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Sahih al Bukhari

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حَدَّثَنَا حَجَّاجُ بْنُ مِنْهَالٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ أَخْبَرَنِي عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ مَيْسَرَةَ، قَالَ سَمِعْتُ زَيْدَ بْنَ وَهْبٍ، عَنْ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ آتَى إِلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حُلَّةً سِيَرَاءَ فَلَبِسْتُهَا، فَرَأَيْتُ الْغَضَبَ فِي وَجْهِهِ فَشَقَّقْتُهَا بَيْنَ نِسَائِي‏.‏

Rapporté par `Ali : Le Prophète (ﷺ) m’a offert un habit en soie et je l’ai porté, mais quand j’ai vu qu’il était en colère, je l’ai découpé et je l’ai distribué à mes femmes

N° 5366

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ هَلَكَ أَبِي وَتَرَكَ سَبْعَ بَنَاتٍ أَوْ تِسْعَ بَنَاتٍ فَتَزَوَّجْتُ امْرَأَةً ثَيِّبًا فَقَالَ لِي رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ تَزَوَّجْتَ يَا جَابِرُ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ نَعَمْ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ بِكْرًا أَمْ ثَيِّبًا ‏"‏‏.‏ قُلْتُ بَلْ ثَيِّبًا‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَهَلاَّ جَارِيَةً تُلاَعِبُهَا وَتُلاَعِبُكَ، وَتُضَاحِكُهَا وَتُضَاحِكُكَ ‏"‏‏.‏ قَالَ فَقُلْتُ لَهُ إِنَّ عَبْدَ اللَّهِ هَلَكَ وَتَرَكَ بَنَاتٍ، وَإِنِّي كَرِهْتُ أَنْ أَجِيئَهُنَّ بِمِثْلِهِنَّ، فَتَزَوَّجْتُ امْرَأَةً تَقُومُ عَلَيْهِنَّ وَتُصْلِحُهُنَّ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ بَارَكَ اللَّهُ لَكَ ‏"‏‏.‏ أَوْ قَالَ خَيْرًا‏.‏

Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Mon père est décédé en laissant sept ou neuf filles, et j’ai épousé une femme déjà mariée auparavant. Le Messager d’Allah (ﷺ) m’a dit : « Ô Jabir ! Tu t’es marié ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a demandé : « Avec une jeune fille ou une femme déjà mariée ? » J’ai répondu : « Une femme déjà mariée. » Il a dit : « Pourquoi pas une jeune fille, pour que tu puisses jouer avec elle et qu’elle joue avec toi, et que vous vous amusiez ensemble ? » J’ai expliqué : « `Abdullah (mon père) est mort en laissant des filles, et je ne voulais pas épouser une jeune fille comme elles, alors j’ai choisi une femme déjà mariée pour qu’elle puisse s’occuper d’elles. » À cela, il a dit : « Qu’Allah te bénisse, » ou : « C’est bien. »

N° 5367

حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ أَتَى النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم رَجُلٌ فَقَالَ هَلَكْتُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ وَلِمَ ‏"‏‏.‏ قَالَ وَقَعْتُ عَلَى أَهْلِي فِي رَمَضَانَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَأَعْتِقْ رَقَبَةً ‏"‏‏.‏ قَالَ لَيْسَ عِنْدِي‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَصُمْ شَهْرَيْنِ مُتَتَابِعَيْنِ ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ أَسْتَطِيعُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ فَأَطْعِمْ سِتِّينَ مِسْكِينًا ‏"‏‏.‏ قَالَ لاَ أَجِدُ‏.‏ فَأُتِيَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِعَرَقٍ فِيهِ تَمْرٌ فَقَالَ ‏"‏ أَيْنَ السَّائِلُ ‏"‏‏.‏ قَالَ هَا أَنَا ذَا‏.‏ قَالَ ‏"‏ تَصَدَّقْ بِهَذَا ‏"‏‏.‏ قَالَ عَلَى أَحْوَجَ مِنَّا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَوَالَّذِي بَعَثَكَ بِالْحَقِّ مَا بَيْنَ لاَبَتَيْهَا أَهْلُ بَيْتٍ أَحْوَجُ مِنَّا فَضَحِكَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم حَتَّى بَدَتْ أَنْيَابُهُ قَالَ ‏"‏ فَأَنْتُمْ إِذًا ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Un homme est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Je suis perdu ! » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Pourquoi ? » Il a répondu : « J’ai eu un rapport avec ma femme alors que je jeûnais (pendant le Ramadan). » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Affranchis un esclave (en expiation). » Il a répondu : « Je n’en ai pas les moyens. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors jeûne deux mois consécutifs. » Il a dit : « Je ne peux pas. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Alors nourris soixante pauvres. » Il a répondu : « Je n’ai rien pour cela. » À ce moment, un panier rempli de dattes a été apporté au Prophète (ﷺ). Il a demandé : « Où est celui qui a posé la question ? » L’homme a répondu : « Je suis là. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Donne ce panier de dattes en aumône (en expiation). » Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Dois-je le donner à des gens plus pauvres que nous ? Par Celui qui t’a envoyé avec la vérité, il n’y a pas de famille plus pauvre que la nôtre entre les deux montagnes de Médine. » Le Prophète (ﷺ) a souri jusqu’à ce que ses dents apparaissent, puis il a dit : « Alors prends-le. »

N° 5368

حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، أَخْبَرَنَا هِشَامٌ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ زَيْنَبَ ابْنَةِ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أُمِّ سَلَمَةَ، قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ لِي مِنْ أَجْرٍ فِي بَنِي أَبِي سَلَمَةَ أَنْ أُنْفِقَ عَلَيْهِمْ، وَلَسْتُ بِتَارِكَتِهِمْ هَكَذَا وَهَكَذَا، إِنَّمَا هُمْ بَنِيَّ‏.‏ قَالَ ‏ "‏ نَعَمْ لَكِ أَجْرُ مَا أَنْفَقْتِ عَلَيْهِمْ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Um Salama : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Est-ce que j’aurai une récompense (dans l’au-delà) si je dépense pour les enfants d’Abu Salama et que je ne les laisse pas dans le besoin, mais que je les traite comme mes propres enfants ? » Le Prophète a dit : « Oui, tu seras récompensée pour ce que tu dépenseras pour eux. »

N° 5369

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ هِنْدُ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ شَحِيحٌ فَهَلْ عَلَىَّ جُنَاحٌ أَنْ آخُذَ مِنْ مَالِهِ مَا يَكْفِينِي وَبَنِيَّ قَالَ ‏ "‏ خُذِي بِالْمَعْرُوفِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Aisha : Hind (bint `Utba) a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Abu Sufyan est avare. Est-ce que cela pose problème si je prends de ses biens ce qui est nécessaire pour moi et mes enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Prends selon tes besoins, de façon raisonnable. »

N° 5370

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يُؤْتَى بِالرَّجُلِ الْمُتَوَفَّى عَلَيْهِ الدَّيْنُ، فَيَسْأَلُ ‏"‏ هَلْ تَرَكَ لِدَيْنِهِ فَضْلاً ‏"‏‏.‏ فَإِنْ حُدِّثَ أَنَّهُ تَرَكَ وَفَاءً صَلَّى، وَإِلاَّ قَالَ لِلْمُسْلِمِينَ ‏"‏ صَلُّوا عَلَى صَاحِبِكُمْ ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا فَتَحَ اللَّهُ عَلَيْهِ الْفُتُوحَ قَالَ ‏"‏ أَنَا أَوْلَى بِالْمُؤْمِنِينَ مِنْ أَنْفُسِهِمْ، فَمَنْ تُوُفِّيَ مِنَ الْمُؤْمِنِينَ فَتَرَكَ دَيْنًا فَعَلَىَّ قَضَاؤُهُ، وَمَنْ تَرَكَ مَالاً فَلِوَرَثَتِهِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Quand un homme mort endetté était amené au Messager d’Allah (ﷺ), il demandait : « A-t-il laissé de quoi rembourser ses dettes ? » S’il apprenait qu’il y avait de quoi payer, le Prophète (ﷺ) faisait la prière funéraire pour lui ; sinon, il disait aux musulmans présents : « Faites la prière funéraire pour votre ami. » Mais quand Allah a accordé la victoire au Prophète (ﷺ) lors de ses expéditions, il a dit : « Je suis plus proche des croyants qu’eux-mêmes. Donc, si l’un des croyants meurt endetté, je paierai sa dette, mais s’il laisse des biens, ils iront à ses héritiers. »

N° 5371

حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ زَيْنَبَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ، أَخْبَرَتْهُ أَنَّ أُمَّ حَبِيبَةَ زَوْجَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَتْ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ انْكِحْ أُخْتِي ابْنَةَ أَبِي سُفْيَانَ‏.‏ قَالَ ‏"‏ وَتُحِبِّينَ ذَلِكَ ‏"‏‏.‏ قُلْتُ نَعَمْ لَسْتُ لَكَ بِمُخْلِيَةٍ، وَأَحَبُّ مَنْ شَارَكَنِي فِي الْخَيْرِ أُخْتِي‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ إِنَّ ذَلِكَ لاَ يَحِلُّ لِي ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَوَاللَّهِ إِنَّا نَتَحَدَّثُ أَنَّكَ تُرِيدُ أَنْ تَنْكِحَ دُرَّةَ ابْنَةَ أَبِي سَلَمَةَ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ ابْنَةَ أُمِّ سَلَمَةَ ‏"‏‏.‏ فَقُلْتُ نَعَمْ‏.‏ قَالَ ‏"‏فَوَاللَّهِ لَوْ لَمْ تَكُنْ رَبِيبَتِي فِي حَجْرِي مَا حَلَّتْ لِي، إِنَّهَا ابْنَةُ أَخِي مِنَ الرَّضَاعَةِ، أَرْضَعَتْنِي وَأَبَا سَلَمَةَ ثُوَيْبَةُ، فَلاَ تَعْرِضْنَ عَلَىَّ بَنَاتِكُنَّ وَلاَ أَخَوَاتِكُنَّ ‏"‏‏.‏ وَقَالَ شُعَيْبٌ عَنِ الزُّهْرِيِّ قَالَ عُرْوَةُ ثُوَيْبَةُ أَعْتَقَهَا أَبُو لَهَبٍ‏.‏

Rapporté par Umm Habiba (l’épouse du Prophète) : J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu épouser ma sœur, la fille d’Abu Sufyan ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Est-ce que tu aimerais cela ? » J’ai répondu : « Oui, car je ne suis pas ta seule épouse, et la personne avec qui j’aimerais le plus partager le bien, c’est ma sœur. » Il a dit : « Cela ne m’est pas permis. » J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Nous avons entendu dire que tu veux épouser Durra, la fille d’Abu Salama. » Il a dit : « Tu veux dire la fille d’Umm Salama ? » J’ai répondu : « Oui. » Il a dit : « Même si elle n’était pas ma belle-fille, elle ne m’est pas permise, car c’est ma nièce de lait. Thuwaiba nous a allaités, Abu Salama et moi. Donc, ne me proposez pas vos filles et sœurs. » Rapporté par ‘Urwa : Thuwaiba était une esclave qu’Abu Lahab avait affranchie

N° 5372