← Tous les recueils

Sahih al Bukhari

← Chapitres

حَدَّثَنَا مُحَمَّدٌ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ إِدْرِيسَ، عَنْ شُعْبَةَ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدِ بْنِ أَنَسٍ، عَنْ جَدِّهِ، أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ قَالَ خَرَجَتْ جَارِيَةٌ عَلَيْهَا أَوْضَاحٌ بِالْمَدِينَةِ ـ قَالَ ـ فَرَمَاهَا يَهُودِيٌّ بِحَجَرٍ ـ قَالَ ـ فَجِيءَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهَا رَمَقٌ فَقَالَ لَهَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ فُلاَنٌ قَتَلَكِ ‏"‏‏.‏ فَرَفَعَتْ رَأْسَهَا، فَأَعَادَ عَلَيْهَا قَالَ ‏"‏ فُلاَنٌ قَتَلَكِ ‏"‏‏.‏ فَرَفَعَتْ رَأْسَهَا، فَقَالَ لَهَا فِي الثَّالِثَةِ ‏"‏ فُلاَنٌ قَتَلَكِ ‏"‏‏.‏ فَخَفَضَتْ رَأْسَهَا، فَدَعَا بِهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَتَلَهُ بَيْنَ الْحَجَرَيْنِ‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Une fille portant des bijoux est sortie à Médine. Quelqu’un l’a frappée avec une pierre. On l’a amenée devant le Prophète (ﷺ) alors qu’elle était encore vivante. Le Messager d’Allah (ﷺ) lui a demandé : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Elle a levé la tête pour nier. Il lui a demandé une deuxième fois : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Elle a encore nié. Il a demandé une troisième fois : « Est-ce untel qui t’a frappée ? » Cette fois, elle a baissé la tête pour confirmer. Le Messager d’Allah (ﷺ) a alors fait venir le coupable et l’a tué entre deux pierres

N° 6877

حَدَّثَنَا عُمَرُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا أَبِي، حَدَّثَنَا الأَعْمَشُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ مُرَّةَ، عَنْ مَسْرُوقٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لاَ يَحِلُّ دَمُ امْرِئٍ مُسْلِمٍ يَشْهَدُ أَنْ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ وَأَنِّي رَسُولُ اللَّهِ إِلاَّ بِإِحْدَى ثَلاَثٍ النَّفْسُ بِالنَّفْسِ وَالثَّيِّبُ الزَّانِي، وَالْمَارِقُ مِنَ الدِّينِ التَّارِكُ الْجَمَاعَةَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Abdullah : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Le sang d’un musulman qui atteste qu’il n’y a de divinité digne d’adoration qu’Allah et que je suis Son Messager, ne peut être versé que dans trois cas : en cas de meurtre (en application du talion), pour une personne mariée qui commet l’adultère, et pour celui qui quitte l’islam (apostasie) et abandonne les musulmans. »

N° 6878

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ جَعْفَرٍ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ هِشَامِ بْنِ زَيْدٍ، عَنْ أَنَسٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ يَهُودِيًّا، قَتَلَ جَارِيَةً عَلَى أَوْضَاحٍ لَهَا، فَقَتَلَهَا بِحَجَرٍ، فَجِيءَ بِهَا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم وَبِهَا رَمَقٌ فَقَالَ ‏ "‏ أَقَتَلَكِ فُلاَنٌ ‏"‏‏.‏ فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ لاَ، ثُمَّ قَالَ الثَّانِيَةَ، فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ لاَ، ثُمَّ سَأَلَهَا الثَّالِثَةَ فَأَشَارَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ، فَقَتَلَهُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم بِحَجَرَيْنِ‏.‏

Rapporté par Anas : Un Juif a tué une jeune fille pour lui voler ses bijoux. Il l’a frappée avec une pierre, et on l’a amenée au Prophète (ﷺ) alors qu’elle était encore vivante. Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Est-ce que telle personne t’a frappée ? » Elle a fait non de la tête. Il lui a posé la question une deuxième fois, et elle a encore fait non de la tête. Quand il lui a demandé une troisième fois, elle a fait signe que oui. Alors le Prophète (ﷺ) a tué l’homme (le Juif) avec deux pierres

N° 6879

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ خُزَاعَةَ، قَتَلُوا رَجُلاً‏.‏ وَقَالَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ رَجَاءٍ حَدَّثَنَا حَرْبٌ عَنْ يَحْيَى حَدَّثَنَا أَبُو سَلَمَةَ حَدَّثَنَا أَبُو هُرَيْرَةَ أَنَّهُ عَامَ فَتْحِ مَكَّةَ قَتَلَتْ خُزَاعَةُ رَجُلاً مِنْ بَنِي لَيْثٍ بِقَتِيلٍ لَهُمْ فِي الْجَاهِلِيَّةِ، فَقَامَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏"‏ إِنَّ اللَّهَ حَبَسَ عَنْ مَكَّةَ الْفِيلَ وَسَلَّطَ عَلَيْهِمْ رَسُولَهُ وَالْمُؤْمِنِينَ، أَلاَ وَإِنَّهَا لَمْ تَحِلَّ لأَحَدٍ قَبْلِي، وَلاَ تَحِلُّ لأَحَدٍ بَعْدِي، أَلاَ وَإِنَّمَا أُحِلَّتْ لِي سَاعَةً مِنْ نَهَارٍ، أَلاَ وَإِنَّهَا سَاعَتِي هَذِهِ حَرَامٌ لاَ يُخْتَلَى شَوْكُهَا، وَلاَ يُعْضَدُ شَجَرُهَا، وَلاَ يَلْتَقِطُ سَاقِطَتَهَا إِلاَّ مُنْشِدٌ، وَمَنْ قُتِلَ لَهُ قَتِيلٌ فَهْوَ بِخَيْرِ النَّظَرَيْنِ إِمَّا يُودَى وَإِمَّا يُقَادُ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ رَجُلٌ مِنْ أَهْلِ الْيَمَنِ يُقَالُ لَهُ أَبُو شَاهٍ فَقَالَ اكْتُبْ لِي يَا رَسُولَ اللَّهِ‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ اكْتُبُوا لأَبِي شَاهٍ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَامَ رَجُلٌ مِنْ قُرَيْشٍ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِلاَّ الإِذْخِرَ، فَإِنَّمَا نَجْعَلُهُ فِي بُيُوتِنَا وَقُبُورِنَا‏.‏ فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِلاَّ الإِذْخِرَ ‏"‏‏.‏ وَتَابَعَهُ عُبَيْدُ اللَّهِ عَنْ شَيْبَانَ فِي الْفِيلِ، قَالَ بَعْضُهُمْ عَنْ أَبِي نُعَيْمٍ الْقَتْلَ‏.‏ وَقَالَ عُبَيْدُ اللَّهِ إِمَّا أَنْ يُقَادَ أَهْلُ الْقَتِيلِ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : L’année de la conquête de La Mecque, la tribu de Khuza`a a tué un homme de la tribu de Bam Laith pour venger une personne tuée parmi eux à l’époque préislamique. Alors le Messager d’Allah s’est levé et a dit : « Allah a retenu l’armée des éléphants de La Mecque, mais Il a permis à Son Messager et aux croyants de vaincre les mécréants de La Mecque. Attention : (La Mecque est un sanctuaire) ! En vérité, combattre à La Mecque n’a jamais été permis à personne avant moi, et ce ne sera permis à personne après moi ; cela m’a été permis seulement pour un court moment ce jour-là. Sans aucun doute, elle est à présent un sanctuaire : ses buissons épineux ne doivent pas être arrachés, ses arbres ne doivent pas être coupés, et ses objets trouvés ne doivent être ramassés que par celui qui cherche leur propriétaire. Et si quelqu’un est tué, son plus proche parent a le droit de choisir entre deux choses : soit le prix du sang, soit la vengeance en faisant exécuter le meurtrier. » Un homme du Yémen, appelé Abu Shah, s’est alors levé et a dit : « Écris cela pour moi, ô Messager d’Allah (ﷺ) ! » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Écrivez cela pour Abu Shah. » Un autre homme de Quraish s’est levé en disant : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Sauf pour l’Al-Idhkhir (une herbe spéciale), car nous l’utilisons dans nos maisons et pour les tombes. » Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Sauf l’Al-Idhkhir. »

N° 6880

حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرٍو، عَنْ مُجَاهِدٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ كَانَتْ فِي بَنِي إِسْرَائِيلَ قِصَاصٌ، وَلَمْ تَكُنْ فِيهِمُ الدِّيَةُ فَقَالَ اللَّهُ لِهَذِهِ الأُمَّةِ ‏{‏كُتِبَ عَلَيْكُمُ الْقِصَاصُ فِي الْقَتْلَى‏}‏ إِلَى هَذِهِ الآيَةِ ‏{‏فَمَنْ عُفِيَ لَهُ مِنْ أَخِيهِ شَىْءٌ‏}‏‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَالْعَفْوُ أَنْ يَقْبَلَ الدِّيَةَ فِي الْعَمْدِ، قَالَ ‏{‏فَاتِّبَاعٌ بِالْمَعْرُوفِ‏}‏ أَنْ يَطْلُبَ بِمَعْرُوفٍ وَيُؤَدِّيَ بِإِحْسَانٍ‏.‏

Rapporté par Ibn `Abbas : Pour les enfants d’Israël, la punition pour un crime était uniquement Al-Qisas (la loi du talion), et le paiement du prix du sang n’était pas permis comme alternative. Mais Allah a dit à cette communauté (les musulmans) : « Ô vous qui croyez ! Le Qisas vous est prescrit en cas de meurtre… » (jusqu’à la fin du verset 2.178). Ibn `Abbas a ajouté : La remise (le pardon) dans ce verset signifie accepter le prix du sang même en cas de meurtre intentionnel. Ibn `Abbas a aussi dit : Le verset : « Alors les proches doivent demander le prix du sang de façon raisonnable. » (2.178) veut dire que la demande doit être raisonnable et qu’il faut remercier correctement en retour

N° 6881

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ أَبِي حُسَيْنٍ، حَدَّثَنَا نَافِعُ بْنُ جُبَيْرٍ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ أَبْغَضُ النَّاسِ إِلَى اللَّهِ ثَلاَثَةٌ مُلْحِدٌ فِي الْحَرَمِ، وَمُبْتَغٍ فِي الإِسْلاَمِ سُنَّةَ الْجَاهِلِيَّةِ، وَمُطَّلِبُ دَمِ امْرِئٍ بِغَيْرِ حَقٍّ لِيُهَرِيقَ دَمَهُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Les personnes les plus détestées par Allah sont au nombre de trois : (1) Celui qui se comporte mal, c’est-à-dire qui fait le mal, dans le Haram (les lieux sacrés de La Mecque et Médine) ; (2) celui qui veut que les traditions de l’époque préislamique restent dans l’islam ; (3) et celui qui cherche à faire couler le sang de quelqu’un sans raison valable. »

N° 6882

حَدَّثَنَا فَرْوَةُ، حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ مُسْهِرٍ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ يَوْمَ أُحُدٍ‏.‏ وَحَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا أَبُو مَرْوَانَ، يَحْيَى بْنُ أَبِي زَكَرِيَّاءَ عَنْ هِشَامٍ، عَنْ عُرْوَةَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ صَرَخَ إِبْلِيسُ يَوْمَ أُحُدٍ فِي النَّاسِ يَا عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ‏.‏ فَرَجَعَتْ أُولاَهُمْ عَلَى أُخْرَاهُمْ حَتَّى قَتَلُوا الْيَمَانَ فَقَالَ حُذَيْفَةُ أَبِي أَبِي‏.‏ فَقَتَلُوهُ، فَقَالَ حُذَيْفَةُ غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ‏.‏ قَالَ وَقَدْ كَانَ انْهَزَمَ مِنْهُمْ قَوْمٌ حَتَّى لَحِقُوا بِالطَّائِفِ‏.‏

Rapporté par `Aisha : Les polythéistes ont été vaincus le jour de la bataille d’Uhud. Satan a crié parmi les gens ce jour-là : « Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qu’il y a derrière vous ! » Alors la première ligne de l’armée a attaqué les lignes arrière (en pensant qu’il s’agissait de l’ennemi) jusqu’à ce qu’ils tuent Al-Yaman. Hudhaifa (fils d’Al-Yaman) a crié : « Mon père ! Mon père ! » Mais ils l’ont tué. Hudhaifa a dit : « Qu’Allah vous pardonne. » (Le narrateur ajoute : Certains des polythéistes vaincus se sont enfuis jusqu’à Taïf)

N° 6883

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا حَبَّانُ، حَدَّثَنَا هَمَّامٌ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ، أَنَّ يَهُودِيًّا، رَضَّ رَأْسَ جَارِيَةٍ بَيْنَ حَجَرَيْنِ، فَقِيلَ لَهَا مَنْ فَعَلَ بِكِ هَذَا أَفُلاَنٌ أَفُلاَنٌ حَتَّى سُمِّيَ الْيَهُودِيُّ فَأَوْمَأَتْ بِرَأْسِهَا، فَجِيءَ بِالْيَهُودِيِّ فَاعْتَرَفَ، فَأَمَرَ بِهِ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم فَرُضَّ رَأْسُهُ بِالْحِجَارَةِ‏.‏ وَقَدْ قَالَ هَمَّامٌ بِحَجَرَيْنِ‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Un Juif a écrasé la tête d’une jeune fille entre deux pierres. On lui a demandé : « Qui t’a fait cela ? Est-ce telle personne ? Est-ce telle autre ? » Quand le nom du Juif a été cité, elle a fait un signe de la tête pour confirmer. Alors le Juif a été amené et il a avoué. Le Prophète (ﷺ) a alors ordonné que sa tête soit écrasée avec des pierres. (Hammam a précisé : « avec deux pierres »)

N° 6884

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ زُرَيْعٍ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، عَنْ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَتَلَ يَهُودِيًّا بِجَارِيَةٍ قَتَلَهَا عَلَى أَوْضَاحٍ لَهَا‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) a tué un Juif qui avait tué une jeune fille pour lui prendre ses bijoux

N° 6885

حَدَّثَنَا عَمْرُو بْنُ عَلِيٍّ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ أَبِي عَائِشَةَ، عَنْ عُبَيْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ لَدَدْنَا النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم فِي مَرَضِهِ فَقَالَ ‏"‏ لاَ تَلُدُّونِي ‏"‏‏.‏ فَقُلْنَا كَرَاهِيَةُ الْمَرِيضِ لِلدَّوَاءِ‏.‏ فَلَمَّا أَفَاقَ قَالَ ‏"‏ لاَ يَبْقَى أَحَدٌ مِنْكُمْ إِلاَّ لُدَّ، غَيْرَ الْعَبَّاسِ فَإِنَّهُ لَمْ يَشْهَدْكُمْ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Aisha : Nous avons donné un médicament au Prophète (ﷺ) pendant sa maladie, en le lui versant dans la bouche. Il a dit : « Ne me donnez pas de médicament dans la bouche. » (Nous avons pensé qu’il disait cela) parce que les malades n’aiment généralement pas les médicaments. Quand il est allé mieux, il a dit : « Chacun d’entre vous devra boire ce médicament, sauf Al-`Abbas, car il n’a pas assisté à ce que vous avez fait. »

N° 6886

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، حَدَّثَنَا أَبُو الزِّنَادِ، أَنَّ الأَعْرَجَ، حَدَّثَهُ أَنَّهُ، سَمِعَ أَبَا هُرَيْرَةَ، يَقُولُ إِنَّهُ سَمِعَ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ ‏"‏ نَحْنُ الآخِرُونَ السَّابِقُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ‏"‏‏.‏ وَبِإِسْنَادِهِ ‏"‏ لَوِ اطَّلَعَ فِي بَيْتِكَ أَحَدٌ وَلَمْ تَأْذَنْ لَهُ، خَذَفْتَهُ بِحَصَاةٍ فَفَقَأْتَ عَيْنَهُ، مَا كَانَ عَلَيْكَ مِنْ جُنَاحٍ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Il a entendu le Messager d’Allah (ﷺ) dire : « Nous (les musulmans) sommes les derniers à venir, mais nous serons les premiers le Jour de la Résurrection. » Il a ajouté : « Si quelqu’un regarde en cachette dans votre maison sans votre permission, et que vous lui lancez une pierre qui lui crève un œil, vous n’aurez rien à vous reprocher. »

N° 6888

حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ حُمَيْدٍ،، أَنَّ رَجُلاً، اطَّلَعَ فِي بَيْتِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَسَدَّدَ إِلَيْهِ مِشْقَصًا‏.‏ فَقُلْتُ مَنْ حَدَّثَكَ قَالَ أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ‏.‏

Rapporté par Yahya : Humaid a dit : « Un homme a regardé en cachette dans la maison du Prophète (ﷺ) et le Prophète (ﷺ) a pointé une flèche vers lui pour le toucher. » J’ai demandé : « Qui t’a raconté cela ? » Il a répondu : « Anas bin Malik. »

N° 6889

حَدَّثَنِي إِسْحَاقُ بْنُ مَنْصُورٍ، أَخْبَرَنَا أَبُو أُسَامَةَ، قَالَ هِشَامٌ أَخْبَرَنَا عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ لَمَّا كَانَ يَوْمَ أُحُدٍ هُزِمَ الْمُشْرِكُونَ فَصَاحَ إِبْلِيسُ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أُخْرَاكُمْ‏.‏ فَرَجَعَتْ أُولاَهُمْ، فَاجْتَلَدَتْ هِيَ وَأُخْرَاهُمْ، فَنَظَرَ حُذَيْفَةُ فَإِذَا هُوَ بِأَبِيهِ الْيَمَانِ فَقَالَ أَىْ عِبَادَ اللَّهِ أَبِي أَبِي‏.‏ قَالَتْ فَوَاللَّهِ مَا احْتَجَزُوا حَتَّى قَتَلُوهُ‏.‏ قَالَ حُذَيْفَةُ غَفَرَ اللَّهُ لَكُمْ‏.‏ قَالَ عُرْوَةُ فَمَا زَالَتْ فِي حُذَيْفَةَ مِنْهُ بَقِيَّةٌ حَتَّى لَحِقَ بِاللَّهِ‏.‏

Rapporté par `Aisha : « Le jour de la bataille de Uhud, les polythéistes ont été vaincus. Puis Satan a crié : “Ô serviteurs d’Allah ! Faites attention à ce qui se passe derrière vous !” Alors les premiers rangs ont attaqué les derniers rangs de l’armée. Hudhaifa a vu que c’était son père, Al-Yaman, qui était attaqué ! Il a crié à ses compagnons : “Ô serviteurs d’Allah, c’est mon père, c’est mon père !” Mais, par Allah, ils ne se sont pas arrêtés avant de le tuer (c’est-à-dire le père de Hudhaifa). Hudhaifa a dit : “Qu’Allah vous pardonne.” (`Urwa a dit que Hudhaifa a continué à demander pardon à Allah pour celui qui avait tué son père jusqu’à sa mort)

N° 6890

حَدَّثَنَا الْمَكِّيُّ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يَزِيدُ بْنُ أَبِي عُبَيْدٍ، عَنْ سَلَمَةَ، قَالَ خَرَجْنَا مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم إِلَى خَيْبَرَ فَقَالَ رَجُلٌ مِنْهُمْ أَسْمِعْنَا يَا عَامِرُ مِنْ هُنَيْهَاتِكَ‏.‏ فَحَدَا بِهِمْ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ مَنِ السَّائِقُ ‏"‏ قَالُوا عَامِرٌ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ رَحِمَهُ اللَّهُ ‏"‏‏.‏ فَقَالُوا يَا رَسُولَ اللَّهِ هَلاَّ أَمْتَعْتَنَا بِهِ‏.‏ فَأُصِيبَ صَبِيحَةَ لَيْلَتِهِ فَقَالَ الْقَوْمُ حَبِطَ عَمَلُهُ، قَتَلَ نَفْسَهُ‏.‏ فَلَمَّا رَجَعْتُ وَهُمْ يَتَحَدَّثُونَ أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ، فَجِئْتُ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقُلْتُ يَا نَبِيَّ اللَّهِ فَدَاكَ أَبِي وَأُمِّي، زَعَمُوا أَنَّ عَامِرًا حَبِطَ عَمَلُهُ‏.‏ فَقَالَ ‏"‏ كَذَبَ مَنْ قَالَهَا، إِنَّ لَهُ لأَجْرَيْنِ اثْنَيْنِ، إِنَّهُ لَجَاهِدٌ مُجَاهِدٌ، وَأَىُّ قَتْلٍ يَزِيدُهُ عَلَيْهِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Salama : Nous sommes partis avec le Prophète (ﷺ) vers Khaybar. Un homme parmi les compagnons a dit : « Ô ‘Amir ! Chante-nous quelques-unes de tes chansons pour faire avancer les chameaux. » Alors il en a chanté quelques-unes, en rythme avec la marche des chameaux. Le Prophète (ﷺ) a demandé : « Qui conduit ces chameaux ? » Ils ont répondu : « ‘Amir. » Le Prophète a dit : « Qu’Allah lui fasse miséricorde ! » Les gens ont dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Si seulement tu nous laissais profiter de sa compagnie plus longtemps ! » Puis ‘Amir a été tué le lendemain matin. Les gens ont dit : « Les bonnes actions de ‘Amir sont perdues puisqu’il s’est tué lui-même. » Je suis revenu à ce moment-là pendant qu’ils parlaient de cela. Je suis allé voir le Prophète (ﷺ) et j’ai dit : « Ô Prophète d’Allah ! Que mon père soit sacrifié pour toi ! Les gens disent que les bonnes actions de ‘Amir sont perdues. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui dit cela ment, car ‘Amir aura une double récompense puisqu’il a fait des efforts pour obéir à Allah et a combattu pour la cause d’Allah. Aucune autre façon de mourir ne lui aurait donné une plus grande récompense. »

N° 6891

حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا قَتَادَةُ، قَالَ سَمِعْتُ زُرَارَةَ بْنَ أَوْفَى، عَنْ عِمْرَانَ بْنِ حُصَيْنٍ، أَنَّ رَجُلاً، عَضَّ يَدَ رَجُلٍ، فَنَزَعَ يَدَهُ مِنْ فَمِهِ، فَوَقَعَتْ ثَنِيَّتَاهُ، فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ ‏ "‏ يَعَضُّ أَحَدُكُمْ أَخَاهُ كَمَا يَعَضُّ الْفَحْلُ، لاَ دِيَةَ لَكَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par `Imran bin Husain : Un homme a mordu la main d’un autre homme et ce dernier a retiré sa main de force de sa bouche, ce qui a fait tomber deux de ses dents de devant. Ils ont présenté leur cas au Prophète, qui a dit : « L’un de vous a mordu son frère comme un chameau mâle mord. (Allez-vous-en), il n’y a pas de compensation (prix du sang) pour toi. »

N° 6892