Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ صَالِحٍ، حَدَّثَنَا ابْنُ وَهْبٍ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنِ ابْنِ الْمُسَيَّبِ، وَأَبِي، سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ أَنَّ أَبَا هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ اقْتَتَلَتِ امْرَأَتَانِ مِنْ هُذَيْلٍ، فَرَمَتْ إِحْدَاهُمَا الأُخْرَى بِحَجَرٍ قَتَلَتْهَا وَمَا فِي بَطْنِهَا، فَاخْتَصَمُوا إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَضَى أَنَّ دِيَةَ جَنِينِهَا غُرَّةٌ عَبْدٌ أَوْ وَلِيدَةٌ، وَقَضَى دِيَةَ الْمَرْأَةِ عَلَى عَاقِلَتِهَا.
Rapporté par Abu Huraira : Deux femmes de Hudhail se sont battues, et l’une d’elles a frappé l’autre avec une pierre, ce qui a causé sa mort ainsi que celle de l’enfant qu’elle portait. Les proches de la coupable et ceux de la victime ont présenté leur affaire au Prophète (ﷺ), qui a jugé que la Diya pour le fœtus serait un esclave homme ou femme, et que la Diya pour la femme tuée devait être payée par les proches (‘Asaba) de la coupable
N° 6910
حَدَّثَنِي عَمْرُو بْنُ زُرَارَةَ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَبْدِ الْعَزِيزِ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ لَمَّا قَدِمَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم الْمَدِينَةَ أَخَذَ أَبُو طَلْحَةَ بِيَدِي فَانْطَلَقَ بِي إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنَّ أَنَسًا غُلاَمٌ كَيِّسٌ فَلْيَخْدُمْكَ. قَالَ فَخَدَمْتُهُ فِي الْحَضَرِ وَالسَّفَرِ، فَوَاللَّهِ مَا قَالَ لِي لِشَىْءٍ صَنَعْتُهُ، لِمَ صَنَعْتَ هَذَا هَكَذَا وَلاَ لِشَىْءٍ لَمْ أَصْنَعْهُ لِمَ لَمْ تَصْنَعْ هَذَا هَكَذَا
Rapporté par ‘Abdul-‘Aziz : Anas a dit : « Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est arrivé à Médine, Abu Talha m’a pris par la main et m’a amené au Messager d’Allah (ﷺ) en disant : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Anas est un garçon intelligent, alors laisse-le te servir.” » Anas a ajouté : « J’ai donc servi le Prophète (ﷺ) chez lui et lors de ses voyages ; par Allah, il ne m’a jamais dit pour ce que j’ai fait : “Pourquoi as-tu fait cela comme ça ?” ou pour ce que je n’ai pas fait : “Pourquoi ne l’as-tu pas fait comme ça ?” »
N° 6911
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا اللَّيْثُ، حَدَّثَنَا ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ سَعِيدِ بْنِ الْمُسَيَّبِ، وَأَبِي، سَلَمَةَ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْعَجْمَاءُ جُرْحُهَا جُبَارٌ، وَالْبِئْرُ جُبَارٌ، وَالْمَعْدِنُ جُبَارٌ، وَفِي الرِّكَازِ الْخُمُسُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : Il n’y a pas de Diya pour les personnes tuées par des animaux, ni pour celui qui est mort accidentellement en tombant dans un puits, ni pour celui qui est mort dans une mine. Et un cinquième du Rikaz (trésors enfouis avant l’époque islamique) doit être donné à l’État
N° 6912
حَدَّثَنَا مُسْلِمٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، عَنْ مُحَمَّدِ بْنِ زِيَادٍ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ ـ رضى الله عنه ـ عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " الْعَجْمَاءُ عَقْلُهَا جُبَارٌ، وَالْبِئْرُ جُبَارٌ، وَالْمَعْدِنُ جُبَارٌ، وَفِي الرِّكَازِ الْخُمُسُ ".
Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : Il n’y a pas de Diya pour une personne blessée ou tuée par un animal (qui se déplace sans surveillance), et de même, il n’y a pas de Diya pour celui qui tombe et meurt dans un puits, ni pour celui qui meurt dans une mine. En ce qui concerne l’Ar-Rikaz (richesses enfouies), un cinquième doit revenir à l’État
N° 6913
حَدَّثَنَا قَيْسُ بْنُ حَفْصٍ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْوَاحِدِ، حَدَّثَنَا الْحَسَنُ، حَدَّثَنَا مُجَاهِدٌ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَمْرٍو، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " مَنْ قَتَلَ نَفْسًا مُعَاهَدًا لَمْ يَرَحْ رَائِحَةَ الْجَنَّةِ، وَإِنَّ رِيحَهَا يُوجَدُ مِنْ مَسِيرَةِ أَرْبَعِينَ عَامًا ".
Rapporté par `Abdullah bin `Amr : Le Prophète (ﷺ) a dit : Celui qui tue un Mu’ahid (une personne à qui les musulmans ont accordé la protection) ne sentira pas le parfum du Paradis, alors que son parfum peut être senti à une distance de quarante ans de voyage
N° 6914
حَدَّثَنَا أَحْمَدُ بْنُ يُونُسَ، حَدَّثَنَا زُهَيْرٌ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ، أَنَّ عَامِرًا، حَدَّثَهُمْ عَنْ أَبِي جُحَيْفَةَ، قَالَ قُلْتُ لِعَلِيٍّ. وَحَدَّثَنَا صَدَقَةُ بْنُ الْفَضْلِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ عُيَيْنَةَ، حَدَّثَنَا مُطَرِّفٌ، سَمِعْتُ الشَّعْبِيَّ، يُحَدِّثُ قَالَ سَمِعْتُ أَبَا جُحَيْفَةَ، قَالَ سَأَلْتُ عَلِيًّا ـ رضى الله عنه ـ هَلْ عِنْدَكُمْ شَىْءٌ مِمَّا لَيْسَ فِي الْقُرْآنِ ـ وَقَالَ ابْنُ عُيَيْنَةَ مَرَّةً مَا لَيْسَ عِنْدَ النَّاسِ ـ فَقَالَ وَالَّذِي فَلَقَ الْحَبَّةَ وَبَرَأَ النَّسَمَةَ مَا عِنْدَنَا إِلاَّ مَا فِي الْقُرْآنِ إِلاَّ فَهْمًا يُعْطَى رَجُلٌ فِي كِتَابِهِ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ. قُلْتُ وَمَا فِي الصَّحِيفَةِ قَالَ الْعَقْلُ، وَفِكَاكُ الأَسِيرِ، وَأَنْ لاَ يُقْتَلَ مُسْلِمٌ بِكَافِرٍ.
Rapporté par Abu Juhaifa : J’ai demandé à `Ali : « Avez-vous une révélation divine en dehors de ce qui est dans le Coran ? » Ou, comme Uyaina l’a dit une fois : « En dehors de ce que les gens ont ? » `Ali a répondu : « Par Celui qui fait germer la graine et qui a créé l’âme, nous n’avons rien d’autre que ce qui est dans le Coran, la capacité (don) de comprendre le Livre d’Allah qu’Il peut accorder à un homme, et ce qui est écrit sur ce feuillet. » J’ai demandé : « Qu’y a-t-il sur ce feuillet ? » Il a répondu : « Les règles légales concernant le Diya (prix du sang), la libération des captifs, et le jugement selon lequel aucun musulman ne doit être tué en Qisas (égalité dans la peine) pour avoir tué un Kafir (non-croyant). »
N° 6915
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ " لاَ تُخَيِّرُوا بَيْنَ الأَنْبِيَاءِ ".
Rapporté par Abu Sa`id : Le Prophète (ﷺ) a dit : Ne donnez pas la préférence à certains prophètes par rapport à d’autres
N° 6916
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَمْرِو بْنِ يَحْيَى الْمَازِنِيِّ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي سَعِيدٍ الْخُدْرِيِّ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ مِنَ الْيَهُودِ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَدْ لُطِمَ وَجْهُهُ فَقَالَ يَا مُحَمَّدُ إِنَّ رَجُلاً مِنْ أَصْحَابِكَ مِنَ الأَنْصَارِ لَطَمَ فِي وَجْهِي. قَالَ " ادْعُوهُ ". فَدَعَوْهُ. قَالَ " لِمَ لَطَمْتَ وَجْهَهُ ". قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ إِنِّي مَرَرْتُ بِالْيَهُودِ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ وَالَّذِي اصْطَفَى مُوسَى عَلَى الْبَشَرِ. قَالَ قُلْتُ وَعَلَى مُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَأَخَذَتْنِي غَضْبَةٌ فَلَطَمْتُهُ. قَالَ " لاَ تُخَيِّرُونِي مِنْ بَيْنِ الأَنْبِيَاءِ فَإِنَّ النَّاسَ يَصْعَقُونَ يَوْمَ الْقِيَامَةِ فَأَكُونُ أَوَّلَ مَنْ يُفِيقُ، فَإِذَا أَنَا بِمُوسَى آخِذٌ بِقَائِمَةٍ مِنْ قَوَائِمِ الْعَرْشِ، فَلاَ أَدْرِي أَفَاقَ قَبْلِي أَمْ جُزِيَ بِصَعْقَةِ الطُّورِ ".
Rapporté par Abu Sa`id Al-Khudri : Un Juif, dont le visage avait été giflé par quelqu’un, est venu voir le Prophète (ﷺ) et a dit : « Ô Muhammad ! Un homme parmi tes compagnons Ansar m’a giflé. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Faites-le venir. » Ils l’ont fait venir et le Prophète (ﷺ) lui demanda : « Pourquoi as-tu giflé son visage ? » Il répondit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! En passant près des Juifs, je l’ai entendu dire : “Par Celui qui a choisi Moïse au-dessus de tous les êtres humains.” J’ai alors protesté : “Même au-dessus de Muhammad ?” J’ai été pris de colère et je l’ai giflé. » Le Prophète (ﷺ) dit : « Ne me placez pas au-dessus des autres prophètes, car le Jour de la Résurrection, les gens perdront connaissance et je serai le premier à reprendre conscience. Et là, je verrai Moïse tenant l’un des piliers du Trône (d’Allah). Je ne saurai pas s’il a repris connaissance avant moi ou s’il a été exempté à cause de la perte de connaissance qu’il a eue sur la montagne (de son vivant). »
N° 6917