Sahih al Bukhari
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ الْوَاسِطِيُّ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنِ الْجُرَيْرِيِّ، عَنِ طَرِيفٍ أَبِي تَمِيمَةَ، قَالَ شَهِدْتُ صَفْوَانَ وَجُنْدَبًا وَأَصْحَابَهُ وَهْوَ يُوصِيهِمْ فَقَالُوا هَلْ سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم شَيْئًا قَالَ سَمِعْتُهُ يَقُولُ " مَنْ سَمَّعَ سَمَّعَ اللَّهُ بِهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ـ قَالَ ـ وَمَنْ يُشَاقِقْ يَشْقُقِ اللَّهُ عَلَيْهِ يَوْمَ الْقِيَامَةِ ". فَقَالُوا أَوْصِنَا. فَقَالَ" إِنَّ أَوَّلَ مَا يُنْتِنُ مِنَ الإِنْسَانِ بَطْنُهُ، فَمَنِ اسْتَطَاعَ أَنْ لاَ يَأْكُلَ إِلاَّ طَيِّبًا فَلْيَفْعَلْ، وَمَنِ اسْتَطَاعَ أَنْ لاَ يُحَالَ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْجَنَّةِ بِمِلْءِ كَفِّهِ مِنْ دَمٍ أَهْرَاقَهُ فَلْيَفْعَلْ ". قُلْتُ لأَبِي عَبْدِ اللَّهِ مَنْ يَقُولُ سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم جُنْدَبٌ قَالَ نَعَمْ جُنْدَبٌ.
Rapporté par Tarif Abi Tamima : J’ai vu Safwan, Jundab et les compagnons de Safwan pendant que Jundab donnait des conseils. Ils lui ont demandé : « As-tu entendu quelque chose du Messager d’Allah (ﷺ) ? » Jundab a répondu : « Je l’ai entendu dire : ‘Celui qui fait une bonne action pour se faire remarquer, Allah dévoilera ses intentions le Jour de la Résurrection devant tout le monde. Et celui qui cause des difficultés aux gens, Allah lui causera des difficultés le Jour de la Résurrection.’ » Les gens ont alors dit à Jundab : « Donne-nous un conseil. » Il a dit : « La première partie du corps humain à se purifier, c’est le ventre. Donc, celui qui peut ne manger que de la nourriture bonne (halal et gagnée honnêtement), qu’il le fasse. Et celui qui peut faire en sorte qu’il n’y ait rien entre lui et le Paradis, même pas le fait de verser une poignée de sang (c’est-à-dire tuer quelqu’un), qu’il le fasse. »
N° 7152
حَدَّثَنَا عُثْمَانُ بْنُ أَبِي شَيْبَةَ، حَدَّثَنَا جَرِيرٌ، عَنْ مَنْصُورٍ، عَنْ سَالِمِ بْنِ أَبِي الْجَعْدِ، حَدَّثَنَا أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ بَيْنَمَا أَنَا وَالنَّبِيُّ، صلى الله عليه وسلم خَارِجَانِ مِنَ الْمَسْجِدِ فَلَقِيَنَا رَجُلٌ عِنْدَ سُدَّةِ الْمَسْجِدِ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَتَى السَّاعَةُ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " مَا أَعْدَدْتَ لَهَا " فَكَأَنَّ الرَّجُلَ اسْتَكَانَ ثُمَّ قَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَا أَعْدَدْتُ لَهَا كَبِيرَ صِيَامٍ وَلاَ صَلاَةٍ وَلاَ صَدَقَةٍ، وَلَكِنِّي أُحِبُّ اللَّهَ وَرَسُولَهُ. قَالَ " أَنْتَ مَعَ مَنْ أَحْبَبْتَ ".
Rapporté par Anas bin Malik : Alors que le Prophète (ﷺ) et moi sortions de la mosquée, un homme nous a rencontrés à la porte. Il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Quand viendra l’Heure ? » Le Prophète (ﷺ) lui a demandé : « Qu’as-tu préparé pour cela ? » L’homme a eu peur et s’est senti gêné, puis il a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Je n’ai pas préparé beaucoup de jeûnes, de prières ou d’aumônes, mais j’aime Allah et Son Messager. » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Tu seras avec celui que tu aimes. »
N° 7153
حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ الصَّمَدِ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا ثَابِتٌ الْبُنَانِيُّ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، يَقُولُ لاِمْرَأَةٍ مِنْ أَهْلِهِ تَعْرِفِينَ فُلاَنَةَ قَالَتْ نَعَمْ. قَالَ فَإِنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم مَرَّ بِهَا وَهْىَ تَبْكِي عِنْدَ قَبْرٍ فَقَالَ " اتَّقِي اللَّهَ وَاصْبِرِي ". فَقَالَتْ إِلَيْكَ عَنِّي، فَإِنَّكَ خِلْوٌ مِنْ مُصِيبَتِي. قَالَ فَجَاوَزَهَا وَمَضَى فَمَرَّ بِهَا رَجُلٌ فَقَالَ مَا قَالَ لَكِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم. قَالَتْ مَا عَرَفْتُهُ قَالَ إِنَّهُ لَرَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم قَالَ فَجَاءَتْ إِلَى بَابِهِ فَلَمْ تَجِدْ عَلَيْهِ بَوَّابًا فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ وَاللَّهِ مَا عَرَفْتُكَ. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " إِنَّ الصَّبْرَ عِنْدَ أَوَّلِ صَدْمَةٍ ".
Rapporté par Thabit Al-Bunani : Anas bin Malik a dit à une femme de sa famille : « Connais-tu telle femme ? » Elle a répondu : « Oui. » Il a dit : « Le Prophète (ﷺ) est passé près d’elle alors qu’elle pleurait sur une tombe, et il lui a dit : ‘Crains Allah et sois patiente.’ La femme a répondu au Prophète : ‘Va-t’en, tu ne connais pas mon malheur.’ » Anas a ajouté : « Le Prophète (ﷺ) l’a laissée et est parti. Un homme est passé près d’elle et lui a demandé : ‘Qu’est-ce que le Messager d’Allah (ﷺ) t’a dit ?’ Elle a répondu : ‘Je ne l’ai pas reconnu.’ L’homme a dit : ‘C’était le Messager d’Allah (ﷺ).’ » Anas a ajouté : « Alors cette femme est allée à la porte du Prophète (ﷺ) et il n’y avait pas de gardien, et elle a dit : ‘Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je ne t’avais pas reconnu !’ Le Prophète a dit : ‘C’est vrai, la patience se montre au premier choc du malheur.’ »
N° 7154
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ خَالِدٍ الذُّهْلِيُّ، حَدَّثَنَا الأَنْصَارِيُّ، مُحَمَّدٌ حَدَّثَنَا أَبِي، عَنْ ثُمَامَةَ، عَنْ أَنَسٍ، أَنَّ قَيْسَ بْنَ سَعْدٍ، كَانَ يَكُونُ بَيْنَ يَدَىِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم بِمَنْزِلَةِ صَاحِبِ الشُّرَطِ مِنَ الأَمِيرِ.
Rapporté par Anas : Qais bin Sa`d était pour le Prophète (ﷺ) comme un chef de la police auprès d’un chef
N° 7155
حَدَّثَنَا مُسَدَّدٌ، حَدَّثَنَا يَحْيَى، عَنْ قُرَّةَ، حَدَّثَنِي حُمَيْدُ بْنُ هِلاَلٍ، حَدَّثَنَا أَبُو بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم بَعَثَهُ وَأَتْبَعَهُ بِمُعَاذٍ.
Rapporté par Abu Musa : Le Prophète (ﷺ) l’a envoyé, puis il a envoyé Mu`adh après lui (comme gouverneurs au Yémen)
N° 7156
حَدَّثَنِي عَبْدُ اللَّهِ بْنُ الصَّبَّاحِ، حَدَّثَنَا مَحْبُوبُ بْنُ الْحَسَنِ، حَدَّثَنَا خَالِدٌ، عَنْ حُمَيْدِ بْنِ هِلاَلٍ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى، أَنَّ رَجُلاً، أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ، فَأَتَى مُعَاذُ بْنُ جَبَلٍ وَهْوَ عِنْدَ أَبِي مُوسَى فَقَالَ مَا هَذَا قَالَ أَسْلَمَ ثُمَّ تَهَوَّدَ. قَالَ لاَ أَجْلِسُ حَتَّى أَقْتُلَهُ، قَضَاءُ اللَّهِ وَرَسُولِهِ صلى الله عليه وسلم.
Rapporté par Abu Musa : Un homme s’est converti à l’islam puis est revenu au judaïsme. Mu`adh bin Jabal est arrivé et a vu cet homme avec Abu Musa. Mu`adh a demandé : « Qu’a-t-il, cet homme ? » Abu Musa a répondu : « Il s’est converti à l’islam puis il est revenu au judaïsme. » Mu`adh a dit : « Je ne m’assiérai pas tant que vous ne l’aurez pas tué : c’est le jugement d’Allah et de Son Messager. »
N° 7157
حَدَّثَنَا آدَمُ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ بْنُ عُمَيْرٍ، سَمِعْتُ عَبْدَ الرَّحْمَنِ بْنَ أَبِي بَكْرَةَ، قَالَ كَتَبَ أَبُو بَكْرَةَ إِلَى ابْنِهِ وَكَانَ بِسِجِسْتَانَ بِأَنْ لاَ تَقْضِيَ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَأَنْتَ غَضْبَانُ، فَإِنِّي سَمِعْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم يَقُولُ " لاَ يَقْضِيَنَّ حَكَمٌ بَيْنَ اثْنَيْنِ وَهْوَ غَضْبَانُ ".
Rapporté par `Abdur Rahman bin Abi Bakra : Abu Bakra a écrit à son fils qui était à Sijistan : « Ne rends pas de jugement entre deux personnes quand tu es en colère, car j’ai entendu le Prophète (ﷺ) dire : Un juge ne doit pas juger entre deux personnes lorsqu’il est en colère. »
N° 7158
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ مُقَاتِلٍ، أَخْبَرَنَا عَبْدُ اللَّهِ، أَخْبَرَنَا إِسْمَاعِيلُ بْنُ أَبِي خَالِدٍ، عَنْ قَيْسِ بْنِ أَبِي حَازِمٍ، عَنْ أَبِي مَسْعُودٍ الأَنْصَارِيِّ، قَالَ جَاءَ رَجُلٌ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ، إِنِّي وَاللَّهِ لأَتَأَخَّرُ عَنْ صَلاَةِ الْغَدَاةِ مِنْ أَجْلِ فُلاَنٍ، مِمَّا يُطِيلُ بِنَا فِيهَا. قَالَ فَمَا رَأَيْتُ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَطُّ أَشَدَّ غَضَبًا فِي مَوْعِظَةٍ مِنْهُ يَوْمَئِذٍ، ثُمَّ قَالَ " يَا أَيُّهَا النَّاسُ، إِنَّ مِنْكُمْ مُنَفِّرِينَ، فَأَيُّكُمْ مَا صَلَّى بِالنَّاسِ فَلْيُوجِزْ، فَإِنَّ فِيهِمُ الْكَبِيرَ وَالضَّعِيفَ وَذَا الْحَاجَةِ ".
Rapporté par Abu Mas`ud Al-Ansari : Un homme est venu voir le Messager d’Allah (ﷺ) et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, je n’arrive pas à assister à la prière du matin en groupe parce que untel (Mu`adh bin Jabal) rallonge trop la prière quand il la dirige. » Je n’ai jamais vu le Prophète (ﷺ) aussi en colère en donnant un conseil que ce jour-là. Il a alors dit : « Ô gens ! Certains d’entre vous font fuir les autres des bonnes actions, comme la prière. Donc, si l’un d’entre vous dirige la prière, qu’il la raccourcisse, car parmi les fidèles il y a des personnes âgées, des faibles et des gens occupés. »
N° 7159
حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ أَبِي يَعْقُوبَ الْكِرْمَانِيُّ، حَدَّثَنَا حَسَّانُ بْنُ إِبْرَاهِيمَ، حَدَّثَنَا يُونُسُ، قَالَ مُحَمَّدٌ أَخْبَرَنِي سَالِمٌ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، طَلَّقَ امْرَأَتَهُ وَهْىَ حَائِضٌ، فَذَكَرَ عُمَرُ لِلنَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم، فَتَغَيَّظَ فِيهِ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ثُمَّ قَالَ " لِيُرَاجِعْهَا، ثُمَّ لْيُمْسِكْهَا حَتَّى تَطْهُرَ، ثُمَّ تَحِيضَ فَتَطْهُرَ، فَإِنْ بَدَا لَهُ أَنْ يُطَلِّقَهَا فَلْيُطَلِّقْهَا ".
Rapporté par `Abdullah bin `Umar : Il avait divorcé de sa femme pendant ses règles. `Umar en a parlé au Prophète. Le Messager d’Allah s’est mis en colère et a dit : « Il doit reprendre sa femme et la garder avec lui jusqu’à ce qu’elle soit purifiée, puis attendre qu’elle ait ses prochaines règles et qu’elle en soit purifiée à nouveau. Ensuite, s’il veut encore divorcer, il pourra le faire. »
N° 7160
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، حَدَّثَنِي عُرْوَةُ، أَنَّ عَائِشَةَ ـ رضى الله عنها ـ قَالَتْ جَاءَتْ هِنْدٌ بِنْتُ عُتْبَةَ بْنِ رَبِيعَةَ فَقَالَتْ يَا رَسُولَ اللَّهِ، وَاللَّهِ مَا كَانَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَذِلُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ، وَمَا أَصْبَحَ الْيَوْمَ عَلَى ظَهْرِ الأَرْضِ أَهْلُ خِبَاءٍ أَحَبَّ إِلَىَّ أَنْ يَعِزُّوا مِنْ أَهْلِ خِبَائِكَ. ثُمَّ قَالَتْ إِنَّ أَبَا سُفْيَانَ رَجُلٌ مِسِّيكٌ، فَهَلْ عَلَىَّ مِنْ حَرَجٍ أَنْ أُطْعِمَ الَّذِي لَهُ عِيَالَنَا قَالَ لَهَا " لاَ حَرَجَ عَلَيْكِ أَنْ تُطْعِمِيهِمْ مِنْ مَعْرُوفٍ ".
Rapporté par `Aisha : Hind bint `Utba bin Rabi`a est venue et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Par Allah, il n’y avait pas de famille sur terre que je voulais voir humiliée plus que la tienne, mais aujourd’hui il n’y a pas de famille que je souhaite voir honorée plus que la tienne. » Hind a ajouté : « Abu Sufyan est avare. Est-ce un péché si je prends de ses biens pour nourrir nos enfants ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Il n’y a pas de mal à ce que tu leur donnes à manger de façon juste et raisonnable. »
N° 7161
حَدَّثَنِي مُحَمَّدُ بْنُ بَشَّارٍ، حَدَّثَنَا غُنْدَرٌ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، قَالَ سَمِعْتُ قَتَادَةَ، عَنْ أَنَسِ بْنِ مَالِكٍ، قَالَ لَمَّا أَرَادَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَكْتُبَ إِلَى الرُّومِ قَالُوا إِنَّهُمْ لاَ يَقْرَءُونَ كِتَابًا إِلاَّ مَخْتُومًا. فَاتَّخَذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَاتَمًا مِنْ فِضَّةٍ، كَأَنِّي أَنْظُرُ إِلَى وَبِيصِهِ، وَنَقْشُهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ.
Rapporté par Anas bin Malik : Lorsque le Prophète (ﷺ) a voulu écrire aux Byzantins, les gens lui ont dit : « Ils ne lisent une lettre que si elle est scellée. » Alors le Prophète (ﷺ) a pris une bague en argent – je vois encore son éclat dans mon esprit – et il y était gravé : « Muhammad, Messager d’Allah »
N° 7162
حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي السَّائِبُ بْنُ يَزِيدَ ابْنُ أُخْتِ، نَمِرٍ أَنَّ حُوَيْطِبَ بْنَ عَبْدِ الْعُزَّى، أَخْبَرَهُ أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ السَّعْدِيِّ أَخْبَرَهُ أَنَّهُ، قَدِمَ عَلَى عُمَرَ فِي خِلاَفَتِهِ فَقَالَ لَهُ عُمَرُ أَلَمْ أُحَدَّثْ أَنَّكَ تَلِي مِنْ أَعْمَالِ النَّاسِ أَعْمَالاً، فَإِذَا أُعْطِيتَ الْعُمَالَةَ كَرِهْتَهَا. فَقُلْتُ بَلَى. فَقَالَ عُمَرُ مَا تُرِيدُ إِلَى ذَلِكَ قُلْتُ إِنَّ لِي أَفْرَاسًا وَأَعْبُدًا، وَأَنَا بِخَيْرٍ، وَأَرِيدُ أَنْ تَكُونَ عُمَالَتِي صَدَقَةً عَلَى الْمُسْلِمِينَ. قَالَ عُمَرُ لاَ تَفْعَلْ فَإِنِّي كُنْتُ أَرَدْتُ الَّذِي أَرَدْتَ فَكَانَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي. حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالاً فَقُلْتُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ، فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ فَخُذْهُ، وَإِلاَّ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ "
Rapporté par 'Abdullah bin As-Sa'di : Quand il est allé voir 'Umar pendant son califat, 'Umar lui a dit : « N’ai-je pas entendu dire que tu fais certains travaux pour les gens mais que tu refuses d’être payé ? » 'Abdullah a ajouté : J’ai répondu : « Oui. » 'Umar a demandé : « Pourquoi fais-tu cela ? » J’ai dit : « J’ai des chevaux, des esclaves et je vis dans l’aisance, et je souhaite que mon salaire soit offert comme aumône aux musulmans. » 'Umar a dit : « Ne fais pas cela, car j’ai voulu faire comme toi. Le Messager d’Allah (ﷺ) me faisait des cadeaux et je lui disais : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Un jour, il m’a donné de l’argent et j’ai dit : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Alors le Prophète (ﷺ) a dit : “Prends-le, garde-le avec toi, puis donne-le en aumône. Prends ce qui t’arrive sans que tu le recherches ni le demandes ; sinon, ne cherche pas à l’obtenir toi-même.” »
N° 7163
وَعَنِ الزُّهْرِيِّ، قَالَ حَدَّثَنِي سَالِمُ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، أَنْ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عُمَرَ، قَالَ سَمِعْتُ عُمَرَ، يَقُولُ كَانَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يُعْطِينِي الْعَطَاءَ فَأَقُولُ أَعْطِهِ أَفْقَرَ إِلَيْهِ مِنِّي. حَتَّى أَعْطَانِي مَرَّةً مَالاً فَقُلْتُ أَعْطِهِ مَنْ هُوَ أَفْقَرُ إِلَيْهِ مِنِّي. فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم " خُذْهُ فَتَمَوَّلْهُ وَتَصَدَّقْ بِهِ، فَمَا جَاءَكَ مِنْ هَذَا الْمَالِ وَأَنْتَ غَيْرُ مُشْرِفٍ وَلاَ سَائِلٍ فَخُذْهُ، وَمَا لاَ فَلاَ تُتْبِعْهُ نَفْسَكَ ".
Rapporté par 'Abdullah bin 'Umar : J’ai entendu 'Umar dire : « Le Prophète (ﷺ) me donnait parfois de l’argent (une allocation) et je lui disais : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Un jour, il m’a donné de l’argent et j’ai dit : “Donne-le à quelqu’un qui en a plus besoin que moi.” Le Prophète (ﷺ) m’a dit : “Prends-le, garde-le avec toi, puis donne-le en aumône. Prends ce qui t’arrive sans que tu le recherches ni le demandes ; prends-le, mais ne cherche pas à obtenir ce qu’on ne t’a pas donné.” »
N° 7164
حَدَّثَنَا عَلِيُّ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، قَالَ الزُّهْرِيُّ عَنْ سَهْلِ بْنِ سَعْدٍ، قَالَ شَهِدْتُ الْمُتَلاَعِنَيْنِ وَأَنَا ابْنُ خَمْسَ، عَشْرَةَ فُرِّقَ بَيْنَهُمَا.
Rapporté par Sahl bin Sa`d : J’ai été témoin d’un mari et de sa femme impliqués dans une affaire de Lian. Ensuite, le divorce a été prononcé. J’avais alors quinze ans
N° 7165
حَدَّثَنَا يَحْيَى، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا ابْنُ جُرَيْجٍ، أَخْبَرَنِي ابْنُ شِهَابٍ، عَنْ سَهْلٍ، أَخِي بَنِي سَاعِدَةَ أَنَّ رَجُلاً، مِنَ الأَنْصَارِ جَاءَ إِلَى النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فَقَالَ أَرَأَيْتَ رَجُلاً وَجَدَ مَعَ امْرَأَتِهِ رَجُلاً، أَيَقْتُلُهُ فَتَلاَعَنَا فِي الْمَسْجِدِ وَأَنَا شَاهِدٌ.
Rapporté par Sahl (le frère de Bani Sa`ida) : Un homme des Ansar est venu voir le Prophète (ﷺ) et lui a dit : « Si un homme trouve un autre homme avec sa femme, doit-il le tuer ? » Cet homme et sa femme ont alors fait le Lian dans la mosquée pendant que j’étais présent
N° 7166