Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَيُّوبُ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَتْ أُمُّ سُلَيْمٍ فِي الثَّقَلِ وَأَنْجَشَةُ غُلاَمُ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم يَسُوقُ بِهِنَّ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " يَا أَنْجَشَ، رُوَيْدَكَ، سَوْقَكَ بِالْقَوَارِيرِ ".
Rapporté par Anas : Une fois, Um Sulaim faisait partie des femmes chargées des bagages lors d’un voyage, et Anjashah, l’esclave du Prophète, conduisait leurs chameaux très vite. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Anjashah ! Va doucement avec les dames fragiles (comme des verres). »
N° 6202
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَارِثِ، عَنْ أَبِي التَّيَّاحِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَحْسَنَ النَّاسِ خُلُقًا، وَكَانَ لِي أَخٌ يُقَالُ لَهُ أَبُو عُمَيْرٍ ـ قَالَ أَحْسِبُهُ فَطِيمٌ ـ وَكَانَ إِذَا جَاءَ قَالَ " يَا أَبَا عُمَيْرٍ مَا فَعَلَ النُّغَيْرُ ". نُغَرٌ كَانَ يَلْعَبُ بِهِ، فَرُبَّمَا حَضَرَ الصَّلاَةَ وَهُوَ فِي بَيْتِنَا، فَيَأْمُرُ بِالْبِسَاطِ الَّذِي تَحْتَهُ فَيُكْنَسُ وَيُنْضَحُ، ثُمَّ يَقُومُ وَنَقُومُ خَلْفَهُ فَيُصَلِّي بِنَا.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) avait le meilleur caractère de tous. J’avais un frère qui s’appelait Abu `Umar, et je pense qu’il venait d’être sevré. Chaque fois qu’on l’amenait au Prophète (ﷺ), le Prophète (ﷺ) disait : « Ô Abu `Umar ! Qu’a fait Al-Nughair (le rossignol) ? » C’était un oiseau avec lequel il jouait. Parfois, l’heure de la prière arrivait alors que le Prophète (ﷺ) était chez nous. Il demandait qu’on balaie et qu’on arrose le tapis sous lui, puis il se levait pour prier et nous nous mettions en rang derrière lui, et il nous dirigeait dans la prière
N° 6203
حَدَّثَنَا خَالِدُ بْنُ مَخْلَدٍ، حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَبُو حَازِمٍ، عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ إِنْ كَانَتْ أَحَبَّ أَسْمَاءِ عَلِيٍّ ـ رضى الله عنه ـ إِلَيْهِ لأَبُو تُرَابٍ، وَإِنْ كَانَ لَيَفْرَحُ أَنْ يُدْعَى بِهَا، وَمَا سَمَّاهُ أَبُو تُرَابٍ إِلاَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم غَاضَبَ يَوْمًا فَاطِمَةَ فَخَرَجَ فَاضْطَجَعَ إِلَى الْجِدَارِ إِلَى الْمَسْجِدِ، فَجَاءَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَتْبَعُهُ، فَقَالَ هُوَ ذَا مُضْطَجِعٌ فِي الْجِدَارِ فَجَاءَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم وَامْتَلأَ ظَهْرُهُ تُرَابًا، فَجَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَمْسَحُ التُّرَابَ عَنْ ظَهْرِهِ يَقُولُ " اجْلِسْ يَا أَبَا تُرَابٍ ".
Rapporté par Sahl bin Sa`d : Le nom qu’‘Ali aimait le plus était Abou Tourab, et il était content quand on l’appelait ainsi, car personne ne lui avait donné ce surnom avant le Prophète ﷺ. Un jour, ‘Ali s’est disputé avec (sa femme) Fatima et il est sorti de la maison pour dormir près d’un mur dans la mosquée. Le Prophète ﷺ est parti à sa recherche, et quelqu’un lui a dit : « Il est là, allongé près du mur. » Le Prophète ﷺ est venu vers lui et a vu que le dos de ‘Ali était couvert de poussière. Le Prophète ﷺ a commencé à enlever la poussière de son dos en disant : « Lève-toi, ô Abou Tourab ! »
N° 6204
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَخْنَى الأَسْمَاءِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ عِنْدَ اللَّهِ رَجُلٌ تَسَمَّى مَلِكَ الأَمْلاَكِ ".
Rapporté par Abou Hourayra : Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Le nom le plus détesté par Allah au Jour de la Résurrection sera celui d’un homme qui se fait appeler Malik Al-Amlak (le roi des rois). »
N° 6205
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، رِوَايَةً قَالَ " أَخْنَعُ اسْمٍ عِنْدَ اللَّهِ ـ وَقَالَ سُفْيَانُ غَيْرَ مَرَّةٍ أَخْنَعُ الأَسْمَاءِ عِنْدَ اللَّهِ ـ رَجُلٌ تَسَمَّى بِمَلِكِ الأَمْلاَكِ ". قَالَ سُفْيَانُ يَقُولُ غَيْرُهُ تَفْسِيرُهُ شَاهَانْ شَاهْ.
Rapporté par Abou Hourayra : Le Prophète ﷺ a dit : « Le nom le plus détesté (ou le plus méprisable) aux yeux d’Allah. » Soufyan a répété plusieurs fois : « Le nom le plus détesté (ou le plus méprisable) aux yeux d’Allah est celui d’un homme qui se fait appeler roi des rois. » Soufyan a ajouté : « Quelqu’un d’autre (c’est-à-dire autre qu’Abou Az-Zinad, un des rapporteurs) a dit : Ce que l’on entend par “roi des rois”, c’est “Shahan Shah”. »
N° 6206
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، قَالَ حَدَّثَنِي أَخِي، عَنْ سُلَيْمَانَ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ أَبِي عَتِيقٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ بْنِ الزُّبَيْرِ، أَنَّ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَخْبَرَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَكِبَ عَلَى حِمَارٍ عَلَيْهِ قَطِيفَةٌ فَدَكِيَّةٌ وَأُسَامَةُ وَرَاءَهُ، يَعُودُ سَعْدَ بْنَ عُبَادَةَ فِي بَنِي حَارِثِ بْنِ الْخَزْرَجِ قَبْلَ وَقْعَةِ بَدْرٍ، فَسَارَا حَتَّى مَرَّا بِمَجْلِسٍ فِيهِ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، وَذَلِكَ قَبْلَ أَنْ يُسْلِمَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ، فَإِذَا فِي الْمَجْلِسِ أَخْلاَطٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ وَالْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ وَالْيَهُودِ، وَفِي الْمُسْلِمِينَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ، فَلَمَّا غَشِيَتِ الْمَجْلِسَ عَجَاجَةُ الدَّابَّةِ خَمَّرَ ابْنُ أُبَىٍّ أَنْفَهُ بِرِدَائِهِ وَقَالَ لاَ تُغَبِّرُوا عَلَيْنَا. فَسَلَّمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَيْهِمْ، ثُمَّ وَقَفَ فَنَزَلَ فَدَعَاهُمْ إِلَى اللَّهِ وَقَرَأَ عَلَيْهِمُ الْقُرْآنَ، فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ أَيُّهَا الْمَرْءُ لاَ أَحْسَنَ مِمَّا تَقُولُ إِنْ كَانَ حَقًّا، فَلاَ تُؤْذِنَا بِهِ فِي مَجَالِسِنَا، فَمَنْ جَاءَكَ فَاقْصُصْ عَلَيْهِ. قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَوَاحَةَ بَلَى يَا رَسُولَ اللَّهِ فَاغْشَنَا فِي مَجَالِسِنَا فَإِنَّا نُحِبُّ ذَلِكَ. فَاسْتَبَّ الْمُسْلِمُونَ وَالْمُشْرِكُونَ وَالْيَهُودُ حَتَّى كَادُوا يَتَثَاوَرُونَ فَلَمْ يَزَلْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَخْفِضُهُمْ حَتَّى سَكَتُوا، ثُمَّ رَكِبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم دَابَّتَهُ فَسَارَ حَتَّى دَخَلَ عَلَى سَعْدِ بْنِ عُبَادَةَ، فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَىْ سَعْدُ أَلَمْ تَسْمَعْ مَا قَالَ أَبُو حُبَابٍ ـ يُرِيدُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أُبَىٍّ ـ قَالَ كَذَا وَكَذَا ". فَقَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ أَىْ رَسُولَ اللَّهِ بِأَبِي أَنْتَ، اعْفُ عَنْهُ وَاصْفَحْ، فَوَالَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ الْكِتَابَ لَقَدْ جَاءَ اللَّهُ بِالْحَقِّ الَّذِي أَنْزَلَ عَلَيْكَ، وَلَقَدِ اصْطَلَحَ أَهْلُ هَذِهِ الْبَحْرَةِ عَلَى أَنْ يُتَوِّجُوهُ وَيُعَصِّبُوهُ بِالْعِصَابَةِ، فَلَمَّا رَدَّ اللَّهُ ذَلِكَ بِالْحَقِّ الَّذِي أَعْطَاكَ شَرِقَ بِذَلِكَ فَذَلِكَ فَعَلَ بِهِ مَا رَأَيْتَ. فَعَفَا عَنْهُ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ يَعْفُونَ عَنِ الْمُشْرِكِينَ وَأَهْلِ الْكِتَابِ كَمَا أَمَرَهُمُ اللَّهُ، وَيَصْبِرُونَ عَلَى الأَذَى، قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {وَلَتَسْمَعُنَّ مِنَ الَّذِينَ أُوتُوا الْكِتَابَ} الآيَةَ، وَقَالَ {وَدَّ كَثِيرٌ مِنْ أَهْلِ الْكِتَابِ} فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَتَأَوَّلُ فِي الْعَفْوِ عَنْهُمْ مَا أَمَرَهُ اللَّهُ بِهِ حَتَّى أَذِنَ لَهُ فِيهِمْ، فَلَمَّا غَزَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم بَدْرًا، فَقَتَلَ اللَّهُ بِهَا مَنْ قَتَلَ مِنْ صَنَادِيدِ الْكُفَّارِ، وَسَادَةِ قُرَيْشٍ، فَقَفَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَأَصْحَابُهُ مَنْصُورِينَ غَانِمِينَ مَعَهُمْ أُسَارَى مِنْ صَنَادِيدِ الْكُفَّارِ وَسَادَةِ قُرَيْشٍ قَالَ ابْنُ أُبَىٍّ ابْنُ سَلُولَ، وَمَنْ مَعَهُ مِنَ الْمُشْرِكِينَ عَبَدَةِ الأَوْثَانِ هَذَا أَمْرٌ قَدْ تَوَجَّهَ فَبَايِعُوا رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى الإِسْلاَمِ فَأَسْلَمُوا.
Rapporté par Oussama bin Zayd : Le Messager d’Allah ﷺ montait un âne recouvert d’un drap en velours de Fadak, et Oussama était assis derrière lui. Il allait rendre visite à Sa`d bin ‘Ubada (qui était malade) chez les Bani Al-Harith bin Al-Khazraj, et cela s’est passé avant la bataille de Badr. En chemin, ils sont passés près d’un groupe où se trouvait ‘Abdullah bin Ubai bin Salul, avant que ce dernier n’embrasse l’islam. Dans ce groupe, il y avait des musulmans, des idolâtres et des juifs, et parmi les musulmans, il y avait ‘Abdullah bin Rawaha. Quand la poussière soulevée par l’animal a recouvert le groupe, ‘Abdullah bin Ubai s’est couvert le nez avec son vêtement et a dit : « Ne nous couvre pas de poussière. » Le Messager d’Allah ﷺ les a salués, s’est arrêté, est descendu de sa monture et les a invités à Allah (c’est-à-dire à l’islam) en leur récitant le Coran. ‘Abdullah bin Ubai bin Salul lui a dit : « Ô homme ! Ce que tu dis est très bien, si c’est vrai. Mais ne viens pas nous déranger avec ça dans nos réunions ; si quelqu’un veut t’écouter, qu’il vienne à toi. » ‘Abdullah bin Rawaha a alors dit : « Oui, ô Messager d’Allah ﷺ ! Appelle-nous dans nos réunions, car nous aimons cela. » Les musulmans, les idolâtres et les juifs ont alors commencé à se disputer jusqu’à presque se battre. Le Messager d’Allah ﷺ a réussi à les calmer jusqu’à ce que tout le monde se taise, puis il est remonté sur sa monture et est allé chez Sa`d bin ‘Ubada. Le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Ô Sa`d ! N’as-tu pas entendu ce qu’a dit Abou Habab ? » (c’est-à-dire ‘Abdullah bin Ubai). « Il a dit telle et telle chose. » Sa`d bin ‘Ubada a répondu : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Pardonne-lui et excuse-le, car par Celui qui t’a révélé le Livre, Allah a envoyé la Vérité au moment où les gens de cette ville voulaient le couronner (‘Abdullah bin Ubai) comme chef. Mais Allah a empêché cela grâce à la Vérité qu’Il t’a donnée, et il en a été contrarié, ce qui explique son comportement que tu as vu. » Le Messager d’Allah ﷺ lui a donc pardonné. Le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons avaient l’habitude de pardonner aux idolâtres et aux gens du Livre (chrétiens et juifs), comme Allah le leur avait ordonné, et ils faisaient preuve de patience face à leurs vexations. Allah a dit : « Vous entendrez sûrement beaucoup de choses pénibles de la part de ceux qui ont reçu l’Écriture avant vous... et des idolâtres » (3.186). Il a aussi dit : « Beaucoup de gens du Livre aimeraient vous faire redevenir mécréants après que vous ayez cru... » (2.109). Ainsi, le Messager d’Allah ﷺ appliquait ce qu’Allah lui avait ordonné en les excusant, jusqu’à ce qu’il reçoive la permission de combattre. Après la bataille de Badr, quand Allah a tué certains chefs des mécréants et notables de Qouraïch, et que le Messager d’Allah ﷺ et ses compagnons sont revenus victorieux avec des prisonniers, ‘Abdullah bin Ubai bin Salul et les idolâtres qui étaient avec lui ont dit : « Maintenant, cette affaire (l’islam) a triomphé, alors donnez le serment d’allégeance au Messager d’Allah ﷺ (pour embrasser l’islam). » Ils sont alors devenus musulmans
N° 6207
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ الْحَارِثِ بْنِ نَوْفَلٍ، عَنْ عَبَّاسِ بْنِ عَبْدِ الْمُطَّلِبِ، قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلْ نَفَعْتَ أَبَا طَالِبٍ بِشَىْءٍ، فَإِنَّهُ كَانَ يَحُوطُكَ وَيَغْضَبُ لَكَ قَالَ " نَعَمْ هُوَ فِي ضَحْضَاحٍ مِنْ نَارٍ، لَوْلاَ أَنَا لَكَانَ فِي الدَّرَكِ الأَسْفَلِ مِنَ النَّارِ ".
Rapporté par ‘Abdullah bin Al-Harith bin Naufal : ‘Abbas bin ‘Abdul Muttalib a dit : « Ô Messager d’Allah ﷺ ! As-tu pu faire quelque chose pour Abou Talib, car il te protégeait et prenait soin de toi, et se mettait en colère pour toi ? » Le Prophète ﷺ a répondu : « Oui, il est dans une partie peu profonde du Feu. Sans moi, il serait dans les profondeurs les plus basses du Feu. »
N° 6208
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ ثَابِتٍ الْبُنَانِيِّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فِي مَسِيرٍ لَهُ فَحَدَا الْحَادِي، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " ارْفُقْ يَا أَنْجَشَةُ، وَيْحَكَ، بِالْقَوَارِيرِ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Une fois, le Prophète (ﷺ) était en voyage, et le conducteur des chameaux s’est mis à chanter pour faire avancer les chameaux plus vite. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Fais attention, conduis doucement avec les récipients fragiles, ô Anjasha ! Waihaka (qu’Allah te fasse miséricorde). »
N° 6209
حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادٌ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، وَأَيُّوبَ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم كَانَ فِي سَفَرٍ، وَكَانَ غُلاَمٌ يَحْدُو بِهِنَّ يُقَالُ لَهُ أَنْجَشَةُ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " رُوَيْدَكَ يَا أَنْجَشَةُ، سَوْقَكَ بِالْقَوَارِيرِ ". قَالَ أَبُو قِلاَبَةَ يَعْنِي النِّسَاءَ.
Rapporté par Anas : Le Prophète (ﷺ) était en voyage et un esclave nommé Anjasha chantait pour faire avancer les chameaux plus vite. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ô Anjasha, conduis doucement (les chameaux) avec les récipients fragiles ! » Abu Qilaba a expliqué : « Par ‘récipients fragiles’, il voulait dire les femmes (qui étaient sur les chameaux). »
N° 6210
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم حَادٍ يُقَالُ لَهُ أَنْجَشَةُ، وَكَانَ حَسَنَ الصَّوْتِ، فَقَالَ لَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " رُوَيْدَكَ يَا أَنْجَشَةُ، لاَ تَكْسِرِ الْقَوَارِيرَ ". قَالَ قَتَادَةُ يَعْنِي ضَعَفَةَ النِّسَاءِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) avait un conducteur de chameaux appelé Anjasha, qui avait une belle voix. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Doucement, ô Anjasha ! Ne casse pas les récipients fragiles ! » Et Qatada a expliqué : « Par ‘récipients’, il voulait dire les femmes fragiles. »
N° 6211
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ شُعْبَةَ، قَالَ حَدَّثَنِي قَتَادَةُ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ كَانَ بِالْمَدِينَةِ فَزَعٌ فَرَكِبَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرَسًا لأَبِي طَلْحَةَ فَقَالَ " مَا رَأَيْنَا مِنْ شَىْءٍ، وَإِنْ وَجَدْنَاهُ لَبَحْرًا ".
Rapporté par Anas bin Malik : Il y a eu un moment de peur à Médine. Le Messager d’Allah (ﷺ) a monté un cheval appartenant à Abu Talha pour aller voir ce qui se passait. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Nous n’avons rien vu, et nous avons trouvé ce cheval aussi rapide que la mer. »
N° 6212
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا مَخْلَدُ بْنُ يَزِيدَ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، قَالَ ابْنُ شِهَابٍ أَخْبَرَنِي يَحْيَى بْنُ عُرْوَةَ، أَنَّهُ سَمِعَ عُرْوَةَ، يَقُولُ قَالَتْ عَائِشَةُ سَأَلَ أُنَاسٌ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْكُهَّانِ فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لَيْسُوا بِشَىْءٍ ". قَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ فَإِنَّهُمْ يُحَدِّثُونَ أَحْيَانًا بِالشَّىْءِ يَكُونُ حَقًّا. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " تِلْكَ الْكَلِمَةُ مِنَ الْحَقِّ يَخْطَفُهَا الْجِنِّيُّ، فَيَقُرُّهَا فِي أُذُنِ وَلِيِّهِ قَرَّ الدَّجَاجَةِ، فَيَخْلِطُونَ فِيهَا أَكْثَرَ مِنْ مِائَةِ كَذْبَةٍ ".
Rapporté par `Aisha : Des gens ont interrogé le Messager d’Allah (ﷺ) au sujet des devins. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Ils ne sont rien (c’est-à-dire, ce sont des menteurs). » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Parfois, ils disent quelque chose qui se révèle vrai. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Cette parole qui se révèle vraie, c’est ce qu’un djinn vole en l’entendant, puis il la souffle à l’oreille de son devin avec un son semblable au caquetement d’une poule, et ensuite ils y ajoutent cent mensonges. »
N° 6213
حَدَّثَنَا ابْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا سَلَمَةَ بْنَ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، يَقُولُ أَخْبَرَنِي جَابِرُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " ثُمَّ فَتَرَ عَنِّي الْوَحْىُ، فَبَيْنَا أَنَا أَمْشِي سَمِعْتُ صَوْتًا مِنَ السَّمَاءِ، فَرَفَعْتُ بَصَرِي إِلَى السَّمَاءِ فَإِذَا الْمَلَكُ الَّذِي جَاءَنِي بِحِرَاءٍ قَاعِدٌ عَلَى كُرْسِيٍّ بَيْنَ السَّمَاءِ وَالأَرْضِ ".
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Ensuite, il y a eu une pause dans la révélation. Puis, alors que je marchais, soudain j’ai entendu une voix venant du ciel. J’ai levé les yeux vers le ciel et j’ai vu le même ange qui m’avait rendu visite dans la grotte de Hira, assis sur une chaise entre le ciel et la terre. »
N° 6214
حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، قَالَ أَخْبَرَنِي شَرِيكٌ، عَنْ كُرَيْبٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ بِتُّ فِي بَيْتِ مَيْمُونَةَ وَالنَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم عِنْدَهَا، فَلَمَّا كَانَ ثُلُثُ اللَّيْلِ الآخِرُ أَوْ بَعْضُهُ قَعَدَ فَنَظَرَ إِلَى السَّمَاءِ فَقَرَأَ {إِنَّ فِي خَلْقِ السَّمَوَاتِ وَالأَرْضِ وَاخْتِلاَفِ اللَّيْلِ وَالنَّهَارِ لآيَاتٍ لأُولِي الأَلْبَابِ}.
Rapporté par Ibn ‘Abbas : J’ai passé la nuit dans la maison de Maymouna et le Prophète ﷺ était là. Quand arriva le dernier tiers de la nuit, ou une partie, il se leva, regarda vers le ciel et récita : « En vérité, dans la création des cieux et de la terre… » (sourate 3, verset)
N° 6215
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ عُثْمَانَ بْنِ غِيَاثٍ، حَدَّثَنَا أَبُو عُثْمَانَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّهُ كَانَ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي حَائِطٍ مِنْ حِيطَانِ الْمَدِينَةِ، وَفِي يَدِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم عُودٌ يَضْرِبُ بِهِ بَيْنَ الْمَاءِ وَالطِّينِ، فَجَاءَ رَجُلٌ يَسْتَفْتِحُ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " افْتَحْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ ". فَذَهَبْتُ فَإِذَا أَبُو بَكْرٍ، فَفَتَحْتُ لَهُ وَبَشَّرْتُهُ بِالْجَنَّةِ، ثُمَّ اسْتَفْتَحَ رَجُلٌ آخَرُ فَقَالَ " افْتَحْ لَهُ وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ ". فَإِذَا عُمَرُ، فَفَتَحْتُ لَهُ وَبَشَّرْتُهُ بِالْجَنَّةِ، ثُمَّ اسْتَفْتَحَ رَجُلٌ آخَرُ، وَكَانَ مُتَّكِئًا فَجَلَسَ فَقَالَ " افْتَحْ {لَهُ} وَبَشِّرْهُ بِالْجَنَّةِ، عَلَى بَلْوَى تُصِيبُهُ أَوْ تَكُونُ ". فَذَهَبْتُ فَإِذَا عُثْمَانُ، فَفَتَحْتُ لَهُ، وَبَشَّرْتُهُ بِالْجَنَّةِ، فَأَخْبَرْتُهُ بِالَّذِي قَالَ. قَالَ اللَّهُ الْمُسْتَعَانُ.
Rapporté par Abu Musa : Il était en compagnie du Prophète (ﷺ) dans un des jardins de Médine, et le Prophète tenait un bâton avec lequel il frappait doucement l’eau et la boue. Un homme est venu à la porte du jardin et a demandé la permission d’entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » Je suis allé, et c’était Abu Bakr. J’ai ouvert la porte et je lui ai annoncé la bonne nouvelle. Puis un autre homme est venu et a demandé à entrer. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis. » C’était `Umar. J’ai ouvert la porte et je lui ai donné la bonne nouvelle. Un autre homme est ensuite venu et a demandé à entrer. Le Prophète (ﷺ) était assis, appuyé, puis il s’est redressé et a dit : « Ouvre-lui la porte et annonce-lui la bonne nouvelle qu’il entrera au Paradis, mais qu’une épreuve l’atteindra ou aura lieu. » Je suis allé, et c’était `Uthman. J’ai ouvert la porte, je lui ai annoncé la bonne nouvelle et je lui ai aussi transmis ce que le Prophète (ﷺ) avait dit à propos de l’épreuve. `Uthman a dit : « C’est à Allah seul que je demande de l’aide face à cette épreuve. »
N° 6216