Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ، رضى الله عنهما أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم سُئِلَ عَنِ الأَمَةِ إِذَا زَنَتْ وَلَمْ تُحْصَنْ قَالَ " إِذَا زَنَتْ فَاجْلِدُوهَا، ثُمَّ إِنْ زَنَتْ فَاجْلِدُوهَا، ثُمَّ إِنْ زَنَتْ فَاجْلِدُوهَا، ثُمَّ بِيعُوهَا وَلَوْ بِضَفِيرٍ ". قَالَ ابْنُ شِهَابٍ لاَ أَدْرِي بَعْدَ الثَّالِثَةِ أَوِ الرَّابِعَةِ.
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid : On a demandé au Messager d’Allah (ﷺ) de donner son avis au sujet d’une esclave non mariée coupable de relation interdite. Il a répondu : « Si elle commet une relation interdite, alors fouettez-la (cinquante coups). Si elle recommence une deuxième fois, fouettez-la (cinquante coups). Si elle recommence une troisième fois, fouettez-la (cinquante coups) et vendez-la, même pour une corde en poil. » Ibn Shihab a dit : « Je ne sais pas si le Prophète (ﷺ) a ordonné de la vendre après la troisième ou la quatrième fois qu’elle a commis cet acte. »
N° 6838
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ سَعِيدٍ الْمَقْبُرِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّهُ سَمِعَهُ يَقُولُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِذَا زَنَتِ الأَمَةُ فَتَبَيَّنَ زِنَاهَا فَلْيَجْلِدْهَا وَلاَ يُثَرِّبْ، ثُمَّ إِنْ زَنَتْ فَلْيَجْلِدْهَا وَلاَ يُثَرِّبْ، ثُمَّ إِنْ زَنَتِ الثَّالِثَةَ فَلْيَبِعْهَا وَلَوْ بِحَبْلٍ مِنْ شَعَرٍ ". تَابَعَهُ إِسْمَاعِيلُ بْنُ أُمَيَّةَ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Si une esclave commet un acte sexuel interdit et que sa culpabilité est prouvée, elle doit être fouettée (cinquante coups de fouet) mais elle ne doit pas être réprimandée ; si elle recommence, elle doit être fouettée à nouveau sans être réprimandée ; et si elle le fait une troisième fois, elle doit être vendue, même pour une corde faite de poils. »
N° 6839
حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الشَّيْبَانِيُّ، سَأَلْتُ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ أَبِي أَوْفَى عَنِ الرَّجْمِ، فَقَالَ رَجَمَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم. فَقُلْتُ أَقَبْلَ النُّورِ أَمْ بَعْدَهُ قَالَ لاَ أَدْرِي. تَابَعَهُ عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ وَخَالِدُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ وَالْمُحَارِبِيُّ وَعَبِيدَةُ بْنُ حُمَيْدٍ عَنِ الشَّيْبَانِيِّ. وَقَالَ بَعْضُهُمُ الْمَائِدَةُ. وَالأَوَّلُ أَصَحُّ.
Rapporté par Ash-Shaibani : J’ai demandé à `Abdullah bin Abi `Aufa au sujet du Rajam (la lapidation à mort pour un acte sexuel interdit). Il a répondu : « Le Prophète (ﷺ) a appliqué la peine du Rajam. » J’ai demandé : « Était-ce avant ou après la révélation de la sourate an-Nur ? » Il a répondu : « Je ne sais pas. »
N° 6840
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ نَافِعٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهُ قَالَ إِنَّ الْيَهُودَ جَاءُوا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَذَكَرُوا لَهُ أَنَّ رَجُلاً مِنْهُمْ وَامْرَأَةً زَنَيَا فَقَالَ لَهُمْ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " مَا تَجِدُونَ فِي التَّوْرَاةِ فِي شَأْنِ الرَّجْمِ ". فَقَالُوا نَفْضَحُهُمْ وَيُجْلَدُونَ. قَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ كَذَبْتُمْ إِنَّ فِيهَا الرَّجْمَ. فَأَتَوْا بِالتَّوْرَاةِ فَنَشَرُوهَا، فَوَضَعَ أَحَدُهُمْ يَدَهُ عَلَى آيَةِ الرَّجْمِ فَقَرَأَ مَا قَبْلَهَا وَمَا بَعْدَهَا. فَقَالَ لَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ سَلاَمٍ ارْفَعْ يَدَكَ. فَرَفَعَ يَدَهُ فَإِذَا فِيهَا آيَةُ الرَّجْمِ. قَالُوا صَدَقَ يَا مُحَمَّدُ فِيهَا آيَةُ الرَّجْمِ. فَأَمَرَ بِهِمَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَرُجِمَا، فَرَأَيْتُ الرَّجُلَ يَحْنِي عَلَى الْمَرْأَةِ يَقِيهَا الْحِجَارَةَ.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Les juifs sont venus voir le Messager d’Allah (ﷺ) et lui ont parlé d’un homme et d’une femme parmi eux qui avaient commis un acte sexuel interdit. Le Messager d’Allah (ﷺ) leur a dit : « Qu’est-ce que vous trouvez dans la Torah à propos du Rajam ? » Ils ont répondu : « Nous les humilions seulement et les fouettons. » `Abdullah bin Salam leur a dit : « Vous mentez, la peine du Rajam est dans la Torah. » Ils ont apporté la Torah et l’ont ouverte. L’un d’eux a mis sa main sur le verset du Rajam et a lu ce qui était avant et après. `Abdullah bin Salam lui a dit : « Lève ta main. » Quand il l’a fait, le verset du Rajam est apparu. Alors ils ont dit : « Ô Muhammad ! Il a dit la vérité, le verset du Rajam est bien dans la Torah. » Ensuite, le Messager d’Allah (ﷺ) a ordonné que les deux personnes (coupables d’acte sexuel interdit) soient lapidées à mort, et elles l’ont été. J’ai vu l’homme se pencher sur la femme pour la protéger des pierres
N° 6841
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ بْنِ مَسْعُودٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، وَزَيْدِ بْنِ خَالِدٍ، أَنَّهُمَا أَخْبَرَاهُ أَنَّ رَجُلَيْنِ اخْتَصَمَا إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَحَدُهُمَا اقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ. وَقَالَ الآخَرُ وَهْوَ أَفْقَهُهُمَا أَجَلْ يَا رَسُولَ اللَّهِ فَاقْضِ بَيْنَنَا بِكِتَابِ اللَّهِ، وَأْذَنْ لِي أَنْ أَتَكَلَّمَ. قَالَ " تَكَلَّمْ ". قَالَ إِنَّ ابْنِي كَانَ عَسِيفًا عَلَى هَذَا ـ قَالَ مَالِكٌ وَالْعَسِيفُ الأَجِيرُ ـ فَزَنَى بِامْرَأَتِهِ، فَأَخْبَرُونِي أَنَّ عَلَى ابْنِي الرَّجْمَ، فَافْتَدَيْتُ مِنْهُ بِمِائَةِ شَاةٍ وَبِجَارِيَةٍ لِي، ثُمَّ إِنِّي سَأَلْتُ أَهْلَ الْعِلْمِ فَأَخْبَرُونِي أَنَّ مَا عَلَى ابْنِي جَلْدُ مِائَةٍ وَتَغْرِيبُ عَامٍ، وَإِنَّمَا الرَّجْمُ عَلَى امْرَأَتِهِ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَمَا وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لأَقْضِيَنَّ بَيْنَكُمَا بِكِتَابِ اللَّهِ، أَمَّا غَنَمُكَ وَجَارِيَتُكَ فَرَدٌّ عَلَيْكَ ". وَجَلَدَ ابْنَهُ مِائَةً وَغَرَّبَهُ عَامًا، وَأَمَرَ أُنَيْسًا الأَسْلَمِيَّ أَنْ يَأْتِيَ امْرَأَةَ الآخَرِ، فَإِنِ اعْتَرَفَتْ فَارْجُمْهَا، فَاعْتَرَفَتْ فَرَجَمَهَا.
Rapporté par Abu Huraira et Zaid bin Khalid : Deux hommes ont eu un différend devant le Messager d’Allah (ﷺ). L’un d’eux a dit : « Juge-nous selon les lois d’Allah. » L’autre, qui était plus sage, a dit : « Oui, Messager d’Allah (ﷺ), juge-nous selon les lois d’Allah et permets-moi de parler en premier. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « Parle. » Il a dit : « Mon fils travaillait pour cet homme et il a eu une relation interdite avec sa femme. Les gens m’ont dit que mon fils devait être lapidé à mort, mais j’ai donné cent moutons et une esclave en compensation pour la faute de mon fils. Ensuite, j’ai demandé aux savants religieux, et ils m’ont dit que mon fils devait recevoir cent coups de fouet et être exilé pendant un an, et que seule la femme de cet homme devait être lapidée à mort. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Par Celui qui détient mon âme dans Sa main, je vais vous juger selon les lois d’Allah : Ô homme, tes moutons et ton esclave te sont rendus. » Ensuite, le Prophète (ﷺ) a fait fouetter le fils de l’homme cent fois et l’a exilé pendant un an, puis il a ordonné à Unais Al-Aslami d’aller voir la femme de l’autre homme, et si elle avouait, de la lapider à mort. Elle a avoué et a été lapidée à mort
N° 6843
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ الْقَاسِمِ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ جَاءَ أَبُو بَكْرِ ـ رضى الله عنه ـ وَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاضِعٌ رَأْسَهُ عَلَى فَخِذِي فَقَالَ حَبَسْتِ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَالنَّاسَ، وَلَيْسُوا عَلَى مَاءٍ. فَعَاتَبَنِي، وَجَعَلَ يَطْعُنُ بِيَدِهِ فِي خَاصِرَتِي، وَلاَ يَمْنَعُنِي مِنَ التَّحَرُّكِ إِلاَّ مَكَانُ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَأَنْزَلَ اللَّهُ آيَةَ التَّيَمُّمِ.
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est venu vers moi pendant que le Messager d'Allah (ﷺ) dormait, la tête posée sur ma cuisse. Abu Bakr m'a dit : « Tu as retenu le Messager d'Allah (ﷺ) et les gens, et il n'y a pas d'eau à cet endroit. » Alors il m'a réprimandée et m'a frappée sur le flanc avec sa main, et rien ne pouvait m'empêcher de bouger sauf le fait que le Messager d'Allah (ﷺ) était allongé sur ma cuisse. Ensuite, Allah a révélé le verset concernant le Tayammum
N° 6844
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ الْقَاسِمِ، حَدَّثَهُ عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ أَقْبَلَ أَبُو بَكْرٍ فَلَكَزَنِي لَكْزَةً شَدِيدَةً وَقَالَ حَبَسْتِ النَّاسَ فِي قِلاَدَةٍ. فَبِي الْمَوْتُ لِمَكَانِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَقَدْ أَوْجَعَنِي. نَحْوَهُ. لَكَزَ وَوَكَزَ وَاحِدٌ
Rapporté par `Aisha : Abu Bakr est venu vers moi et m'a frappée violemment avec son poing en disant : « Tu as retenu les gens à cause de ton collier. » Mais je suis restée immobile comme si j'étais morte, de peur de réveiller le Messager d'Allah (ﷺ), même si ce coup était très douloureux
N° 6845
حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ وَرَّادٍ، كَاتِبِ الْمُغِيرَةِ عَنِ الْمُغِيرَةِ، قَالَ قَالَ سَعْدُ بْنُ عُبَادَةَ لَوْ رَأَيْتُ رَجُلاً مَعَ امْرَأَتِي لَضَرَبْتُهُ بِالسَّيْفِ غَيْرَ مُصْفَحٍ. فَبَلَغَ ذَلِكَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ " أَتَعْجَبُونَ مِنْ غَيْرَةِ سَعْدٍ، لأَنَا أَغْيَرُ مِنْهُ، وَاللَّهُ أَغْيَرُ مِنِّي ".
Rapporté par Al-Mughira : Sa`d bin Ubada a dit : « Si je trouvais un homme avec ma femme, je le tuerais avec le côté tranchant de mon épée. » Quand le Prophète (ﷺ) a entendu cela, il a dit : « Vous vous étonnez de la jalousie de Sa`d ? En vérité, j'ai plus de jalousie que Sa`d, et Allah a encore plus de jalousie que moi. »
N° 6846
حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جَاءَهُ أَعْرَابِيٌّ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ امْرَأَتِي وَلَدَتْ غُلاَمًا أَسْوَدَ. فَقَالَ " هَلْ لَكَ مِنْ إِبِلٍ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " مَا أَلْوَانُهَا ". قَالَ حُمْرٌ. قَالَ " فِيهَا مِنْ أَوْرَقَ ". قَالَ نَعَمْ. قَالَ " فَأَنَّى كَانَ ذَلِكَ ". قَالَ أُرَاهُ عِرْقٌ نَزَعَهُ. قَالَ " فَلَعَلَّ ابْنَكَ هَذَا نَزَعَهُ عِرْقٌ ".
Rapporté par Abu Huraira : Un bédouin est venu voir le Messager d'Allah (ﷺ) et a dit : « Ma femme a donné naissance à un enfant noir. » Le Prophète (ﷺ) lui a dit : « As-tu des chameaux ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète (ﷺ) a demandé : « De quelle couleur sont-ils ? » Il a répondu : « Ils sont rouges. » Le Prophète (ﷺ) a poursuivi : « Y en a-t-il qui sont gris ? » Il a répondu : « Oui. » Le Prophète lui a demandé : « D'où vient cette couleur grise ? » Il a dit : « Je pense qu'elle vient des ancêtres des chameaux. » Alors le Prophète (ﷺ) lui a dit : « De la même façon, cet enfant a probablement hérité sa couleur de ses ancêtres. »
N° 6847
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنِي يَزِيدُ بْنُ أَبِي حَبِيبٍ، عَنْ بُكَيْرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ، عَنْ عَبْدِ الرَّحْمَنِ بْنِ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يُجْلَدُ فَوْقَ عَشْرِ جَلَدَاتٍ إِلاَّ فِي حَدٍّ مِنْ حُدُودِ اللَّهِ ".
Rapporté par Abu Burda : Le Prophète (ﷺ) avait l'habitude de dire : « Personne ne doit être fouetté de plus de dix coups, sauf s'il a commis un crime pour lequel Allah a fixé une peine légale. »
N° 6848
حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا فُضَيْلُ بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنَا مُسْلِمُ بْنُ أَبِي مَرْيَمَ، حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ جَابِرٍ، عَمَّنْ سَمِعَ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ عُقُوبَةَ فَوْقَ عَشْرِ ضَرَبَاتٍ إِلاَّ فِي حَدٍّ مِنْ حُدُودِ اللَّهِ ".
Rapporté par `Abdur-Rahman bin Jabir : D’après d’autres personnes, le Prophète (ﷺ) a dit : « Aucun châtiment ne doit dépasser dix coups de fouet, sauf si la personne a commis un crime qui nécessite une peine légale prescrite par Allah. »
N° 6849
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سُلَيْمَانَ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، أَخْبَرَنِي عَمْرٌو، أَنَّ بُكَيْرًا، حَدَّثَهُ قَالَ بَيْنَمَا أَنَا جَالِسٌ، عِنْدَ سُلَيْمَانَ بْنِ يَسَارٍ إِذْ جَاءَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ جَابِرٍ فَحَدَّثَ سُلَيْمَانَ بْنَ يَسَارٍ، ثُمَّ أَقْبَلَ عَلَيْنَا سُلَيْمَانُ بْنُ يَسَارٍ فَقَالَ حَدَّثَنِي عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ جَابِرٍ، أَنَّ أَبَاهُ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا بُرْدَةَ الأَنْصَارِيَّ، قَالَ سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ تَجْلِدُوا فَوْقَ عَشْرَةِ أَسْوَاطٍ إِلاَّ فِي حَدٍّ مِنْ حُدُودِ اللَّهِ ".
Rapporté par Abu Burda Al-Ansari : J’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : « Ne fouettez personne de plus de dix coups, sauf s’il s’agit d’un crime qui nécessite une peine légale d’Allah. »
N° 6850
حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ بُكَيْرٍ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ، أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ نَهَى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنِ الْوِصَالِ فَقَالَ لَهُ رِجَالٌ مِنَ الْمُسْلِمِينَ فَإِنَّكَ يَا رَسُولَ اللَّهِ تُوَاصِلُ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " أَيُّكُمْ مِثْلِي إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِ ". فَلَمَّا أَبَوْا أَنْ يَنْتَهُوا عَنِ الْوِصَالِ وَاصَلَ بِهِمْ يَوْمًا ثُمَّ يَوْمًا ثُمَّ رَأَوُا الْهِلاَلَ فَقَالَ " لَوْ تَأَخَّرَ لَزِدْتُكُمْ ". كَالْمُنَكِّلِ بِهِمْ حِينَ أَبَوْا. تَابَعَهُ شُعَيْبٌ وَيَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ وَيُونُسُ عَنِ الزُّهْرِيِّ. وَقَالَ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ خَالِدٍ عَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَعِيدٍ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a interdit le Al-Wisal (jeûner plusieurs jours de suite sans manger). Un homme parmi les musulmans a dit : « Mais toi, tu fais Al-Wisal, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a répondu : « Qui parmi vous est comme moi ? Je dors et mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. » Quand les gens ont refusé d’arrêter Al-Wisal, le Prophète (ﷺ) a jeûné avec eux un jour, puis il n’a pas rompu son jeûne et a continué un deuxième jour. Quand ils ont vu le croissant de lune, le Prophète (ﷺ) a dit : « Si le croissant n’était pas apparu, je vous aurais fait continuer à jeûner (un troisième jour) », comme s’il voulait les punir parce qu’ils avaient refusé d’arrêter Al-Wisal
N° 6851
حَدَّثَنِي عَيَّاشُ بْنُ الْوَلِيدِ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الأَعْلَى، حَدَّثَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ سَالِمٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُمَرَ، أَنَّهُمْ كَانُوا يُضْرَبُونَ عَلَى عَهْدِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم إِذَا اشْتَرَوْا طَعَامًا جِزَافًا أَنْ يَبِيعُوهُ فِي مَكَانِهِمْ حَتَّى يُئْوُوهُ إِلَى رِحَالِهِمْ.
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : À l’époque du Messager d’Allah (ﷺ), ceux qui achetaient des denrées alimentaires sans les peser ni les mesurer et les revendaient sur place étaient frappés, jusqu’à ce qu’ils transportent ces marchandises chez eux
N° 6852
حَدَّثَنَا عَبْدَانُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا يُونُسُ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُرْوَةُ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ مَا انْتَقَمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لِنَفْسِهِ فِي شَىْءٍ يُؤْتَى إِلَيْهِ حَتَّى تُنْتَهَكَ مِنْ حُرُمَاتِ اللَّهِ فَيَنْتَقِمَ لِلَّهِ.
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) ne se vengeait jamais pour lui-même dans les affaires qui lui étaient présentées, sauf si les limites fixées par Allah étaient dépassées ; dans ce cas, il se vengeait pour Allah
N° 6853