Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، حَدَّثَنَا يَحْيَى بْنُ سَعِيدٍ، عَنِ الْقَاسِمِ، أَنَّ امْرَأَةً، مِنْ وَلَدِ جَعْفَرٍ تَخَوَّفَتْ أَنْ يُزَوِّجَهَا وَلِيُّهَا وَهْىَ كَارِهَةٌ فَأَرْسَلَتْ إِلَى شَيْخَيْنِ مِنَ الأَنْصَارِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ وَمُجَمِّعٍ ابْنَىْ جَارِيَةَ قَالاَ فَلاَ تَخْشَيْنَ، فَإِنَّ خَنْسَاءَ بِنْتَ خِذَامٍ أَنْكَحَهَا أَبُوهَا وَهْىَ كَارِهَةٌ، فَرَدَّ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ذَلِكَ. قَالَ سُفْيَانُ وَأَمَّا عَبْدُ الرَّحْمَنِ فَسَمِعْتُهُ يَقُولُ عَنْ أَبِيهِ إِنَّ خَنْسَاءَ.
Rapporté par Al-Qasim : Une femme de la descendance de Ja`far avait peur que son tuteur la marie contre sa volonté. Elle fit donc venir deux hommes âgés des Ansar, `AbdurRahman et Mujammi', les deux fils de Jariya, qui lui dirent : « N’aie pas peur, car Khansa' bint Khidam a été mariée par son père contre sa volonté, puis le Prophète (ﷺ) a annulé ce mariage. »
N° 6969
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا شَيْبَانُ، عَنْ يَحْيَى، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " لاَ تُنْكَحُ الأَيِّمُ حَتَّى تُسْتَأْمَرَ، وَلاَ تُنْكَحُ الْبِكْرُ حَتَّى تُسْتَأْذَنَ ". قَالُوا كَيْفَ إِذْنُهَا قَالَ " أَنْ تَسْكُتَ ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِنِ احْتَالَ إِنْسَانٌ بِشَاهِدَىْ زُورٍ عَلَى تَزْوِيجِ امْرَأَةٍ ثَيِّبٍ بِأَمْرِهَا، فَأَثْبَتَ الْقَاضِي نِكَاحَهَا إِيَّاهُ، وَالزَّوْجُ يَعْلَمُ أَنَّهُ لَمْ يَتَزَوَّجْهَا قَطُّ، فَإِنَّهُ يَسَعُهُ هَذَا النِّكَاحُ، وَلاَ بَأْسَ بِالْمُقَامِ لَهُ مَعَهَا.
Rapporté par Abu Huraira : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « On ne doit pas donner une esclave en mariage sans la consulter, et on ne doit pas marier une vierge sans obtenir sa permission. » Les gens demandèrent : « Comment exprime-t-elle sa permission ? » Le Prophète (ﷺ) répondit : « Par son silence (quand on lui demande son avis). » Certaines personnes ont dit : « Si un homme, par ruse, présente deux faux témoins devant le juge pour affirmer qu’il a épousé une femme déjà mariée avec son accord, et que le juge valide ce mariage, et que le mari est certain de ne jamais l’avoir épousée auparavant, alors ce mariage sera considéré comme légal et il pourra vivre avec elle comme mari et femme. »
N° 6970
حَدَّثَنَا أَبُو عَاصِمٍ، عَنِ ابْنِ جُرَيْجٍ، عَنِ ابْنِ أَبِي مُلَيْكَةَ، عَنْ ذَكْوَانَ، عَنْ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " الْبِكْرُ تُسْتَأْذَنُ ". قُلْتُ إِنَّ الْبِكْرَ تَسْتَحْيِي قَالَ " إِذْنُهَا صُمَاتُهَا ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِنْ هَوِيَ رَجُلٌ جَارِيَةً يَتِيمَةً أَوْ بِكْرًا، فَأَبَتْ فَاحْتَالَ فَجَاءَ بِشَاهِدَىْ زُورٍ عَلَى أَنَّهُ تَزَوَّجَهَا، فَأَدْرَكَتْ فَرَضِيَتِ الْيَتِيمَةُ، فَقَبِلَ الْقَاضِي شَهَادَةَ الزُّورِ، وَالزَّوْجُ يَعْلَمُ بِبُطْلاَنِ ذَلِكَ، حَلَّ لَهُ الْوَطْءُ.
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Il est indispensable d’avoir le consentement d’une vierge pour le mariage. » J’ai dit : « Une vierge est timide. » Le Prophète répondit : « Son silence signifie son accord. » Certaines personnes ont dit : « Si un homme tombe amoureux d’une orpheline esclave ou d’une vierge et qu’elle le refuse, puis qu’il ruse en amenant deux faux témoins pour affirmer qu’il l’a épousée, et qu’ensuite elle atteint la puberté et accepte de l’épouser, et que le juge accepte ce faux témoignage, et que le mari sait que les témoins étaient faux, il peut alors consommer le mariage. »
N° 6971
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ عَائِشَةَ، قَالَتْ كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُحِبُّ الْحَلْوَاءَ، وَيُحِبُّ الْعَسَلَ، وَكَانَ إِذَا صَلَّى الْعَصْرَ أَجَازَ عَلَى نِسَائِهِ فَيَدْنُو مِنْهُنَّ، فَدَخَلَ عَلَى حَفْصَةَ، فَاحْتَبَسَ عِنْدَهَا أَكْثَرَ مِمَّا كَانَ يَحْتَبِسُ، فَسَأَلْتُ عَنْ ذَلِكَ فَقِيلَ لِي أَهْدَتِ امْرَأَةٌ مِنْ قَوْمِهَا عُكَّةَ عَسَلٍ، فَسَقَتْ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنْهُ شَرْبَةً. فَقُلْتُ أَمَا وَاللَّهِ لَنَحْتَالَنَّ لَهُ. فَذَكَرْتُ ذَلِكَ لِسَوْدَةَ قُلْتُ إِذَا دَخَلَ عَلَيْكِ فَإِنَّهُ سَيَدْنُو مِنْكِ فَقُولِي لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَكَلْتَ مَغَافِيرَ فَإِنَّهُ سَيَقُولُ لاَ. فَقُولِي لَهُ مَا هَذِهِ الرِّيحُ وَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَشْتَدُّ عَلَيْهِ أَنْ تُوجَدُ مِنْهُ الرِّيحُ، فَإِنَّهُ سَيَقُولُ سَقَتْنِي حَفْصَةُ شَرْبَةَ عَسَلٍ. فَقُولِي لَهُ جَرَسَتْ نَحْلُهُ الْعُرْفُطَ. وَسَأَقُولُ ذَلِكَ، وَقُولِيهِ أَنْتِ يَا صَفِيَّةُ. فَلَمَّا دَخَلَ عَلَى سَوْدَةَ، قُلْتُ تَقُولُ سَوْدَةُ وَالَّذِي لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ لَقَدْ كِدْتُ أَنْ أُبَادِرَهُ بِالَّذِي قُلْتِ لِي، وَإِنَّهُ لَعَلَى الْبَابِ فَرَقًا مِنْكِ، فَلَمَّا دَنَا رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قُلْتُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَكَلْتَ مَغَافِيرَ قَالَ " لاَ ". قُلْتُ فَمَا هَذِهِ الرِّيحُ قَالَ " سَقَتْنِي حَفْصَةُ شَرْبَةَ عَسَلٍ ". قُلْتُ جَرَسَتْ نَحْلُهُ الْعُرْفُطَ. فَلَمَّا دَخَلَ عَلَىَّ قُلْتُ لَهُ مِثْلَ ذَلِكَ. وَدَخَلَ عَلَى صَفِيَّةَ فَقَالَتْ لَهُ مِثْلَ ذَلِكَ. فَلَمَّا دَخَلَ عَلَى حَفْصَةَ قَالَتْ لَهُ يَا رَسُولَ اللَّهِ أَلاَ أَسْقِيكَ مِنْهُ قَالَ " لاَ حَاجَةَ لِي بِهِ ". قَالَتْ تَقُولُ سَوْدَةُ سُبْحَانَ اللَّهِ لَقَدْ حَرَمْنَاهُ. قَالَتْ قُلْتُ لَهَا اسْكُتِي.
Rapporté par `Aisha : Le Messager d’Allah (ﷺ) aimait les sucreries et le miel. Après la prière de l’Asr, il allait voir ses épouses et restait un moment avec elles. Un jour, il est resté plus longtemps que d’habitude chez Hafsa. Je me suis renseignée et on m’a dit : « Une femme de sa tribu lui a offert une outre de miel, et elle en a donné au Messager d’Allah (ﷺ) à boire. » J’ai dit : « Par Allah, nous allons lui jouer un tour. » J’ai raconté l’histoire à Sauda (l’épouse du Prophète) et je lui ai dit : « Quand il viendra te voir, il s’approchera de toi et tu devras lui dire : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! As-tu mangé du Maghafir ?” Il répondra : “Non.” Alors tu diras : “D’où vient cette mauvaise odeur ?” Le Messager d’Allah (ﷺ) détestait qu’on pense qu’il avait une mauvaise odeur. Il dira : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” Tu diras alors : “Les abeilles ont dû butiner l’Al-‘Urfut (une fleur qui sent mauvais).” Moi aussi, je lui dirai la même chose. Et toi, ô Safiya, fais pareil. » Quand le Prophète (ﷺ) est entré chez Sauda, elle a dit : « Par Celui en dehors duquel nul n’a le droit d’être adoré, j’allais lui dire ce que tu m’as demandé alors qu’il était encore à la porte, par peur de toi. Mais quand le Messager d’Allah s’est approché, je lui ai dit : “Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! As-tu mangé du Maghafir ?” Il a répondu : “Non.” J’ai dit : “Mais d’où vient cette odeur ?” Il a dit : “Hafsa m’a donné du miel à boire.” J’ai dit : “Les abeilles ont dû butiner l’Al-‘Urfut.” » Quand il est venu me voir, je lui ai dit la même chose, et quand il est allé chez Safiya, elle aussi lui a dit la même chose. Quand il est retourné chez Hafsa, elle lui a proposé : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Veux-tu boire encore de ce miel ? » Il a répondu : « Je n’en ai plus envie. » Sauda a dit : « Gloire à Allah ! Nous l’en avons privé. » Je lui ai dit : « Tais-toi. »
N° 6972
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَامِرِ بْنِ رَبِيعَةَ، أَنَّ عُمَرَ بْنَ الْخَطَّابِ ـ رضى الله عنه ـ خَرَجَ إِلَى الشَّأْمِ، فَلَمَّا جَاءَ بِسَرْغَ بَلَغَهُ أَنَّ الْوَبَاءَ وَقَعَ بِالشَّأْمِ فَأَخْبَرَهُ عَبْدُ الرَّحْمَنِ بْنُ عَوْفٍ أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ " إِذَا سَمِعْتُمْ بِأَرْضٍ فَلاَ تَقْدَمُوا عَلَيْهِ، وَإِذَا وَقَعَ بِأَرْضٍ وَأَنْتُمْ بِهَا فَلاَ تَخْرُجُوا فِرَارًا مِنْهُ ". فَرَجَعَ عُمَرُ مِنْ سَرْغَ. وَعَنِ ابْنِ شِهَابٍ عَنْ سَالِمِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ أَنَّ عُمَرَ إِنَّمَا انْصَرَفَ مِنْ حَدِيثِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ.
Rapporté par `Abdullah bin 'Amir bin Rabi`a : `Umar bin Al-Khattab est parti pour le Sham. Lorsqu’il est arrivé à un endroit appelé Sargh, il a appris qu’il y avait une épidémie de peste au Sham. Alors `AbdurRahman bin `Auf lui a rapporté que le Messager d’Allah (ﷺ) avait dit : « Si vous apprenez qu’une épidémie (de peste) touche un endroit, n’y entrez pas ; et si vous êtes déjà dans cet endroit, ne le quittez pas pour fuir l’épidémie. » Ainsi, `Umar est revenu de Sargh
N° 6973
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، حَدَّثَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنَا عَامِرُ بْنُ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، أَنَّهُ سَمِعَ أُسَامَةَ بْنَ زَيْدٍ، يُحَدِّثُ سَعْدًا أَنَّ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ذَكَرَ الْوَجَعَ فَقَالَ " رِجْزٌ ـ أَوْ عَذَابٌ ـ عُذِّبَ بِهِ بَعْضُ الأُمَمِ، ثُمَّ بَقِيَ مِنْهُ بَقِيَّةٌ، فَيَذْهَبُ الْمَرَّةَ وَيَأْتِي الأُخْرَى، فَمَنْ سَمِعَ بِهِ بِأَرْضٍ فَلاَ يَقْدَمَنَّ عَلَيْهِ، وَمَنْ كَانَ بِأَرْضٍ وَقَعَ بِهَا فَلاَ يَخْرُجْ فِرَارًا مِنْهُ ".
Rapporté par 'Amir bin Sa`d bin Abi Waqqas : Il a entendu Usama bin Zaid dire à Sa`d : Le Messager d’Allah (ﷺ) a parlé de la peste et a dit : « C’est un moyen de punition qu’Allah a utilisé contre certains peuples, et il en reste encore aujourd’hui, elle apparaît de temps en temps. Si quelqu’un apprend qu’il y a une épidémie de peste dans une région, il ne doit pas s’y rendre. Et si la peste éclate là où il se trouve déjà, il ne doit pas fuir cet endroit pour échapper à la peste. »
N° 6974
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ أَيُّوبَ السَّخْتِيَانِيِّ، عَنْ عِكْرِمَةَ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْعَائِدُ فِي هِبَتِهِ كَالْكَلْبِ يَعُودُ فِي قَيْئِهِ، لَيْسَ لَنَا مَثَلُ السَّوْءِ ".
Rapporté par Ibn `Abbas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Celui qui reprend un cadeau qu’il a offert ressemble à un chien qui ravale son vomi, et nous (croyants) ne devons pas suivre ce mauvais exemple. »
N° 6975
حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامُ بْنُ يُوسُفَ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ، قَالَ إِنَّمَا جَعَلَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم الشُّفْعَةَ فِي كُلِّ مَا لَمْ يُقْسَمْ، فَإِذَا وَقَعَتِ الْحُدُودُ وَصُرِّفَتِ الطُّرُقُ فَلاَ شُفْعَةَ. وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ الشُّفْعَةُ لِلْجِوَارِ. ثُمَّ عَمَدَ إِلَى مَا شَدَّدَهُ فَأَبْطَلَهُ، وَقَالَ إِنِ اشْتَرَى دَارًا فَخَافَ أَنْ يَأْخُذَ الْجَارُ بِالشُّفْعَةِ، فَاشْتَرَى سَهْمًا مِنْ مِائَةِ سَهْمٍ، ثُمَّ اشْتَرَى الْبَاقِيَ، وَكَانَ لِلْجَارِ الشُّفْعَةُ فِي السَّهْمِ الأَوَّلِ، وَلاَ شُفْعَةَ لَهُ فِي بَاقِي الدَّارِ، وَلَهُ أَنْ يَحْتَالَ فِي ذَلِكَ.
Rapporté par Jabir bin `Abdullah : Le Prophète (ﷺ) a établi que le droit de préemption s’applique tant que le bien immobilier n’a pas été divisé. Mais si les limites sont fixées et les chemins tracés, il n’y a plus de préemption. Un homme a dit : « La préemption n’est que pour le voisin », puis il a annulé ce qu’il venait d’affirmer. Il a expliqué : « Si quelqu’un veut acheter une maison et, craignant que le voisin ne l’achète par préemption, il achète d’abord une part sur cent de la maison, puis le reste, alors le voisin n’a le droit de préemption que sur la première part, pas sur le reste ; et l’acheteur peut utiliser cette astuce dans ce cas. »
N° 6976
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْسَرَةَ، سَمِعْتُ عَمْرَو بْنَ الشَّرِيدِ، قَالَ جَاءَ الْمِسْوَرُ بْنُ مَخْرَمَةَ فَوَضَعَ يَدَهُ عَلَى مَنْكِبِي، فَانْطَلَقْتُ مَعَهُ إِلَى سَعْدٍ فَقَالَ أَبُو رَافِعٍ لِلْمِسْوَرِ أَلاَ تَأْمُرُ هَذَا أَنْ يَشْتَرِيَ مِنِّي بَيْتِي الَّذِي فِي دَارِي. فَقَالَ لاَ أَزِيدُهُ عَلَى أَرْبَعِمِائَةٍ، إِمَّا مُقَطَّعَةٍ وَإِمَّا مُنَجَّمَةٍ. قَالَ أُعْطِيتُ خَمْسَمِائَةٍ نَقْدًا، فَمَنَعْتُهُ، وَلَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". مَا بِعْتُكَهُ أَوْ قَالَ مَا أَعْطَيْتُكَهُ. قُلْتُ لِسُفْيَانَ إِنَّ مَعْمَرًا لَمْ يَقُلْ هَكَذَا. قَالَ لَكِنَّهُ قَالَ لِي هَكَذَا. وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِذَا أَرَادَ أَنْ يَبِيعَ الشُّفْعَةَ فَلَهُ أَنْ يَحْتَالَ حَتَّى يُبْطِلَ الشُّفْعَةَ فَيَهَبُ الْبَائِعُ لِلْمُشْتَرِي الدَّارَ، وَيَحُدُّهَا وَيَدْفَعُهَا إِلَيْهِ، وَيُعَوِّضُهُ الْمُشْتَرِي أَلْفَ دِرْهَمٍ، فَلاَ يَكُونُ لِلشَّفِيعِ فِيهَا شُفْعَةٌ.
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Al-Miswar bin Makhrama est venu et a posé sa main sur mon épaule, et je l'ai accompagné chez Sa'd. Abu Rafi' a dit à Al-Miswar : « Ne veux-tu pas demander à Sa'd d’acheter ma maison qui se trouve dans ma cour ? » Sa'd a répondu : « Je n’offrirai pas plus de quatre cents, payés en plusieurs fois sur une période déterminée. » Abu Rafi' a dit : « On m’a proposé cinq cents en espèces mais j’ai refusé. Si je n’avais pas entendu le Prophète ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin”, je ne te l’aurais pas vendue. » Le rapporteur a dit à Soufyan : Ma'mar n’a pas dit cela. Soufyan a répondu : « Mais il me l’a bien dit à moi. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un veut vendre une maison et priver quelqu’un de son droit de préemption, il peut contourner la règle en offrant la maison à l’acheteur comme un cadeau, en en fixant les limites et en la lui donnant. L’acheteur donne ensuite au vendeur mille dirhams en compensation, et dans ce cas, celui qui avait le droit de préemption le perd. »
N° 6977
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ يُوسُفَ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، أَنَّ سَعْدًا، سَاوَمَهُ بَيْتًا بِأَرْبَعِمِائَةِ مِثْقَالٍ فَقَالَ لَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". لَمَا أَعْطَيْتُكَ. وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِنِ اشْتَرَى نَصِيبَ دَارٍ، فَأَرَادَ أَنْ يُبْطِلَ الشُّفْعَةَ، وَهَبَ لاِبْنِهِ الصَّغِيرِ وَلاَ يَكُونُ عَلَيْهِ يَمِينٌ.
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Abu Rafi' a dit que Sa'd lui avait proposé quatre cents mithqals d’or pour une maison. Abu Rafi' a dit : « Si je n’avais pas entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin”, je ne te l’aurais pas donnée. » Certaines personnes ont dit : « Si quelqu’un a acheté une partie d’une maison et veut annuler le droit de préemption, il peut l’offrir en cadeau à son jeune fils et il ne sera pas obligé de prêter serment. »
N° 6978
حَدَّثَنَا عُبَيْدُ بْنُ إِسْمَاعِيلَ، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ هِشَامٍ، عَنْ أَبِيهِ، عَنْ أَبِي حُمَيْدٍ السَّاعِدِيِّ، قَالَ اسْتَعْمَلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم رَجُلاً عَلَى صَدَقَاتِ بَنِي سُلَيْمٍ يُدْعَى ابْنَ اللُّتَبِيَّةِ، فَلَمَّا جَاءَ حَاسَبَهُ قَالَ هَذَا مَالُكُمْ وَهَذَا هَدِيَّةٌ. فَقَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم " فَهَلاَّ جَلَسْتَ فِي بَيْتِ أَبِيكَ وَأُمِّكَ، حَتَّى تَأْتِيَكَ هَدِيَّتُكَ إِنْ كُنْتَ صَادِقًا ". ثُمَّ خَطَبَنَا فَحَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ " أَمَّا بَعْدُ، فَإِنِّي أَسْتَعْمِلُ الرَّجُلَ مِنْكُمْ عَلَى الْعَمَلِ مِمَّا وَلاَّنِي اللَّهُ، فَيَأْتِي فَيَقُولُ هَذَا مَالُكُمْ وَهَذَا هَدِيَّةٌ أُهْدِيَتْ لِي. أَفَلاَ جَلَسَ فِي بَيْتِ أَبِيهِ وَأُمِّهِ حَتَّى تَأْتِيَهُ هَدِيَّتُهُ، وَاللَّهِ لاَ يَأْخُذُ أَحَدٌ مِنْكُمْ شَيْئًا بِغَيْرِ حَقِّهِ، إِلاَّ لَقِيَ اللَّهَ يَحْمِلُهُ يَوْمَ الْقِيَامَةِ، فَلأَعْرِفَنَّ أَحَدًا مِنْكُمْ لَقِيَ اللَّهَ يَحْمِلُ بَعِيرًا لَهُ رُغَاءٌ، أَوْ بَقَرَةً لَهَا خُوَارٌ، أَوْ شَاةً تَيْعَرُ ". ثُمَّ رَفَعَ يَدَهُ حَتَّى رُئِيَ بَيَاضُ إِبْطِهِ يَقُولُ " اللَّهُمَّ هَلْ بَلَّغْتُ ". بَصْرَ عَيْنِي وَسَمْعَ أُذُنِي.
Rapporté par Abu Humaid As-Sa`idi : Le Messager d’Allah ﷺ a nommé un homme appelé Ibn Al-Lutabiyya pour collecter la Zakat auprès de la tribu de Bani Sulaim. Lorsqu’il est revenu, le Prophète ﷺ lui a demandé des comptes. Il a dit au Prophète : « Ceci est ton argent, et ceci m’a été donné comme cadeau. » Alors, le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Pourquoi n’es-tu pas resté chez ton père et ta mère pour voir si tu aurais reçu des cadeaux ou non, si tu dis la vérité ? » Ensuite, le Prophète ﷺ s’est adressé à nous, et après avoir loué et glorifié Allah, il a dit : « Amma Ba'du : J’emploie l’un d’entre vous pour gérer une affaire parmi ce qu’Allah m’a confié, puis il vient me dire : “Ceci est ton argent et ceci m’a été donné comme cadeau.” Pourquoi n’est-il pas resté chez son père et sa mère pour voir s’il aurait reçu des cadeaux ou non ? Par Allah, personne parmi vous ne prend quelque chose de manière illégale sans qu’il ne rencontre Allah au Jour de la Résurrection en portant cette chose. Je ne veux pas voir l’un d’entre vous rencontrer Allah en portant un chameau qui grogne, une vache qui meugle ou une brebis qui bêle. » Ensuite, le Prophète ﷺ a levé les deux mains jusqu’à ce que la blancheur de ses aisselles soit visible, et il a dit : « Ô Allah ! N’ai-je pas transmis (Ton message) ? » Le rapporteur a ajouté : Mes yeux ont vu et mes oreilles ont entendu ce hadith
N° 6979
حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ بْنِ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، عَنْ أَبِي رَافِعٍ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". وَقَالَ بَعْضُ النَّاسِ إِنِ اشْتَرَى دَارًا بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ، فَلاَ بَأْسَ أَنْ يَحْتَالَ حَتَّى يَشْتَرِيَ الدَّارَ بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ، وَيَنْقُدَهُ تِسْعَةَ آلاَفِ دِرْهَمٍ وَتِسْعَمِائَةَ دِرْهَمٍ وَتِسْعَةً وَتِسْعِينَ، وَيَنْقُدَهُ دِينَارًا بِمَا بَقِيَ مِنَ الْعِشْرِينَ الأَلْفَ، فَإِنْ طَلَبَ الشَّفِيعُ أَخَذَهَا بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ، وَإِلاَّ فَلاَ سَبِيلَ لَهُ عَلَى الدَّارِ، فَإِنِ اسْتُحِقَّتِ الدَّارُ، رَجَعَ الْمُشْتَرِي عَلَى الْبَائِعِ بِمَا دَفَعَ إِلَيْهِ، وَهْوَ تِسْعَةُ آلاَفِ دِرْهَمٍ وَتِسْعُمِائَةٍ وَتِسْعَةٌ وَتِسْعُونَ دِرْهَمًا وَدِينَارٌ، لأَنَّ الْبَيْعَ حِينَ اسْتُحِقَّ انْتَقَضَ الصَّرْفُ فِي الدِّينَارِ، فَإِنْ وَجَدَ بِهَذِهِ الدَّارِ عَيْبًا وَلَمْ تُسْتَحَقَّ، فَإِنَّهُ يَرُدُّهَا عَلَيْهِ بِعِشْرِينَ أَلْفَ دِرْهَمٍ. قَالَ فَأَجَازَ هَذَا الْخِدَاعَ بَيْنَ الْمُسْلِمِينَ وَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " لاَ دَاءَ وَلاَ خِبْثَةَ وَلاَ غَائِلَةَ ".
Rapporté par Abu Rafi' : Le Prophète ﷺ a dit : « Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin (que quiconque d’autre). » Certains hommes ont dit : « Si quelqu’un veut acheter une maison pour 20 000 dirhams, il n’y a pas de mal à contourner la préemption en l’achetant (seulement sur le papier) pour 20 000 dirhams, mais en ne payant au vendeur que 9 999 dirhams en espèces et en convenant de ne payer qu’un dinar en espèces pour le reste du prix (c’est-à-dire 10 001 dirhams). Si celui qui a le droit de préemption offre 20 000 dirhams pour la maison, il peut l’acheter, sinon il n’a pas ce droit (ainsi, par cette astuce, il perd la préemption). Si la maison s’avère appartenir à quelqu’un d’autre que le vendeur, l’acheteur doit récupérer auprès du vendeur ce qu’il a payé, c’est-à-dire 9 999 dirhams et un dinar, car si la maison appartient à quelqu’un d’autre, toute la transaction est invalide. Si l’acheteur découvre un défaut dans la maison et qu’elle n’appartient pas à quelqu’un d’autre que le vendeur, il peut la rendre et recevoir 20 000 dirhams (au lieu de 9 999 dirhams plus un dinar) qu’il a réellement payés. » Abu 'Abdullah a dit : « Ainsi, cet homme permet à certains de ruser parmi les musulmans (alors que) le Prophète ﷺ a dit : “Dans les transactions entre musulmans, il ne faut pas leur vendre des animaux malades, des choses mauvaises ou volées.” »
N° 6980
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ سُفْيَانَ، قَالَ حَدَّثَنِي إِبْرَاهِيمُ بْنُ مَيْسَرَةَ، عَنْ عَمْرِو بْنِ الشَّرِيدِ، أَنَّ أَبَا رَافِعٍ، سَاوَمَ سَعْدَ بْنَ مَالِكٍ بَيْتًا بِأَرْبَعِمِائَةِ مِثْقَالٍ وَقَالَ لَوْلاَ أَنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " الْجَارُ أَحَقُّ بِصَقَبِهِ ". مَا أَعْطَيْتُكَ.
Rapporté par 'Amr bin Ash-Sharid : Abu Rafi' a vendu une maison à Sa'd bin Malik pour quatre cents mithqals d’or, et il a dit : « Si je n’avais pas entendu le Prophète ﷺ dire : “Le voisin a plus de droits à l’égard de son voisin (que quiconque d’autre)”, je ne te l’aurais pas vendue. »
N° 6981