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Sahih al Bukhari

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حَدَّثَنَا قُتَيْبَةُ بْنُ سَعِيدٍ، حَدَّثَنَا لَيْثٌ، عَنْ عُقَيْلٍ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ لَمَّا تُوُفِّيَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم وَاسْتُخْلِفَ أَبُو بَكْرٍ بَعْدَهُ، وَكَفَرَ مَنْ كَفَرَ مِنَ الْعَرَبِ قَالَ عُمَرُ لأَبِي بَكْرٍ كَيْفَ تُقَاتِلُ النَّاسَ، وَقَدْ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ أُمِرْتُ أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ فَمَنْ قَالَ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ‏.‏ عَصَمَ مِنِّي مَالَهُ وَنَفْسَهُ، إِلاَّ بِحَقِّهِ، وَحِسَابُهُ عَلَى اللَّهِ ‏"‏‏.‏ فَقَالَ وَاللَّهِ لأُقَاتِلَنَّ مَنْ فَرَّقَ بَيْنَ الصَّلاَةِ وَالزَّكَاةِ، فَإِنَّ الزَّكَاةَ حَقُّ الْمَالِ، وَاللَّهِ لَوْ مَنَعُونِي عِقَالاً كَانُوا يُؤَدُّونَهُ إِلَى رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم لَقَاتَلْتُهُمْ عَلَى مَنْعِهِ‏.‏ فَقَالَ عُمَرُ فَوَاللَّهِ مَا هُوَ إِلاَّ أَنْ رَأَيْتُ اللَّهَ قَدْ شَرَحَ صَدْرَ أَبِي بَكْرٍ لِلْقِتَالِ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ الْحَقُّ‏.‏ قَالَ ابْنُ بُكَيْرٍ وَعَبْدُ اللَّهِ عَنِ اللَّيْثِ عَنَاقًا‏.‏ وَهْوَ أَصَحُّ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Quand le Messager d’Allah (ﷺ) est décédé et qu’Abu Bakr a été choisi comme calife après lui, certains Arabes sont revenus à la mécréance. ‘Umar a dit à Abu Bakr : « Comment peux-tu combattre ces gens alors que le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : J’ai reçu l’ordre de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils disent : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah.” Et celui qui dit : “Nul n’a le droit d’être adoré en dehors d’Allah” protège ses biens et sa vie de moi, sauf s’il mérite une punition légale, et son compte sera avec Allah ! » Abu Bakr répondit : « Par Allah, je combattrai celui qui fait une différence entre la zakat et la prière, car la zakat est un droit obligatoire à prélever sur les biens. Par Allah, s’ils me refusent même une corde qu’ils donnaient au Messager d’Allah (ﷺ), je les combattrai pour cela. » ‘Umar dit : « Par Allah, ce n’était rien d’autre que le fait qu’Allah ait ouvert la poitrine d’Abu Bakr à ce combat, et j’ai alors compris avec certitude que c’était la vérité. »

N° 7285

حَدَّثَنِي إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي ابْنُ وَهْبٍ، عَنْ يُونُسَ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، حَدَّثَنِي عُبَيْدُ اللَّهِ بْنُ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عُتْبَةَ، أَنَّ عَبْدَ اللَّهِ بْنَ عَبَّاسٍ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ قَدِمَ عُيَيْنَةُ بْنُ حِصْنِ بْنِ حُذَيْفَةَ بْنِ بَدْرٍ فَنَزَلَ عَلَى ابْنِ أَخِيهِ الْحُرِّ بْنِ قَيْسِ بْنِ حِصْنٍ، وَكَانَ مِنَ النَّفَرِ الَّذِينَ يُدْنِيهِمْ عُمَرُ، وَكَانَ الْقُرَّاءُ أَصْحَابَ مَجْلِسِ عُمَرَ وَمُشَاوَرَتِهِ كُهُولاً كَانُوا أَوْ شُبَّانًا فَقَالَ عُيَيْنَةُ لاِبْنِ أَخِيهِ يَا ابْنَ أَخِي هَلْ لَكَ وَجْهٌ عِنْدَ هَذَا الأَمِيرِ فَتَسْتَأْذِنَ لِي عَلَيْهِ قَالَ سَأَسْتَأْذِنُ لَكَ عَلَيْهِ‏.‏ قَالَ ابْنُ عَبَّاسٍ فَاسْتَأْذَنَ لِعُيَيْنَةَ فَلَمَّا دَخَلَ قَالَ يَا ابْنَ الْخَطَّابِ وَاللَّهِ مَا تُعْطِينَا الْجَزْلَ، وَمَا تَحْكُمُ بَيْنَنَا بِالْعَدْلِ‏.‏ فَغَضِبَ عُمَرُ حَتَّى هَمَّ بِأَنْ يَقَعَ بِهِ فَقَالَ الْحُرُّ يَا أَمِيرَ الْمُؤْمِنِينَ إِنَّ اللَّهَ تَعَالَى قَالَ لِنَبِيِّهِ صلى الله عليه وسلم ‏{‏خُذِ الْعَفْوَ وَأْمُرْ بِالْعُرْفِ وَأَعْرِضْ عَنِ الْجَاهِلِينَ‏}‏ وَإِنَّ هَذَا مِنَ الْجَاهِلِينَ‏.‏ فَوَاللَّهِ مَا جَاوَزَهَا عُمَرُ حِينَ تَلاَهَا عَلَيْهِ، وَكَانَ وَقَّافًا عِنْدَ كِتَابِ اللَّهِ‏.‏

Rapporté par ‘Abdullah ibn ‘Abbas : ‘Uyayna ibn Hisn ibn Hudhayfa ibn Badr est venu et est resté à Médine chez son neveu Al-Hurr ibn Qays ibn Hisn, qui faisait partie de ceux qu’‘Umar gardait près de lui, car les lecteurs du Coran étaient les personnes présentes aux réunions d’‘Umar et ses conseillers, qu’ils soient jeunes ou âgés. ‘Uyayna a dit à son neveu : « Ô mon neveu ! As-tu un moyen d’approcher ce chef pour me permettre de le voir ? » Son neveu répondit : « Je vais demander la permission pour toi. » (Ibn ‘Abbas ajoute :) Il a donc obtenu la permission pour ‘Uyayna, et quand ce dernier est entré, il a dit : « Ô fils d’Al-Khattab ! Par Allah, tu ne nous donnes pas assez de provisions et tu ne juges pas entre nous avec justice. » À ce moment-là, ‘Umar s’est tellement énervé qu’il voulait lui faire du mal. Al-Hurr a dit : « Ô chef des croyants ! Allah a dit à Son Messager : “Sois indulgent, ordonne ce qui est convenable et détourne-toi des ignorants.” (7:199) et cette personne fait partie des ignorants. » Par Allah, ‘Umar n’a pas oublié ce verset quand Al-Hurr le lui a récité, et ‘Umar a dit de suivre strictement les ordres du Livre d’Allah

N° 7286

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مَسْلَمَةَ، عَنْ مَالِكٍ، عَنْ هِشَامِ بْنِ عُرْوَةَ، عَنْ فَاطِمَةَ بِنْتِ الْمُنْذِرِ، عَنْ أَسْمَاءَ ابْنَةِ أَبِي بَكْرٍ ـ رضى الله عنهما ـ أَنَّهَا قَالَتْ أَتَيْتُ عَائِشَةَ حِينَ خَسَفَتِ الشَّمْسُ، وَالنَّاسُ قِيَامٌ وَهْىَ قَائِمَةٌ تُصَلِّي فَقُلْتُ مَا لِلنَّاسِ فَأَشَارَتْ بِيَدِهَا نَحْوَ السَّمَاءِ فَقَالَتْ سُبْحَانَ اللَّهِ‏.‏ فَقُلْتُ آيَةٌ‏.‏ قَالَتْ بِرَأْسِهَا أَنْ نَعَمْ‏.‏ فَلَمَّا انْصَرَفَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حَمِدَ اللَّهَ وَأَثْنَى عَلَيْهِ ثُمَّ قَالَ ‏ "‏ مَا مِنْ شَىْءٍ لَمْ أَرَهُ إِلاَّ وَقَدْ رَأَيْتُهُ فِي مَقَامِي، حَتَّى الْجَنَّةَ وَالنَّارَ، وَأُوحِيَ إِلَىَّ أَنَّكُمْ تُفْتَنُونَ فِي الْقُبُورِ قَرِيبًا مِنْ فِتْنَةِ الدَّجَّالِ، فَأَمَّا الْمُؤْمِنُ ـ أَوِ الْمُسْلِمُ لاَ أَدْرِي أَىَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ ـ فَيَقُولُ مُحَمَّدٌ جَاءَنَا بِالْبَيِّنَاتِ فَأَجَبْنَا وَآمَنَّا‏.‏ فَيُقَالُ نَمْ صَالِحًا عَلِمْنَا أَنَّكَ مُوقِنٌ‏.‏ وَأَمَّا الْمُنَافِقُ ـ أَوِ الْمُرْتَابُ لاَ أَدْرِي أَىَّ ذَلِكَ قَالَتْ أَسْمَاءُ ـ فَيَقُولُ لاَ أَدْرِي سَمِعْتُ النَّاسَ يَقُولُونَ شَيْئًا فَقُلْتُهُ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Asma' bint Abu Bakr : Je suis allée voir `Aisha pendant une éclipse solaire. Les gens étaient debout en train de prier, et elle aussi priait debout. Je lui ai demandé : « Que se passe-t-il avec les gens ? » Elle a montré le ciel de la main et a dit : « Subhan Allah ! » Je lui ai demandé : « Est-ce un signe ? » Elle a fait oui de la tête. Quand le Messager d'Allah (ﷺ) a terminé la prière, il a glorifié et loué Allah puis a dit : « Il n’y a rien que je n’aie jamais vu auparavant que je n’aie vu ici, même le Paradis et l’Enfer. Il m’a été révélé que vous serez mis à l’épreuve dans vos tombes, presque comme l’épreuve d’Ad-Dajjal. Quant au vrai croyant ou au musulman (le sous-narrateur n’est pas sûr du mot utilisé par Asma’), il dira : ‘Muhammad est venu avec des signes clairs de la part d’Allah, et nous lui avons répondu (nous avons accepté ses enseignements) et cru en ce qu’il a dit.’ On lui dira : ‘Dors en paix ; nous savons que tu étais un vrai croyant avec une foi certaine.’ Quant à l’hypocrite ou à la personne dans le doute (le sous-narrateur n’est pas sûr du mot utilisé par Asma’), il dira : ‘Je ne sais pas, j’ai juste entendu les gens dire quelque chose et j’ai dit la même chose.’ »

N° 7287

حَدَّثَنَا إِسْمَاعِيلُ، حَدَّثَنِي مَالِكٌ، عَنْ أَبِي الزِّنَادِ، عَنِ الأَعْرَجِ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، عَنِ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ دَعُونِي مَا تَرَكْتُكُمْ، إِنَّمَا هَلَكَ مَنْ كَانَ قَبْلَكُمْ بِسُؤَالِهِمْ وَاخْتِلاَفِهِمْ عَلَى أَنْبِيَائِهِمْ، فَإِذَا نَهَيْتُكُمْ عَنْ شَىْءٍ فَاجْتَنِبُوهُ، وَإِذَا أَمَرْتُكُمْ بِأَمْرٍ فَأْتُوا مِنْهُ مَا اسْتَطَعْتُمْ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Laissez-moi comme je vous laisse, car les gens avant vous ont été perdus à cause de leurs questions et de leurs divergences au sujet de leurs prophètes. Donc, si je vous interdis quelque chose, évitez-le. Et si je vous ordonne de faire quelque chose, faites-en autant que vous pouvez. »

N° 7288

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ يَزِيدَ الْمُقْرِئُ، حَدَّثَنَا سَعِيدٌ، حَدَّثَنِي عُقَيْلٌ، عَنِ ابْنِ شِهَابٍ، عَنْ عَامِرِ بْنِ سَعْدِ بْنِ أَبِي وَقَّاصٍ، عَنْ أَبِيهِ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم قَالَ ‏ "‏ إِنَّ أَعْظَمَ الْمُسْلِمِينَ جُرْمًا مَنْ سَأَلَ عَنْ شَىْءٍ لَمْ يُحَرَّمْ، فَحُرِّمَ مِنْ أَجْلِ مَسْأَلَتِهِ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Sa`d bin Abi Waqqas : Le Prophète (ﷺ) a dit : « Le plus fautif parmi les musulmans est celui qui pose une question sur quelque chose qui n’était pas interdit, et qui l’est devenue à cause de sa question. »

N° 7289

حَدَّثَنَا إِسْحَاقُ، أَخْبَرَنَا عَفَّانُ، حَدَّثَنَا وُهَيْبٌ، حَدَّثَنَا مُوسَى بْنُ عُقْبَةَ، سَمِعْتُ أَبَا النَّضْرِ، يُحَدِّثُ عَنْ بُسْرِ بْنِ سَعِيدٍ، عَنْ زَيْدِ بْنِ ثَابِتٍ، أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم اتَّخَذَ حُجْرَةً فِي الْمَسْجِدِ مِنْ حَصِيرٍ، فَصَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم فِيهَا لَيَالِيَ، حَتَّى اجْتَمَعَ إِلَيْهِ نَاسٌ، ثُمَّ فَقَدُوا صَوْتَهُ لَيْلَةً فَظَنُّوا أَنَّهُ قَدْ نَامَ، فَجَعَلَ بَعْضُهُمْ يَتَنَحْنَحُ لِيَخْرُجَ إِلَيْهِمْ فَقَالَ ‏ "‏ مَا زَالَ بِكُمُ الَّذِي رَأَيْتُ مِنْ صَنِيعِكُمْ، حَتَّى خَشِيتُ أَنْ يُكْتَبَ عَلَيْكُمْ، وَلَوْ كُتِبَ عَلَيْكُمْ مَا قُمْتُمْ بِهِ فَصَلُّوا أَيُّهَا النَّاسُ فِي بُيُوتِكُمْ، فَإِنَّ أَفْضَلَ صَلاَةِ الْمَرْءِ فِي بَيْتِهِ، إِلاَّ الصَّلاَةَ الْمَكْتُوبَةَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Zaid bin Thabit : Le Prophète (ﷺ) avait fait construire une pièce en nattes de feuilles de palmier dans la mosquée. Le Messager d’Allah (ﷺ) y a prié pendant quelques nuits, jusqu’à ce que les gens se rassemblent pour prier la prière de nuit (Tarawih) derrière lui. Puis, la quatrième nuit, les gens n’ont pas entendu sa voix et ont pensé qu’il dormait, alors certains ont commencé à faire du bruit pour qu’il sorte. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Vous avez continué à faire ce que j’ai vu jusqu’à ce que j’aie peur que cette prière (Tarawih) devienne obligatoire pour vous, et si cela arrivait, vous ne pourriez pas la faire régulièrement. Donc, ô gens ! Faites vos prières chez vous, car la meilleure prière d’une personne est celle qu’il fait chez lui, sauf la prière obligatoire en groupe. »

N° 7290

حَدَّثَنَا يُوسُفُ بْنُ مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو أُسَامَةَ، عَنْ بُرَيْدِ بْنِ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي بُرْدَةَ، عَنْ أَبِي مُوسَى الأَشْعَرِيِّ، قَالَ سُئِلَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم عَنْ أَشْيَاءَ كَرِهَهَا، فَلَمَّا أَكْثَرُوا عَلَيْهِ الْمَسْأَلَةَ غَضِبَ وَقَالَ ‏"‏ سَلُونِي ‏"‏‏.‏ فَقَامَ رَجُلٌ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ أَبِي قَالَ ‏"‏ أَبُوكَ حُذَافَةُ ‏"‏‏.‏ ثُمَّ قَامَ آخَرُ فَقَالَ يَا رَسُولَ اللَّهِ مَنْ أَبِي فَقَالَ ‏"‏ أَبُوكَ سَالِمٌ مَوْلَى شَيْبَةَ ‏"‏‏.‏ فَلَمَّا رَأَى عُمَرُ مَا بِوَجْهِ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم مِنَ الْغَضَبِ قَالَ إِنَّا نَتُوبُ إِلَى اللَّهِ عَزَّ وَجَلَّ‏.‏

Rapporté par Abu Musa Al-Ash`ari : On a posé des questions au Messager d’Allah (ﷺ) sur des choses qu’il n’aimait pas, et quand les gens ont posé trop de questions, il s’est fâché et a dit : « Posez-moi vos questions. » Un homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Un autre homme s’est levé et a dit : « Ô Messager d’Allah (ﷺ) ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « Ton père est Salim, le serviteur de Shaiba. » Quand `Umar a vu les signes de colère sur le visage du Messager d’Allah (ﷺ), il a dit : « Nous demandons pardon à Allah. »

N° 7291

حَدَّثَنَا مُوسَى، حَدَّثَنَا أَبُو عَوَانَةَ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الْمَلِكِ، عَنْ وَرَّادٍ، كَاتِبِ الْمُغِيرَةِ قَالَ كَتَبَ مُعَاوِيَةُ إِلَى الْمُغِيرَةِ اكْتُبْ إِلَىَّ مَا سَمِعْتَ مِنْ رَسُولِ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم‏.‏ فَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّ نَبِيَّ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم كَانَ يَقُولُ فِي دُبُرِ كُلِّ صَلاَةٍ ‏ "‏ لاَ إِلَهَ إِلاَّ اللَّهُ، وَحْدَهُ لاَ شَرِيكَ لَهُ، لَهُ الْمُلْكُ وَلَهُ الْحَمْدُ، وَهْوَ عَلَى كُلِّ شَىْءٍ قَدِيرٌ، اللَّهُمَّ لاَ مَانِعَ لِمَا أَعْطَيْتَ، وَلاَ مُعْطِيَ لِمَا مَنَعْتَ، وَلاَ يَنْفَعُ ذَا الْجَدِّ مِنْكَ الْجَدُّ ‏"‏‏.‏ وَكَتَبَ إِلَيْهِ إِنَّهُ كَانَ يَنْهَى عَنْ قِيلَ وَقَالَ، وَكَثْرَةِ السُّؤَالِ، وَإِضَاعَةِ الْمَالِ، وَكَانَ يَنْهَى عَنْ عُقُوقِ الأُمَّهَاتِ وَوَأْدِ الْبَنَاتِ وَمَنْعٍ وَهَاتِ‏.‏

Rapporté par Warrad : (le secrétaire d'Al-Mughira) Muawiya a écrit à Al-Mughira : « Écris-moi ce que tu as entendu du Messager d'Allah (ﷺ). » Alors Al-Mughira lui a écrit : Le Prophète d'Allah disait à la fin de chaque prière : « La ilaha illalla-h wahdahu la sharika lahu, lahul Mulku, wa lahul Hamdu wa huwa ala kulli shai'in qadir. Allahumma la mani'a lima a'taita, wala mu'tiya lima mana'ta, wala yanfa'u dhuljadd minkal-jadd. » Il lui a aussi écrit que le Prophète (ﷺ) interdisait : (1) les bavardages inutiles ou parler trop des autres, (2) poser trop de questions (dans des sujets religieux controversés), (3) gaspiller sa richesse par excès, (4) manquer de respect à sa mère, (5) enterrer les filles vivantes, (6) retenir ses bienfaits envers les autres (c'est-à-dire ne pas donner leurs droits), (7) et demander aux autres (sauf en cas de nécessité)

N° 7292

حَدَّثَنَا سُلَيْمَانُ بْنُ حَرْبٍ، حَدَّثَنَا حَمَّادُ بْنُ زَيْدٍ، عَنْ ثَابِتٍ، عَنْ أَنَسٍ، قَالَ كُنَّا عِنْدَ عُمَرَ فَقَالَ نُهِينَا عَنِ التَّكَلُّفِ‏.‏

Rapporté par Anas : Nous étions avec `Umar et il a dit : « Il nous a été interdit de nous imposer des tâches difficiles au-delà de nos capacités (c'est-à-dire dépasser les limites religieuses, par exemple nettoyer l'intérieur des yeux pendant les ablutions). »

N° 7293

حَدَّثَنَا أَبُو الْيَمَانِ، أَخْبَرَنَا شُعَيْبٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ،‏.‏ وَحَدَّثَنِي مَحْمُودٌ، حَدَّثَنَا عَبْدُ الرَّزَّاقِ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، أَخْبَرَنِي أَنَسُ بْنُ مَالِكٍ ـ رضى الله عنه‏.‏ أَنَّ النَّبِيَّ صلى الله عليه وسلم خَرَجَ حِينَ زَاغَتِ الشَّمْسُ فَصَلَّى الظُّهْرَ فَلَمَّا سَلَّمَ قَامَ عَلَى الْمِنْبَرِ فَذَكَرَ السَّاعَةَ، وَذَكَرَ أَنَّ بَيْنَ يَدَيْهَا أُمُورًا عِظَامًا ثُمَّ قَالَ ‏"‏ مَنْ أَحَبَّ أَنْ يَسْأَلَ عَنْ شَىْءٍ فَلْيَسْأَلْ عَنْهُ، فَوَاللَّهِ لاَ تَسْأَلُونِي عَنْ شَىْءٍ إِلاَّ أَخْبَرْتُكُمْ بِهِ، مَا دُمْتُ فِي مَقَامِي هَذَا ‏"‏‏.‏ قَالَ أَنَسٌ فَأَكْثَرَ النَّاسُ الْبُكَاءَ، وَأَكْثَرَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم أَنْ يَقُولَ ‏"‏ سَلُونِي ‏"‏‏.‏ فَقَالَ أَنَسٌ فَقَامَ إِلَيْهِ رَجُلٌ فَقَالَ أَيْنَ مَدْخَلِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ النَّارُ ‏"‏‏.‏ فَقَامَ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ حُذَافَةَ فَقَالَ مَنْ أَبِي يَا رَسُولَ اللَّهِ قَالَ ‏"‏ أَبُوكَ حُذَافَةُ ‏"‏‏.‏ قَالَ ثُمَّ أَكْثَرَ أَنْ يَقُولَ ‏"‏ سَلُونِي سَلُونِي ‏"‏‏.‏ فَبَرَكَ عُمَرُ عَلَى رُكْبَتَيْهِ فَقَالَ رَضِينَا بِاللَّهِ رَبًّا، وَبِالإِسْلاَمِ دِينًا، وَبِمُحَمَّدٍ صلى الله عليه وسلم رَسُولاً‏.‏ قَالَ فَسَكَتَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم حِينَ قَالَ عُمَرُ ذَلِكَ، ثُمَّ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ عُرِضَتْ عَلَىَّ الْجَنَّةُ وَالنَّارُ آنِفًا فِي عُرْضِ هَذَا الْحَائِطِ وَأَنَا أُصَلِّي، فَلَمْ أَرَ كَالْيَوْمِ فِي الْخَيْرِ وَالشَّرِّ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Le Prophète (ﷺ) est sorti après le déclin du soleil et a accompli la prière du Zuhr en groupe. Après avoir terminé avec le Taslim, il est monté sur le minbar et a parlé de l’Heure et des grands événements qui arriveront avant elle. Puis il a dit : « Celui qui veut me poser une question peut le faire, car par Allah, vous ne me poserez aucune question sans que je vous donne sa réponse tant que je suis ici. » À ce moment-là, les Ansar ont pleuré fortement, et le Messager d’Allah (ﷺ) répétait : « Interrogez-moi ! » Un homme s’est alors levé et a demandé : « Où sera mon entrée, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a dit : « (Tu iras) au Feu. » Puis `Abdullah bin Hudhaifa s’est levé et a demandé : « Qui est mon père, ô Messager d’Allah (ﷺ) ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est Hudhaifa. » Ensuite, le Prophète (ﷺ), en colère, répétait : « Interrogez-moi ! Interrogez-moi ! » `Umar s’est alors agenouillé et a dit : « Nous avons accepté Allah comme notre Seigneur, l’Islam comme notre religion et Muhammad comme Messager. » Le Messager d’Allah (ﷺ) s’est alors calmé. Puis il a dit : « Par Celui qui détient ma vie dans Sa main, le Paradis et l’Enfer m’ont été montrés devant ce mur pendant que je priais, et je n’ai jamais vu autant de bien et de mal qu’aujourd’hui. »

N° 7294

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عَبْدِ الرَّحِيمِ، أَخْبَرَنَا رَوْحُ بْنُ عُبَادَةَ، حَدَّثَنَا شُعْبَةُ، أَخْبَرَنِي مُوسَى بْنُ أَنَسٍ، قَالَ سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، قَالَ قَالَ رَجُلٌ يَا نَبِيَّ اللَّهِ مَنْ أَبِي قَالَ ‏"‏ أَبُوكَ فُلاَنٌ ‏"‏‏.‏ وَنَزَلَتْ ‏{‏يَا أَيُّهَا الَّذِينَ آمَنُوا لاَ تَسْأَلُوا عَنْ أَشْيَاءَ‏}‏ الآيَةَ‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Un homme a dit : « Ô Prophète d’Allah ! Qui est mon père ? » Le Prophète (ﷺ) a répondu : « Ton père est un tel. » Puis le verset divin a été révélé : « Ô vous qui croyez ! Ne posez pas de questions sur des choses... »

N° 7295

حَدَّثَنَا الْحَسَنُ بْنُ صَبَّاحٍ، حَدَّثَنَا شَبَابَةُ، حَدَّثَنَا وَرْقَاءُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ عَبْدِ الرَّحْمَنِ، سَمِعْتُ أَنَسَ بْنَ مَالِكٍ، يَقُولُ قَالَ رَسُولُ اللَّهِ صلى الله عليه وسلم ‏ "‏ لَنْ يَبْرَحَ النَّاسُ يَتَسَاءَلُونَ حَتَّى يَقُولُوا هَذَا اللَّهُ خَالِقُ كُلِّ شَىْءٍ فَمَنْ خَلَقَ اللَّهَ ‏"‏‏.‏

Rapporté par Anas bin Malik : Le Messager d’Allah (ﷺ) a dit : « Les gens continueront à poser des questions jusqu’à ce qu’ils disent : ‘Voici Allah, le Créateur de toute chose, alors qui a créé Allah ?’ »

N° 7296

حَدَّثَنَا مُحَمَّدُ بْنُ عُبَيْدِ بْنِ مَيْمُونٍ، حَدَّثَنَا عِيسَى بْنُ يُونُسَ، عَنِ الأَعْمَشِ، عَنْ إِبْرَاهِيمَ، عَنْ عَلْقَمَةَ، عَنِ ابْنِ مَسْعُودٍ ـ رضى الله عنه ـ قَالَ كُنْتُ مَعَ النَّبِيِّ صلى الله عليه وسلم فِي حَرْثٍ بِالْمَدِينَةِ، وَهْوَ يَتَوَكَّأُ عَلَى عَسِيبٍ، فَمَرَّ بِنَفَرٍ مِنَ الْيَهُودِ فَقَالَ بَعْضُهُمْ سَلُوهُ عَنِ الرُّوحِ‏.‏ وَقَالَ بَعْضُهُمْ لاَ تَسْأَلُوهُ لاَ يُسْمِعْكُمْ مَا تَكْرَهُونَ‏.‏ فَقَامُوا إِلَيْهِ فَقَالُوا يَا أَبَا الْقَاسِمِ حَدِّثْنَا عَنِ الرُّوحِ‏.‏ فَقَامَ سَاعَةً يَنْظُرُ فَعَرَفْتُ أَنَّهُ يُوحَى إِلَيْهِ، فَتَأَخَّرْتُ عَنْهُ حَتَّى صَعِدَ الْوَحْىُ، ثُمَّ قَالَ ‏{‏وَيَسْأَلُونَكَ عَنِ الرُّوحِ قُلِ الرُّوحُ مِنْ أَمْرِ رَبِّي‏}‏‏.‏

Rapporté par Ibn Masud : J’étais avec le Prophète (ﷺ) dans une des fermes de Médine pendant qu’il s’appuyait sur une branche de palmier. Il est passé devant un groupe de Juifs, et certains d’entre eux ont dit aux autres : « Demandez-lui (au Prophète) au sujet de l’esprit. » D’autres ont répondu : « Ne lui demandez pas, de peur qu’il ne vous dise ce que vous n’aimeriez pas. » Mais ils sont quand même allés vers lui et ont dit : « Ô Aboul Qasim ! Informe-nous à propos de l’esprit. » Le Prophète (ﷺ) s’est alors levé et il est resté silencieux un moment, attendant. J’ai compris qu’il recevait une révélation, alors je me suis éloigné jusqu’à ce que la révélation soit terminée. Ensuite, le Prophète (ﷺ) a dit : « (Ô Muhammad) ils t’interrogent au sujet de l’esprit. Dis : L’esprit – sa connaissance appartient à mon Seigneur (c’est-à-dire que personne ne le sait sauf Allah). »

N° 7297

حَدَّثَنَا أَبُو نُعَيْمٍ، حَدَّثَنَا سُفْيَانُ، عَنْ عَبْدِ اللَّهِ بْنِ دِينَارٍ، عَنِ ابْنِ عُمَرَ ـ رضى الله عنهما ـ قَالَ اتَّخَذَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ فَاتَّخَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَ مِنْ ذَهَبٍ، فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ إِنِّي اتَّخَذْتُ خَاتَمًا مِنْ ذَهَبٍ ‏"‏‏.‏ فَنَبَذَهُ وَقَالَ ‏"‏ إِنِّي لَنْ أَلْبَسَهُ أَبَدًا ‏"‏ فَنَبَذَ النَّاسُ خَوَاتِيمَهُمْ‏.‏

Rapporté par Ibn `Umar : Le Prophète (ﷺ) a porté une bague en or, et les gens l’ont imité en portant aussi des bagues en or. Ensuite, le Prophète a dit : « J’ai fait faire cette bague en or pour moi. » Puis il l’a jetée en disant : « Je ne la porterai plus jamais. » À ce moment-là, les gens ont aussi jeté leurs bagues

N° 7298

حَدَّثَنَا عَبْدُ اللَّهِ بْنُ مُحَمَّدٍ، حَدَّثَنَا هِشَامٌ، أَخْبَرَنَا مَعْمَرٌ، عَنِ الزُّهْرِيِّ، عَنْ أَبِي سَلَمَةَ، عَنْ أَبِي هُرَيْرَةَ، قَالَ قَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لاَ تُوَاصِلُوا ‏"‏‏.‏ قَالُوا إِنَّكَ تُوَاصِلُ‏.‏ قَالَ ‏"‏ إِنِّي لَسْتُ مِثْلَكُمْ، إِنِّي أَبِيتُ يُطْعِمُنِي رَبِّي وَيَسْقِينِي ‏"‏‏.‏ فَلَمْ يَنْتَهُوا عَنِ الْوِصَالِ ـ قَالَ ـ فَوَاصَلَ بِهِمُ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم يَوْمَيْنِ أَوْ لَيْلَتَيْنِ، ثُمَّ رَأَوُا الْهِلاَلَ فَقَالَ النَّبِيُّ صلى الله عليه وسلم ‏"‏ لَوْ تَأَخَّرَ الْهِلاَلُ لَزِدْتُكُمْ ‏"‏‏.‏ كَالْمُنَكِّلِ لَهُمْ‏.‏

Rapporté par Abu Huraira : Le Prophète (ﷺ) a dit à ses compagnons : « Ne pratiquez pas le jeûne continu (Al-Wisal). » Ils ont répondu : « Mais tu pratiques le jeûne continu. » Il a dit : « Je ne suis pas comme vous, car la nuit, mon Seigneur me nourrit et me donne à boire. » Mais les gens n’ont pas arrêté le jeûne continu, alors le Prophète (ﷺ) a jeûné avec eux deux jours ou deux nuits, puis ils ont vu le croissant de lune. Le Prophète (ﷺ) a alors dit : « Si le croissant avait tardé à apparaître, j’aurais continué à jeûner (à cause de vous), » comme s’il voulait leur montrer les limites parce qu’ils avaient refusé d’arrêter

N° 7299