’ai bu du miel. »
N° 5267
حَدَّثَنَا فَرْوَةُ بْنُ أَبِي الْمَغْرَاءِ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُحِبُّ الْعَسَلَ وَالْحَلْوَاءَ، وَكَانَ إِذَا انْصَرَفَ مِنَ الْعَصْرِ دَخَلَ عَلَى نِسَائِهِ، فَيَدْنُو مِنْ إِحْدَاهُنَّ، فَدَخَلَ عَلَى حَفْصَةَ بِنْتِ عُمَرَ، فَاحْتَبَسَ أَكْثَرَ مَا كَانَ يَحْتَبِسُ، فَغِرْتُ فَسَأَلْتُ عَنْ ذَلِكَ فَقِيلَ لِي أَهْدَتْ لَهَا امْرَأَةٌ مِنْ قَوْمِهَا عُكَّةً مِنْ عَسَلٍ، فَسَقَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم مِنْهُ شَرْبَةً، فَقُلْتُ أَمَا وَاللَّهِ لَنَحْتَالَنَّ لَهُ. فَقُلْتُ لِسَوْدَةَ بِنْتِ زَمْعَةَ إِنَّهُ سَيَدْنُو مِنْكِ، فَإِذَا دَنَا مِنْكِ فَقُولِي أَكَلْتَ مَغَافِيرَ فَإِنَّهُ سَيَقُولُ لَكِ لاَ. فَقُولِي لَهُ مَا هَذِهِ الرِّيحُ الَّتِي أَجِدُ مِنْكَ فَإِنَّهُ سَيَقُولُ لَكِ سَقَتْنِي حَفْصَةُ شَرْبَةَ عَسَلٍ فَقُولِي لَهُ جَرَسَتْ نَحْلُهُ الْعُرْفُطَ. وَسَأَقُولُ ذَلِكَ، وَقُولِي أَنْتِ يَا صَفِيَّةُ ذَاكِ. قَالَتْ تَقُولُ سَوْدَةُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ قَامَ عَلَى الْبَابِ، فَأَرَدْتُ أَنْ أُبَادِيَهُ بِمَا أَمَرْتِنِي بِهِ فَرَقًا مِنْكِ، فَلَمَّا دَنَا مِنْهَا قَالَتْ لَهُ سَوْدَةُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَكَلْتَ مَغَافِيرَ قَالَ " لاَ ". قَالَتْ فَمَا هَذِهِ الرِّيحُ الَّتِي أَجِدُ مِنْكَ. قَالَ " سَقَتْنِي حَفْصَةُ شَرْبَةَ عَسَلٍ ". فَقَالَتْ جَرَسَتْ نَحْلُهُ الْعُرْفُطَ فَلَمَّا دَارَ إِلَىَّ قُلْتُ لَهُ نَحْوَ ذَلِكَ، فَلَمَّا دَارَ إِلَى صَفِيَّةَ قَالَتْ لَهُ مِثْلَ ذَلِكَ فَلَمَّا دَارَ إِلَى حَفْصَةَ قَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلاَ أَسْقِيكَ مِنْهُ. قَالَ " لاَ حَاجَةَ لِي فِيهِ ". قَالَتْ تَقُولُ سَوْدَةُ وَاللَّهِ لَقَدْ حَرَمْنَاهُ. قُلْتُ لَهَا اسْكُتِي.
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah ﷺ aimait le miel et les choses sucrées, et après la prière de l’Asr, il avait l’habitude de rendre visite à ses épouses et de rester un moment avec l’une d’elles. Un jour, il est allé chez Hafsa, la fille de `Umar, et il est resté avec elle plus longtemps que d’habitude. J’ai eu de la jalousie et j’ai demandé pourquoi. On m’a dit qu’une femme de sa famille lui avait offert une outre remplie de miel et qu’elle en avait fait un sirop qu’elle avait donné au Prophète ﷺ à boire, ce qui expliquait le retard. J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour (pour l’en empêcher). » J’ai donc dit à Sa`da bint Zam`a : « Le Prophète ﷺ va venir te voir, et quand il s’approchera, dis-lui : “As-tu pris du Maghafir (une gomme qui sent mauvais) ?” Il dira : “Non.” Ensuite, demande-lui : “Alors, quelle est cette mauvaise odeur que je sens sur toi ?” Il te répondra : “Hafsa m’a fait boire du sirop de miel.” Dis-lui alors : “Peut-être que les abeilles de ce miel ont but le jus de l’arbre Al-`Urfut.” Je dirai la même chose. Toi aussi, Safiyya, dis la même chose. » Plus tard, Sa`da a dit : « Par Allah, dès qu’il (le Prophète ﷺ) s’est approché de la porte, j’étais sur le point de lui dire ce que tu m’avais demandé, car j’avais peur de toi. » Quand le Prophète ﷺ est arrivé près de Sa`da, elle lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! As-tu pris du Maghafir ? » Il a répondu : « Non. » Elle a dit : « Alors, quelle est cette mauvaise odeur que je sens sur toi ? » Il a dit : « Hafsa m’a fait boire du sirop de miel. » Elle a répondu : « Peut-être que ses abeilles ont but le jus de l’arbre Al-`Urfut. » Quand il est venu me voir, j’ai dit la même chose, et quand il est allé chez Safiyya, elle a aussi répété la même chose. Et quand le Prophète ﷺ est retourné chez Hafsa, elle lui a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Veux-tu que je t’en donne encore ? » Il a répondu : « Je n’en ai pas besoin. » Sa`da a dit : « Par Allah, nous l’en avons privé. » Je lui ai dit : « Tais-toi. »
N° 5268
حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، عَنْ زُرَارَةَ بْنِ أَوْفَى، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِنَّ اللَّهَ تَجَاوَزَ عَنْ أُمَّتِي مَا حَدَّثَتْ بِهِ أَنْفُسَهَا، مَا لَمْ تَعْمَلْ أَوْ تَتَكَلَّمْ ". قَالَ قَتَادَةُ إِذَا طَلَّقَ فِي نَفْسِهِ فَلَيْسَ بِشَىْءٍ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète ﷺ a dit : « Allah a pardonné à ma communauté les mauvaises pensées qui leur viennent à l’esprit, tant qu’elles ne sont ni mises en pratique ni prononcées. » Et Qatada a dit : « Si quelqu’un divorce de sa femme seulement dans sa tête, ce divorce non exprimé n’a aucun effet. »
N° 5269
حَدَّثَنَا أَصْبَغُ، أَخْبَرَنَا ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرٍ، أَنَّ رَجُلاً، مِنْ أَسْلَمَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي الْمَسْجِدِ فَقَالَ إِنَّهُ قَدْ زَنَى. فَأَعْرَضَ عَنْهُ، فَتَنَحَّى لِشِقِّهِ الَّذِي أَعْرَضَ فَشَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ، فَدَعَاهُ فَقَالَ " هَلْ بِكَ جُنُونٌ هَلْ أُحْصِنْتَ ". قَالَ نَعَمْ. فَأَمَرَ بِهِ أَنْ يُرْجَمَ بِالْمُصَلَّى، فَلَمَّا أَذْلَقَتْهُ الْحِجَارَةُ جَمَزَ حَتَّى أُدْرِكَ بِالْحَرَّةِ فَقُتِلَ.
Rapporté par Jabir : Un homme de la tribu de Bani Aslam est venu voir le Prophète ﷺ alors qu’il était à la mosquée et a dit : « J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète ﷺ a détourné son visage. L’homme s’est alors déplacé du côté où le Prophète ﷺ avait tourné la tête et a témoigné contre lui-même à quatre reprises. Le Prophète ﷺ l’a alors appelé et lui a dit : « Es-tu fou ? » (Il a ajouté) : « Es-tu marié ? » L’homme a répondu : « Oui. » Alors le Prophète ﷺ a ordonné qu’il soit lapidé à mort dans le Musalla (lieu de prière). Quand les pierres l’ont frappé et qu’il a tenté de s’enfuir, il a été rattrapé à Al-Harra et tué
N° 5270
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي أَبُو سَلَمَةَ بْنُ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، وَسَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ، قَالَ أَتَى رَجُلٌ مِنْ أَسْلَمَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَهْوَ فِي الْمَسْجِدِ فَنَادَاهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ الأَخِرَ قَدْ زَنَى ـ يَعْنِي نَفْسَهُ ـ فَأَعْرَضَ عَنْهُ فَتَنَحَّى لِشِقِّ وَجْهِهِ الَّذِي أَعْرَضَ قِبَلَهُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ الأَخِرَ قَدْ زَنَى فَأَعْرَضَ عَنْهُ فَتَنَحَّى لِشِقِّ وَجْهِهِ الَّذِي أَعْرَضَ قِبَلَهُ فَقَالَ لَهُ ذَلِكَ فَأَعْرَضَ عَنْهُ فَتَنَحَّى لَهُ الرَّابِعَةَ، فَلَمَّا شَهِدَ عَلَى نَفْسِهِ أَرْبَعَ شَهَادَاتٍ دَعَاهُ فَقَالَ " هَلْ بِكَ جُنُونٌ ". قَالَ لاَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " اذْهَبُوا بِهِ فَارْجُمُوهُ ". وَكَانَ قَدْ أُحْصِنَ. وَعَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ أَخْبَرَنِي مَنْ، سَمِعَ جَابِرَ بْنَ عَبْدِ اللَّهِ الأَنْصَارِيَّ، قَالَ كُنْتُ فِيمَنْ رَجَمَهُ فَرَجَمْنَاهُ بِالْمُصَلَّى بِالْمَدِينَةِ، فَلَمَّا أَذْلَقَتْهُ الْحِجَارَةُ جَمَزَ حَتَّى أَدْرَكْنَاهُ بِالْحَرَّةِ، فَرَجَمْنَاهُ حَتَّى مَاتَ.
Rapporté par Abu Huraira : Un homme de Bani Aslam est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) alors qu’il était dans la mosquée et l’a appelé en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a alors détourné son visage de lui, mais l’homme s’est déplacé du côté vers lequel le Prophète (ﷺ) avait tourné son visage et a répété : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! J’ai commis un acte sexuel interdit. » Le Prophète (ﷺ) a de nouveau détourné son visage, et l’homme s’est encore déplacé du côté vers lequel le Prophète (ﷺ) avait tourné son visage, répétant la même chose. Cela s’est produit quatre fois. Après que l’homme ait témoigné contre lui-même à quatre reprises, le Prophète (ﷺ) l’a appelé et lui a demandé : « Es-tu fou ? » Il a répondu : « Non. » Le Prophète (ﷺ) a alors dit à ses compagnons : « Allez, lapidez-le jusqu’à la mort. » Cet homme était marié. Jabir bin `Abdullah Al-Ansari a dit : « J’étais parmi ceux qui l’ont lapidé. Nous l’avons lapidé à la place de prière de l’Aïd à Médine. Quand les pierres l’ont touché, il a tenté de s’enfuir, mais nous l’avons rattrapé à Al-Harra et nous l’avons lapidé jusqu’à ce qu’il meure. »
N° 5272
حَدَّثَنَا أَزْهَرُ بْنُ جَمِيلٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَهَّابِ الثَّقَفِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ،. أَنَّ امْرَأَةَ، ثَابِتِ بْنِ قَيْسٍ أَتَتِ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ ثَابِتُ بْنُ قَيْسٍ مَا أَعْتُبُ عَلَيْهِ فِي خُلُقٍ وَلاَ دِينٍ، وَلَكِنِّي أَكْرَهُ الْكُفْرَ فِي الإِسْلاَمِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَتَرُدِّينَ عَلَيْهِ حَدِيقَتَهُ ". قَالَتْ نَعَمْ. قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " اقْبَلِ الْحَدِيقَةَ وَطَلِّقْهَا تَطْلِيقَةً ". قَالَ أَبُو عَبْد اللَّهِ لَا يُتَابَعُ فِيهِ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais, en tant que musulmane, je n’aimerais pas agir de façon contraire à l’islam si je reste avec lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu rendre le jardin que ton mari t’a donné comme dot ? » Elle a répondu : « Oui. » Puis le Prophète (ﷺ) a dit à Thabit : « Ô Thabit ! Accepte ton jardin et divorce-la d’un seul divorce. »
N° 5273
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ الْوَاسِطِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ خَالِدٍ الْحَذَّاءِ، عَنْ عِكْرِمَةَ، أَنَّ أُخْتَ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أُبَىٍّ، بِهَذَا، وَقَالَ " تَرُدِّينَ حَدِيقَتَهُ ". قَالَتْ نَعَمْ. فَرَدَّتْهَا وَأَمَرَهُ يُطَلِّقْهَا. وَقَالَ إِبْرَاهِيمُ بْنُ طَهْمَانَ عَنْ خَالِدٍ عَنْ عِكْرِمَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَطَلِّقْهَا.
Rapporté par `Ikrima : La sœur de `Abdullah bin Ubai a raconté le même récit (197) en ajoutant que le Prophète (ﷺ) a dit à l’épouse de Thabit : « Vas-tu rendre son jardin ? » Elle a répondu : « Oui », et elle l’a rendu, puis le Prophète a ordonné à Thabit de divorcer d’elle
N° 5274
وَعَنِ ابْنِ أَبِي تَمِيمَةَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّهُ قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةُ ثَابِتِ بْنِ قَيْسٍ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي لاَ أَعْتُبُ عَلَى ثَابِتٍ فِي دِينٍ وَلاَ خُلُقٍ، وَلَكِنِّي لاَ أُطِيقُهُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَتَرُدِّينَ عَلَيْهِ حَدِيقَتَهُ ". قَالَتْ نَعَمْ.
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais est venue voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais je ne peux pas supporter de vivre avec lui. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu lui rendre son jardin ? » Elle a répondu : « Oui. »
N° 5275
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْمُبَارَكِ الْمُخَرِّمِيُّ، حَدَّثَنَا قُرَادٌ أَبُو نُوحٍ، حَدَّثَنَا جَرِيرُ بْنُ حَازِمٍ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، رضى الله عنهما قَالَ جَاءَتِ امْرَأَةُ ثَابِتِ بْنِ قَيْسِ بْنِ شَمَّاسٍ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَنْقِمُ عَلَى ثَابِتٍ فِي دِينٍ وَلاَ خُلُقٍ، إِلاَّ أَنِّي أَخَافُ الْكُفْرَ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَتَرُدِّينَ عَلَيْهِ حَدِيقَتَهُ ". فَقَالَتْ نَعَمْ. فَرَدَّتْ عَلَيْهِ، وَأَمَرَهُ فَفَارَقَهَا.
Rapporté par Ibn `Abbas : L’épouse de Thabit bin Qais bin Shammas est venue voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je ne reproche rien à Thabit concernant son caractère ou sa religion, mais j’ai peur, en tant que musulmane, de devenir ingrate envers les bienfaits d’Allah. » Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a alors dit : « Vas-tu lui rendre son jardin ? » Elle a répondu : « Oui. » Elle lui a donc rendu son jardin et le Prophète (ﷺ) a demandé à Thabit de divorcer d’elle
N° 5276
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ أَيُّوبَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، أَنَّ جَمِيلَةَ، فَذَكَرَ الْحَدِيثَ.
Rapporté par `Ikrima : que Jamila... Puis il a raconté tout le hadith (c'est-à-dire)
N° 5277
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنِ الْمِسْوَرِ بْنِ مَخْرَمَةَ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " إِنَّ بَنِي الْمُغِيرَةِ اسْتَأْذَنُوا فِي أَنْ يَنْكِحَ عَلِيٌّ ابْنَتَهُمْ، فَلاَ آذَنُ ".
Rapporté par Al-Miswar bin Makhrama Az-Zuhri : J'ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Les Banu Al-Mughira m'ont demandé la permission pour qu'`Ali épouse leur fille, mais je ne donne pas cette permission. »
N° 5278
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ رَبِيعَةَ بْنِ أَبِي عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنِ الْقَاسِمِ بْنِ مُحَمَّدٍ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ زَوْجِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ كَانَ فِي بَرِيرَةَ ثَلاَثُ سُنَنٍ، إِحْدَى السُّنَنِ أَنَّهَا أُعْتِقَتْ، فَخُيِّرَتْ فِي زَوْجِهَا. وَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْوَلاَءُ لِمَنْ أَعْتَقَ ". وَدَخَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالْبُرْمَةُ تَفُورُ بِلَحْمٍ، فَقُرِّبَ إِلَيْهِ خُبْزٌ وَأُدْمٌ مِنْ أُدْمِ الْبَيْتِ فَقَالَ " أَلَمْ أَرَ الْبُرْمَةَ فِيهَا لَحْمٌ ". قَالُوا بَلَى، وَلَكِنْ ذَلِكَ لَحْمٌ تُصُدِّقَ بِهِ عَلَى بَرِيرَةَ، وَأَنْتَ لاَ تَأْكُلُ الصَّدَقَةَ. قَالَ " عَلَيْهَا صَدَقَةٌ، وَلَنَا هَدِيَّةٌ ".
Rapporté par `Aisha (l'épouse du Prophète) : Trois règles ont été établies à propos de situations dans lesquelles Barra était concernée : Quand elle a été affranchie, on lui a donné le choix de rester avec son mari ou de le quitter ; le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Le droit d'alliance appartient à celui qui affranchit. » Un jour, le Messager d'Allah (ﷺ) est entré dans la maison alors qu'on faisait cuire de la viande dans une marmite, mais on n'a servi devant lui que du pain et un peu de bouillon de la maison. Il a dit : « Ne vois-je pas la marmite avec de la viande ? » Ils ont répondu : « Oui, mais cette viande a été donnée à Barira en aumône (par quelqu'un), et tu ne manges pas ce qui est donné en aumône. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Cette viande est une aumône pour elle, mais pour nous c'est un cadeau. »
N° 5279
حَدَّثَنَا أَبُو الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، وَهَمَّامٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ رَأَيْتُهُ عَبْدًا يَعْنِي زَوْجَ بَرِيرَةَ.
Rapporté par Ibn `Abbas : Je l'ai vu alors qu'il était esclave, (c'est-à-dire le mari de Barira)
N° 5280
حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى بْنُ حَمَّادٍ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ ذَاكَ مُغِيثٌ عَبْدُ بَنِي فُلاَنٍ ـ يَعْنِي زَوْجَ بَرِيرَةَ ـ كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَيْهِ يَتْبَعُهَا فِي سِكَكِ الْمَدِينَةِ، يَبْكِي عَلَيْهَا.
Rapporté par Ibn `Abbas : C'était Mughith, l'esclave de telle famille, c'est-à-dire le mari de Barira. C'est comme si je le voyais maintenant la suivre (Barira) dans les rues de Médine
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