Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ سِنَانٍ، حَدَّثَنَا فُلَيْحُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا هِلاَلُ بْنُ عَلِيٍّ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمْ يَكُنْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَاحِشًا وَلاَ لَعَّانًا وَلاَ سَبَّابًا، كَانَ يَقُولُ عِنْدَ الْمَعْتَبَةِ " مَا لَهُ، تَرِبَ جَبِينُهُ ".
Rapporté par Anas : Le Messager d'Allah (ﷺ) n’était ni grossier ni insultant, et quand il faisait un reproche à quelqu’un, il disait : « Qu’a-t-il donc ? Que la poussière soit sur son front. »
N° 6046
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ الْمُبَارَكِ، عَنْ يَحْيَى بْنِ أَبِي كَثِيرٍ، عَنْ أَبِي قِلاَبَةَ، أَنَّ ثَابِتَ بْنَ الضَّحَّاكِ، وَكَانَ، مِنْ أَصْحَابِ الشَّجَرَةِ حَدَّثَهُ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ حَلَفَ عَلَى مِلَّةٍ غَيْرِ الإِسْلاَمِ فَهْوَ كَمَا قَالَ، وَلَيْسَ عَلَى ابْنِ آدَمَ نَذْرٌ فِيمَا لاَ يَمْلِكُ، وَمَنْ قَتَلَ نَفْسَهُ بِشَىْءٍ فِي الدُّنْيَا عُذِّبَ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، وَمَنْ لَعَنَ مُؤْمِنًا فَهْوَ كَقَتْلِهِ، وَمَنْ قَذَفَ مُؤْمِنًا بِكُفْرٍ فَهْوَ كَقَتْلِهِ ".
Rapporté par Thabit bin Ad-Dahhak : (qui faisait partie de ceux qui ont prêté allégeance au Prophète (ﷺ) sous l’arbre à Al-Hudaibiya) Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Celui qui jure par une religion autre que l’islam (par exemple en disant qu’il est juif ou chrétien) alors qu’il ment, il est vraiment ce qu’il prétend si son serment est faux. Une personne n’est pas obligée de tenir un vœu concernant une chose qu’elle ne possède pas. Et si quelqu’un se suicide avec quelque chose dans ce monde, il sera puni avec cette même chose le Jour de la Résurrection. Si quelqu’un maudit un croyant, son péché sera comme s’il l’avait tué. Et celui qui accuse un croyant de mécréance, c’est comme s’il l’avait tué. »
N° 6047
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، قَالَ حَدَّثَنِي عَدِيُّ بْنُ ثَابِتٍ، قَالَ سَمِعْتُ سُلَيْمَانَ بْنَ صُرَدٍ، رَجُلاً مِنْ أَصْحَابِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ اسْتَبَّ رَجُلاَنِ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَغَضِبَ أَحَدُهُمَا، فَاشْتَدَّ غَضَبُهُ حَتَّى انْتَفَخَ وَجْهُهُ وَتَغَيَّرَ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنِّي لأَعْلَمُ كَلِمَةً لَوْ قَالَهَا لَذَهَبَ عَنْهُ الَّذِي يَجِدُ ". فَانْطَلَقَ إِلَيْهِ الرَّجُلُ فَأَخْبَرَهُ بِقَوْلِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَقَالَ تَعَوَّذْ بِاللَّهِ مِنَ الشَّيْطَانِ. فَقَالَ أَتُرَى بِي بَأْسٌ أَمَجْنُونٌ أَنَا اذْهَبْ.
Rapporté par Sulaiman bin Surad : Un homme parmi les compagnons du Prophète (ﷺ) a dit : « Deux hommes se sont insultés devant le Prophète (ﷺ) et l’un d’eux s’est tellement mis en colère que son visage a enflé et a changé. Le Prophète (ﷺ) a dit : “Je connais une parole qui, s’il la prononce, le calmera.” Un homme est alors allé lui rapporter ce que le Prophète (ﷺ) avait dit et lui a conseillé : “Demande la protection d’Allah contre Satan.” L’homme en colère a répondu : ‘Tu trouves quelque chose d’anormal chez moi ? Suis-je fou ? Va-t’en.’ »
N° 6048
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ الْمُفَضَّلِ، عَنْ حُمَيْدٍ، قَالَ قَالَ أَنَسٌ حَدَّثَنِي عُبَادَةُ بْنُ الصَّامِتِ، قَالَ خَرَجَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِيُخْبِرَ النَّاسَ بِلَيْلَةِ الْقَدْرِ، فَتَلاَحَى رَجُلاَنِ مِنَ الْمُسْلِمِينَ، قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خَرَجْتُ لأُخْبِرَكُمْ، فَتَلاَحَى فُلاَنٌ وَفُلاَنٌ وَإِنَّهَا رُفِعَتْ، وَعَسَى أَنْ يَكُونَ خَيْرًا لَكُمْ، فَالْتَمِسُوهَا فِي التَّاسِعَةِ وَالسَّابِعَةِ وَالْخَامِسَةِ ".
Rapporté par 'Ubada bin As-Samit : Le Messager d’Allah (ﷺ) est sorti pour informer les gens de la date de la Nuit du Destin (Al-Qadr). Il y a eu une dispute entre deux hommes musulmans. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je suis sorti pour vous informer de la Nuit d’Al-Qadr, mais comme untel et untel se sont disputés, cette information a été retirée ; et peut-être que c’est mieux pour vous. Cherchez-la donc dans la neuvième, la septième ou la cinquième nuit des dix derniers jours du Ramadan. »
N° 6049
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنِ الْمَعْرُورِ، عَنْ أَبِي ذَرٍّ، قَالَ رَأَيْتُ عَلَيْهِ بُرْدًا وَعَلَى غُلاَمِهِ بُرْدًا فَقُلْتُ لَوْ أَخَذْتَ هَذَا فَلَبِسْتَهُ كَانَتْ حُلَّةً، وَأَعْطَيْتَهُ ثَوْبًا آخَرَ. فَقَالَ كَانَ بَيْنِي وَبَيْنَ رَجُلٍ كَلاَمٌ، وَكَانَتْ أُمُّهُ أَعْجَمِيَّةً، فَنِلْتُ مِنْهَا فَذَكَرَنِي إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ لِي " أَسَابَبْتَ فُلاَنًا ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " أَفَنِلْتَ مِنْ أُمِّهِ ". قُلْتُ نَعَمْ. قَالَ " إِنَّكَ امْرُؤٌ فِيكَ جَاهِلِيَّةٌ ". قُلْتُ عَلَى حِينِ سَاعَتِي هَذِهِ مِنْ كِبَرِ السِّنِّ قَالَ " نَعَمْ، هُمْ إِخْوَانُكُمْ، جَعَلَهُمُ اللَّهُ تَحْتَ أَيْدِيكُمْ، فَمَنْ جَعَلَ اللَّهُ أَخَاهُ تَحْتَ يَدِهِ فَلْيُطْعِمْهُ مِمَّا يَأْكُلُ، وَلْيُلْبِسْهُ مِمَّا يَلْبَسُ، وَلاَ يُكَلِّفُهُ مِنَ الْعَمَلِ مَا يَغْلِبُهُ، فَإِنْ كَلَّفَهُ مَا يَغْلِبُهُ فَلْيُعِنْهُ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Ma’rur : J’ai vu Abu Dhar porter un burd (vêtement) et son esclave aussi portait un burd. Je lui ai dit : « Si tu prends celui de ton esclave et que tu le portes avec le tien, tu auras un bel ensemble, et tu pourrais lui donner un autre vêtement. » Abu Dhar a dit : « Il y a eu une dispute entre moi et un homme dont la mère n’était pas arabe, et je l’ai insultée. L’homme s’est plaint de moi au Prophète. Le Prophète (ﷺ) a dit : “As-tu insulté untel ?” J’ai répondu : “Oui.” Il a dit : “As-tu insulté sa mère ?” J’ai répondu : “Oui.” Il a dit : “Tu as encore des traits de l’ignorance d’avant l’islam.” J’ai demandé : “Même à mon âge ?” Il a répondu : “Oui. Les esclaves ou serviteurs sont vos frères, et Allah les a placés sous votre responsabilité. Celui qui a son frère sous sa main doit le nourrir de ce qu’il mange, l’habiller de ce qu’il porte, et ne pas lui demander quelque chose au-dessus de ses capacités. Et s’il lui demande une tâche difficile, il doit l’aider.”
N° 6050
حَدَّثَنَا حَفْصُ بْنُ عُمَرَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، صَلَّى بِنَا النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الظُّهْرَ رَكْعَتَيْنِ، ثُمَّ سَلَّمَ، ثُمَّ قَامَ إِلَى خَشَبَةٍ فِي مُقَدَّمِ الْمَسْجِدِ، وَوَضَعَ يَدَهُ عَلَيْهَا، وَفِي الْقَوْمِ يَوْمَئِذٍ أَبُو بَكْرٍ وَعُمَرُ، فَهَابَا أَنْ يُكَلِّمَاهُ، وَخَرَجَ سَرَعَانُ النَّاسِ فَقَالُوا قَصُرَتِ الصَّلاَةُ. وَفِي الْقَوْمِ رَجُلٌ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَدْعُوهُ ذَا الْيَدَيْنِ فَقَالَ يَا نَبِيَّ اللَّهِ أَنَسِيتَ أَمْ قَصُرَتْ. فَقَالَ " لَمْ أَنْسَ وَلَمْ تَقْصُرْ ". قَالُوا بَلْ نَسِيتَ يَا رَسُولَ اللَّهِ. قَالَ " صَدَقَ ذُو الْيَدَيْنِ ". فَقَامَ فَصَلَّى رَكْعَتَيْنِ ثُمَّ سَلَّمَ، ثُمَّ كَبَّرَ، فَسَجَدَ مِثْلَ سُجُودِهِ أَوْ أَطْوَلَ، ثُمَّ رَفَعَ رَأْسَهُ وَكَبَّرَ، ثُمَّ وَضَعَ مِثْلَ سُجُودِهِ أَوْ أَطْوَلَ، ثُمَّ رَفَعَ رَأْسَهُ وَكَبَّرَ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) nous a dirigé la prière du Zuhr, en ne faisant que deux rak‘at puis il a terminé avec le Taslim, et s’est dirigé vers un morceau de bois devant la mosquée et a posé sa main dessus. Abu Bakr et ‘Umar étaient présents ce jour-là mais n’ont pas osé lui parler de la prière inachevée. Les gens pressés sont partis, se demandant : « La prière a-t-elle été raccourcie ? » Parmi eux, il y avait un homme que le Prophète (ﷺ) appelait Dhul-Yadain (l’homme aux longs bras). Il a dit : « Ô Prophète d’Allah ! As-tu oublié ou la prière a-t-elle été raccourcie ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Je n’ai ni oublié, ni raccourci la prière. » Les gens ont dit : « Sûrement, tu as oublié, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Dhul-Yadain a dit la vérité. » Alors le Prophète (ﷺ) s’est levé, a accompli deux autres rak‘at et a terminé la prière avec le Taslim. Ensuite, il a dit le Takbir, a fait une prosternation normale ou plus longue, puis a relevé la tête et dit le Takbir, a fait une autre prosternation normale ou plus longue, puis a relevé la tête et dit le Takbir (c’est-à-dire qu’il a fait les deux prosternations de l’oubli)
N° 6051
حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا وَكِيعٌ، عَنِ الأَعْمَشِ، قَالَ سَمِعْتُ مُجَاهِدًا، يُحَدِّثُ عَنْ طَاوُسٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ مَرَّ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَلَى قَبْرَيْنِ فَقَالَ " إِنَّهُمَا لَيُعَذَّبَانِ، وَمَا يُعَذَّبَانِ فِي كَبِيرٍ، أَمَّا هَذَا فَكَانَ لاَ يَسْتَتِرُ مِنْ بَوْلِهِ، وَأَمَّا هَذَا فَكَانَ يَمْشِي بِالنَّمِيمَةِ ". ثُمَّ دَعَا بِعَسِيبٍ رَطْبٍ، فَشَقَّهُ بِاثْنَيْنِ، فَغَرَسَ عَلَى هَذَا وَاحِدًا وَعَلَى هَذَا وَاحِدًا ثُمَّ قَالَ " لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا، مَا لَمْ يَيْبَسَا ".
Rapporté par Ibn ‘Abbas : Le Messager d’Allah (ﷺ) est passé devant deux tombes et a dit : « Tous les deux (ceux qui sont dans les tombes) sont en train d’être punis, mais pas pour un grand péché. L’un ne se protégeait pas de ses urines, et l’autre colportait des rumeurs pour semer la discorde entre les gens (par exemple, il allait voir quelqu’un et lui disait que tel ou tel disait du mal de lui). » Le Prophète (ﷺ) a alors demandé une feuille verte de palmier, l’a fendue en deux et en a planté une sur chaque tombe, puis il a dit : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces deux morceaux de feuille ne seront pas secs. »
N° 6052
حَدَّثَنَا قَبِيصَةُ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي أُسَيْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خَيْرُ دُورِ الأَنْصَارِ بَنُو النَّجَّارِ ".
Rapporté par Abu Usaid As-Sa‘idi : Le Prophète (ﷺ) a dit : « La meilleure famille parmi les Ansar est celle des Banu An-Najjar. »
N° 6053
حَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، سَمِعْتُ ابْنَ الْمُنْكَدِرِ، سَمِعَ عُرْوَةَ بْنَ الزُّبَيْرِ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ أَخْبَرَتْهُ قَالَتِ، اسْتَأْذَنَ رَجُلٌ عَلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " ائْذَنُوا لَهُ بِئْسَ، أَخُو الْعَشِيرَةِ أَوِ ابْنُ الْعَشِيرَةِ ". فَلَمَّا دَخَلَ أَلاَنَ لَهُ الْكَلاَمَ قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ قُلْتَ الَّذِي قُلْتَ، ثُمَّ أَلَنْتَ لَهُ الْكَلاَمَ قَالَ " أَىْ عَائِشَةُ، إِنَّ شَرَّ النَّاسِ مَنْ تَرَكَهُ النَّاسُ ـ أَوْ وَدَعَهُ النَّاسُ ـ اتِّقَاءَ فُحْشِهِ ".
Rapporté par `Aisha : Un homme a demandé la permission d’entrer auprès du Messager d’Allah (ﷺ). Le Prophète (ﷺ) a dit : « Faites-le entrer. Quel mauvais frère ou fils de son peuple ! » Mais quand l’homme est entré, le Prophète (ﷺ) lui a parlé très poliment. (Et quand cette personne est partie) j’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Tu as dit ce que tu as dit, mais tu lui as parlé très poliment ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ô `Aisha ! Les pires gens sont ceux que les autres fuient pour éviter leurs paroles blessantes ou leurs mauvais comportements. »
N° 6054
حَدَّثَنَا ابْنُ سَلاَمٍ، أَخْبَرَنَا عَبِيدَةُ بْنُ حُمَيْدٍ أَبُو عَبْدِ الرَّحْمَنِ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، قَالَ خَرَجَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم مِنْ بَعْضِ حِيطَانِ الْمَدِينَةِ، فَسَمِعَ صَوْتَ إِنْسَانَيْنِ يُعَذَّبَانِ فِي قُبُورِهِمَا فَقَالَ " يُعَذَّبَانِ، وَمَا يُعَذَّبَانِ فِي كَبِيرَةٍ، وَإِنَّهُ لَكَبِيرٌ، كَانَ أَحَدُهُمَا لاَ يَسْتَتِرُ مِنَ الْبَوْلِ، وَكَانَ الآخَرُ يَمْشِي بِالنَّمِيمَةِ ". ثُمَّ دَعَا بِجَرِيدَةٍ فَكَسَرَهَا بِكِسْرَتَيْنِ أَوْ ثِنْتَيْنِ، فَجَعَلَ كِسْرَةً فِي قَبْرِ هَذَا، وَكِسْرَةً فِي قَبْرِ هَذَا، فَقَالَ " لَعَلَّهُ يُخَفَّفُ عَنْهُمَا مَا لَمْ يَيْبَسَا ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Un jour, le Prophète (ﷺ) est passé près des cimetières de Médine et a entendu les voix de deux personnes qui étaient punies dans leurs tombes. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ils sont punis, mais pas pour un grand péché, même si leurs fautes sont graves. L’un d’eux ne faisait pas attention à ne pas se salir avec l’urine, et l’autre colportait des rumeurs (Namima). » Ensuite, le Prophète a demandé une feuille de palmier verte, l’a fendue en deux et a posé un morceau sur chaque tombe, en disant : « J’espère que leur punition sera allégée tant que ces feuilles ne seront pas sèches. »
N° 6055
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ هَمَّامٍ، قَالَ كُنَّا مَعَ حُذَيْفَةَ فَقِيلَ لَهُ إِنَّ رَجُلاً يَرْفَعُ الْحَدِيثَ إِلَى عُثْمَانَ. فَقَالَ حُذَيْفَةُ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يَدْخُلُ الْجَنَّةَ قَتَّاتٌ ".
Rapporté par Hudhaifa : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Celui qui colporte des rumeurs (Qattat) n’entrera pas au Paradis. »
N° 6056
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا ابْنُ أَبِي ذِئْبٍ، عَنِ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ لَمْ يَدَعْ قَوْلَ الزُّورِ وَالْعَمَلَ بِهِ وَالْجَهْلَ فَلَيْسَ لِلَّهِ حَاجَةٌ أَنْ يَدَعَ طَعَامَهُ وَشَرَابَهُ ". قَالَ أَحْمَدُ أَفْهَمَنِي رَجُلٌ إِسْنَادَهُ.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui ne renonce pas aux mensonges, aux mauvaises actions et aux paroles blessantes envers les autres, Allah n’a pas besoin qu’il s’abstienne de manger et de boire pendant le jeûne. »
N° 6057
حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، حَدَّثَنَا أَبُو صَالِحٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " تَجِدُ مِنْ شَرِّ النَّاسِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ عِنْدَ اللَّهِ ذَا الْوَجْهَيْنِ، الَّذِي يَأْتِي هَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ وَهَؤُلاَءِ بِوَجْهٍ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les pires personnes auprès d’Allah, le Jour de la Résurrection, seront celles qui ont deux visages : elles se montrent d’une façon à certains et d’une autre façon à d’autres. »
N° 6058
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ أَبِي وَائِلٍ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ قَسَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قِسْمَةً، فَقَالَ رَجُلٌ مِنَ الأَنْصَارِ وَاللَّهِ مَا أَرَادَ مُحَمَّدٌ بِهَذَا وَجْهَ اللَّهِ. فَأَتَيْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَخْبَرْتُهُ، فَتَمَعَّرَ وَجْهُهُ وَقَالَ " رَحِمَ اللَّهُ مُوسَى، لَقَدْ أُوذِيَ بِأَكْثَرَ مِنْ هَذَا فَصَبَرَ ".
Rapporté par Ibn Mas`ud : Un jour, le Messager d’Allah (ﷺ) a partagé et distribué le butin de guerre. Un homme parmi les Ansar a dit : « Par Allah ! Par cette distribution, Muhammad n’a pas voulu plaire à Allah. » Je suis donc allé informer le Messager d’Allah (ﷺ) de cette parole, et son visage a changé sous l’effet de la colère. Il a dit : « Qu’Allah accorde Sa miséricorde à Moussa, car il a été blessé par des choses bien pires que cela, et pourtant il est resté patient. »
N° 6059
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ صَبَّاحٍ، حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ زَكَرِيَّاءَ، حَدَّثَنَا بُرَيْدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، قَالَ سَمِعَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً يُثْنِي عَلَى رَجُلٍ وَيُطْرِيهِ فِي الْمِدْحَةِ فَقَالَ " أَهْلَكْتُمْ ـ أَوْ قَطَعْتُمْ ـ ظَهْرَ الرَّجُلِ ".
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) a entendu un homme faire l’éloge d’un autre en exagérant. Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Tu as détruit (ou brisé) le dos de cet homme. »
N° 6060