Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ خَالِدٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ أَبِي بَكْرَةَ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَجُلاً، ذُكِرَ عِنْدَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَأَثْنَى عَلَيْهِ رَجُلٌ خَيْرًا، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " وَيْحَكَ قَطَعْتَ عُنُقَ صَاحِبِكَ ـ يَقُولُهُ مِرَارًا ـ إِنْ كَانَ أَحَدُكُمْ مَادِحًا لاَ مَحَالَةَ فَلْيَقُلْ أَحْسِبُ كَذَا وَكَذَا. إِنْ كَانَ يُرَى أَنَّهُ كَذَلِكَ، وَحَسِيبُهُ اللَّهُ، وَلاَ يُزَكِّي عَلَى اللَّهِ أَحَدًا ". قَالَ وُهَيْبٌ عَنْ خَالِدٍ " وَيْلَكَ ".
Rapporté par Abu Bakra : On a parlé d’un homme devant le Prophète (ﷺ), et un autre l’a beaucoup loué. Le Prophète (ﷺ) a dit : « Qu’Allah te fasse miséricorde ! Tu as coupé le cou de ton ami. » Le Prophète (ﷺ) a répété cette phrase plusieurs fois puis a dit : « Si l’un de vous doit absolument faire l’éloge de quelqu’un, qu’il dise : “Je pense qu’il est comme ceci ou comme cela”, s’il en est vraiment convaincu. Allah est Celui qui jugera ses actes, car Lui seul connaît la réalité, et personne ne peut déclarer quelqu’un pur devant Allah. » (Khalid a dit : « Malheur à toi » au lieu de « Qu’Allah te fasse miséricorde »)
N° 6061
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ ذَكَرَ فِي الإِزَارِ مَا ذَكَرَ، قَالَ أَبُو بَكْرٍ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ إِزَارِي يَسْقُطُ مِنْ أَحَدِ شِقَّيْهِ. قَالَ " إِنَّكَ لَسْتَ مِنْهُمْ ".
Rapporté par Salim : Son père a dit : « Lorsque le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé de ce qu’il a dit à propos du port de l’Izar (le vêtement autour de la taille), Abu Bakr a dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Mon Izar tombe d’un côté sans que je le veuille.” Le Prophète (ﷺ) a répondu : “Tu ne fais pas partie de ceux qui, par orgueil, traînent leur Izar derrière eux.” »
N° 6062
حَدَّثَنَا الْحُمَيْدِيُّ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ عُرْوَةَ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَكَثَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم كَذَا وَكَذَا يُخَيَّلُ إِلَيْهِ أَنَّهُ يَأْتِي أَهْلَهُ وَلاَ يَأْتِي، قَالَتْ عَائِشَةُ فَقَالَ لِي ذَاتَ يَوْمٍ " يَا عَائِشَةُ إِنَّ اللَّهَ أَفْتَانِي فِي أَمْرٍ اسْتَفْتَيْتُهُ فِيهِ، أَتَانِي رَجُلاَنِ، فَجَلَسَ أَحَدُهُمَا عِنْدَ رِجْلَىَّ وَالآخَرُ عِنْدَ رَأْسِي، فَقَالَ الَّذِي عِنْدَ رِجْلَىَّ لِلَّذِي عِنْدَ رَأْسِي مَا بَالُ الرَّجُلِ قَالَ مَطْبُوبٌ. يَعْنِي مَسْحُورًا. قَالَ وَمَنْ طَبَّهُ قَالَ لَبِيدُ بْنُ أَعْصَمَ. قَالَ وَفِيمَ قَالَ فِي جُفِّ طَلْعَةٍ ذَكَرٍ فِي مُشْطٍ وَمُشَاقَةٍ، تَحْتَ رَعُوفَةٍ فِي بِئْرِ ذَرْوَانَ ". فَجَاءَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " هَذِهِ الْبِئْرُ الَّتِي أُرِيتُهَا كَأَنَّ رُءُوسَ نَخْلِهَا رُءُوسُ الشَّيَاطِينِ، وَكَأَنَّ مَاءَهَا نُقَاعَةُ الْحِنَّاءِ ". فَأَمَرَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَأُخْرِجَ. قَالَتْ عَائِشَةُ فَقُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَهَلاَّ ـ تَعْنِي ـ تَنَشَّرْتَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " أَمَّا اللَّهُ فَقَدْ شَفَانِي، وَأَمَّا أَنَا فَأَكْرَهُ أَنْ أُثِيرَ عَلَى النَّاسِ شَرًّا ". قَالَتْ وَلَبِيدُ بْنُ أَعْصَمَ رَجُلٌ مِنْ بَنِي زُرَيْقٍ حَلِيفٌ لِيَهُودَ.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a passé un certain temps à croire qu’il avait eu des rapports avec ses femmes alors que ce n’était pas le cas. Un jour, il m’a dit : « Ô `Aisha ! Allah m’a informé au sujet d’une chose que je Lui avais demandée. Deux hommes sont venus à moi, l’un s’est assis près de mes pieds et l’autre près de ma tête. Celui qui était près de mes pieds a demandé à l’autre (en me montrant) : “Qu’a-t-il ?” L’autre a répondu : “Il est sous l’effet de la magie.” Le premier a demandé : “Qui lui a jeté un sort ?” L’autre a répondu : “Lubaid ibn Asam.” Le premier a demandé : “Avec quoi ?” L’autre a répondu : “Avec la peau du pollen d’un dattier mâle, un peigne et des cheveux, placés sous une pierre dans le puits de Dharwan.” » Le Prophète (ﷺ) s’est alors rendu à ce puits et a dit : « C’est bien ce puits que j’ai vu en rêve. Les têtes de ses palmiers ressemblent à des têtes de démons, et son eau ressemble à une infusion de henné. » Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné de retirer ces objets. J’ai dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Ne vas-tu pas révéler ce qu’était l’objet de la magie ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Allah m’a guéri et je n’aime pas répandre le mal parmi les gens. » `Aisha a ajouté : « (Le magicien) Lubaid ibn Asam était un homme des Bani Zuraiq, allié des Juifs. »
N° 6063
حَدَّثَنَا بِشْرُ بْنُ مُحَمَّدٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنْ هَمَّامِ بْنِ مُنَبِّهٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِيَّاكُمْ وَالظَّنَّ، فَإِنَّ الظَّنَّ أَكْذَبُ الْحَدِيثِ، وَلاَ تَحَسَّسُوا، وَلاَ تَجَسَّسُوا، وَلاَ تَحَاسَدُوا، وَلاَ تَدَابَرُوا، وَلاَ تَبَاغَضُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Méfiez-vous des soupçons, car le soupçon est le pire des mensonges. Ne cherchez pas les défauts des autres, ne vous espionnez pas, ne soyez pas jaloux les uns des autres, ne vous coupez pas les uns des autres, ne vous détestez pas. Ô serviteurs d’Allah ! Soyez frères comme Allah vous l’a ordonné. »
N° 6064
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَبَاغَضُوا، وَلاَ تَحَاسَدُوا، وَلاَ تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا، وَلاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثَةِ أَيَّامٍ ".
Rapporté par Anas ibn Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Ne vous détestez pas, ne soyez pas jaloux les uns des autres, ne vous coupez pas les uns des autres. Ô serviteurs d’Allah ! Soyez frères. Sachez qu’il n’est pas permis à un musulman de couper les liens (ou de ne pas parler) avec son frère musulman plus de trois jours. »
N° 6065
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِيَّاكُمْ وَالظَّنَّ، فَإِنَّ الظَّنَّ أَكْذَبُ الْحَدِيثِ، وَلاَ تَحَسَّسُوا، وَلاَ تَجَسَّسُوا، وَلاَ تَنَاجَشُوا، وَلاَ تَحَاسَدُوا، وَلاَ تَبَاغَضُوا، وَلاَ تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Méfiez-vous des soupçons, car le soupçon est le pire des mensonges. Ne cherchez pas les défauts des autres, ne vous espionnez pas, ne pratiquez pas le Najsh, ne soyez pas jaloux les uns des autres, ne vous détestez pas, ne coupez pas les liens entre vous. Ô serviteurs d’Allah ! Soyez frères. »
N° 6066
حَدَّثَنَا سَعِيدُ بْنُ عُفَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا أَظُنُّ فُلاَنًا وَفُلاَنًا يَعْرِفَانِ مِنْ دِينِنَا شَيْئًا ". قَالَ اللَّيْثُ كَانَا رَجُلَيْنِ مِنَ الْمُنَافِقِينَ.
Rapporté par `Aisha : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Je ne pense pas que untel et untel connaissent quoi que ce soit de notre religion. » (Et Al-Laith a précisé : « Ces deux personnes faisaient partie des hypocrites. »)
N° 6067
حَدَّثَنَا ابْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، بِهَذَا وَقَالَتْ دَخَلَ عَلَىَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمًا وَقَالَ " يَا عَائِشَةُ مَا أَظُنُّ فُلاَنًا وَفُلاَنًا يَعْرِفَانِ دِينَنَا الَّذِي نَحْنُ عَلَيْهِ ".
Rapporté par Al-Laith : `Aisha a dit : « Le Prophète (ﷺ) est entré chez moi un jour et a dit : ‘Ô `Aisha ! Je ne pense pas que untel et untel connaissent quoi que ce soit de la religion que nous suivons.’ »
N° 6068
حَدَّثَنَا عَبْدُ الْعَزِيزِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا إِبْرَاهِيمُ بْنُ سَعْدٍ، عَنِ ابْنِ أَخِي ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ سَمِعْتُ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " كُلُّ أُمَّتِي مُعَافًى إِلاَّ الْمُجَاهِرِينَ، وَإِنَّ مِنَ الْمَجَانَةِ أَنْ يَعْمَلَ الرَّجُلُ بِاللَّيْلِ عَمَلاً، ثُمَّ يُصْبِحَ وَقَدْ سَتَرَهُ اللَّهُ، فَيَقُولَ يَا فُلاَنُ عَمِلْتُ الْبَارِحَةَ كَذَا وَكَذَا، وَقَدْ بَاتَ يَسْتُرُهُ رَبُّهُ وَيُصْبِحُ يَكْشِفُ سِتْرَ اللَّهِ عَنْهُ ".
Rapporté par Abu Huraira : J'ai entendu le Messager d'Allah (ﷺ) dire : « Tous les péchés de mes compagnons seront pardonnés, sauf ceux qui les commettent ouvertement ou qui en parlent aux autres. Par exemple, quelqu'un fait une faute la nuit et Allah la cache aux gens, puis le matin, il va dire à quelqu'un : “Ô untel, j'ai fait telle ou telle mauvaise action hier.” Alors qu'il avait passé la nuit sous la protection de son Seigneur, il enlève lui-même la protection d'Allah en révélant sa faute. »
N° 6069
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ صَفْوَانَ بْنِ مُحْرِزٍ، أَنَّ رَجُلاً، سَأَلَ ابْنَ عُمَرَ كَيْفَ سَمِعْتَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ فِي النَّجْوَى قَالَ " يَدْنُو أَحَدُكُمْ مِنْ رَبِّهِ حَتَّى يَضَعَ كَنَفَهُ عَلَيْهِ فَيَقُولُ عَمِلْتَ كَذَا وَكَذَا. فَيَقُولُ نَعَمْ. وَيَقُولُ عَمِلْتَ كَذَا وَكَذَا. فَيَقُولُ نَعَمْ. فَيُقَرِّرُهُ ثُمَّ يَقُولُ إِنِّي سَتَرْتُ عَلَيْكَ فِي الدُّنْيَا، فَأَنَا أَغْفِرُهَا لَكَ الْيَوْمَ ".
Rapporté par Safwan bin Muhriz : Un homme a demandé à Ibn `Umar : « Qu'as-tu entendu du Messager d'Allah (ﷺ) au sujet d'An-Najwa (l'entretien secret entre Allah et Son serviteur croyant le Jour du Jugement) ? » Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a dit : “L'un d'entre vous s'approchera de son Seigneur, qui le couvrira de Sa protection et lui dira : As-tu commis tel ou tel péché ? Il répondra : Oui. Puis Allah dira : As-tu commis tel autre péché ? Il répondra : Oui. Ainsi, Allah lui fera avouer tous ses péchés, puis Il dira : Je les ai cachés pour toi dans le monde, et aujourd'hui Je te les pardonne.” »
N° 6070
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ كَثِيرٍ، أَخْبَرَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مَعْبَدُ بْنُ خَالِدٍ الْقَيْسِيُّ، عَنْ حَارِثَةَ بْنِ وَهْبٍ الْخُزَاعِيِّ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِأَهْلِ الْجَنَّةِ، كُلُّ ضَعِيفٍ مُتَضَاعِفٍ، لَوْ أَقْسَمَ عَلَى اللَّهِ لأَبَرَّهُ، أَلاَ أُخْبِرُكُمْ بِأَهْلِ النَّارِ كُلُّ عُتُلٍّ جَوَّاظٍ مُسْتَكْبِرٍ ".
Rapporté par Haritha bin Wahb Al-Khuzai : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Voulez-vous que je vous parle des gens du Paradis ? Ce sont des personnes simples, modestes et peu reconnues, mais si l'un d'eux jure au nom d'Allah qu'il fera quelque chose, Allah exaucera son serment. Voulez-vous que je vous parle des gens du Feu ? Ce sont toutes les personnes dures, violentes, orgueilleuses et arrogantes. »
N° 6071
وَقَالَ مُحَمَّدُ بْنُ عِيسَى حَدَّثَنَا هُشَيْمٌ، أَخْبَرَنَا حُمَيْدٌ الطَّوِيلُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، قَالَ كَانَتِ الأَمَةُ مِنْ إِمَاءِ أَهْلِ الْمَدِينَةِ لَتَأْخُذُ بِيَدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَتَنْطَلِقُ بِهِ حَيْثُ شَاءَتْ.
Rapporté par Anas bin Malik : N'importe quelle servante de Médine pouvait prendre la main du Messager d'Allah (ﷺ) et l'emmener où elle voulait
N° 6072
Rapporté par `Aisha (la femme du Prophète) : On lui rapporta qu'`Abdullah bin Az-Zubair, en apprenant qu'elle vendait ou offrait quelque chose en cadeau, avait dit : « Par Allah, si `Aisha ne cesse pas cela, je la déclarerai incapable de gérer ses biens. » J'ai demandé : « Est-ce qu'il (`Abdullah bin Az-Zubair) a vraiment dit cela ? » Les gens ont répondu : « Oui. » `Aisha dit alors : « Je jure par Allah que je ne parlerai plus jamais à Ibn Az-Zubair. » Quand cette rupture dura longtemps, `Abdullah bin Az-Zubair chercha à ce qu'on intercède en sa faveur auprès d'elle, mais elle répondit : « Par Allah, je n'accepterai l'intercession de personne pour lui, et je ne commettrai pas de péché en rompant mon vœu. » Comme la situation devenait difficile pour Ibn Az-Zubair, il demanda à Al-Miswar bin Makhrama et `Abdur-Rahman bin Al-Aswad bin 'Abu Yaghuth, qui étaient de la tribu de Bani Zahra : « Je vous supplie, par Allah, de me permettre d'entrer chez `Aisha, car il n'est pas permis qu'elle fasse le vœu de couper les liens avec moi. » Alors Al-Miswar et `Abdur-Rahman, enroulés dans leurs manteaux, demandèrent la permission d'entrer en disant : « Que la paix, la miséricorde et les bénédictions d'Allah soient sur toi ! Pouvons-nous entrer ? » `Aisha répondit : « Entrez. » Ils demandèrent : « Tous ensemble ? » Elle dit : « Oui, entrez tous, » sans savoir qu'Ibn Az-Zubair était avec eux. Quand ils entrèrent, Ibn Az-Zubair entra dans la pièce séparée, la prit par la main et commença à lui demander pardon en pleurant. Al-Miswar et `Abdur-Rahman lui demandèrent aussi de lui parler et d'accepter son repentir. Ils lui dirent : « Le Prophète (ﷺ) a interdit ce que tu sais concernant le fait de couper les liens (ne pas parler à ses frères musulmans), car il n'est pas permis à un musulman de ne pas parler à son frère plus de trois nuits (jours). » Comme ils insistaient en lui rappelant l'importance de garder de bonnes relations familiales et de pardonner les fautes des autres, et qu'ils la mirent dans une situation difficile, elle commença à leur rappeler aussi et pleura, disant : « J'ai fait un vœu, et (la question du) vœu est difficile. » Ils (Al-Miswar et `Abdur-Rahman) continuèrent à insister jusqu'à ce qu'elle parle à `Abdullah bin Az-Zubair, puis elle affranchit quarante esclaves en expiation de son vœu. Plus tard, chaque fois qu'elle se rappelait son vœu, elle pleurait tellement que son voile était trempé de larmes
N° 6075
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تَبَاغَضُوا، وَلاَ تَحَاسَدُوا، وَلاَ تَدَابَرُوا، وَكُونُوا عِبَادَ اللَّهِ إِخْوَانًا، وَلاَ يَحِلُّ لِمُسْلِمٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Ne vous détestez pas les uns les autres, ne soyez pas jaloux les uns des autres, et ne vous tournez pas le dos. Ô serviteurs d'Allah, soyez frères ! Il n'est pas permis à un musulman de couper les liens avec son frère musulman (et de ne pas lui parler) plus de trois nuits. »
N° 6076
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَطَاءِ بْنِ يَزِيدَ اللَّيْثِيِّ، عَنْ أَبِي أَيُّوبَ الأَنْصَارِيِّ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ يَحِلُّ لِرَجُلٍ أَنْ يَهْجُرَ أَخَاهُ فَوْقَ ثَلاَثِ لَيَالٍ، يَلْتَقِيَانِ فَيُعْرِضُ هَذَا وَيُعْرِضُ هَذَا، وَخَيْرُهُمَا الَّذِي يَبْدَأُ بِالسَّلاَمِ ".
Rapporté par Abu Aiyub Al-Ansari : Le Messager d'Allah (ﷺ) a dit : « Il n'est pas permis à un homme de couper les liens avec son frère musulman plus de trois nuits. (Il n'est pas permis que) lorsqu'ils se rencontrent, l'un détourne le visage de l'autre, et l'autre détourne aussi son visage. Le meilleur des deux sera celui qui saluera l'autre en premier. »
N° 6077